jeudi 2 juin 2016

THE Interview


Aujourd'hui on a interviewé MARGAUD !!

Je ne pouvais pas attendre pour publier : ce matin, avec mes élèves de Seconde, on a interviewé Margaud Liseuse par Skype :p !! C'était vraiment chouette. Avec Margaud on se connait plutôt bien puisque depuis bientôt un an, on s'envoie pas mal de messages, on parle beaucoup et là on a pu se parler en vrai :). Je n'avais pas cours une heure avant, donc on a pu prendre le temps de papoter. Et puis mes élèves sont arrivés, et là c'était parti !
Je vous joints ici ce que j'ai rédigé à partir des questions qu'ont posées les élèves. 

Comment l’envie de faire une chaîne YouTube t’est-elle venue ? 
L’envie de commencer une chaîne youTube lui est venue comme ça, il y a 5 ans. Une envie fugace de faire partager sa passion de la lecture, et qui s’est transformée en véritable investissement quotidien. 
Comment as-tu appris à utiliser le logiciel de montage vidéo ? 

Au début la maîtrise du logiciel de montage n’était pas chose facile, mais peu à peu elle a appris à s’en servir. Avec une moyenne de 2 vidéo par semaine, un bon logiciel lui est devenu nécessaire, mais il est possible d’utiliser des logiciels gratuits pour débuter. 

Pourquoi avoir choisi une bibliothèque comme décor ? Est-ce incontournable pour une chaîne BookTube ?
Le choix de son décor est tout à fait personnel, et en aucun cas la bibliothèque n’est incontournable pour présenter une vidéo BookTube (même si c’est ce que choisissent de nombreux BookTubeurs). La bibliothèque de Margaud, qui compte pas moins de 750 livres, s’est imposée pour elle comme le décor le plus évident. « C’est logique de parler de livres en montrant des livres ». Mais elle a tourné ses premières vidéos sur son canapé, dans un tout autre décor. 

Comment choisis-tu les livres que tu présentes ? 
Margaud ne se laisse en aucun cas dicter ses choix par les modes du moment ou les auteurs à succès. Elle lit selon ses envies, selon ce qui se présente, en piochant toutefois dans les contemporains. 

Prépares-tu les plans de tes critiques à l’avance ou improvises-tu ? 
Margaud aime son indépendance, et ce même vis-à-vis de ses vidéos. Ainsi elle ne prévoit pas de plan, elle y va au feeling. Les seuls stéréotypes de BookTubeuse qu’on peut lui trouver sont : les chats et le thé. 

Comment procèdes-tu pour donner envie de lire un livre ? Quels seraient tes conseils ? 
« Ce qu’il faut absolument éviter, pour donner envie à quelqu’un de lire un livre, c’est de trop en dire. Il faut un juste dosage. »

Est-il difficile de donner un avis négatif sur un roman ?
Non, nous explique-t-elle. Ça n’est pas difficile de descendre un roman. Ce qu’elle évite de faire d’ailleurs trop brutalement. Il est toujours plus simple de lister le négatif. Ce qui est plus compliqué, c’est d’expliquer un coup de cœur ; faire comprendre aux autres pourquoi on a autant aimé un livre. 
Elle nous a ensuite parlé un peu d’elle, de la manière dont elle gère sa vie de femme, de libraire à domicile et de BookTubeuse. Elle nous explique que tout est question de planning, qu’il faut bien s’organiser pour réussir à tout faire. 

Elle vit sa notoriété de façon très humble (33 000 abonnés pour une chaîne littéraire, c’est assez énorme !). Pour elle ce ne sont que des chiffres, assez immatériels. Elle gagne environ 70 euros par mois grâce à ses vidéo, ce qui bien entendu ne la dispense pas d’avoir un travail à côté. Son métier de conseillère sur une des premières librairies en ligne lui convient parfaitement puisqu’elle peut faire ce qu’elle préfère : conseiller des gens. N’hésitez pas à y jetez un œil d’ailleurs. 

Elle a fini en nous conseillant quelques romans : 

Des romans qui plaisent aux garçons :
- La trilogie Le Labyrinthe par James Dashner 
- Aeternia de Gabriel Katz 
Des romans incontournables pour toutes et tous : 
- La Passe-Miroirs de Christelle Dabos (deux tomes sont sortis pour le moment)
- Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire de Daniel Handler
- Dracula de Bram Stocker
- Into the Wild de John Krakauer
- L’Assassin Royal de Robin Hobbs 
- Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguie
Et tous les romans des Collections Sarbacane et Rouergue

C'était vraiment une chouette expérience, pour moi comme pour mes élèves. Ils ont réussi à trouver plein de questions imprévues à lui poser, je suis bien fière d'eux :). Je vais leur demander demain ce qu'ils ont ressenti, mais je crois qu'ils étaient contents.
Voilà voilà, moi je suis bien bien contente en tout cas !!
Et en complément, l'interview qu'avait réalisée Ludo il y a quelques mois.

MERCI encore Margaud !! <3 <3 <3
Dis

dimanche 29 mai 2016

Petit bilan de bonnes lectures

Je suis enfin de retour ici pour un petit bilan lecture. Je suis très occupée en ce moment, c'est la fin de l'année, bientôt le bac, bref, on ne s'ennuie pas ! Ajoutons à cela diverses autres petites activités bien sympa et voilà que je manque de temps pour lire, mais aussi pour écrire ici.
Pour résumer je ne lis quasiment que le soir dans mon lit, et comme je suis fatiguée je m'endors vite... donc je ne dépasse pas les 30 à 40 pages par jour. Je vous laisse imaginer le nombre de livres dont je vais vous parler ! Sachant aussi que je sors d'une panne de lecture et que j'ai commencé quelques livres que j'ai abandonnés... Bref bref, un petit bilan donc, mais deux (oui, deux...) très bonnes lectures. La première est un petit roman que m'a conseillé ma collègue du CDI (encore elle ! Si tu passes par là, merci ! :p) :

J'avais dix-huit ans d'Elisabeth Fanger.
Ce livre s'inspire d'une histoire vraie, celle d'une jeune fille de bonne famille qui tombe amoureuse de Bada, un bandit. Je suis sortie de ma panne de lecture grâce à ce livre, qui m'a tenue en haleine. Je l'ai lu très vite d'ailleurs, et avec beaucoup de plaisir. On voyage avec l'héroïne dans de nombreux pays, et on suit ses galères, de l'amour à la déchéance. Presque un coup de coeur, mais le style reste un peu décevant (rien d'étonnant puisque c'est un témoignage). 
Ce roman illustre parfaitement la passion et tout ce qu'on peut faire de fou pour elle. La jeune fille va suivre Bada pendant sa cavale qui va durer plus d'un an, jusqu'à ce que le destin les rattrape et qu'elle se retrouve seule, aux mains de personnes peu recommandables. Toutes les émotions y passent, et j'avais toujours envie de savoir ce qu'il allait arriver à la jeune fille. 
Vous l'aurez compris, c'est un roman que je vous conseille fortement et qui se lit très bien. 
Notez que je ne vous ai pas mis ici la couverture du roman, mais c'est parce qu'elle est particulièrement insipide, dans la collection Poche en tout cas... Dommage, car cela donne moins envie de le découvrir. 


Le roman que j'ai lu ensuite, enfin sorti de ma PAL, est Les Adieux à la Reine de Chantal Thomas. J'ai déjà lu plusieurs de ses romans, dont L'Echange des Princesses que j'avais particulièrement apprécié. Les Adieux à la Reine existe également au cinéma, mais je n'en avais vu que des extraits. Je pensais donc qu'il allait beaucoup être questions de l'amour que semblait porter Marie-Antoinette aux femmes, comme le laisse beaucoup entendre le film ou du moins la bande-annonce, mais le livre est bien plus grave et documenté que cela. On suit la seconde Lectrice de la Reine, Léonie, pendant les trois jours qui suivent la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. On assiste avec elle aux bouleversements que subit un Versailles privé de ses domestiques, où les courtisans affolés oublient l'étiquette et sont paralysés par la peur. 

J'ai particulièrement apprécié découvrir de l'intérieur ce qui a pu se passer pour les nobles bientôt déchus. C'est assez effrayant. Tous leurs repères s'écroulent, ils ne comprennent pas ce qui leur arrive et se retrouvent prisonniers de leur cage dorée. L'accent du roman n'est pas davantage mis sur la Reine que sur les courtisans, et l'intérêt historique en est décuplé. Encore une fois j'ai pu apprécier la rigueur historique des références, et j'en ai appris beaucoup sur la cour. 
Un très bon moment de lecture. J'aimerais d'ailleurs découvrir davantage de romans historiques de ce genre. En connaissez-vous ? 

dimanche 15 mai 2016

Book Review du mois d'avril

Hello les amis ! Je reviens cette fois pour vous parler de livres. Et oui, je tiens toujours un blog livresque, et pas seulement un blog de voyage (dommage ^^). Je vais vous présenter ici deux romans que j'ai lus au mois d'avril : 

D'abord Vernon Subutex, de Virginie Despentes
Comme je m'y attendais, le roman de Despentes était fort en émotions et le langage haut en couleurs. Avec cette auteur plutôt pétulante et rock'n roll, j'ai été emportée par l'histoire presque dès les premières pages, et j'ai adoré suivre les aventures de tous ces pauvres ères. Virginie Despentes nous dépeint une galerie de personnages fracassés par la vie. On suit leurs aventures via Vernon, fil rouge qui les relie tous. Du batteur retraité au transsexuel vétéran du porno, toute la flore bigarrée des nuits parisiennes y passe, pour notre plus grand plaisir. 
Un très bon moment de lecture. Chaque chapitre est centré sur un personnage. Seuls les deux premiers, qui mettent en place la décadence de Vernon, ancien disquaire désargenté, m'ont semblé un peu longs. Après le tempo était donné. Seule difficulté : ne pas se perdre parmi tous ces personnages, qui ont tous un lien entre eux. J'espère d'ailleurs que le tome 2 nous replacera bien le contexte, car je ne pense pas le lire tout de suite. Presque un coup de coeur donc, ne manque plus que le tome 2 confirmer cela :).

Ensuite j'ai lu, par hasard, prêté par ma maman, un roman de Willa Marsh. Pour vous situer, il s'agit d'une auteur anglaise qui écrit des romans à la sauce soooo british, avec plein de petits clichés et cet humour tout en retenu. La tasse qu'on boit le petit doigt levé quoi.
Ce roman s'appelle Une famille délicieuse. De prime abord l'intrigue fait un peu penser à celle de Meurtre entre soeurs (oeuvre la plus connue de cette auteur), puisque le roman s'ouvre sur un manoir habité par deux soeurs, dont les liens sont très forts. On comprendra peu à peu pourquoi, et c'est ce qui fait tout l'intérêt de cette histoire, qui a failli me tomber des mains avant la 100ème page. Heureusement que j'ai persévéré, parce que la suite ne m'a pas déçue. On apprend peu à peu quels sont les véritables liens qui unissent les deux soeurs aux autres membres de leur famille, et on en sait davantage sur leur passé amoureux. J'ai beaucoup apprécié cela. On est surpris lorsque les vérités sont dévoilées, tout en s'y attendant. Chaque information est distillée peu à peu, et ce pour notre plus grand plaisir. Et puis la couverture est trop mignonne !!
Un bon roman. Pas un coup de coeur, il m'en aurait fallu plus, surtout au début. Mais un bon moment. 

Avez-vous déjà lu des romans de Willa Marsh ? 

samedi 7 mai 2016

La Corée sous nos yeux #3


Quelques habitudes surprenantes en Corée 


Me revoilà pour un nouvel article sur la Corée. Ce voyage nous a vraiment marqués, tant par le dépaysement que nous avons vécu que par ce que nous avons pu découvrir sur la culture du pays. Je vous ai déjà parlé de la nourriture et de la lecture (de rigueur sur un blog littéraire non ?!); le temps est venu d'évoquer un thème qui me tient à coeur : les habitudes culturelles. Je réfléchis à l'écriture de ce chapitre depuis le début car c'est, avec la nourriture, ce qui m'intéresse le plus dans un pays étranger : la manière dont les gens vivent leur quotidien
Il est certain qu'en n'ayant pas vécu chez l'habitant, nous avons loupé énormément de choses. Mais rien qu'à déambuler dans les rues pendant quelques jours, en allant dans les hôtels et au restaurant, on se rend compte de certains penchants. Et ceux dont je vais vous parler ne sont pas toujours des plus attrayants ! Ayez le coeur bien accroché...

Première habitude, et pas des plus affriolantes : dans les toilettes publiques, le papier toilette usagé ne se jette pas dans la cuvette... mais dans une poubelle juste à côté. .................................
Heureusement que j'avais écouté quelques vidéo à ce sujet la veille d'entrer dans les toilettes d'un Starbucks... Comme tout est écrit en coréen, il est délicat de comprendre les nombreux panneaux qui jonchent la porte des toilettes, un peu alarmants... Mais la poubelle parle d'elle-même, quand vous avez la chance d'y arriver en fin de journée... Bon j'arrête là, je vois déjà vos mines déconfites. La mienne l'était aussi. 
Le plus surprenant dans tout ça, c'est que généralement l'odeur n'est pas horrible, comme on pourrait l'imaginer. Des femmes de ménage viennent régulièrement vider les poubelles, et les toilettes sont plutôt propres, particulièrement celles du métro ! Vous pouvez facilement en trouver un peu partout, et ça c'est un point très positif. Et puis elle n'est pas mauvaise, cette idée de ne pas jeter le papier dans la cuvette; la planète peut en être reconnaissante aux Coréens (qui, chez eux, jettent le papier dans la cuvette...). Mais bon, ça surprend au début, et c'est un peu rebutant. 
Ce n'est sans doute pas le seul pays à avoir cette habitude; je ne suis pas (encore !) une grande globe-trotteuse pour m'en être rendue compte. Et vous, vous aviez déjà vu ça ?

Une autre habitude, que nous Français trouvons inconvenante mais qui est totalement courante en Corée : cracher par terre. La première fois que j'ai vu quelqu'un mollarder ( oui c'est le mot, parce que ça n'est pas le petit crachat un peu discret, c'est le gros truc qui vole à 1 mètre, trajectoire linéaire, avec le bruit qui va avec !), donc la première personne que j'ai vue réaliser cette vilenie n'est autre qu'une MAMIE ! Sur le coup j'ai été choquée, je me souviens d'avoir secoué mon mari pour lui montrer la scène surréaliste. D'autant plus que la mamie était toute distinguée, propre sur elle avec son petit tailleur et ses talons... Finalement, en écoutant des vidéo le soir, j'ai entendu parler de cette fâcheuse habitude et ai compris que c'était juste...normal... 
En fait en Corée il est quasiment inconvenant de se moucher (en particulier à table) et l'habitude est de ravaler tout ça en reniflant bien bruyamment, pour recracher le contenu de vos poumons dans la rue, dès que possible. J'en ai vus des champions de la parabole, et entendus des athlètes de la narine. Dans le métro, à 5 centimètres de vous, c'est agréable. Mais rien de plus normal.
Comme quoi, les habitudes culturelles...

Pour continuer dans cette veine un tantinet scato, quelques mots sur les toilettes à douchette : inexistantes ou presque dans les lieux publics, elles sont présentes dans de nombreux hôtels. Et nous avons testé ! En plus du petit trou d'où sortent air ou eau, il y a à côté des toilettes un tableau de bord fort complexe composé de tas de boutons et de pictogrammes plus ou moins éloquents, qui vous permet de choisir ce qui va vous arriver où je pense. Entre nous, c'est assez désagréable... mais l'efficacité est indéniable ! 

Bref, je crois qu'il est temps de changer de sujet ! 
Je vous ai déjà parlé dans l'article sur la nourriture des habitudes à table et surtout au restaurant. Je m'étendrai donc pas sur la présence d'eau filtrée dans des sortes de bouteilles en plastique, ni sur les baguettes et cuillères à disposition dans des tiroirs à même la table. En revanche j'ai pu remarquer des choses concernant les habitudes de repas des Coréens dans les grandes villes : déjà il est possible de manger de tout à toute heure (un peu moins le matin, mais jusqu'à très tard dans la journée). Il y aura toujours un café ouvert, un Paris Baguette et surtout des marchands ambulants. Les supérettes sont également très nombreuses, pour aller chercher un sandwich au riz ou bien des boissons. Beaucoup de Coréens mangent aussi dans la rue, parfois à même le comptoir des petites baraques qui se déploient dès midi et font frire tout ce que voulez. Bref, trouver quelque chose à manger dans des grandes villes comme Séoul ou Busan n'est vraiment pas compliqué; c'est même la nourriture qui vient à vous dans la rue. 

Quelques mots sur le métro maintenant : les métro de Séoul et Busan sont les meilleurs métros que j'ai jamais vus ! Déjà leur usage est très simple : il suffit d'acheter une carte de voyage à un distributeur ou dans n'importe quelle supérette en ville, et de la recharger avec des sous quand vous voulez. Pas besoin de ticket, pas de pass spécial ou je ne sais quoi. Une simple carte suffit ! 
Dans le métro les gens sont très calmes, et les jeunes ont tous le nez collé à leur smartphone. Les quais sont sécurisés avec des portes en verre, les wagons sont plutôt grands, et liés les uns aux autres sans portes (comme sur la ligne 14 à Paris). Vous ne craignez rien dans le métro, comme ailleurs d'ailleurs : les pick-pockets sont quasiment inexistants en Corée. Dans un café, vous pouvez laisser votre ordinateur et votre téléphone sur la table pour vous rendre aux toilettes (et mettre votre papier dans la poubelle, hein, n'oubliez pas !) : vous les retrouverez à coup sûr en revenant ! Et je tiens ça de source sûre :). La seule chose que vous pouvez craindre en Corée : l'ire des plus âgés si vous leur piquez leur place. Il y a en effet, dans chaque wagon, des places réservées aux femmes enceintes et aux séniors. Heureusement que j'avais entendu, encore une fois dans une vidéo salvatrice, qu'il ne fallait pas s'y installer... Elles sont souvent libres mais dès qu'une personne respectable par son âge entre dans le wagon, elle s'y dirige directement, et gare aux regards noirs si vous entravez son avancée. 

Les personnes âgées sont très nombreuses en Corée, et particulièrement en forme ! Dans les parcs il n'est pas rare d'en rencontrer en train de jouer au badminton ou bien de faire de la musculation dans les salles en plein air prévues à cet effet. Ils savent vivre les Coréens !
Toutefois on a été presque choqués de voir le nombre de personnes âgés en train de vendre des choses dans la rue. Les mamies qui vendent quelques herbes à même le sol, les plus chanceuses qui ont un stand pour frire des beignets, ou bien ceux et celles qu'on voit traîner leurs lourds cabas pour faire leur marché ou aller vendre. Je ne sais pas quelles sont les retraites en Corée, mais c'était très surprenant et un peu déchirant d'en voir autant, surtout les mamies toutes frêles... Il semblerait qu'il n'y ait tout simplement pas d'âge limite pour travailler.
En revanche en Corée du Sud, point de SDF dans la rue, ou très très peu. C'est étrange comme la misère se cache ou prend d'autres formes.



Pour revenir sur une note plus gaie, autre chose qui m'a beaucoup plu à Séoul : les chaussettes !  
Il y a plein de stands dans la rue où on vend des chaussettes. Et pas n'importes lesquelles : les plus kitsch possible ! Avec des chats, des têtes de personnages, des couleurs, bref, j'ai adoré. En plus la paire coûte à peine 1 euro. Autant vous dire que je me suis fait plaisir. 
Et quand juste à côté de ce stand de chaussette vous trouver un magasin de fan de Kpop, vos yeux ont sont saturés ! 

Dans les rues, j'ai également pu constater une autre étrange habitude : les masques pour le visage. Il y a en partout, ils en vendent partout. Pour les filles comme pour les garçons. Simples ou en forme d'animaux; à base de bave d'escargot, d'argile, et que sais-je. Ils sont obsédés par leur peau. Pourquoi, je ne saurais vous le dire. En tout cas, je n'ai pas osé tester...^^


Dernière chose qui nous a bien fait plaisir : les cadenas en haut de la Tour de Séoul. Bien plus colorés que ceux de Paris, comme vous pouvez le voir :). 

Il resterait encore beaucoup de choses à dire, mais cet article est déjà assez long. Si d'autres idées me viennent, j'en ferai un autre sur le sujet. En attendant, je vous donne ici quelques bonnes adresses de vidéo à propos de la Corée, qui m'ont été fort utiles pour mieux comprendre le pays :

- les vidéo de Nunaya, qui a vécu plusieurs années en Corée 
- celles plutôt marrantes de la Ramen Team 

J'espère que cette vidéo (je viens de noter la méprise ! C'est sans doute parce que Margaud, dans sa vidéo Share the booktube, parle du blog en disant que j'écris un peu comme si je faisais une vidéo... donc j'inaugure l'arti-déo ! vous aura plu !

mercredi 4 mai 2016

Mon premier Service Presse ! (ou presque)

Il y a quelques temps, Tom Noti des Editions Assyelle m'avait contactée via la page Facebook du blog pour me demander si je souhaitais lire un de ses romans et en faire une critique. Heureuse de pouvoir rendre service, mais surtout de pouvoir découvrir des romans gratuitement et les lire en tant que "critique", j'ai sauté sur l'occasion. Me voilà donc lancée dans mon premier "service presse", et ça n'est pas sans une certaine fierté teintée de fébrilité que je vais tenter de rendre compte de cette lecture. 

Le premier roman de Tom Noti, Souligner les fautes, est un roman étonnant. Critique, acerbe, dérangeant parfois. Mais ça n'est pas que cela; c'est touchant, vrai, entier. L'auteur traite des problèmes de chacun : l'amour, la famille, les relations humaines, sur fond de classes de Primaire. Le héros est instituteur en formation; ses parents vieillissent; les parents, les élèves, les collègues et les copies envahissent son quotidien. Toutefois, ça n'est encore pas que cela : le héros, qui semble si amer par rapport à la vie, s'est frotté à elle peut-être plus que les autres. Au début on le déteste; mais à la fin, je crois qu'on l'aime. C'est cette ambivalence qui a fini de me séduire. 

Pourquoi j'ai aimé ce livre :
Parce qu'il évoque la réalité des classes, mais surtout des efforts quotidiens des enseignants pour gérer enfants et parents. Le tout sans angélisme et autres bisounours.
Parce qu'il raconte des histoires d'amour et d'amitié, sur le ton cynique d'un héros qu'on déteste mais qu'on comprend peu à peu. L'histoire du personnage se déroule et se dénoue, et on saisit tout doucement pourquoi il est si cynique.
Parce que les vacances des personnages se passent au soleil, et ça j'ai apprécié.
Enfin, j'ai beaucoup aimé l'aboutissement du roman... et n'en dirai pas plus.

Pourquoi j'ai moins aimé :
Au début du roman j'ai été un peu dérangée par les fioritures du langage, la suffisance du personnage, mais peu à peu on s'y fait et c'est finalement ce qui donne son originalité à ce livre.
Autre chose aussi : la couverture. Je m'attendais à un roman à la Marcel Pagnol. Un peu vieillot, un peu gentil. Finalement, rien à voir. Ne vous y méprenez pas ! 

Pour qui ?
Pour tous, mais peut-être particulièrement les enseignants. Ils seront d'autant plus touchés par les scènes décrites. Mais ne vous attendez pas à un roman sur les profs, leurs galères, leurs vacances et leurs jérémiades. Tout le monde peut trouver dans ce livre quelque chose qui lui parle : amis, parents, secrets de famille, engueulades, coucheries, tromperies, tout y passe. Ceci dit il est tout de même vrai que le début est savoureux quand on a soi-même pratiqué les bancs de l'IUFM :p.

Ce roman gagne à être connu. Merci à son auteur de me l'avoir envoyé. J'espère que cette courte critique sera rendre compte de la valeur de ce premier roman.

dimanche 24 avril 2016

La Corée sous nos yeux #2

La lecture en Corée 

Pendant notre voyage en Corée du Sud, même si on a été bien occupés, j'ai tout de même pris le temps de lire un peu. Non pas des livres coréens, j'en aurais été incapable (même si en une heure il est possible de maîtriser la lecture du hangeul, langue composée de 24 signes). Je ne parvenais qu'à lire quelques panneaux avec des noms de lieux, et c'était déjà pas mal ! 
Donc forcément je ne comptais pas m'acheter de nouveaux livres en Corée, non seulement parce que je ne pouvais tout simplement pas lire, mais aussi parce qu'on a croisé très peu de librairies. Les seules fois où nous en avons croisées, j'ai pris des photos, et voilà ce que ça donne :



Première impression : l'immensité du magasin. Les rayons sont gigantesques, très profonds et bien remplis. On n'a même pas eu le courage d'aller jusqu'au bout; le rayon des A fait presque à lui seul la taille d'une petite librairie ! Il y a aussi beaucoup de couleurs, certains titres sont en anglais mais c'est trompeur puisque le contenu est en Coréen. 




La plupart des libraires que nous avons croisées se trouvaient dans les sous-terrains près du métro, ou dans les grands malls. Quelques cahutes vendent des magazines dans les stations, mais pas autant qu'en France. Dans les rames du métro, les gens (surtout les jeunes) sont tous sur leur portable et ils ne semblent pas lire. Il semblerait donc que les coréens prennent peu le temps de s'adonner à ce loisir... Mais quand j'y réfléchis, cela paraît tout de même étrange. La Corée du Sud a tout de même été à l'honneur du Salon du Livre de Paris cette année; les librairies, bien qu'elles semblent peu nombreuses, sont immenses et le rayon des best-seller aussi. Donc, même si on ne les voit pas lire, la lecture et le livre ont tout de même une place importante en Corée du Sud; cet article que j'ai trouvé en écrivant ici le prouve. La Corée est un pays de lettrés... mais des lettrés qui se cachent (d'après ce que nous avons pu observer).



Je profite également de cet article pour vous toucher un petit mot du livre que j'ai lu pendant le voyage. Malheureusement il ne s'agit pas d'un roman coréen traduit (j'aurais aimé mais n'ai pas pris le temps de chercher), mais d'un roman que je veux lire depuis longtemps et qui sommeillais dans mes étagères : Les Lieux Sombres de Gilian Flynn. 

C'est un des thrillers préférés de Margaud, et un des meilleurs de cette auteur, que j'avais adoré avec Gone Girl (enfin adoré surtout au cinéma, puisque le livre m'était malheureusement tombé des mains...). Je me suis donc lancée en étant plutôt sereine quand aux bons moments que j'allais passer. 
Je ne vais pas vous faire de résumé; je pense que dans un thriller, c'est le suspense qui fait tout. En tout cas je peux vous dire que j'ai apprécié cette lecture, sans grands frissons mais avec l'envie de tourner les pages. En bref, pas de feu d'artifices mais des moments de lecture agréables. 
Les personnages et leurs liens m'ont fait penser à la série des Neshov d'Anne B. Ragde, que j'avais lue il y a quelques années. Une famille pauvre, qu'unissent des liens complexes et encore plus en raison des événements tragiques qu'elle a rencontrés. On alterne entre le passé et le présent, entre les points de vue et les moments. On ne s'y perd pas, la lecture est plutôt fluide. L'ambiance est noire mais aussi très humaine, la police n'intervient que très peu, et on a surtout affaire à un marasme psychologique. Les personnages souffrent, avant comme après la tragédie, mais se relèvent peu à peu. 
Un très bon thriller, une saga familiale sombre mais à la psychologie profonde. Je ne peux que vous le recommander, sans que ça soit pour moi un coup de coeur. 

Avez-vous déjà lu des romans coréens ? Lesquels me recommanderiez-vous ? 

lundi 18 avril 2016

La Corée sous nos yeux #1

Notre voyage en Corée 

Me voilà revenue de notre voyage en Corée. Voyage que nous avons pu réaliser grâce aux cadeaux reçus pour notre mariage. C'était donc notre voyage de noces; mais rien à voir avec les lézards au soleil. On a plutôt opté pour l'option valise-sac à dos, hôtels plutôt chouettes et improvisation. On est donc partis à l'aventure (mais quand même pas tels des baroudeurs !) dimanche 3 avril, pour 11h d'avion, 11 000 kms et 7 heures de décalage horaire...
Nous avons atterri à Incheon (prononcer inCHoN) à 15h heure locale lundi 4 avril et nous sommes rendus en bus à Séoul. L'aventure commençait déjà (je vous en parlerai dans un autre article). Après 4 jours dans cette ville qui ne dort jamais, nous avons pris le train pour Busan, deuxième plus grande ville du pays, située au sud. Nous y avons passé 6 jours, entre mer, montagnes et grands magasins. Le dépaysement total. 
Comme j'ai plus qu'adoré ce voyage, que c'était notre premier grand voyage et notre première visite en Asie, je tenais à partager cela ici. Des copines bloggueuses m'ont d'ailleurs confirmé l'intérêt qu'un pays comme celui-ci pourrait susciter, étant donné qu'il n'est pas aussi connu que son voisin le Japon. J'espère donc que ces articles d'un nouveau genre vous plairont :). Je pense en rédiger 4, et voici le premier ! 

#1 Qu'est-ce qu'on mange ? 

Je ne pouvais pas commencer la série d'articles consacrés à notre super, génial, inoubliable, (...!) voyage en Corée sans commencer par la nourriture. C'est ce que j'avais le plus envie de découvrir, ce que les blogs m'avaient le plus vendu en matière de rêve, et surtout ce qui ma paraissait le plus typique. Avec le recul ce n'est pas la seule chose qui exalte le plus en Corée, et même on peut s'en lasser (un peu...), avoir le palais enflammé surtout, mais toutefois, cette entrée (...) mérite de figurer en #1. 

Ce qui nous a frappés en arrivant à Séoul ce sont les odeurs. Etranges à nos narines au début, nous avons rapidement identifié qu'elles émanaient des épices et surtout des nombreux marchands de rues,. Ceux-ci font cuire des marrons (classique), des beignets, des brochettes mais aussi des poulpes et autres étrangetés. Autant vous dire que la nourriture en Corée c'est varié, étrange et épicé.

Un petit aperçu d'abord des mets les plus fréquents que l'on trouve dans la rue (que j'ai pu prendre en photo. Pour les autres vous trouverez des informations intéressantes ici) : 

Un exemple d'étalage de marchand de rue : beignets de pâte de poissons, beignets de crevettes et autres petites choses non-identifiées...                                                                                                                                                                      
Un beignet coréen ajouté dans la rue. Très bon, fourré avec une sorte de miel et des graines. 

Une première version du "sandwich" coréen : du riz fourré emballé dans une feuille d'algue. Il y a même un mode d'emploi pour l'ouvrir sans déchirer l'algue. Malins ces Coréens !
On le trouve dans toutes les petites supérettes. 
Autre version du "sandwich" coréen : les Gimbap ! Nos préférés :)
Ce sont un peu comme des makis, fourrés avec du poisson, du fromage et autres, et surtout des légumes.
Il y a avait finalement peu de restaurants qui en servaient : pour les Coréens, c'est sans doute comme si nous Français cherchions à tout prix un restaurant qui fasse des sandwich triangle thon-mayo...^^. 

Maintenant passons à ce que nous avons mangé dans les petits restaurants qu'on trouve partout en ville (en sachant que ces plats (sauf le barbecue et ceux qui nécessitent de mijoter) sont également servis dans la rue. On croise souvent des petites tentes sous lesquelles les gens mangent à même le comptoir où les plats sont préparés).

Notre premier repas vraiment traditionnel : une sorte de barbecue coréen, avec du boeuf et des pâtes de riz. Et toujours avec plein de petits plats pour accompagner, et des feuilles de salade pour y mettre la viande.  Heureusement que la serveuse a eu la gentillesse de nous montrer comment faire (et qu'on savait se débrouiller à peu près avec des baguettes !)

Un plat typique, style "ramen" et très bon !
Un plat très très épicé ! Et dans les petites timbales, du riz :)

Manger au restaurant en Corée : toute une habitude !


C'est une des choses qui nous a marqués là-bas : les nombreuses (et souvent agréables) différences avec les restaurants français. D'abord, quand vous arrivez, la table n'est pas mise. Pas de nappe, pas de couverts. Dans un coin il y a une boîte avec des serviettes en papier et des verres. Le/ la serveuse vous apporte ensuite une bouteille d'eau filtrée (dans des espèces de petites gourdes transparentes). Parfois c'est transparent... parfois c'est jaune ! Pas de panique, on s'est rendu compte que c'est simplement du thé au pavot (chaud ou froid). Un peu étrange au début, mais on s'habitue. 
On commande en montrant la photo du plat sur la carte, en évitant le rouge... Heureuse méthode qu'ils ont dans les grandes villes de mettre les photos des plats sur les menus, voire les représentations en plastique de ces mêmes plats en vitrine (oui oui, et c'est très réaliste !) . Et on est agréablement surpris de manger pour deux au prix d'un seul plat en France. Beaucoup de Coréens mangent très souvent au restaurant d'ailleurs, qui n'est pas plus cher là-bas que de se préparer soi-même un repas. On le comprend vite en voyant les prix des légumes et de la viande ! 
On a donc commandé, on a bu avec un peu de méfiance au début, mais il manque toujours quelque chose... les couverts. Heureusement les serveurs ont bien vu qu'on était étrangers, ils se sont d'ailleurs tous regardés à notre arrivée genre "c'est toi qui y va, moi je parle pas anglais !", paniqués. Et puis finalement, tout sourire, celui préposé à notre table nous ouvre un tiroir... rempli de baguettes et cuillères. Bien sûr pas de couteaux ni de fourchettes, mais ça on s'y attendait. Pas tellement à la cuillère par contre, mais c'est bien pratique pour manger (en faisant plein de bruit, il paraît que c'est poli) les soupes et les nouilles. 
Avant que les plats n'arrivent, on vous apporte des tas et des tas de petits bols : algues, salades, pousses de soja, épinards en branche, petits poissons frits, kimchi (du chou mariné recoucert de piment, une spécialité du pays qu'on retrouve tout le temps... mais à laquelle on ne touchait presque jamais ! C'est rouge, alors forcément...^^). Il peu il y avoir jusqu'à 6 ou 8 petits bols à chaque fois. 
On nous apporte ensuite les plats fumants et longtemps brûlants, surtout pour les bibimpap (mon plat préféré au début, du riz et des légumes qu'on mélange). Ce plat il faut le manger à la cuillère d'ailleurs (merci les vidéo You Tube que j'ai regardées le soir !!)

Un exemple de bibimbap. Il manquait simplement l'oeuf au plat qu'ils ajoutent souvent dessus. En face je m’apprêtais à manger un plat thaïlandais (on était à l'aéroport). 

De magnifiques sushis ! Je ne sais pas s'ils font les mêmes au Japon mais c'était délicieux, tant pour les yeux que pour les papilles. Toujours accompagnés de petits plats : soupe, salades, radis et même purée !

Des raviolis au porc, super bon et pas trop épicés. Idéal pour le soir. 
Une soupe de nouilles. 
La spécialité locale : le barbecue. Très très bon, le meilleur que j'ai jamais mangé. La table est trouée pour accueillir un brasier (avec du charbon qui fume et flambe !), et il y a une hotte jusque au-dessus. 
Une spécialité qui m'a déçue : les nouilles froides. Le goût est très bon, mais ce froid... pas terrible à la saison. Parfois ils mettent même de la glace pilée dedans (j'ai donc eu de la chance !). 
Le fameux kimchi ! Sur les marchés, vous en trouvez mariné avec toutes sortes d'épices.

J'ai fait le tour de ce que nous avons pu goûter en Corée (en omettant deux ou trois plats, quand j'avais trop faim pour penser à la photo :p). Passons maintenant à ce que nous avons mangé de bien bien moins local, et qui témoigne du fort développement du pays...








Les enseignes de cette chaînes pullulent. Nous n'avons pas résisté à la série spéciale du moment, cherry blossom :)

Une autre habitude très américanisée de là-bas, mais aussi très locale puisqu'ils adorent le poulet : le fameux chicken-beer ! Tout simplement du poulet frit avec un bon verre de bière. Impressionnant de diététique mais très bon :p.
On trouve aussi à chaque coin de rue des fast-food : Mac-Do, mais surtout des chaînes genre KFC. Ils adorent le poulet, rappelez-vous !

Là-bas la France est très présente, surtout à travers les nombreuses "boulangeries" aux noms francisés, comme "Paris-Baguette" ou "Tous les Jours". Rien à voir avec les boulangeries de chez nous mais nous avons pu nous faire de petits plaisirs de temps en temps (pour changer des épices et du riz...).

Un exemple de petit-déj pris à "Paris Baguette". Le thé a un package plus joli qu'il n'était bon. 

Comme vous pouvez le voir, manger en Corée n'est pas tellement un problème : ce n'est pas cher, c'est bon (qund ça n'est pas épicé au point que vous ne goûtez plus les aliments...), c'est varié et vous trouvez à manger pratiquement partout. Cela ne nous a pas empêchés parfois de faire des pas et des pas dans la ville le soir pour décider où nous arrêter finalement, selon qu'on se sentait d'humeur téméraire ou pas... Heureusement qu'il y avait les bibimpap et les gimbap ! 

J'espère que cet article vous aura plu ! Je vous retrouve dans quelques jours avec un nouvel article un peu plus littéraire cette fois :). 

Notez que j'ai rédigé cet article en écoutant de la Kpop, immersion locale oblige ! Mais parfois c'est, comment dire... difficile de se concentrer ^^. 

dimanche 27 mars 2016

Coup de coeur et découverte

J'ai repris un rythme de lecture un peu plus soutenu ces derniers temps, et j'ai eu la chance de tomber sur de très bonnes lectures (orientées par ma très chère conseillère du CDI, tout de même :p). C'est là où j'emprunte toutes mes lectures du moment.Pour les deux dernières en date, il s'agit des nouvelles acquisitions.

Commençons par mon coup de coeur : l'intégrale de l'Eté où je suis devenue jolie de Jenny Han. 
Pourquoi j'ai aimé ? Tout simplement parce que c'est plutôt bien écrit, les 950 pages (eh oui !) s'enchaînent sans peine, et l'histoire est plus que captivante. 
En bref : Belly et son frère retrouvent chaque été Jeremy et Conrad dans une maison de vacances au bord de la mer, et ce depuis leur plus jeune âge. Belly est la seule fille, et sa place n'est pas facile à trouver. D'autant moins quand arrive la période où les filles changent, et où les garçons commencent à poser les yeux sur elles...
Je ne vous en dirai pas plus, mais ce roman a tout pour plaire. Certes il recycle le genre de la romance adolescente et le poncif du triangle amoureux, mais avec une fraîcheur qui m'a beaucoup plue. L'ambiance estivale, le point de vue bien rendu de l'adolescence, et surtout le passage des années, tout cela m'a conquise. Nous suivons Belly de son âge de 16 ans à ses 20 ans, avec de fréquents retours en arrière. Les souvenirs alternent avec le moment de la narration, et cela nous permet de davantage comprendre les sentiments de la jeune fille. L'auteur a vraiment réussi à rendre toutes ces émotions puissantes et parfois contradictoires qui remplissent l'adolescence; par conséquent, l'ensemble échappe à la niaiserie. Malgré le pitch très cliché, ça n'est pas gnangnan. 
J'ai ressenti plein d'émotions lors de cette lecture ce qui, je le répète souvent, est rare chez moi. Dès lors, je peux dire qu'il s'agit véritablement d'un coup de coeur. Je conseille ce livre à toutes les jeunes filles à partir de 15 ans (peut-être 13 pour le tome 1), mais aussi à toutes les femmes, quel que soit leur âge. Chacune pourra retrouver un petit quelque chose qui lui rappellera sa jeunesse, son adolescence, ce petit goût nostalgique qui nous laisse rêveuses. Un vrai (et long) bon moment de lecture ! 

Le deuxième livre que j'ai lu et fini pas plus tard qu'hier est une autre acquisition du CDI : L'Année Solitaire d'Alice Oseman. Ce roman écrit par une jeune auteur de 18 ans m'a beaucoup intrigué; je ne pensais pas le lire, mais les premières pages ont eu raison de mon a priori : le ton plutôt ironique, les allusions à Harry Potter et à d'autres œuvres littéraires, le lycée, l'adolescence, tout cela a contribué à me faire emprunter ce livre et à le continuer. La couverture aussi, que je trouve jolie et agréable au toucher (et oui, tout ça ça compte !). J'ai été un peu déçue au bout d'une cinquantaine de pages; l'intrigue secondaire autour d'un espèce de blog pirate m'a un peu agacée. Toutefois, la relation du personnage principal (Tori, une jeune fille toujours pessimiste) avec un nouvel élève (qui n'a toutefois rien à voir avec le cliché du beau goss sans cervelle) a commencé à prendre de l'épaisseur, et c'est ce qui m'a fait m'accrocher. Les allusions aux problèmes de son frère, distillés au fur et à mesure des chapitres, ont aussi eu raison de ma curiosité. 
Ce roman m'a beaucoup fait penser à Nos Etoiles contraires, mais en plus profond encore. Moins abordable aussi peut-être. Ce roman fait réfléchir à l'identité, à l'appartenance au groupe, au masque que chacun porte pour être aimée, et à qui on est vraiment. Les deux personnages principaux sont des espèces de marginaux : Tori cultive son pessimiste et sa misanthropie à outrance, jusqu'à en souffrir elle-même. Michael, lui, ne cesse de faire bonne figure alors qu'il est empli de colère au fond de lui. Ils évoluent au fil du livre, l'un avec l'autre, l'un grâce à l'autre, et c'est plutôt convaincant. Une telle histoire (dont je crois ne pas avoir saisi toutes les subtilités d'ailleurs) est le témoin d'une grande maturité de la part de son auteur, laquelle a su prendre un recul certain sur ses camarades et leurs émois adolescents. J'ai été épatée. Même si on est loin du coup de coeur, ce fut une lecture agréable, rapide et très intrigante. Ne vous y lancez pas si vous voulez vous vider la tête, car on est loin du divertissement. Le roman est assez sombre finalement; heureusement que l'ironie de son ton lui redonne de la vivacité. 

Et vous, avez-vous lu un de ces romans ? Qu'en avez vous pensé ? 

lundi 21 mars 2016

Un article pas comme les autres

Interviewons un poëte : Nicolas Grenier 

Je ne connaissais pas du tout Nicolas Grenier avant qu'il ne me contacte. Je connaissais encore moins sa poésie, et je dirais presque, la poésie en général. Donc quelle surprise qu'il me demande une interview ici ! Mais heureuse de l'expérience, et intriguée par le mêlange science et poésie de son nouveau recueil, je me suis laissée tenter...

Rosetta de Nicolas Grenier m'a d'abord déstabilisée. Le haïku d'abord ; la poésie n'est pas mon domaine de prédilection, alors le haïku… De plus, le thème est plus que surprenant : la sonde spatiale Rosetta… On en a beaucoup entendu parler, c'est certain ; mais de là à faire de la science un poème, c'est une autre histoire.


Nicolas Grenier y parvient pourtant, en fusionnant avec aisance vocabulaire scientifique et technique, et métaphores poétiques. Il crée ainsi une alliance entre tradition et modernité, qui n'est pas sans rappeler Baudelaire, quand il évoque cette dernière comme étant pour lui « le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable ». La démarche du Poète Moderne n'a pas changé en deux siècles : associer l'improbable du présent avec la persistance de la tradition.

La forme du haïku est sans doute la meilleure qui rende cette fugacité des choses modernes, selon sa définition. Il est dit que le haïku est « un bref poème visant à dire et célébrer l'évanescence des choses ». Cette définition n'est sans doute pas la seule qui soit, elle n'est sans doute pas complète, mais j'ai trouvé qu'elle s'adaptait bien au thème du nouveau recueil de Nicolas Grenier : cette sonde qui s'envole, laissant des morceaux d'elle-même derrière elle, pour nous renseigner sur l'ailleurs. Et miracle ! Cette comète qui doit nous en apprendre davantage sur nous-même, et qui pourtant est vieille de milliers d'années, côtoie la pointe de la technologie. La métaphore de l'Ancien et du Moderne est filée jusqu'au bout !

À travers une poésie très narrative malgré sa brièveté, Nicolas Grenier nous fait partager les aventures de Rosetta et Philae, comme s'ils étaient des nôtres, nos amis, nos héros envoyés pour nous éclairer. Cette personnification que j'avais ressentie à travers les informations télévisées est ici parfaitement tangible.



Bonjour Nicolas Grenier. Pourriez-vous vous présenter ?
Enchanté de vous rencontrer, Cher Monde dans les Livres, je suis Nicolas et mon patronyme est français, car il figure dans la partie des noms communs du dictionnaire. J’ai toujours à l’esprit Édouard Grenier, secrétaire du poète allemand Heinrich Heine à Paris, et ami d’Alphonse de Lamartine. Aujourd’hui, je suis là pour vous présenter « Rosetta, suivi de Philae », mon dernier recueil de haïkus.

Quel a été votre parcours poétique ?
Pour un poète français, c’est un parcours classique. Tout d’abord, un goût pour les mots. Aussi un vif intérêt pour la connaissance. Derrière mon air béotien, j’ai beaucoup lu, et je ne souviens plus de rien. Pour preuve, je suis incapable de vous citer un alexandrin ou un haïku, mais j’ai dû être un puits de science poétique. Il me reste tout au plus quelques noms de poètes dans ma cartouchière.

Après cela, la publication d’un poème, c’est une façon de montrer à la réalité qu’on a quelques idées… Quand je suis publié dans des revues littéraires, c’est toujours un grand honneur, car elles sont dirigées par des passionnés de littérature, et j’ai le souvenir de Herwarth Walden, et de sa tombe sur la Chausseestraße à Berlin. Bref, il faut toujours faire ses preuves, et continuer, camarade ! Cela devient pénible de justifier son génie à chaque tournant de sa vie, ce n’est pas fini, la vie m’aura épuisé, et le havre de paix semble loin. Dans ce monde d’égoïsme et de mesquinerie, les mains polies qui se tendent sont rares.

Pourquoi avoir choisi la poésie comme moyen d'expression aujourd'hui ? Et surtout, pourquoi le haïku ?
La réalité fait beaucoup de bruit. J'ai besoin de silence. La poésie exige une extrême solitude. Aussi je n’aime pas être dérangé par la médiocrité du monde, seule l’intelligence, comme la gentillesse, m’importe. J’ai toujours souhaité me retirer dans un château en province, mais je ne suis pas rentier. Le choix de la poésie s’est imposé, comme je ressens de l’ennui à lire une page de roman. À mes yeux, la page est inondée de mots. Trop de papotage ! Je ne préfère pas évoquer la littérature de conserve, jetable, qui prospère ici et là. Mais pour ne citer qu’un exemple, chez Louis-Ferdinand Céline, ça décape ! Un chic type, un peu crade, mais sympa ! Dans un livre, j’ai toujours eu besoin d’ouvrir une page au hasard, afin d’avoir une réponse au sens de la vie, et la poésie permet cette lecture aléatoire.

Par la suite, j’ai écrit des milliers de poèmes, le courage serait de tout mettre à la poubelle, et d’en finir une fois pour toutes. Pour le haïku, je le pratique depuis des décennies, car c’est une forme qui me relie au Japon, le pays de la plus vieille dynastie impériale au monde. Plus concrètement, l’écriture nécessite une concentration maximale, que l’on ne peut envisager qu’à plein temps. La forme brève permet de créer plus confortablement. Beaucoup de poètes ont connu cela, hélas, c’est donc tout à fait banal. Pour finir, je sais absolument que la poésie ne sert à rien, mais elle ne fait pas le Mal à grande échelle.

Pourquoi avez-vous choisi des sujets de la vie moderne dans vos écrits ? 
Il faut être le « peintre de la vie moderne », comme le souligne Charles Baudelaire. Chaque époque a son tourbillon de modes : une idéologie, une République, une religion. À la fin du spectacle, tout cela finit par tomber, comme les douilles d’un revolver. Parfois, la poésie peut verser dans l’hermétisme dès la fin du XIXe siècle, mais cela ne s’adresse qu’à des érudits ou des snobs. Par contre, quand on relit Jacques Prévert, je constate toute l’humanité et une générosité sous sa plume. Toutes ses passions, ses doutes, son amour des gens, sont là dans une écriture simple qui touche à l’universel.

Pour le choix des sujets, il faut être pragmatique, tout créateur habite un lieu. Si j’avais vécu à Babylone au VIe siècle avant J-C, j’aurai traité les sujets de mon temps, avec le style de l’époque dans la langue de ce peuple, et adressé mon poème à Nabuchodonosor II. Enfin, chaque poète gère, à sa façon, la perception qu’il a d’une réalité et écrit avec sa grille de lecture du monde. Mais le plus instructif dans l’histoire de l’Humanité, ce n’est pas la modernité, c’est ce qui a eu lieu avant l’invention de l’écriture, disons juste après la formation de la Terre. Le recueil « Rosetta, suivi de Philae », tout comme la mission spatiale, évoque, je dirais, ces aspects : l’origine de l’univers et la fin du monde.

Était-ce simple d'intégrer des thèmes et termes scientifiques dans vos poèmes ? Qu'apportent-ils selon vous à la poésie ?
Quand vous feuilletez un dictionnaire illustré de botanique, il y a des milliers de mots extraordinaires. C’est un territoire magique, fabuleux, tonitruant. J’aimerai passer des journées à dévorer des encyclopédies de gens savants, mais il faut avoir un travail atterrant, afin de payer son steak et sa gamelle d’épinards. Oui, la poésie prend toute son ampleur, quand elle se confronte à de nouveaux territoires. Dans un souci de réalisme, comme tout écrivain, j’ai dû me documenter. Pour ce recueil, j’ai tenté d’avoir un style fluide, en glissant si nécessaire un terme scientifique. L’exercice est assez jubilatoire, car, pour la première fois, certains mots apparaissent en poésie. Toutefois, il ne faut pas que cette inflation de mots abscons envahisse trop le poème, comme chez Saint-John Perse, car la lecture s’en trouverait peut-être fâcheuse. Vous le constatez, le langage de nos contemporains s’appauvrit. Là où un Ministre ou bien un PDG du CAC 40 devrait rendre hommage à la langue française, je ne constate qu’un spectacle de désolation. Pourtant, la France a bien traversé la Renaissance et le Siècle des Lumières. Si la poésie peut enrichir notre monde présent, ce sera formidable !

Le public que vous voulez sensibiliser n'est sans doute pas uniquement cantonné aux ingénieurs et hommes de science. Qui espérez-vous plus particulièrement toucher à travers vos poèmes ?
Naturellement, le recueil « Rosetta, suivi de Philae » est un hommage aux brillants scientifiques, qui ont mené la mission Rosetta, en France, le CNES, l'ESA, en Allemagne, la DLR, aux États-Unis, la NASA, le JPL, pour lesquels j’aimerai bien travailler, et je tiens à saluer toutes les personnes qui ont investi leur corps et leur âme dans cette équipée. J'ai un respect infini pour tous ces grands esprits, car ils donnent d'une certaine façon un sens à ma vie, et je l’espère, celle des autres. Quand le poète envisage une telle aventure humaine, cela lui donne envie de se lever chaque matin, comme s'il allait découvrir une page inconnue dans l'Encyclopédie de Denis Diderot et de Jean le Rond d'Alembert. Ce recueil de haïkus, il est aussi à l'histoire universelle de la poésie, en espérant que les Messieurs de la postérité se souviendront, là-haut, de mon recueil. J'espère qu'ils seront gentils avec moi, je le mérite vraiment, car je suis fatigué.

Enfin, ce recueil s’adresse aux générations futures. L’Humanité a besoin de scientifiques et d’ingénieurs, j'espère qu’il suscitera des vocations de scientifique chez mes lecteurs, j’en serai très ému. Dans cette société de consommation qui hébète la masse, les musées sont les supermarchés des Temps modernes. Dans ces tristes pays de l’Occident, l’on vend le mensonge à la population, aux pauvres, de leur naissance jusqu’à leur mort, et la France détruit encore l’authentique culture de ses provinces, ses paysans, avec la télévision et aujourd’hui le totalitarisme numérique, dans les yeux de nos enfants et des salariés. Le XXe siècle a vu naître le contrôle des masses, la propagande aux États-Unis. Tout cela m’afflige, le discours de Pier Paolo Pasolini contre les fascismes de la société démocratique n’aura servi à pas grand-chose, et le lavage de cerveau continue. La science reste un continent encore intact, et je suis heureux que le nom de scientifiques français, tels que Gaspard Monge, le comte Buffon, Antoine Lavoisier qui a été guillotiné sous la Révolution française, figure sur les plaques de rue dans les grandes villes.

Votre poésie dans Rosetta est très narrative. Comment est construit votre recueil ?
Un recueil de poésie a toujours une construction secrète. Vous le savez, les sonnets des Chimères par Gérard de Nerval sont cryptés. Mais dès que j’entends le concept de narratologie, j’ai envie de tirer des coups de feu en l’air. Oui, le livre est une suite poétique qui s’inscrit dans le temps… Ai-je songé au Mobile de Michel Butor ? À la poésie spatiale de Pierre Garnier ? Ou à Arsène Lupin, le héros populaire de Maurice Leblanc ? Hélas, je ne peux vous en dire davantage, peut-être que les universitaires ou des chercheurs d'un Centre de recherche en littérature se pencheront un jour durant un colloque ou dans leur doctorat sur ce mystérieux recueil « Rosetta, suivi de Philae », et si un traducteur, en Allemagne ou en Grèce, s’interroge à ce sujet, j’en serai fort amusé.

Quelques liens pour découvrir son travail, ici et

dimanche 20 mars 2016

Mes dernières lectures

Un petit point s'impose sur mes dernières lectures; peu nombreuses, mais très bonnes. 
Depuis le début du mois, j'avais repris la lecture du tome 5 d'Harry Potter, que j'avais laissé de côté fin septembre. J'avais très envie de continuer à lire en VO et la bonne expérience de Carry On m'a fortement incitée à poursuivre les aventures du petit sorcier. C'est cependant ce qui explique mon absence de quelques petites semaines sur le blog : la VO, ça prend du temps ! 

Forcément, j'ai adoré ma lecture. J'ai retrouvé avec plaisir mes passages préférés : les examens, les souvenirs de Rogue et puis les confidences de Dumbledore. De très bons moments ! La lecture est assez lente puisque c'est écrit tout petit, mais les 300 pages qui me restaient ont fondu assez rapidement. Ce tome reste définitivement mon préféré de la saga pour le moment, mais j'attends de me laisser surprendre par le tome 6, qui m'avait déçue à sa sortie il y a 10 ans. Je l'ai d'ailleurs acheté en VO, et sa couverture me conquiert déjà :p. 

J'ai ensuite enchaîné sur une lecture inattendue, sur les conseils de ma collègue du CDI. 
Ne vous laissez pas surprendre par sa couverture, qui laisse supposer une romance un peu niaise et bourrée de clichés. L'histoire est en réalité bien plus complexe. Mikey (sic...) et Ellie sont respectivement frère et soeur d'une victime et d'un coupable. Karyn s'est faite agresser sexuellement par Tom, le frère d'Ellie, lors d'une soirée. Celle-ci a été témoin de toute la scène, mais son premier souhait est de protéger son frère. Forcément, les choses se compliquent quand Ellie rencontre Mikey et qu'ils tombent sous le charme l'un de l'autre...
S'ensuit une histoire compliquée, bloquée par la situation. La famille, la justice, la loyauté, la vérité, tout s'emmêle et s'accorde pour mettre des bâtons dans les roues des jeunes gens. 

Pourquoi lire ce roman ?
Parce qu'en plus d'être une histoire d'amour, c'est un roman qui questionne les valeurs profondes qui unissent les membres d'une famille, les moeurs humaines, la jeunesse et ses problèmes. 

Un roman pour qui ? 
Pour tous les ados, les jeunes adultes et même les parents. Ce roman interroge profondément la loyauté, l'égalité dans une famille, la tolérance, la manière d'affronter les problèmes ordinaires et moins ordinaires. Tous les personnages sont fouillés, des ados aux parents. Les milieux sociaux des deux familles sont également totalement opposés, ce qui confère à l'histoire une dimension supplémentaire. Ajoutez à cela une écriture fluide, agréable et sans clichés, et vous voilà avec un superbe roman entre les mains. Sorti en 2010, ce roman est passé plutôt inaperçu selon moi, et j'espère que cet article lui redonnera une raison d'être :).