dimanche 31 juillet 2016

Emotions

Comme ce sont les vacances je lis beaucoup plus, comme je l'avais déjà dit; et j'ai donc plein d'articles en retard. Aujourd'hui je vais vous parler de deux romans jeunesse que j'ai empruntés pour les vacances au CDI, et que j'ai adorés. Vraiment adorés. 

Tout d'abord j'ai découvert Kill all enemies de Melvin Burgess.  Ce roman raconte l'histoire de trois jeunes, Billie, Rob et Chris : tous les trois ont des difficultés à s'adapter aux règles, à l'école et à l'autorité. Mais ce ne sont pas des délinquants pour autant. On comprend grâce à ce roman ce que peuvent ressentir les ados en difficultés, qu'elles soient tout simplement scolaires ou bien familiales.  Vivre à la maison est très difficile pour eux : Billie passe de famille d'accueil en famille d'accueil, Rob a un beau-père brutal et Chris des parents trop exigeants. Ils souffrent, et cette souffrance les rend violents. C'est donc dans un centre pour jeunes inadaptés qu'ils se retrouvent. Dans cet endroit, on cherche à les réconcilier avec les autres, l'école et eux-mêmes. Mais c'est à travers Metallica et la musique qu'ils vont finalement se rallier. 
Je vous en ai déjà dit beaucoup, je m'arrêterais donc là concernant le résumé. En tout cas ce livre m'a beaucoup touchée. Je l'ai lu assez vite. J'ai apprécié l'alternance des points de vue entre les trois personnages, et un dernier que je vous laisse découvrir. Ils sont attachants, sincères et leur souffrance nous fait mal. Toutefois ils s'en sortent, à leur manière. Et surtout j'ai aimé voir illustrée cette idée : l'école est un système certes ancestral, qui fait ses preuves chaque année, bien qu'il ait ses failles. Toutefois tout le monde ne s'y retrouve pas. C'est le cas certes d'une minorité mais tout de même, on ne peut pas attendre de tout le monde qu'il aime le poisson. Certains sont mêmes carrément allergiques ! Bon, passons cette comparaison un peu hasardeuse et venons-en au coeur du problème : certains ados ne peuvent pas se plier aux règles de l'école, tout simplement parce qu'ils ne le peuvent pas. Soit ils ont un handicap (dyslexie et autre), soit leur esprit est trop saturé par les angoisses de la vie familiale, qui peuvent même aller jusqu'à leur pomper toute énergie physique, soit encore ils sont dans l'incapacité de se plier à une quelconque autorité (et j'en oublie sans doute). En tout cas ce roman nous ouvre les yeux sur une réalité cruelle et pourtant trop souvent délibérément ignorée, et le fait de façon très crédible. On n'est ni dans l'angélisme ni dans le trash; l'auteur a su doser tout cela avec une grande justesse. Un roman que je recommande, aux ados comme aux adultes. 

Le second roman ado que j'ai lu m'a encore plus émue : il s'agit du Monde de Charlie de Stephen Chobsky. Je crois que je peux déjà le placer dans la liste de mes romans jeunesse préférés. C'est peut-être même mon préféré, car je n'ai jamais rien lu qui m'ait autant touchée. Pour vous dire, j'ai pris un temps fou pour le lire tellement je n'avais pas envie qu'il se termine...
Bon, trêve de blabla, venons-en aux faits : Le Monde de Charlie, Pas Raccord à l'origine, nous parle de Charlie, un garçon de 15 ans qui adore lire et ne voit pas toujours le monde comme les autres. Son amitié avec deux élèves de Terminale, Sam et Patrick, va changer sa vie et lui faire découvrir qui il est vraiment. Ce roman américain traite de sujets rebattus comme l'homosexualité, la discrimination scolaire, les premiers amours, ... mais à travers le regard d'un personnage particulièrement attachant. Charlie m'a vraiment émue. Au fil des lettres qu'il écrit à un anonyme et qui sont support de la narration, on découvre un garçon extrêmement sensible, qui souffre mais essaie d'avancer dans la vie. Je me suis énormément identifiée à lui, ce qui explique que j'aie autant aimé ce roman. J'aurais aimé le lire quand j'étais ado. Mais même aujourd'hui il m'a beaucoup remuée. La vision de la vie que communique l'auteur m'a profondément touchée.
Une superbe lecture, que je recommande, bien que je ne pense pas que tout le monde soit autant émue que je l'ai été. J'ai vraiment fait l'expérience de rencontrer un roman qui me parle directement au coeur, et c'est assez exceptionnel. Avez-vous déjà ressenti cela ? 

dimanche 24 juillet 2016

Nouvelle LC avec Eniaa : tout ce qu'on aime !

Bonjour bonjour !
Avec Eniaa on a encore fait une LC. Et oui, on ne s'en lasse pas et on a souvent de nouvelles idées (enfin là je crois qu'on est un peu à court ^^ ! A vos suggestions !) et la dernière en date était de lire un roman dont l'adaptation nous avait toutes les deux énormément marquées : 127 heures. L'histoire d'Aron Ralston ne vous est sans doute pas inconnue : pendant 127 heures, soit plus de 5 jours, le jeune homme de 27 ans est resté bloqué dans un canyon, le bras emprisonné par un rocher. Il a du finir par se couper lui-même le bras pour se libérer.Tout un programme n'est-ce pas ? 
Je suis une grande adepte des huis-clos plein de tension dans le genre d'ailleurs, et je crois que je classe facilement ce film dans mon top 3. C'est donc tout naturellement que j'ai eu envie de lire le livre qui l'a inspiré, et avec Eniaa, comme nous l'avions fait pour Seul sur Mars

J'avais vraiment hâte de commencer cette lecture. Je n'ai pas du tout été déçue par le premier chapitre. Comme on connait l'issue de sa randonnée, on en est presque à sursauter dès qu'on aperçoit l'ombre d'un canyon. Mais au deuxième chapitre j'ai un peu déchanté : en fait, Aron raconte, un chapitre sur deux, ses diverses expériences en tant que randonneur de l'extrême. Au début j'ai bien aimé, mais j'avoue que je me suis rapidement lassée des énumérations de lieux et autres nombres de kilomètres. Donc je le confesse... j'ai lu ces passages en diagonale... shame on me ? Non, enfin pas trop, parce que je suis du genre à abandonner un livre qui ne me plait pas sans souci, donc lire en diagonale c'est plutôt soft ! ^^. En plus j'avais tellement hâte d'arriver aux passages "fatidiques" que je n'avais pas non plus la patience d'entrer dans les autres détails de sa vie. Voilà, je crois que j'ai réussi à me justifier un peu... même si mes arguments ne sont pas tous hyper convaincants.
Ceci étant, je tiens tout de même à préciser que ces passages nous permettent de mieux cerner la personnalité d'Aron avant qu'il n'endure son supplice de cinq jours. Connaissant toutes les aventures qu'il a rencontrées et les catastrophes auxquelles il a réchappé, on se dit que ce qui lui arrive là est quand même la cerise sur le gâteau... et qu'il devrait s'en sortir en sur-homme !

Venons-en maintenant aux passages que j'attendais avec le plus d'impatience : les journées dans le canyon. Pour me mettre en jambes avant d'écrire cet article, j'ai eu la bonne idée de regarder des extraits du film... dont celui où il se coupe le bras. Que n'avais-je pas fait... M'enfin j'ai réussi à ne pas tourner de l'oeil et ai pu faire quelques petites comparaisons avec le film (avec l'aide d'Eniaa, bien plus calée que moi puisqu'elle a regardé plein de vidéo sur Aron. Je pense qu'elle vous en dira plus dans son article d'ailleurs). Alors d'abord, concernant la scène fatidique, le film est bien plus gore (forcément mais quand même, dans le livre il ne nous précise pas qu'il a du sang plein la bouche) et la douleur est énormément métaphorisée. Or justement, dans le roman, cette douleur est quasi absente; et je pense que c'est ce qu'il a vraiment ressenti pourrait-on dire, puisqu'à mon avis son esprit était trop préoccupé par ce qu'il avait à faire pour penser à la douleur (ou un truc du genre, je suis pas neurologue...). Sinon, concernant les jours de survie, il y a aussi des différences avec le film : dans ce dernier, l'accent est mis sur les visions, les hallucinations et les moments où il se filme, et on le voit rarement boire son urine. A contrario dans le roman il insiste beaucoup sur son état de déshydratation. En fait il se coince dans le canyon en ayant avec lui à peine un litre d'eau. La suite n'a donc pas été simple; avec ce qu'il raconte, on se rend compte à quel point la déshydratation peut affecter le corps mais aussi l'esprit. La souffrance psychique est souvent plus difficile à supporter que celle du corps, d'autant qu'il trouve d'astucieux moyens pour soulager sa posture. C'est là que son expérience des conditions extrêmes lui est d'une grande utilité. A croire que tout devait le mener dans ce traquenard. 
Pour finir ce qui m'a surprise à la fin est quand il raconte que le plus dur dans toute cette histoire ont été les mois qui ont suivi : convalescence, multiples opérations, complications, douleurs... Il était sorti de l'enfer mais la vraie vie n'était finalement pas si rose. Heureusement qu'il a une force de caractère à toutes épreuves, et parvient à recouvrer son éternel optimisme. Une jolie leçon en tout cas, et de bons moments de lecture (entre les passages zappés ^^ahlàlà je reviens sur le sujet qui fâche !).

Merci à Eniaa de l'avoir fait avec moi, sachant que j'ai fini plusieurs jours avant elle mais pour une bonne raison (même deux...) : j'ai lu vite vite parce que j'avais très envie de voir comment il allait s'en sortir (même si j'ai vu le film). Et la seconde raison, bien plus légitime, est qu'Eniaa a eu le courage de le lire en VO ! Le titre est d'ailleurs sympa : Between a rock and a hard place. J'avais longuement hésité à la suivre dans ce challenge, mais en feuilletant le roman sur Amazon, j'avais constaté que le vocabulaire allait être bien complexe... Donc je ne regrette pas d'avoir lu en Français, même si du coup notre LC n'a pas bénéficié d'échanges aussi dynamique que pour la précédente, avec Room. Toutefois ce fut encore une super expérience, et j'adore toujours échanger avec Eniaa. En plus on a pas mal de goûts en commun donc ça donne plein d'idées. 

Une idée pour notre prochaine LC ? Dans la veine aventure, huis-clos et suspense, ou totalement autre chose ? A vos avis ! 

vendredi 8 juillet 2016

Vous avez dit classiques ?


Me revoilà dans mon nouveau rythme presque effréné (j'ai bien dit presque, parce que ce sont les vacances quand même !), avec un nouvel article à vous proposer. J'ai eu envie il y a un mois maintenant de me lancer dans la lecture d'un roman classique, après avoir regardé Alceste à bicyclette à la télé. Dans ce film ils lisent Le Mysanthrope et je me suis dit qu'un petit bain de jouvence via une lecture d'étudiante serait sympa...
J'ai donc commencé Les Liaisons Dangereuses, roman que je souhaitais relire depuis longtemps. Au début je lisais quelques pages en parallèle d'un autre roman (le premier U4), parce que la langue du 18ème siècle, c'est ardu. En plus, les Lettres des libertins que sont Merteuil et Valmont sont écrites dans un style très complexe, plein de litotes, de périphrases et autres joyeusetés. Je peux vous dire qu'il faut se concentrer ! Ceci étant, j'ai pris un grand plaisir à relire ce roman, auquel je me suis consacrée entièrement (presque corps et âme, si on file la métaphore libertine...) à partir de la 100ème page, et que j'ai finalement lu relativement vite. J'ai aimé retrouver la perversité de la Comtesse de Merteuil, les nombreuses allusions littéraires dont sont truffées les lettres, les effets de style, ce qu'il faut lire entre les lignes, etc. Valmont quant à lui m'a touchée, selon moi il a renoncé à Madame de Tourvel à cause de la pression de Merteuil, alors qu'il l'aimait. C'est là que réside le génie de Laclos : avoir mis en scène un libertin amoureux, dont la conquête est normalement le combat de chaque instant, tout en nous faisant douter de la sincérité de ses sentiments. Les lettres ne permettent pas de savoir vraiment ce que pensent les personnages; c'est un jeu de dissimulation, à chaque fois. Ce roman épistolaire est d'ailleurs bien ficelé, puisque l'auteur lui-même dissimule la sincérité de son oeuvre en nous faisant croire qu'il a seulement publié des lettres découvertes dans un coffre... Genre ^^. Bref, j'ai énormément apprécié ma lecture. Je pourrai vous en dire encore plus, mais ça deviendrait un cours, et ce n'est pas le but ici. C'était un peu ce que je faisais aux débuts du blog, mais j'ai changé d'objectif. Maintenant je veux simplement me faire plaisir. Les autres considérations je les garde pour mes élèves :p

Forte de cette lecture, j'ai eu envie de poursuivre dans la veine des lectures classiques et j'ai choisi de relire un autre grand de la Littérature :  La Princesse de Clèves. La bonne idée que j'ai eue ! J'ai encore passé un très bon moment. L'écriture de Madame de la Fayette est un peu moins complexe que celle de Laclos,  bien que très éliptique et pleine de litotes; il y a aussi moins de références littéraires, le texte est plus net, il y a moins d'aspérités, peu d'intertexte. On sent que c'est c'est un roman assez unique, limpide, soigné. Chaque mot compte, rien n'est de trop, comme dans une tragédie racinienne. La seule chose qui m'a dérangée, ce sont les allusions historiques, un peu trop nombreuses à mon goût... Mais ça, c'est mon problème, je suis assez nulle en Histoire...
Alors pour ceux qui ne connaîtraient pas La Princesse de Clèves (ce que je peux comprendre puisque c'est un roman qui a profondément marqué l'Histoire Littéraire mais qui ne semble pas toujours facile d'accès...), en voici un petit résumé (avec quelques SPOIL attention !) : Madame de Clèves a épousé Monsieur de Clèves sans amour, alors que lui l'aime et l'aimera éperdument jusqu'à sa mort. Se contentant de ce mariage arrangé comme il y en a tant, Madame de Clèves mène une vie paisible à la cour d'Henri II. Jusqu'au jour où ... elle rencontre l'homme du monde le mieux fait et le plus beau, Monsieur de Nemours. Dès le premier regard tout a changé. Mais la Princesse est mariée, et ne peut renoncer à son statut. Bon, c'est jusqu'ici très banal me direz-vous... oui mais cette Princesse, elle n'est pas comme les autres ! Elle fait preuve d'une probité et d'une vertu hors-normes. Elle va jusqu'à avouer son amour pour le Duc de Nemours à son mari ! Celui-ci est très jaloux, mais face à l'attitude stoïque de sa femme, qui fait tout pour éviter son amant (celui qu'elle aime, littéralement), il accepte la situation. Le bel amant en revanche ne peut se passer du plaisir de la voir, et provoque sans cesse des occasions. Une torture pour la Princesse, qui ne peut oublier cette passion dévorante ! Je m'arrêterai là, mais attendez-vous à être plus que surpris de l'attitude de la jeune femme à la fin du roman...
NB : Le personnage de la Princesse me semble bien moins austère dans le roman que sur cette couverture :p

Et vous, quels sont vos classiques préférés, ceux que vous auriez envie de relire ? 

dimanche 3 juillet 2016

Je me remets à lire plus !

Voilà l'été qui arrive (enfin heureusement que le calendrier est là, parce que ça n'est pas le ciel qui pourrait nous l'apprendre...Bon, ces réflexions papymamiesques passées (j'adore mes papy et mamie, mais ils parlent tout le temps du temps qu'il fait), je reviens à ce qui nous intéresse tous : les livres. Maintenant que j'ai plus de temps, je me remets à lire VRAIMENT. C'est à dire au moins un livre par semaine, mais parfois deux, parfois trois, parfois un ou deux livres dans le week-end, bref, un vrai rythme de lectrice qui tient un blog Cette année j'avais un rythme très tranquille, pas de pression ni rien, mais pour tenir un blog, il faut tout de même avoir de quoi l'alimenter. Or parfois c'était limite. Je trouvais des parades (l'art, les TAG etc) mais bon... En tout cas là, une chose est sûre, j'ai de la matière. Je vais même pouvoir évoquer plusieurs livres dans un même article (ouahou ^^). J'ai toute une PAL d'été constituée majoritairement de romans jeunesse (merci le CDI). Je vous en dévoilerai peut-être un peu pus plus tard, je ne sais pas encore (ahah comment ménager du suspense !!).
s'en charge...
Aujourd'hui je vais vous parler de mes deux dernières lectures, sachant que j'en ai faites deux autres en juin dont je vous parlerai dans un prochain article, puisqu'elles n'ont rien à voir avec la littérature de jeunesse. Mes deux dernières lectures, elles, sont en plein dedans. Il s'agit d'un autre tome de la sérié U4, Jules de Carole Trébor, et de La Vérité sur Alice de Jennifer Mathieu. 


Jules, Carole Trébor 
Dans ce tome on découvre Jules, rencontré à la fin de Stéphane dans une scène plutôt mémorable... Ce jeune garçon un peu maladroit, un peu balourd, prend sous son aile Alicia, une petite fille ayant miraculeusement survécu au virus. Tous deux trouvent refuge au sein d'une petite communauté formée par d'autres jeunes, et ensemble ils tentent de survivre dans la jungle hostile qu'est devenue Paris. 
J'ai vraiment apprécié cet opus. J'ai trouvé que ce qui arrivaient à ces jeunes était plus touchant que dans Stéphane, moins politique, plus plausible. Ils ne sont pas traqués, ils essaient juste de survivre, des histoires d'amour simples et discrètes naissent entre les personnages, bref, c'était bien moins extraordinaire que chez Vincent Villeminot, et j'ai préféré. Ce qui leur arrive est déjà en soit très particulier (se retrouver esseulés dans un monde où tout le monde est mort sauf les ados...), alors pas la peine d'en rajouter des tonnes. La seule chose qui m'a un peu dérangée dans ce roman est les surnoms que les membres se donnaient, qui selon moi ne collent pas avec la maturité dont ils font preuve. Celui de la petite fille m'a même tapé sur le nerfs, à revenir presque à chaque fois. Il s'agit sûrement d'une intention de l'auteur d'adoucir ce monde de brutes et de rappeler que les héros sont encore des enfants, mais quand même, c'était énervant.Je n'ai lu que deux tomes de la saga pour le moment, mais sans hésitation, Jules est mon préféré. 

La Vérité sur Alice, Jennifer Mathieu
J'avais découvert ce roman à travers une vidéo de Youtubeuse  et il m'avait interpellée. J'en avais donc parlé à ma collègue du CDI et elle l'a acheté récemment. Je me suis donc empressée de le prendre dans ma PAL d'été et finalement je l'ai lu très vite. En trois heures à peine il était fini, et j'ai beaucoup aimé. 
Alice est une jeune fille qui, du jour au lendemain, passe de la popularité au harcèlement. D'emblée le ton est donné : on l'accuse d'avoir couché avec deux garçons lors d'une soirée, et d'être responsable de la mort de l'un d'eux quelques semaines plus tard... Avec ça, la pauvre Alice est rhabillée pour l'hiver... Là où le roman est vraiment bien fait, c'est dans l'alternance des points de vue. Tour à tour on connait celui de la fille la plus populaire du lycée, celui de son ex-meilleure amie et ceux de deux garçons. Chacun a sa vérité sur Alice, et nous en fait part. Peu à peu on découvre ce qui s'est véritablement passé, et on peut se faire notre propre vérité sur le personnage.
C'est un roman jeunesse vraiment bien pour sensibiliser les ados au harcèlement, au sexe, à l'avortement etc. Il m'a beaucoup fait penser à Wonder, de par sa construction mais aussi par les thèmes abordés (la différence, le rejet, etc...). 

vendredi 24 juin 2016

La saga des premiers

Cela faisait fort longtemps que j'avais envie de lire un tome de la série U4, cette saga spéciale composées de 4 livres, chacun rédigé par un auteur différent. A chaque fois que j'en voyais un, je me disais que je pourrais l'acheter, mais finalement j'ai attendu; et il s'avère que j'ai eu raison. 
Il y a quelques semaines a eu lieu dans ma ville le salon du Livre pour la jeunesse; j'y suis allée par hasard et devinez qui était là ?! Les 4 auteurs de la série !! Quelle meilleure occasion pour acheter un des tomes que d'en avoir un dédicacé ??!

La seule difficulté a alors été de savoir quel tome acheter... Comme on peut tous les lire dans l'ordre que l'on souhaite, le choix n'était pas simple. Une copine en a finalement acheté un, sa mère un autre, et moi, j'ai opté pour Stephane. La couverture m'intriguait depuis longtemps et l'auteur me semblait sympa. J'ai donc acheté mon bouquin et me suis avancée, un peu timide, pour la dédicace. J'ai dit à Vincent Villeminot que c'était la première fois que je me faisais dédicacer un livre et que c'était plutôt impressionnant. Après on a un peu parlé du roman, du principe intéressant de cette série. C'est l'idéal pour faire comprendre aux jeunes le principe des points de vue (ohhh jargon !), puisqu'il s'agit de la même histoire racontée du point de vue de quatre personnages différents. Bref, on a causé 3 minutes puis il m'a écrit ma dédicace... à laquelle je n'ai rien compris ! Je me disais qu'il avait matière à la personnaliser, étant donné tout ce dont nous avions parlé, mais finalement... Je vous laisse constater par vous-même ! (ahah et vous allez connaître mon prénom, attention ^^). 
Si vous avez des expériences de dédicaces à partager je suis preneuse, parce que sincèrement, ça m'a semblé bien étrange tout ça...

Parlons maintenant du roman en lui-même. J'ai passé des moments plutôt chouettes avec le personnage principal, dont je ne vous dirai pas trop pour ne pas vous spoiler. L'univers déployé est plutôt intéressant, même si c'est un peu rebattu : une situation apocalyptique dans les grandes villes, de nos jours. Stephane se passe à Lyon, puis à Paris. Tous les adultes et les enfants ont été décimés par une épidémie étrange. Seuls les adolescents ont survécu. Voilà le pitch, et la suite est assez prévisible pour qui est habitué de ce genre de dystopie (ce qui n'est pas complètement mon cas, donc j'ai quand même passé de bons moments). Il y a de grosses ficelles mais certaines situations sont tout de même intéressantes, comme la manière dont les jeunes s'organisent et gardent leur sang froid face à la population décimée et les nouvelles responsabilités qui leur incombent dès lors. Toutefois j'ai été vraiment déçue par un élément de l'intrigue : ATTENTION SPOIL : j'ai trouvé vraiment bizarre le moment où le personnage principal tombe amoureux d'un personnage au bout de 20 pages, et où le dit personnage meurt au bout de 20 autres... Très très étrange... En quoi cela sert-il vraiment l'intrigue et en quoi est-ce vraisemblable, je vous le demande !
Une lecture plutôt agréable, mais on est loin du chef-d'oeuvre. Je vais pouvoir lire un autre tome cet été, Jules. Il m'intrigue pas mal, vu qu'on le rencontre un peu dans le tome de Vincent Villeminot. Mais celui que j'ai le plus d'empressement à découvrir est Yannis (à bon entendeur ^^). 

Je profite de cet article pour vous parler de deux sujets qui n'ont rien à voir avec la lecture, ou presque : mon nouveau chaton et mes fleurs. Depuis un mois et une semaine maintenant nous avons un chaton à la maison ! Il s'appelle Bimbap (référence au bibimbap coréen :p) et il est adorable... mais souvent insupportable. Pour une fois il me laisse écrire mon article sans me sauter sur les doigts, quel progrès ! Il ronronne à côté de moi. Les photos que je vous montre datent d'il y a une semaine, et il a encore bien bien grandi. C'est impressionnant d'ailleurs à quel point il a de l'énergie pour faire le fou tout en grandissant. 
J'en profite aussi pour vous parler d'une des mes occupations favorites de l'année : mes orchidées. Depuis que nous avons emménagé dans notre appartement, il y a un an maintenant, les fleurs sont ravies ! Je n'en avais que deux là où j'étais avant, et pas dans un état extraordinaire. Mais depuis qu'elles sont ici, elles sont superbes et fleurissent même ! Idem pour les orchidées que nous avons eues au mariage, il y a huit mois aujourd'hui (aujourd'hui ??!!!). Deux des trois ont encore leurs fleurs (la première a perdu la dernière la semaine dernière) et elles font des tas de bourgeons ! Normalement une orchidée ça reste en fleurs deux mois environ, mais là... Alors vous allez me dire : mais comment tu faiiiiissss ?? Et bien je ne fais RIEN. Je les arrose un peu de temps en temps (en gros deux fois par semaine), je fais en sorte qu'elles ne soient pas noyées et surtout que l'eau ne stagne pas dans les racines en mettant un pot en dessous. Sinon elles sont toujours à la lumière puisqu'on ne ferme pas les volets là où elles sont, et on chauffe très peu. Donc elles doivent se plaire ! Je suis contente de les voir épanouies à chaque fois, et surtout de voir les bourgeons !


samedi 18 juin 2016

LC Coup au coeur


Bonjour chers lecteurs et lectrices ! 
Je viens aujourd'hui vous parler de la lecture commune que nous avons faite le week-end dernier avec Eniaa. Je n'ai pas eu le temps d'écrire cet article auparavant, mais les souvenirs de ce livre ne m'ont pas quittés depuis plusieurs jours. Plus qu'un coup de coeur, ce roman m'a fait un coup au coeur (notez la pertinence du jeu de mots ^^). 
Ce roman si prenant, qui me hante encore, c'est Room d'Emma Donoghue. Un film est sorti il y a peu, c'est pourquoi la couverture de l'édition poche a changé, mais je la voyais souvent sous son ancienne forme dans les librairies. J'hésitais souvent, mais je me disais que ça allait encore traiter de manière trop tragique et pathétique une histoire d'enfermement, de syndrome de Stockolm ou je ne sais quoi. Mais quand Eniaa m'a suggéré cette lecture en commun, j'ai eu très envie de découvrir ce roman avec elle; ce fut l'occasion rêvée.

               Room est un roman qui s'inspire d'un fait divers survenu en Autriche en 2008 (je viens de me renseigner, c'est assez horrible... Je vous mets le lien ici, pour ceux qui ont le coeur bien accroché...). Une jeune femme, enfermée depuis plusieurs années dans une cabane de jardin "aménagée", violée chaque jour, donne naissance à deux enfants, dont un seul a survécu : Jack. L'histoire commence le jour de ses cinq ans. On découvre alors, en point de vue interne, un petit garçon très mignon, heureux et qui semble véritablement s'épanouir dans ce minuscule univers. Chaque objet a un nom "Madame Table", "Monsieur Tapis", "Madame Plante", "Madame Télé" (heureusement qu'elle était là !)... et pour lui, cet univers est tout ce qui existe. Autour, c'est l'Espace. En tout cas c'est ce que sa maman lui a appris, pour le protéger. Mais maintenant qu'il a cinq ans, qu'il grandit et comprend de plus en plus de choses, tout change...
Je ne vous en dirai pas plus, car pour ma part j'ai adoré être surprise par la suite des événements. Avec Eniaa on a adoré notre lecture. On s'échangeait plein de messages, et on essayait de ne pas lire trop vite, car ce roman est véritablement addictif. On a toujours envie de tourner les pages pour connaître la suite de l'histoire de Jack et sa Maman. Le fait de traiter cette sombre histoire par le point de vue de l'enfant permet de mettre l'horreur à distance. Toutefois, nous avons été horrifiées par de nombreuses choses que nous n'avions pas envisagées, comme (ATTENTION SPOIL !) les carences liées à l'enfermement et la mauvaise nourriture, le manque de lumière, et le difficile retour à la réalité, que ce soit physiquement ou psychologiquement. 

J'ai quant à moi été épatée par le courage de cette maman, et surtout sa capacité à élever son enfant dans le bonheur, malgré des conditions de vie impensables. Elle parvient à entretenir l'illusion que cet espace minuscule est le monde, et partage tout avec son fils. Voir cela à travers les yeux de Jack permet d'occulter les aspects sordides que peut représenter cette séquestration pour elle, avec la visite chaque jour de "Grand Méchant Nick", les problèmes de santé (la maman souffre de problèmes dentaires terribles), le fait de voir son enfant évoluer dans un univers où ce qui passe à la télé est pour lui irréel, et l'avenir se réduire à 9m². 

J'ai également regardé le film, et une chose importante change : on VOIT la détresse de la jeune femme. Dans le livre, il est seulement questions des jours où "Maman est Ailleurs", des journées entières où elle ne se lève pas et pendant lesquelles Jack se débrouille tout seul dans la Chambre. Mais dans l'adaptation, cette détresse se lit sur le lisage de cette mère qui fait pourtant tout pour protéger autant que possible son enfant et l'éloigner de la terrifiante réalité.  Pour le reste le film est plutôt bon (l'actrice principale a d'ailleurs été très primée, mais Eniaa vous en parlera mieux que moi !), avec beaucoup de détails qui manquent évidemment, et des prises de liberté quant à la seconde partie de l'histoire, mais qui se justifient. Toutefois il y a pas mal de clichés concernant le monde "réel" et la réadaptation de Jack, mais bon, en à peine deux heures, il faut bien en arriver au happy end :p. 
Eniaa a lu ce roman en VO, et moi en Français. J'ai trouvé que la traduction était plutôt bonne. Malgré le point de vue enfantin, je n'ai pas trouvé les mots ridicules ou niais (bien moins que dans la version canadienne du film, vive les pirates ^^) et le choix de donner un genre aux objets (qui n'en ont pas en Anglais) ne m'a pas gênée. Il faut s'habituer au début à lire "Madame" et "Monsieur" pour les objets, mais ça vient très vite. Le style est suivi d'un bout à l'autre du roman, et on n'est plus surpris des erreurs de syntaxe, sciemment utilisées. C'est un point de vue interne parfaitement réalisé, alors qu'il n'est pas évident de se mettre dans la tête d'un enfant sans tomber dans la gagaterie ou la niaiserie. 

En résumé une lecture mémorable, décidément avec Eniaa on enchaîne les coups de coeur ! On a vraiment plein de goûts en commun et ça c'est trop chouette. On a d'ailleurs déjà une idée de notre prochaine LC :p

dimanche 12 juin 2016

TAG des Livres Séducteurs

Eniaa, ma chère baleine, m'a nommée pour ce TAG et j'ai trouvé le concept vraiment sympa. Les idées me sont venues rapidement donc je lui ai promis de le faire. Alors voilà, je me lance dans sa rédaction :).
NB : je vous laisse un lien à chaque fois vers la critique que j'avais faite sur le roman en question. A vous de trouver où le lien ce trouve :p

Phase 1 : Attraction initiale – Un livre que j’ai acheté pour sa couverture…
Les Outrepasseurs, tome 2, La Reine des Neiges, de Cindy Wilder
J'avais beaucoup aimé le tome 1 et j'avais envie de continuer. J'aurais pu attendre pour essayer de l'emprunter mais je l'ai trouvé dans une belle librairie à Bordeaux et me suis fait plaisir. La couverture est tellement belle ! Bleue et argentée, magnifique ! Toutefois j'ai été déçue par le roman... Je vous laisse aller voir ma critique ici

Phase 2 : Premières impressions – Un livre que j’ai acheté pour son résumé…
Wild de Cheryl Stayed
C'est Margaud, en en parlant sur sa chaîne et son blog, qui m'a donné envie de me lancer avec ce roman. Il est arrivé à point nommé, pendant une période un peu troublée. J'avais besoin d'aventure, de courage et de résilience. 

Phase 3 : Conversation agréable – Un livre avec une superbe écriture…
Forcément je ne peux pas ne pas évoquer Marcel. Marcel (Proust bien sûr !) a une écriture certes alambiquée, mais qui épouse parfaitement les méandres de la pensée. Et c'est ce que j'adore ! Je suis loin d'avoir tout lu de cet auteur, je reconnais qu'il faut s'accrocher parce que les phrases interminables ça devient fatiguant, mais ce sont des livres que je peux simplement feuilleter et rien que le style m'enchante. J'adore aussi sa façon de penser la littérature, la lecture, et tout et tout. J'adore le Contre Sainte-Beuve et son essai sur la lecture. 

Phase 4 : Premier rendez-vous – Le premier tome d’une saga qui m’a donné envie de lire le reste de la série…
Les Outrepasseurs, tome 1
Comme je l'évoquais précédemment, j'ai adoré le premier tome des Outrepasseurs (encore une fois, merci Margaud de me les avoir fait découvrir !). Mais j'ai malheureusement été déçue par le tome 2... et je ne compte pas lire le tome 3. En fait je ne suis pas très séries... Je peux tout de même en citer une autre : la série Twilight. J'ai aimé le tome 1 en VO, ai lu avidement le 2 et attends le bon moment pour lire le 3 (et sans doute le 4 !). 

Phase 5 : Appels jusque tard dans la nuit – Un livre qui m’a tenue éveillée toute la nuit…
Vango, Timothée de Fombelle
J'ai adoré les aventures de Vango. Je pense que c'est un dyptique qui est tombé au bon moment. Je ne sais pas si je le lirais avec le même engouement maintenant. Mais en tout cas, à l'époque, il m'avait pas mal tenue éveillée : quatre jours pour lire les deux tomes, c'est dire ! 
Sinon je suis en train de lire un roman en LC avec Eniaa, Room d'Emma Donoghue, et lui aussi il me tient bien bien éveillée :p. 

Phase 6 : Toujours dans ma tête – Un livre auquel je ne peux m’arrêter de penser…
Seul sur Mars de Weir Handy
J'ai vu ce film au cinéma, et dès le début je me suis dit : voilà le genre de film que j'aime. Alors quand j'ai su qu'il existait un roman, ni une ni deux je me suis lancée... et encore avec ma chère Eniaa ! Elle est partout ici, le TAG, les LC, et que des bonnes idées. On a donc commencé notre lecture et l'une comme l'autre on a été transportées. Je vous laisse le lien vers mon article ici. En tout cas ce roman m'a permis de bien cerner le genre de roman qui me tient en haleine : les romans inspirés de faits réels ou potentiellement réels, et qui racontent comment des personnes qui pourraient être réelles (vous suivez toujours ?) s'y prennent pour s'en sortir. Donc je pense toujours à ce roman, dans l'espoir d'en découvrir d'autres du même genre (et ma LC du moment, grâce à Eniaa, est de ce genre !!). En connaissez-vous d'autres d'ailleurs ?  

Phase 7 : Passage à l’acte – Un livre dont j’aime l’odeur, le toucher…
Fangirl de Rainbow Rowell, en édition anglaise
Ce livre a été une découverte et une expérience de dingue. Sur les conseils de Bouille du feu blog "et en plus elle lit", j'avais commandé ce roman en VO; un de mes premiers d'ailleurs. Et je n'ai pas du tout été déçue. Et en plus d'être un super roman, ce livre est un bel objet. Il est vrai que la couleur de la couverture peut sembler un peu hasardeuse, mais la matière est super douce. En plus la police des romans Anglais est toujours chouette, les pages grandes sans être du format de nos brochés à nous, et l'épaisseur est idéale. Un espèce de coussin de bonheur. Et qui en plus sens le bon papier dès qu'on l'ouvre !

Phase 8 : Rencontre avec la famille – Un livre que je recommanderais à ma famille, à mes amis…
Le Chuchoteur, Donato Carissi
J'ai adoré ce roman, encore une fois découvert grâce aux conseils de Margaud. Par conséquent je le conseille à tout le monde (même s'il vaut mieux vérifier que la personne aime les polars un peu glauques :p). 

Phase 9 : Penser au futur – Un livre que je relirai plusieurs fois…
Beauvoir in Love, Irène Frein
Ce livre a été une fabuleuse découverte, survenue en plus totalement par hasard, dans une librairie. Depuis longtemps j'apprécie beaucoup cette auteure, et en découvrir une biographie (alors qu'elle a écrit une immense autobiographie) était une aubaine. Je ne me suis pas trompée, et j'ai dévoré ce roman, très fin et juste. 

Voilà voilà, j'espère que ce TAG vous aura plu. En tout cas il m'a permis de me replonger dans mes meilleurs souvenirs livresques :).
Je nomme : Emma, Tiphanie et A-Meli-Melow, si elles ont envie de se lancer :p

jeudi 2 juin 2016

THE Interview


Aujourd'hui on a interviewé MARGAUD !!

Je ne pouvais pas attendre pour publier : ce matin, avec mes élèves de Seconde, on a interviewé Margaud Liseuse par Skype :p !! C'était vraiment chouette. Avec Margaud on se connait plutôt bien puisque depuis bientôt un an, on s'envoie pas mal de messages, on parle beaucoup et là on a pu se parler en vrai :). Je n'avais pas cours une heure avant, donc on a pu prendre le temps de papoter. Et puis mes élèves sont arrivés, et là c'était parti !
Je vous joints ici ce que j'ai rédigé à partir des questions qu'ont posées les élèves. 

Comment l’envie de faire une chaîne YouTube t’est-elle venue ? 
L’envie de commencer une chaîne youTube lui est venue comme ça, il y a 5 ans. Une envie fugace de faire partager sa passion de la lecture, et qui s’est transformée en véritable investissement quotidien. 
Comment as-tu appris à utiliser le logiciel de montage vidéo ? 

Au début la maîtrise du logiciel de montage n’était pas chose facile, mais peu à peu elle a appris à s’en servir. Avec une moyenne de 2 vidéo par semaine, un bon logiciel lui est devenu nécessaire, mais il est possible d’utiliser des logiciels gratuits pour débuter. 

Pourquoi avoir choisi une bibliothèque comme décor ? Est-ce incontournable pour une chaîne BookTube ?
Le choix de son décor est tout à fait personnel, et en aucun cas la bibliothèque n’est incontournable pour présenter une vidéo BookTube (même si c’est ce que choisissent de nombreux BookTubeurs). La bibliothèque de Margaud, qui compte pas moins de 750 livres, s’est imposée pour elle comme le décor le plus évident. « C’est logique de parler de livres en montrant des livres ». Mais elle a tourné ses premières vidéos sur son canapé, dans un tout autre décor. 

Comment choisis-tu les livres que tu présentes ? 
Margaud ne se laisse en aucun cas dicter ses choix par les modes du moment ou les auteurs à succès. Elle lit selon ses envies, selon ce qui se présente, en piochant toutefois dans les contemporains. 

Prépares-tu les plans de tes critiques à l’avance ou improvises-tu ? 
Margaud aime son indépendance, et ce même vis-à-vis de ses vidéos. Ainsi elle ne prévoit pas de plan, elle y va au feeling. Les seuls stéréotypes de BookTubeuse qu’on peut lui trouver sont : les chats et le thé. 

Comment procèdes-tu pour donner envie de lire un livre ? Quels seraient tes conseils ? 
« Ce qu’il faut absolument éviter, pour donner envie à quelqu’un de lire un livre, c’est de trop en dire. Il faut un juste dosage. »

Est-il difficile de donner un avis négatif sur un roman ?
Non, nous explique-t-elle. Ça n’est pas difficile de descendre un roman. Ce qu’elle évite de faire d’ailleurs trop brutalement. Il est toujours plus simple de lister le négatif. Ce qui est plus compliqué, c’est d’expliquer un coup de cœur ; faire comprendre aux autres pourquoi on a autant aimé un livre. 
Elle nous a ensuite parlé un peu d’elle, de la manière dont elle gère sa vie de femme, de libraire à domicile et de BookTubeuse. Elle nous explique que tout est question de planning, qu’il faut bien s’organiser pour réussir à tout faire. 

Elle vit sa notoriété de façon très humble (33 000 abonnés pour une chaîne littéraire, c’est assez énorme !). Pour elle ce ne sont que des chiffres, assez immatériels. Elle gagne environ 70 euros par mois grâce à ses vidéo, ce qui bien entendu ne la dispense pas d’avoir un travail à côté. Son métier de conseillère sur une des premières librairies en ligne lui convient parfaitement puisqu’elle peut faire ce qu’elle préfère : conseiller des gens. N’hésitez pas à y jetez un œil d’ailleurs. 

Elle a fini en nous conseillant quelques romans : 

Des romans qui plaisent aux garçons :
- La trilogie Le Labyrinthe par James Dashner 
- Aeternia de Gabriel Katz 
Des romans incontournables pour toutes et tous : 
- La Passe-Miroirs de Christelle Dabos (deux tomes sont sortis pour le moment)
- Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire de Daniel Handler
- Dracula de Bram Stocker
- Into the Wild de John Krakauer
- L’Assassin Royal de Robin Hobbs 
- Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguie
Et tous les romans des Collections Sarbacane et Rouergue

C'était vraiment une chouette expérience, pour moi comme pour mes élèves. Ils ont réussi à trouver plein de questions imprévues à lui poser, je suis bien fière d'eux :). Je vais leur demander demain ce qu'ils ont ressenti, mais je crois qu'ils étaient contents.
Voilà voilà, moi je suis bien bien contente en tout cas !!
Et en complément, l'interview qu'avait réalisée Ludo il y a quelques mois.

MERCI encore Margaud !! <3 <3 <3
Dis

dimanche 29 mai 2016

Petit bilan de bonnes lectures

Je suis enfin de retour ici pour un petit bilan lecture. Je suis très occupée en ce moment, c'est la fin de l'année, bientôt le bac, bref, on ne s'ennuie pas ! Ajoutons à cela diverses autres petites activités bien sympa et voilà que je manque de temps pour lire, mais aussi pour écrire ici.
Pour résumer je ne lis quasiment que le soir dans mon lit, et comme je suis fatiguée je m'endors vite... donc je ne dépasse pas les 30 à 40 pages par jour. Je vous laisse imaginer le nombre de livres dont je vais vous parler ! Sachant aussi que je sors d'une panne de lecture et que j'ai commencé quelques livres que j'ai abandonnés... Bref bref, un petit bilan donc, mais deux (oui, deux...) très bonnes lectures. La première est un petit roman que m'a conseillé ma collègue du CDI (encore elle ! Si tu passes par là, merci ! :p) :

J'avais dix-huit ans d'Elisabeth Fanger.
Ce livre s'inspire d'une histoire vraie, celle d'une jeune fille de bonne famille qui tombe amoureuse de Bada, un bandit. Je suis sortie de ma panne de lecture grâce à ce livre, qui m'a tenue en haleine. Je l'ai lu très vite d'ailleurs, et avec beaucoup de plaisir. On voyage avec l'héroïne dans de nombreux pays, et on suit ses galères, de l'amour à la déchéance. Presque un coup de coeur, mais le style reste un peu décevant (rien d'étonnant puisque c'est un témoignage). 
Ce roman illustre parfaitement la passion et tout ce qu'on peut faire de fou pour elle. La jeune fille va suivre Bada pendant sa cavale qui va durer plus d'un an, jusqu'à ce que le destin les rattrape et qu'elle se retrouve seule, aux mains de personnes peu recommandables. Toutes les émotions y passent, et j'avais toujours envie de savoir ce qu'il allait arriver à la jeune fille. 
Vous l'aurez compris, c'est un roman que je vous conseille fortement et qui se lit très bien. 
Notez que je ne vous ai pas mis ici la couverture du roman, mais c'est parce qu'elle est particulièrement insipide, dans la collection Poche en tout cas... Dommage, car cela donne moins envie de le découvrir. 


Le roman que j'ai lu ensuite, enfin sorti de ma PAL, est Les Adieux à la Reine de Chantal Thomas. J'ai déjà lu plusieurs de ses romans, dont L'Echange des Princesses que j'avais particulièrement apprécié. Les Adieux à la Reine existe également au cinéma, mais je n'en avais vu que des extraits. Je pensais donc qu'il allait beaucoup être questions de l'amour que semblait porter Marie-Antoinette aux femmes, comme le laisse beaucoup entendre le film ou du moins la bande-annonce, mais le livre est bien plus grave et documenté que cela. On suit la seconde Lectrice de la Reine, Léonie, pendant les trois jours qui suivent la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. On assiste avec elle aux bouleversements que subit un Versailles privé de ses domestiques, où les courtisans affolés oublient l'étiquette et sont paralysés par la peur. 

J'ai particulièrement apprécié découvrir de l'intérieur ce qui a pu se passer pour les nobles bientôt déchus. C'est assez effrayant. Tous leurs repères s'écroulent, ils ne comprennent pas ce qui leur arrive et se retrouvent prisonniers de leur cage dorée. L'accent du roman n'est pas davantage mis sur la Reine que sur les courtisans, et l'intérêt historique en est décuplé. Encore une fois j'ai pu apprécier la rigueur historique des références, et j'en ai appris beaucoup sur la cour. 
Un très bon moment de lecture. J'aimerais d'ailleurs découvrir davantage de romans historiques de ce genre. En connaissez-vous ? 

dimanche 15 mai 2016

Book Review du mois d'avril

Hello les amis ! Je reviens cette fois pour vous parler de livres. Et oui, je tiens toujours un blog livresque, et pas seulement un blog de voyage (dommage ^^). Je vais vous présenter ici deux romans que j'ai lus au mois d'avril : 

D'abord Vernon Subutex, de Virginie Despentes
Comme je m'y attendais, le roman de Despentes était fort en émotions et le langage haut en couleurs. Avec cette auteur plutôt pétulante et rock'n roll, j'ai été emportée par l'histoire presque dès les premières pages, et j'ai adoré suivre les aventures de tous ces pauvres ères. Virginie Despentes nous dépeint une galerie de personnages fracassés par la vie. On suit leurs aventures via Vernon, fil rouge qui les relie tous. Du batteur retraité au transsexuel vétéran du porno, toute la flore bigarrée des nuits parisiennes y passe, pour notre plus grand plaisir. 
Un très bon moment de lecture. Chaque chapitre est centré sur un personnage. Seuls les deux premiers, qui mettent en place la décadence de Vernon, ancien disquaire désargenté, m'ont semblé un peu longs. Après le tempo était donné. Seule difficulté : ne pas se perdre parmi tous ces personnages, qui ont tous un lien entre eux. J'espère d'ailleurs que le tome 2 nous replacera bien le contexte, car je ne pense pas le lire tout de suite. Presque un coup de coeur donc, ne manque plus que le tome 2 confirmer cela :).

Ensuite j'ai lu, par hasard, prêté par ma maman, un roman de Willa Marsh. Pour vous situer, il s'agit d'une auteur anglaise qui écrit des romans à la sauce soooo british, avec plein de petits clichés et cet humour tout en retenu. La tasse qu'on boit le petit doigt levé quoi.
Ce roman s'appelle Une famille délicieuse. De prime abord l'intrigue fait un peu penser à celle de Meurtre entre soeurs (oeuvre la plus connue de cette auteur), puisque le roman s'ouvre sur un manoir habité par deux soeurs, dont les liens sont très forts. On comprendra peu à peu pourquoi, et c'est ce qui fait tout l'intérêt de cette histoire, qui a failli me tomber des mains avant la 100ème page. Heureusement que j'ai persévéré, parce que la suite ne m'a pas déçue. On apprend peu à peu quels sont les véritables liens qui unissent les deux soeurs aux autres membres de leur famille, et on en sait davantage sur leur passé amoureux. J'ai beaucoup apprécié cela. On est surpris lorsque les vérités sont dévoilées, tout en s'y attendant. Chaque information est distillée peu à peu, et ce pour notre plus grand plaisir. Et puis la couverture est trop mignonne !!
Un bon roman. Pas un coup de coeur, il m'en aurait fallu plus, surtout au début. Mais un bon moment. 

Avez-vous déjà lu des romans de Willa Marsh ? 

samedi 7 mai 2016

La Corée sous nos yeux #3


Quelques habitudes surprenantes en Corée 


Me revoilà pour un nouvel article sur la Corée. Ce voyage nous a vraiment marqués, tant par le dépaysement que nous avons vécu que par ce que nous avons pu découvrir sur la culture du pays. Je vous ai déjà parlé de la nourriture et de la lecture (de rigueur sur un blog littéraire non ?!); le temps est venu d'évoquer un thème qui me tient à coeur : les habitudes culturelles. Je réfléchis à l'écriture de ce chapitre depuis le début car c'est, avec la nourriture, ce qui m'intéresse le plus dans un pays étranger : la manière dont les gens vivent leur quotidien
Il est certain qu'en n'ayant pas vécu chez l'habitant, nous avons loupé énormément de choses. Mais rien qu'à déambuler dans les rues pendant quelques jours, en allant dans les hôtels et au restaurant, on se rend compte de certains penchants. Et ceux dont je vais vous parler ne sont pas toujours des plus attrayants ! Ayez le coeur bien accroché...

Première habitude, et pas des plus affriolantes : dans les toilettes publiques, le papier toilette usagé ne se jette pas dans la cuvette... mais dans une poubelle juste à côté. .................................
Heureusement que j'avais écouté quelques vidéo à ce sujet la veille d'entrer dans les toilettes d'un Starbucks... Comme tout est écrit en coréen, il est délicat de comprendre les nombreux panneaux qui jonchent la porte des toilettes, un peu alarmants... Mais la poubelle parle d'elle-même, quand vous avez la chance d'y arriver en fin de journée... Bon j'arrête là, je vois déjà vos mines déconfites. La mienne l'était aussi. 
Le plus surprenant dans tout ça, c'est que généralement l'odeur n'est pas horrible, comme on pourrait l'imaginer. Des femmes de ménage viennent régulièrement vider les poubelles, et les toilettes sont plutôt propres, particulièrement celles du métro ! Vous pouvez facilement en trouver un peu partout, et ça c'est un point très positif. Et puis elle n'est pas mauvaise, cette idée de ne pas jeter le papier dans la cuvette; la planète peut en être reconnaissante aux Coréens (qui, chez eux, jettent le papier dans la cuvette...). Mais bon, ça surprend au début, et c'est un peu rebutant. 
Ce n'est sans doute pas le seul pays à avoir cette habitude; je ne suis pas (encore !) une grande globe-trotteuse pour m'en être rendue compte. Et vous, vous aviez déjà vu ça ?

Une autre habitude, que nous Français trouvons inconvenante mais qui est totalement courante en Corée : cracher par terre. La première fois que j'ai vu quelqu'un mollarder ( oui c'est le mot, parce que ça n'est pas le petit crachat un peu discret, c'est le gros truc qui vole à 1 mètre, trajectoire linéaire, avec le bruit qui va avec !), donc la première personne que j'ai vue réaliser cette vilenie n'est autre qu'une MAMIE ! Sur le coup j'ai été choquée, je me souviens d'avoir secoué mon mari pour lui montrer la scène surréaliste. D'autant plus que la mamie était toute distinguée, propre sur elle avec son petit tailleur et ses talons... Finalement, en écoutant des vidéo le soir, j'ai entendu parler de cette fâcheuse habitude et ai compris que c'était juste...normal... 
En fait en Corée il est quasiment inconvenant de se moucher (en particulier à table) et l'habitude est de ravaler tout ça en reniflant bien bruyamment, pour recracher le contenu de vos poumons dans la rue, dès que possible. J'en ai vus des champions de la parabole, et entendus des athlètes de la narine. Dans le métro, à 5 centimètres de vous, c'est agréable. Mais rien de plus normal.
Comme quoi, les habitudes culturelles...

Pour continuer dans cette veine un tantinet scato, quelques mots sur les toilettes à douchette : inexistantes ou presque dans les lieux publics, elles sont présentes dans de nombreux hôtels. Et nous avons testé ! En plus du petit trou d'où sortent air ou eau, il y a à côté des toilettes un tableau de bord fort complexe composé de tas de boutons et de pictogrammes plus ou moins éloquents, qui vous permet de choisir ce qui va vous arriver où je pense. Entre nous, c'est assez désagréable... mais l'efficacité est indéniable ! 

Bref, je crois qu'il est temps de changer de sujet ! 
Je vous ai déjà parlé dans l'article sur la nourriture des habitudes à table et surtout au restaurant. Je m'étendrai donc pas sur la présence d'eau filtrée dans des sortes de bouteilles en plastique, ni sur les baguettes et cuillères à disposition dans des tiroirs à même la table. En revanche j'ai pu remarquer des choses concernant les habitudes de repas des Coréens dans les grandes villes : déjà il est possible de manger de tout à toute heure (un peu moins le matin, mais jusqu'à très tard dans la journée). Il y aura toujours un café ouvert, un Paris Baguette et surtout des marchands ambulants. Les supérettes sont également très nombreuses, pour aller chercher un sandwich au riz ou bien des boissons. Beaucoup de Coréens mangent aussi dans la rue, parfois à même le comptoir des petites baraques qui se déploient dès midi et font frire tout ce que voulez. Bref, trouver quelque chose à manger dans des grandes villes comme Séoul ou Busan n'est vraiment pas compliqué; c'est même la nourriture qui vient à vous dans la rue. 

Quelques mots sur le métro maintenant : les métro de Séoul et Busan sont les meilleurs métros que j'ai jamais vus ! Déjà leur usage est très simple : il suffit d'acheter une carte de voyage à un distributeur ou dans n'importe quelle supérette en ville, et de la recharger avec des sous quand vous voulez. Pas besoin de ticket, pas de pass spécial ou je ne sais quoi. Une simple carte suffit ! 
Dans le métro les gens sont très calmes, et les jeunes ont tous le nez collé à leur smartphone. Les quais sont sécurisés avec des portes en verre, les wagons sont plutôt grands, et liés les uns aux autres sans portes (comme sur la ligne 14 à Paris). Vous ne craignez rien dans le métro, comme ailleurs d'ailleurs : les pick-pockets sont quasiment inexistants en Corée. Dans un café, vous pouvez laisser votre ordinateur et votre téléphone sur la table pour vous rendre aux toilettes (et mettre votre papier dans la poubelle, hein, n'oubliez pas !) : vous les retrouverez à coup sûr en revenant ! Et je tiens ça de source sûre :). La seule chose que vous pouvez craindre en Corée : l'ire des plus âgés si vous leur piquez leur place. Il y a en effet, dans chaque wagon, des places réservées aux femmes enceintes et aux séniors. Heureusement que j'avais entendu, encore une fois dans une vidéo salvatrice, qu'il ne fallait pas s'y installer... Elles sont souvent libres mais dès qu'une personne respectable par son âge entre dans le wagon, elle s'y dirige directement, et gare aux regards noirs si vous entravez son avancée. 

Les personnes âgées sont très nombreuses en Corée, et particulièrement en forme ! Dans les parcs il n'est pas rare d'en rencontrer en train de jouer au badminton ou bien de faire de la musculation dans les salles en plein air prévues à cet effet. Ils savent vivre les Coréens !
Toutefois on a été presque choqués de voir le nombre de personnes âgés en train de vendre des choses dans la rue. Les mamies qui vendent quelques herbes à même le sol, les plus chanceuses qui ont un stand pour frire des beignets, ou bien ceux et celles qu'on voit traîner leurs lourds cabas pour faire leur marché ou aller vendre. Je ne sais pas quelles sont les retraites en Corée, mais c'était très surprenant et un peu déchirant d'en voir autant, surtout les mamies toutes frêles... Il semblerait qu'il n'y ait tout simplement pas d'âge limite pour travailler.
En revanche en Corée du Sud, point de SDF dans la rue, ou très très peu. C'est étrange comme la misère se cache ou prend d'autres formes.



Pour revenir sur une note plus gaie, autre chose qui m'a beaucoup plu à Séoul : les chaussettes !  
Il y a plein de stands dans la rue où on vend des chaussettes. Et pas n'importes lesquelles : les plus kitsch possible ! Avec des chats, des têtes de personnages, des couleurs, bref, j'ai adoré. En plus la paire coûte à peine 1 euro. Autant vous dire que je me suis fait plaisir. 
Et quand juste à côté de ce stand de chaussette vous trouver un magasin de fan de Kpop, vos yeux ont sont saturés ! 

Dans les rues, j'ai également pu constater une autre étrange habitude : les masques pour le visage. Il y a en partout, ils en vendent partout. Pour les filles comme pour les garçons. Simples ou en forme d'animaux; à base de bave d'escargot, d'argile, et que sais-je. Ils sont obsédés par leur peau. Pourquoi, je ne saurais vous le dire. En tout cas, je n'ai pas osé tester...^^


Dernière chose qui nous a bien fait plaisir : les cadenas en haut de la Tour de Séoul. Bien plus colorés que ceux de Paris, comme vous pouvez le voir :). 

Il resterait encore beaucoup de choses à dire, mais cet article est déjà assez long. Si d'autres idées me viennent, j'en ferai un autre sur le sujet. En attendant, je vous donne ici quelques bonnes adresses de vidéo à propos de la Corée, qui m'ont été fort utiles pour mieux comprendre le pays :

- les vidéo de Nunaya, qui a vécu plusieurs années en Corée 
- celles plutôt marrantes de la Ramen Team 

J'espère que cette vidéo (je viens de noter la méprise ! C'est sans doute parce que Margaud, dans sa vidéo Share the booktube, parle du blog en disant que j'écris un peu comme si je faisais une vidéo... donc j'inaugure l'arti-déo ! vous aura plu !

mercredi 4 mai 2016

Mon premier Service Presse ! (ou presque)

Il y a quelques temps, Tom Noti des Editions Assyelle m'avait contactée via la page Facebook du blog pour me demander si je souhaitais lire un de ses romans et en faire une critique. Heureuse de pouvoir rendre service, mais surtout de pouvoir découvrir des romans gratuitement et les lire en tant que "critique", j'ai sauté sur l'occasion. Me voilà donc lancée dans mon premier "service presse", et ça n'est pas sans une certaine fierté teintée de fébrilité que je vais tenter de rendre compte de cette lecture. 

Le premier roman de Tom Noti, Souligner les fautes, est un roman étonnant. Critique, acerbe, dérangeant parfois. Mais ça n'est pas que cela; c'est touchant, vrai, entier. L'auteur traite des problèmes de chacun : l'amour, la famille, les relations humaines, sur fond de classes de Primaire. Le héros est instituteur en formation; ses parents vieillissent; les parents, les élèves, les collègues et les copies envahissent son quotidien. Toutefois, ça n'est encore pas que cela : le héros, qui semble si amer par rapport à la vie, s'est frotté à elle peut-être plus que les autres. Au début on le déteste; mais à la fin, je crois qu'on l'aime. C'est cette ambivalence qui a fini de me séduire. 

Pourquoi j'ai aimé ce livre :
Parce qu'il évoque la réalité des classes, mais surtout des efforts quotidiens des enseignants pour gérer enfants et parents. Le tout sans angélisme et autres bisounours.
Parce qu'il raconte des histoires d'amour et d'amitié, sur le ton cynique d'un héros qu'on déteste mais qu'on comprend peu à peu. L'histoire du personnage se déroule et se dénoue, et on saisit tout doucement pourquoi il est si cynique.
Parce que les vacances des personnages se passent au soleil, et ça j'ai apprécié.
Enfin, j'ai beaucoup aimé l'aboutissement du roman... et n'en dirai pas plus.

Pourquoi j'ai moins aimé :
Au début du roman j'ai été un peu dérangée par les fioritures du langage, la suffisance du personnage, mais peu à peu on s'y fait et c'est finalement ce qui donne son originalité à ce livre.
Autre chose aussi : la couverture. Je m'attendais à un roman à la Marcel Pagnol. Un peu vieillot, un peu gentil. Finalement, rien à voir. Ne vous y méprenez pas ! 

Pour qui ?
Pour tous, mais peut-être particulièrement les enseignants. Ils seront d'autant plus touchés par les scènes décrites. Mais ne vous attendez pas à un roman sur les profs, leurs galères, leurs vacances et leurs jérémiades. Tout le monde peut trouver dans ce livre quelque chose qui lui parle : amis, parents, secrets de famille, engueulades, coucheries, tromperies, tout y passe. Ceci dit il est tout de même vrai que le début est savoureux quand on a soi-même pratiqué les bancs de l'IUFM :p.

Ce roman gagne à être connu. Merci à son auteur de me l'avoir envoyé. J'espère que cette courte critique sera rendre compte de la valeur de ce premier roman.

dimanche 24 avril 2016

La Corée sous nos yeux #2

La lecture en Corée 

Pendant notre voyage en Corée du Sud, même si on a été bien occupés, j'ai tout de même pris le temps de lire un peu. Non pas des livres coréens, j'en aurais été incapable (même si en une heure il est possible de maîtriser la lecture du hangeul, langue composée de 24 signes). Je ne parvenais qu'à lire quelques panneaux avec des noms de lieux, et c'était déjà pas mal ! 
Donc forcément je ne comptais pas m'acheter de nouveaux livres en Corée, non seulement parce que je ne pouvais tout simplement pas lire, mais aussi parce qu'on a croisé très peu de librairies. Les seules fois où nous en avons croisées, j'ai pris des photos, et voilà ce que ça donne :



Première impression : l'immensité du magasin. Les rayons sont gigantesques, très profonds et bien remplis. On n'a même pas eu le courage d'aller jusqu'au bout; le rayon des A fait presque à lui seul la taille d'une petite librairie ! Il y a aussi beaucoup de couleurs, certains titres sont en anglais mais c'est trompeur puisque le contenu est en Coréen. 




La plupart des libraires que nous avons croisées se trouvaient dans les sous-terrains près du métro, ou dans les grands malls. Quelques cahutes vendent des magazines dans les stations, mais pas autant qu'en France. Dans les rames du métro, les gens (surtout les jeunes) sont tous sur leur portable et ils ne semblent pas lire. Il semblerait donc que les coréens prennent peu le temps de s'adonner à ce loisir... Mais quand j'y réfléchis, cela paraît tout de même étrange. La Corée du Sud a tout de même été à l'honneur du Salon du Livre de Paris cette année; les librairies, bien qu'elles semblent peu nombreuses, sont immenses et le rayon des best-seller aussi. Donc, même si on ne les voit pas lire, la lecture et le livre ont tout de même une place importante en Corée du Sud; cet article que j'ai trouvé en écrivant ici le prouve. La Corée est un pays de lettrés... mais des lettrés qui se cachent (d'après ce que nous avons pu observer).



Je profite également de cet article pour vous toucher un petit mot du livre que j'ai lu pendant le voyage. Malheureusement il ne s'agit pas d'un roman coréen traduit (j'aurais aimé mais n'ai pas pris le temps de chercher), mais d'un roman que je veux lire depuis longtemps et qui sommeillais dans mes étagères : Les Lieux Sombres de Gilian Flynn. 

C'est un des thrillers préférés de Margaud, et un des meilleurs de cette auteur, que j'avais adoré avec Gone Girl (enfin adoré surtout au cinéma, puisque le livre m'était malheureusement tombé des mains...). Je me suis donc lancée en étant plutôt sereine quand aux bons moments que j'allais passer. 
Je ne vais pas vous faire de résumé; je pense que dans un thriller, c'est le suspense qui fait tout. En tout cas je peux vous dire que j'ai apprécié cette lecture, sans grands frissons mais avec l'envie de tourner les pages. En bref, pas de feu d'artifices mais des moments de lecture agréables. 
Les personnages et leurs liens m'ont fait penser à la série des Neshov d'Anne B. Ragde, que j'avais lue il y a quelques années. Une famille pauvre, qu'unissent des liens complexes et encore plus en raison des événements tragiques qu'elle a rencontrés. On alterne entre le passé et le présent, entre les points de vue et les moments. On ne s'y perd pas, la lecture est plutôt fluide. L'ambiance est noire mais aussi très humaine, la police n'intervient que très peu, et on a surtout affaire à un marasme psychologique. Les personnages souffrent, avant comme après la tragédie, mais se relèvent peu à peu. 
Un très bon thriller, une saga familiale sombre mais à la psychologie profonde. Je ne peux que vous le recommander, sans que ça soit pour moi un coup de coeur. 

Avez-vous déjà lu des romans coréens ? Lesquels me recommanderiez-vous ?