jeudi 29 mars 2018

Qu'est ce que j'ai lu pendant ce mois de mars ??!

Hello à tous !
Je crois que j'inaugure une nouvelle sorte d'article : le bilan mensuel. Comme je suis beaucoup sur Instagram, je prends moins de temps pour écrire des articles et finalement davantage pour lire. Je vais donc faire un bilan de ce mois de Mars qui s'achève, et au cours duquel j'ai pas mal lu : 10 romans en tout, et pas que des petits !

Mes coups de coeur 




Pesona, tome 1, Les visages de Victoria Bergman, Erik Axl Sund
Ce premier tome de la trilogie m'a complètement happée ! C'est un thriller psychologique décapant, et j'en avais rarement connu de cette trempe. J'ai lu avec grand plaisir les parcours croisés de Sofia, une thérapeute un peu spéciale, et Jeannette, une inspecteur de police qui n'a pas froid aux yeux. Une sombre affaire de meurtre sur mineur va les rapprocher, et leur faire découvrir les côtés sombres d'une certaine Victoria Bergman...
Je ne vous en dis pas plus. Mais sachez que ce livre fait vivre de sacrés rebondissements; je lirai la suite avec plaisir ! 

Un fils en or, Shilpi Somaya Gowda

Depuis le temps que j'en entends parler, je me suis enfin lancée. Ce roman faisait d'ailleurs partie d'une sélection Folio de l'an dernier. J'ai tardé, j'ai tardé, mais pour quel plaisir !
J'ai complètement adoré suivre le parcours d'Anil, un jeune Indien curieux et bon élève, qui réussit à intégrer l'internat d'un prestigieux hôpital Américain. Son parcours sera semé d'embûches, les médecins ne sont pas tendres avec les internes et le métier d'urgentiste est franchement délicat. En parallèle, en Inde, Leena est mariée à un homme qui s'avère plein d'irrespect et de violence. Leurs deux vies n'ont rien à voir et pourtant. Anil rentre régulièrement en Inde pour assurer la relève de son père en tant que juge des conflits du village, et l'occasion de se revoir se présente. Les deux amis d'enfance vont alors voir leurs vies se croiser, pour le meilleur et souvent le pire.
Le dessin que ce roman brosse de la vie en Inde est passionnant, dérangeant aussi. Et le portrait de l'hôpital américain l'est tout autant. Cette manière de mêler deux univers totalement opposés est véritablement original et m'a complètement happée. Je n'avais qu'une envie, celle de savoir ce qui allait arriver à chacun des personnages. Je vous le conseille donc vivement ! 

A durée déterminée, Samantha Bailly

Après avoir adoré Les Stagiaires, j'attendais avec une grande impatience la sortie de la suite au Livre de Poche. Dès qu'il est arrivé en librairie je me le suis offert et ai commencé ma lecture, qui s'achève trop rapidement ! Il me reste à peine une centaine de pages quand j'écris cet article, mais je veux vous en parler.
Dans ce deuxième tome de la trilogie, Ophélie est en CDD chez Pyxies. Elle n'est plus stagiaire, mais ne fait pas non plus totalement partie de l'équipe. Ce statut intermédiaire n'est pas évident à gérer, surtout quand sa manager lui reproche d'être trop porche des stagiaires... 
On retrouve dans ce roman ce qui m'avait plu dans le premier : des conversations par Communicator (ça sonne tellement Terminator !), des SmS, des soirées, et puis plus sérieusement des réflexions sur l'entreprise, la jeunesse, ce qu'on fait de notre vie quand on a entre 20 et 30 ans. J'aime bien le nouveau personnage de Samuel, qui a 29 ans, une thèse inachevée et une dépression à peine soignée. En allant chez Pyxies, il va retrouver un peu de sens à sa vie partie à vau-l'eau.
Je m'attendais à ce que les deux personnages, Ophélie et Samuel, aient forcément une histoire ensemble. Je ne vous en dis pas plus, mais Samantha Bailly a su encore une fois nous surprendre.
Décidément j'adore les romans de cette auteure, qui me font passer d'excellents moments de détente à chaque fois. Il faudrait juste qu'ils fassent 1000 pages au lieu de 400...^^ ( à bon entendeur :p).

Des coups de coeur très différents. Mais je trouve que c'est agréable de varier ses lectures. Pas vous ?

De bons moments de lecture, avec des livres qui font parler ! 






Sauveur et Fils, saison 4, Marie-Aude Murail
Nous revoilà avec Sauveur et tous ses enfants, dont un seul est le sien. Avec tous ses hamsters aussi. Et avec tous ses patients. Ce dernier tome de la saga nous satisfait parce qu'on a ce qu'on attend : le récit des rendez-vous de Sauveur et de ses consultations. On adore. Mais pour le reste, il n'y a pas tellement d'évolution : sa relation avec Louise n'est semée que de rêves dont on ne sait s'ils les réaliseront; Lazarre est très discret, Gabin un peu moins. Il arrive pas mal de mésaventures à Jovo. Mais rien de révolutionnaire. Pourquoi d'ailleurs est-ce le dernier tome ?
Bref, un super moment de lecture comme à chaque fois, mais je m'attendais à une vraie fin. Peut-être est-ce finalement une bonne nouvelle : une suite ... ??

Tortues à l'infini, John Green
Aïe aïe aïe je ne suis pas bien partie avec ce roman dont pourtant tout le monde parlait... Dès les premières pages j'ai senti le John Green a plein nez. Je m'explique : des personnages un peu marginaux, un gars, une fille, une histoire d'amour hyper mignonne (trop pour être honnête, trop angélique...). Pourtant la première page m'avait accrochée : les tocs de Aza et ses pensées obsessionnelles. Un thème jamais traité et qui me touche particulièrement. Toutefois, cette impression de déjà-vu m'a refroidie et j'ai laissé un peu de temps avant de redonner une chance à ce livre. Quand je l'ai repris, je l'ai lu jusqu'au bout et assez vite, mais sans réel plaisir. Mis à part le thème des pensées obsessionnelles, je n'ai rien trouvé d'original à ce roman...



Hier encore, c'était l'été, Julie de Lestrange
J'avais entendu pas mal de bien sur ce roman, notamment qu'il était facile à lire et sans prise de tête. Je l'ai donc acheté quand j'ai senti que je risquais la panne de lecture après avoir englouti pas mal de romans. Et j'ai eu bien raison car il se lit bien et vite.
On suit plusieurs personnages de 20 ans à 28 ans environ, leurs bouleversements amoureux, familiaux, amicaux. Un personnage de garçon notamment, Alexandre, qui adore sa grand-mère, a un meilleur ami sympa et des amours complexes. Tout ne va pas être facile dans sa vie, mais le tout est raconté avec simplicité. Ce roman raconte finalement la vie de jeunes parisiens assez bobo, dont les parents ont les moyens mais qui galèrent quand même.
A prendre pour ce que c'est, un roman sur une génération gâtée dans l'enfance mais pour laquelle le passage à l'âge adulte n'est pas si simple. Du déjà lu, rien de très innovant, mais on passe un bon moment et on s'attache à certains personnages. 



La disparition de Stephanie Mailer, Joël Dicker

Ahlàlà ce roman a fait couler pas mal d'encre depuis sa sortie. Comme tous les romans d'auteurs à succès : on attend mieux ou pareil que des autres. Pas toujours facile ! En l’occurrence, ce dernier opus made in Dicker a partagé les lecteurs. Il y a ceux qui adorent, mais surtout ceux qui ont bien aimé mais préfèrent les autres. Pour ma part, j'ai bien aimé, passé de bons moments de lecture, mais ne crie pas au chef-d'oeuvre. Mon passif avec ses deux autres romans n'est pas non plus pour rien dans mon impossibilité à donner un avis construit par rapport à eux : j'ai lu La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert il y a très longtemps (au moment de sa sortie en Poche je crois...) et Le Livre des Baltimore et moi avions eu un mauvais timing : je l'avais lu au mauvais moment et il ne m'avait pas plu... Bref, je le juge non pas à l'aune de ses grands-frères, mais pour ce qu'il est un : un sacré pavé, avec plein de personnages et une enquête complexe. 
Je ne ferai pas de résumé du roman car je risque de vous spoiler. Mais en gros, l'auteur ne cesse les allers et retours entre deux époques : 1994 et 2014. Dans la petite ville d'Antea, le festival de théâtre de l'été fait couler beaucoup d'encre et de larmes. En effet, c'est à ce moment que le maire et sa famille ont été assassinés, et que 20 ans plus tard, Stephanie Mailer disparaît...
J'ai bien aimé le suspense qui règne autour de ces disparitions, mais ce n'est pas ce qui m'a tenue le plus en haleine. J'ai préféré ce qui distingue clairement ce roman d'un polar : la variété des personnages, et la plongée plus ou moins profonde dans leur intimité. On découvre trois policiers dont deux, Jesse et Dereck,  étaient en charge de l'enquête de 1994. Anna est quant à elle nouvellement arrivée. Ce qu'on peut dire, c'est que leur vie n'est pas simple : divorcée pour l'une, traumatisé pour l'autre, et le dernier hanté par des évènements qu'on devine mais ne découvre que vers la fin. Finalement l'enquête n'est peut-être pas là où on la croit. C'est plutôt autour des personnages que le mystère règne : qu'est-il arrivé à Natasha, la copine de Jesse ? Qui sont vraiment le directeur du journal pour lequel travaillait Stephanie, ou encore son ex-colloc, ou bien encore le critique littéraire Ostrovki ? J'ai oublié plein de personnages, mais ils sont tous complexes, avec des vies mouvementées et des passés plus que troubles... J'ai d'ailleurs été très intriguée par la fille d'un des personnages, responsable de la mort d'une de ses amies... Cette jeune fille n'a aucun lien avec Stephanie Mailer et pourtant. C'est ce qui fait la richesse de ce roman : l'abondance des personnages, dont l'auteur nous dévoile peu à peu des pans de vie, et pas toujours des plus jolis. 
En bref : j'ai aimé, j'ai passé de bons moments, j'ai lu lentement, en le savourant et sans être impatiente (donc clairement, on est loin du polar !). Mais soyons honnêtes : le style n'y est pas, certains passages sont bâclés (OMG les répétitions !) et on rencontre ça et là fautes de frappe et autres coquilles.
Je reconnais cependant ceci : c'est un tour de force que rédiger un livre aussi dense; un tour de force aussi que de faire lire un tel pavé à tant de gens. Toutefois, je pense que ce livre sera vite oublié; on n'en fera certainement pas un chef-d'oeuvre.


Deux Services Presse pour Syros

 


Un plaisir régressif


Je n'en dirai pas beaucoup à propos de ce roman si connu... Juste que j'ai pris grand plaisir à redécouvrir un polar qui avait énormément marqué mon année de 6ème je crois. Je me souviens avoir adoré essayer de deviner l'identité du meurtrier. Or c'est quand même délicat. Cette histoire est bigrement bien construite, autour de cette comptine un peu angoissante. Un plaisir régressif très agréable !

Une déception...


L'intrigue de cet opus a pourtant tout pour plaire : Camille, une jeune femme proche de la trentaine, a des problèmes de coeur depuis l'enfance. Or, depuis sa dernière greffe, elle a l'impression de changer. En fait, elle connaît l'angor : plus qu'une angine de poitrine, ce phénomène étonnant fait que les cellules greffées d'un coeur agissent au-delà de leurs fonctions physiologiques et font ressentir à l'hôte des émotions de son ancien propriétaire. Et quand Camille découvre qui il était, elle a toutes les raisons de s'inquiéter...
Sharko et Hennebelle ont de leur côté des nuits écourtées par leurs jumeaux nouveaux-nés, et la jeune femme piétine et fulmine de ne pouvoir reprendre le travail. J'adore ces deux policiers, le sujet de la greffe est intéressant. Alors pourquoi j'ai fini par abandonner ma lecture ? Déjà parce que les meurtres sont horribles : tortures, souffrances terribles, fétichisme, enfermement... c'est glauque, ultra glauque. Je préfère quand l'enquête est davantage tournée sur des questions scientifiques. Et puis ça ressemble beaucoup à ce qu'on a déjà lu de l'auteur. A tel point que je me suis demandée si je ne faisais pas une relecture sans m'en rendre compte... Encore une fois des voyages, des activités troubles, les milieux underground, etc...
N'ayant pas plus envie que ça de frisonner ni de me prendre la tête sur la question de l'adoption en Amérique du Sud, j'ai décidé d'abandonner cette lecture. Et ce n'est pas tout de suite que je relirai un thriller. D'autant que le dernier Thilliez, Sharko, m'a déçue. Bref, un bon thriller mais qui n'a pas matché avec moi :p. 

mercredi 28 février 2018

Raison et Sentiments, L'amie prodigieuse 3, le dernier Paula Hawkins et d'autres

Du meilleur au un peu moins !


Raison et Sentiments, Jane Austen

Je me suis surprise moi-même à prendre autant de plaisir à découvrir ce roman si connu de Jane Austen. J'avais eu une bonne expérience avec Orgueil et Préjugés, mais on m'avait dit que celui-ci était peut-être moins bien. Quoi qu'il en soit je me suis lancée, et j'ai apprécié suivre les histoires de coeur de Marianne et Elinor, la première guidée par la passion, l'autre par la raison. Elles rencontrent des hommes, sont pleines de préjugés, et puis finalement tout s'arrange... ou presque. J'ai beaucoup aimé l'histoire de Marianne avec Willoughby, avec ses sentiments réels, et puis les secrets, les non-dits, et les convenances qui empêchent de se dévoiler. Les moeurs et pensées de ce siècle sont très bien retranscrite à travers les dialogues, mais c'est toujours ce qu'il me manque chez Austen : des descriptions des lieux, des gens; une atmosphère plus saisissable.  Même si ils transparaissent dans les pensées des personnages, les lieux manquent de consistance à mon goût. Mais c'est le style Austen, et je m'y plie et m'y plais malgré tout ! J'ai lu ce pavé très vite, je n'en revenais pas moi-même. Le style de la grande dame demande un peu de concentration mais une fois qu'on est dedans, ça roule tout seul ! 

Une petite comparaison avec le si célèbre Pride and Prejudice ?
Certes il n'y a pas dans ce tome le même humour ravageur que dans Orgueil et Préjugés; certes Elinor n'est pas Elizabeth Bennet. Mais les secrets et les rebondissements sont plus nombreux et nous tiennent en éveil.  Une très bonne lecture donc ! 




Au fond de l'eau, Paula Hawkins

Dans un tout autre registre, j'ai eu l'occasion de découvrir le nouveau thriller de Paula Hawkins. Je n'ai pas de souvenir précis de La fille du train, juste que j'avais plutôt aimé mais avais été déçue par rapport aux éloges que j'entendais à son propos. Cette fois j'ai été voir quelques critiques mais elles étaient peu nombreuses et hétérogènes : tout ou rien. Je me suis donc lancée, sans trop d'a priori. Et j'ai tout de suite été happée par ma lecture. Certes il y a beaucoup de personnages, ce qui peut sérieusement nous embrouiller au début. Mais on s'y fait, et l'intrigue se révèle plutôt complexe : des femmes se sont donné la mort dans la rivière, en sautant de la falaise, et ce depuis des années. La dernière en date est Nel Abbott, une femme qui s'était justement lancée dans l'écriture d'un récit basé sur ces diverses morts étranges. Mais en écrivant Le Bassin aux Noyées, elle s'attire des ennuis et finit elle aussi par trouver la mort...Suite à cela, sa soeur Jules vient prendre en charge sa nièce Lena, bouleversée quelques semaines plus tôt par la mort de sa meilleure amie dans les mêmes conditions obscures. 
Vous l'aurez compris, ce livre exploite la métaphore de l'eau meurtrière d'un bout à l'autre, dans une ambiance un peu étrange. Le petit village devient la proie de nombreuses superstitions, et la rivière lieu d'angoisses et d'attirance. En alternant les points de vue de nombreux personnages, Jules, Léna mais aussi Erin l'enquêtrice et son chef, ou encore Patrick le père du policier, l'auteur nous permet d'avoir accès à ne nombreuses pièces du puzzle. Mais il reste flou malgré tout, comme si on le regardait au fond de l'eau.
La fin m'a un peu déçue mais le reste du roman est intriguant, il nous tient en haleine d'un bout à l'autre. J'ai donc passé de très bons moments de lecture, sans crier toutefois au chef-d'oeuvre. 

L'Amie Prodigieuse 3 : Celle qui fuit et celle qui reste, Elena Ferrante

Acheté le jour de sa sortie (pour le symbole !), ce roman attendais dans ma PAL de sûreté, sous mes yeux, depuis trois semaines au plus avant que je ne l'entame. J'avais hâte et en même temps un peu peur... Comme c'est une suite, qui plus est d'une saga qui fait beaucoup parler, on a fatalement des attentes... Je me suis finalement lancée, et heureusement qu'il y a le résumé qui permet de resituer chaque famille au début parce que sinon... Comme j'oublie à chaque fois la fin des romans que je lis (ça me permettrait de les relire, ce que pourtant je ne fais quasiment jamais !) j'avais complètement occulté les fiançailles de Lenu, son livre et surtout sa rencontre avec Nino dans la librairie. Finalement c'est vite revenu (merci aussi à Emma pour le coup de pouce !), et je me suis immédiatement replongée dans l'histoire d'Elena. Comme dans les autres tomes, j'ai préféré suivre la vie d'Elena que celle de Lina. Elena est écrivain, sensible, un peu naïve, et je m'identifie facilement à elle. Lina, elle, est protéiforme, un peu diabolique et surtout insaisissable (c'est d'ailleurs ce qui fascine et repousse à la fois la narratrice). En plus dans ce tome la politique a une grande place, et ce n'est clairement pas ce que j'aime. Grâce au style fluide de l'auteur et très narratif, les histoires de révoltes ouvrières et estudiantines sont bien passées, mais j'ai parfois craint de devoir sauter des pages. ça n'a pas été le cas car les récits se mêlent, qu'ils soient en lien avec la politique ou la simple vie quotidienne. 
Dans ce troisième tome la vie d'Elena change radicalement puisqu'elle se marie, devient maman deux fois et perd l'inspiration. Ce n'est pas facile pour elle, elle est un peu aigrie, mais sans trop vous spoiler, la fin du livre réserve des surprises !
J'ai aussi lu ce roman rapidement et l'ai bien apprécié, même si j'ai préféré le tome 2 avec les longs passages à la plage d'Ischia Dans ce tome 3 on ne voit pas le soleil...


Une vie, Maupassant

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu de classiques ! Or ce roman avait été un de mes préférés durant l'adolescence. Je me suis donc empressée de l'acheter (la version de ma maman étant chez mes parents), et j'ai beaucoup aimé cette lecture.
J'ai été surprise par la dimension pathétique du personnage de Jeanne, qui ne connait rien de la vie et la découvre à ses dépends. Je n'avais pas perçu qu'elle était à ce point irréaliste. Elle qui rêvait son existence, se met à la subir une fois mariée. Jeanne est une sorte d'Emma Bovary pétrie d'illusions brisées. C'est dur, on a peine pour elle mais en même temps, qu'est-ce qu'elle a pu être naïve !
La plume de Maupassant a aussi été intéressante à redécouvrir dans ce roman, un des seuls qu'il ait écrit, laissant la part belles aux nouvelles. La nature et les astres sont personnifiés et deviennent des forces qui scandent l'avènement des épisodes importants de la vie de Jeanne, les paysages sont décrits avec poésie, et les personnages sont parfois proches de la caricature. Cela m'a fait plaisir de lire un roman en pouvant en analyser quelques extraits, juste en passant.
En bref, je suis très contente d'avoir relu ce roman et suis à la recherche d'une autre lecture classique, pour plus tard. 


Temps Glaciaires, Fred Vargas

En fouinant dans ma grande PAL à la recherche d'une lecture qui puisse succéder à la précédente, dense et passionnante, je suis tombée sur ce roman que j'avais oublié avoir acheté. Et je crois que c'est ce qui m'a sauvée d'une panne de lecture qui risquait de pointer le bout de son nez. 
J'ai pris un grand plaisir à retrouver le style de Fred Vargas que j'avais quasiment découvert il y a peu (j'ai lu un ou deux de ses romans étant ado, mais ils ne m'ont pas marquée), avec Quand sort la recluse, que j'ai vraiment beaucoup apprécié (lien de l'article ici). J'ai été moins emballée par ce tome, sorti l'année d'avant, mais j'ai passé d'agréables moments de lecture malgré tout. 
Tout commence avec deux suicides, qui nous emmènent ensuite sur une minuscule île d'Islande où une dizaine de personnes se sont retrouvées prisonnières de la brume sur la banquise, et enfin dans une reconstitution de l'Assemblée Nationale à l'époque de Robespierre. Tout un programme ! Les récits sur l'Islande m'ont bien plu; ceux sur les reconstitutions historiques aussi. On en apprend finalement beaucoup sur Robespierre et la Terreur. Adamsberg est également au top de sa forme, avec ses idées qui émergent tels des têtards dans un bassin et ses folies. Elles m'ont sans doute moins marquée que dans ma lecture précédente. En revanche, les autres membres de la brigade sont davantage mis en valeur dans cet opus, notamment Danglard. On sent bien d'ailleurs que ses relations avec le commissaire se délitent doucement...

Un bon roman, bien mené, bien écrit, avec toute la poésie et la folie de Vargas... mais pas mon préféré, c'est sûr ! Je compte bien continuer dans ma lancée et en lire d'autres de temps en temps, surtout qu'on m'a prêté toute la collection :). 

Ces liens qui nous séparent, Ann Brashares, auteur de Cinq filles et un jean

Bon et bien, petite déception avec ce roman au synopsis pourtant prometteur : une jeune fille et un garçon qui se connaissent sans s'être jamais vus. Une maison de vacances. Des secrets de famille. L'auteur de romans célèbres et bien appréciés. Et pourtant, on reste sur notre faim. 
Sasha et Ray dorment dans la même chambre, le même lit, utilisent la même salle de bain et les mêmes placards depuis des années et pourtant... ils ne se sont jamais vus. En fait chacun est l'enfant du couple recomposé par l'un des membres du couple originel, Robert et Lila. Situation épineuse, puisqu'aucun des deux n'a accepté de céder la maison des vacances. Les familles s'y croisent donc à tour de rôle sans jamais cohabiter. Pourquoi faire simple ? 
Toute l'intrigue tourne autour des relations complexes entre les membres de cette famille et les regrets de Sasha et Ray de ne pas se connaître. Ils finissent par communiquer un peu entre eux, mais c'est léger; et malgré ça, ils sont amoureux l'un de l'autre... Juste par ce qu'ils ont pu découvrir l'un sur l'autre suite à leurs passages respectifs dans la maison. Un peu étrange... et glauque puisque Ray insiste tout le temps sur l'odeur des draps et j'en passe. Bref, l'intrigue n'a pas été creusée dans un sens qui m'a fait palpiter...
On a envie de savoir ce qu'il va leur arriver donc on continue à lire, mais c'est clairement décevant de la part d'une auteur de romances adolescentes aussi expérimentée. Vous l'avez compris, ça n'est pas une mauvaise lecture mais si vous deviez choisir avec un autre roman de l'auteur, passez votre chemin !

jeudi 8 février 2018

Misery, un coup de coeur inattendu !

Misery, Stephen King

Je ne peux que dédier un article complet à ce livre qui a été une immense découverte pour moi, et presque plus qu'un coup de coeur. Pour la petite histoire : il m'intriguait depuis longtemps car je l'avais acheté il y a quelques années dans la collection Harrap's (vous savez, où certains mots sont traduits). Je ne l'avais finalement pas lu car je trouvais le style assez complexe (ce qui est assez vrai). Mais l'histoire de cet écrivain tenu captif par une fan obsessionnelle et carrément folle m'avait toujours interpellée... J'ai donc fini par l'acheter en Français, et par le sortir de ma PAL. Et j'ai eu bien raison ! 


Attention, ce qui suit continent des spoils ! Ne lisez que ce qui est en gras ou en couleur pour les éviter :). 

J'ai trouvé que le début était un peu lent. Mais c'est le temps qu'il faut à Paul Sheldon pour sortir de la torpeur assommante dans laquelle l'ont enfoui les médicaments d'Annie. Annie, la déesse sans forme, de haute stature et forcément effrayante. En vrai, une femme solitaire, adepte de suspense et de sucreries; et dans une autre vie, le Dragon femelle, infirmière auteur de multiples meurtres... Mais ça, on ne le découvre que plus tard...
Une fois qu'il commence à se remettre des fractures multiples de ses jambes, occasionnées par l'accident de voiture duquel Annie l'a "sauvé", Paul doit passer aux choses sérieuses : écrire à Annie un exemplaire unique et inédit des aventures de Misery, l'enquêtrice vedette des best-seller qui sont loin de faire sa fierté, mais font malgré lui sa renommée. Le hic : Misery est morte dans le dernier tome, "Misery's Child". Paul en avait assez de cette pimbêche assez creuse, et a fini par la tuer. Soulagement. Et voilà qu'une folle revient lui exiger la suite, en le tenant captif dans une chambre de sa maison loin du monde. Il va falloir qu'il ressuscite Misery... 
Et Annie n'est pas une lectrice sans exigences : assez simplette en apparence, elle se révèle friande de suspense mais aussi de vraisemblance et de cohérence. Paul s'y reprend  à deux fois pour écrire le premier chapitre de ce qui deviendra "La retour de Misery".
J'ai adoré que l'auteur nous transcrive ces deux premiers chapitres, le second étant carrément horrifiant. On y retrouve la patte de King que je connais encore mal : le frisson. Imaginez une cimetière, des bruits étranges,... J'en avais froid dans le dos. Et c'est là que je me suis dit : il faut que je découvre l'univers de cet auteur, quitte à flipper toute seule dans mon lit ^^. 

Bref, continuons. En parlant d'horreur, celle-ci est allée crescendo sans que je m'y sois attendue : au fil des chapitres, l'envie d'écrire de Paul revient et la folie d'Annie s'accentue. Mieux vaut ne pas la contrarier, sur aucun point que ce soit. Alors quand Paul essaie de s'enfuir, la punition est terrible... Elle lui coupe carrément le pied... Jusque là je crois que je n'avais pas réalisé à quel point Annie était folle; j'avais le sentiment de lire un roman sur l'écriture sous la contrainte, et la pire des tortures d'Annie était de priver l'auteur d'anti-douleur( déjà affreux en soit). Mais avec cet acte, je me suis dit : clairement, je devrais avoir frissonné depuis le début du roman, car cette femme est un vrai monstre... Mais le pire est à venir ! Non seulement elle va lui couper un pied, mais aussi un pouce. L'escalade de la violence et du sang s'accélère dans le dernier quart du livre, pour notre plus grand plaisir (et oui, je me suis découvert un plaisir coupable et avide de découvrir la suite des aventures de Paul...). 

J'ai lu ce livre de 500 pages extrêmement rapidement. En trois jours environ il était lu. Je n'avais pas connu ce sentiment depuis longtemps : celui de ne pas avoir envie de fermer le livre, qui me maintenait éveillée malgré la fatigue. J'ai donc enfin un roman à citer dans les TAG où la question est : le dernier livre qui t'a fait passer une nuit blanche. Bon, clairement, avant 11h30 je dormais, mais quand même, il m'a vraiment maintenue en éveil !

En résumé : un livre passionnant, plein de suspense et de rebondissements. Un bon mélange avec des références au livre que Paul Sheldon écrit, au travail de l'écrivain, et le tout dans une atmosphère angoissante : celle de la séquestration par cette folle d'Annie. Je ne m'aventurerais pas à évoquer la psychologie des personnages, j'aurais peur de dire n'importe quoi. Mais il m'a quand même semblé que Paul acceptait d'une certaine manière sa situation : il n'a pas tellement essayé de se rebeller au début, n'est pas trop tombé dans la déprim' comme on aurait pu s'y attendre. Je pense que c'est lié à son statut d'écrivain et à son imagination fertile. Un père de famille ordinaire n'aurait sans doute pas réagi de la même façon. Et puis le propos n'était pas l'enfermement, comme on en fait beaucoup de livres ces derniers temps. Le propos était finalement l'écriture, les romans et la part de folie qui leur est liée.  

jeudi 1 février 2018

La fourmi rouge et mes dernières lectures

Bonjour bonjour !
J'ai pas mal de livres en retard dont je voudrais vous parler...
Je vais commencer par mon coup de coeur de ces deux dernières semaines, en allant ensuite decrescendo. Globalement j'ai fait des lectures sympathiques mais il y a eu une déception...



La Fourmi Rouge, Emilie Chazerand 

Vania Strudel a quinze ans, elle vit avec son père dans un petit immeuble sans prétention, va entrer en Seconde sans prétentions non plus, et a un sacré sens de l'humour. Heureusement quand on a un prénom pareil, une paupière tombante, une vie aussi peu palpitante et un si piètre estime de soi...
Mais un beau matin, peu de temps après la rentrée au lycée, Vania reçoit un étrange mail qui la secoue : non, elle n'est pas obligée de rester une fourmi noire perdu dans la masse des autres fourmis noires. Si elle le veut, elle peut devenir rouge. 
Qu'est-ce que tout cela veut dire ?
Bon, vendu comme ça, je vous l'accorde, ça ne donne pas super envie. J'ai eu du mal d'ailleurs à essayer de vous rendre le résumé attractif. Mais juste, lisez. Le style est inimitable, prenant, plein d'humour, de références à l'actualité et d'auto-dérision. J'ai adoré ! Je l'ai lu très rapidement, sans me lasser. L'histoire a des rebondissements sympa, mais c'est surtout la manière de les raconter qui m'a conquise. 
Je voulais vous faire partager un extrait mais ne savais lequel choisir, c'est dire. En tout cas je me suis franchement marrée plusieurs fois en lisant ce livre ! Un coup de coeur donc, que je conseiller vivement  à tous, ado à partir de 14 ans et adultes. 

Le Grand Saut, Florence Hinckel

Encore un roman de littérature de jeunesse. Je l'ai tout juste terminé hier soir alors que je l'avais commencé la veille. Clairement j'ai apprécié cette lecture; elle m'a même permis de sortir d'une panne imminente causée par le dernier livre de cet article... bref, j'en reparlerai. 
Iris, Becky, Paul, Sam et Alex sont amis depuis la 6ème. Ils vivent tranquillement à la Ciotat, et évoluent comme tout ado qui se respecte. Le roman, qui est en fait un premier tome, met l'accent sur les trois premiers mois de l'année de Terminale des jeunes gens. Rien que de bien banal au début; mais on se surprend à s'attacher aux personnages : Paul le beau mec paumé et coureur, Iris la littéraire philosophe empathique, Becky la youtubeuse beauté, etc. Chaque chapitre est un compte à rebours vers LA fête de l'année : Halloween chez la plus riche famille de la ville. Tous veulent y aller et ne pensent qu'à ça (peut-être un peu au bac aussi). Mais les choses ne vont pas forcément tourner comme on s'y attend...
Il y a finalement des sujets plutôt profonds qui sont traités dans ce roman en apparence très classique sur la vie quotidienne d'une bande d'ados. J'ai bien envie de découvrir le tome suivant. C'est le roman de Florence Hinckel que j'ai le plus apprécié pour le moment, et qui ne traite pas d'un sujet d'anticipation (elle n'a pas écrit que cela, mais je ne connais que quelques romans d'elle, comme Théa pour l'éternité ou #Bleue que j'avais bien aimé). Je le recommande ! 

Famille parfaite, Lisa Gardner

Dans une toute autre catégorie, le thriller. J'ai beaucoup aimé les deux premiers tiers de ce roman sorti il y a peu au Livre de Poche et qui m'a tout de suite attirée. J'ai aimé le pitch : une famille en apparence unie, riche et heureuse se fait enlever.  La narration m'a également plu : on entre dans le roman par le point de vue de Libby, l'épouse de Justin Denbe, grand patron d'une entreprise de bâtiment. On comprend très vite que quelque chose ne va pas : son mari la trompe, et elle se drogue aux antalgiques. Joli tableau pour un couple parfait ! Quand ils rentrent de leur sortie au restaurant, ils sont surpris de trouver la porte de leur maison ouverte... et de se prendre des décharges de Taser. Leur fille Ashlyn, âgée de 15 ans, sera elle aussi victime de ces trois tortionnaires ayant fait irruption dans leur vie. Ils sont emmenés dans une prison ultra-moderne mais inoccupée, qui a - ironie du sort ?- été construite par la société de Justin... Le huis-clos devient angoissant et passionnant...
En contre-point on a le point de vue de Tessa Leoni, une enquêtrice au sombre passif (sans doute une héroïne de l'auteur). Devenue détective privée, elle n'a pas froid aux yeux et enquête minutieusement sur les douteuses histoires d'argent et de moeurs de la société. D'ailleurs certains passages étaient un peu long à ce niveau là...
En résumé j'ai été happée par ma lecture jusqu'aux trois quarts du roman. J'avais envie d'en savoir plus sur Libby, Justin et Ashlyn. Les passages dédiés à 'enquête en elle-même étaient moins passionnants. La fin m'a semblée un peu poussive, décevante même, mais j'ai passé de bons moments de lecture avec les 600 pages de ce thriller. 

Tiger House, Liza Klaussmann

J'ai ouvert ce roman par hasard, sur les conseils de maman. Et je n'ai pas été déçue. On nous raconte l'histoire d'une famille sur une vingtaine d'années : Nick et Helena sont cousines et passent leurs vacances à Tiger House, une villa radieuse aux Etats-Unis. Mais après 1945, les années passent, elles se marient, ont des enfants, et les choses se gâtent. Dans les années 60, un sombre meurtre vient noircir le tableau de leurs apparentes idylles. Loin du rêve américain qu'elles avaient imaginé, leurs vies tournent rapidement aux règlements de compte, méfiance, mensonge et apparences. 
Les points de vue alternent et les époques avec, ce qui fait qu'il ne faut pas se perdre. Mais j'ai aimé l'atmosphère un peu désuette d'après-guerre, la duplicité des personnages, les nons-dits qui nous font nous poser des questions. Rien à voir avec le récit d'une agréable villégiature comme on pourrait le penser au premier abord. C'est psychologique, prenant, un peu dérangeant. J'ai passé de bons moments de lecture et recommande ! 



New-York Odyssée, kristopher Janzman

Les avis dithyrambiques, le résumé et la beauté de la couverture ont eu raison de moi, et j'ai eu envie de me plonger dans cet univers soit-disant à la Friends. On découvre en effet la vie de bohème de cinq amis qui se connaissent depuis l'adolescence et qui ont décidé de vivre à New York. Les fêtes, l'art, les plaisirs hédonistes à portée de main... tout y passe et tout leur plait. Mais la maladie d'Irène vient noircir ce tableau d'une jeunesse à la fois dorée et paumée dans la grande ville.
Alors, comment dire... j'ai aimé le premier tiers de ce roman. Le style m'a fait un peu penser aux monologues intérieurs de Ulysses de Joyce (mais juste un peu, on est d'accord !). On suit différents personnages, qui ont chacun des aspirations diverses : l'un écrit (dont une espèce d'Odyssée scatologiques dont heureusement on ne nous donne pas à lire de passages), un autre veut demander sa copine en mariage, un autre cherche à s'incruster dans le groupe et tombe amoureux d'Irène, à qui on découvre un cancer. William et Irène sont les personnages qui m'ont touchée : j'ai apprécié le récit de leur rencontre, leur réveillon improvisé, leur simplicité. Les passages qui concernant l'écrivain m'ont clairement soûlée; ceux sur la maladie d'Irène ont fini par devenir trop longs et précis. On la suit dans son traitement, son refus de se soigner parfois, la peur de ses amis... Bref, c'est devenu long, pesant, trop détaillé et trop inégal. Je peux comprendre l'engouement que ce roman a suscité car ces alternances de style changent un peu de ce qu'on a l'habitude de lire. Mais j'ai n'ai pas réussi à dépasser la moitié. Même si j'ai toujours envie de savoir ce qu'il advient d'Irène, lire en diagonales pour choper les passages qui m'intéressent me fatigue. Alors j'ai laissé tomber.

Et vous, l'avez-vous lu ?

Ma lecture en cours 


Depuis le temps qu'il traîne dans ma PAL : je me suis enfin lancée dans Le Bouc-Emissaire de Daphné du Maurier. Seulement mon deuxième romand de l'auteur après Rebecca que j'avais adoré. Je vous en donnerai des nouvelles, j'espère que je vais aimer ! Mais j'ai déjà pas mal accroché au premier chapitre et à l'écriture, donc c'est plutôt un bon présage :). 

Paris est tout petit, Maïté Bernard

Paris est tout petit, Maïté Bernard
Editions Syros
384 pages
17,95 euros
Parution le 1er février 2018

Inès veut entrer à Sciences-Pô. Elle vit en banlieue, est musulmane et, l'année de son bac, trouve un job de femme de ménage chez les Brissac, une famille très aisée qui vit dans le 7ème arrondissement de Paris. A la fin de son premier jour de travail, le fils aîné de la famille, Gabin, la raccompagne et ils s'embrassent dans l'ascenseur. "Paris est tout petit pour tous ceux qui, comme nous, s'aiment d'un aussi grand amour". Inès et Gabin font de cette phrase leur credo. Et puis le soir de l'attentat du Bataclan, le pire se produit. Dès lors, leur histoire prend d'autres couleurs, celles de l'après. 

Un coup de coeur pour ce roman d'amour peu commun. J'ai adoré les personnages, l'intrigue,et la profondeur des réflexions sous-jacentes. Inès et Gabin vivent une histoire hors du commun, d'une part en raison de leurs différences culturelles et sociales, et d'autre part en raison du deuil qui les frappe. La manière dont l'autrice a joint les deux sujets est remarquable et très fluide. La réflexion sur l'intégration, les attentats, le deuil et ses étapes est extrêmement bien amenée, sans dogmatisme. On a toujours envie de découvrir ce qu'il va advenir des personnages, et personnellement j'ai été à chaque fois surprise des choix de l'auteur par rapport à ce que j'avais pu imaginer. Le seul petit bémol que je soulèverai est le fait que, pour avoir voulu traiter autant de thème en une seule fois, l'autrice a pu moins travailler certaines scènes importantes, dont celle de la déclaration d'amour, qui sonne un peu faux par rapport à l'harmonie du reste. M'enfin, ce n'est qu'un petit bémol au regard du plaisir qu'on a à découvrir cette histoire à travers les rues de Paris. En effet, un autre atout de ce livre est la mise en valeur de la capitale, qui devient un personnage presque à elle seule. De nombreuses références géographiques et culturelles enrichissent ce roman déjà palpitant. Et la passion de Gabin pour le cinéma nous donne envie de découvrir ou redécouvrir de nombreux films. Bref, un roman complet, comme on en voit assez peu en littérature jeunesse. Je le conseille donc plus que fortement, et j'espère qu'il aura le succès qu'il mérite. Mieux que "Nos étoiles contraires", voilà l'histoire d'amour de l'année !

Encore une fois MERCI aux Editions Syros pour cette magnifique découverte !!



jeudi 18 janvier 2018

Même si on n'est pas dimanche... bilan de mes dernières lectures !

Pas mal de lectures ces derniers temps, comme on pu le voir ceux qui regardent mon compte Instagram :p



Un roman bof bof

Pour une fois que je me lance dans un Joyce Carol Oates, et bien je suis partiellement déçue. Certes j'ai aimé lire ce roman qui parle de la vie d'adolescentes dont l'une des leurs s'est suicidées. On suit le parcours de deux d'entre elles : l'une a des problèmes avec son corps et la nourriture, une autre des soucis d'attachement à la gent masculine. Ce n'est pas inintéressant mais sans gros plus... Par ailleurs ce roman était classé dans la catégorie "polar". Or rien de tout ça ! La couverture m'a également semblée assez mensongère... 
En résumé : une histoire intéressante, un style chouette qui montre qu'on a affaire à une grande autrice.. mais déception malgré tout. 

Un roman abandonné

Suite au tapage médiatique suscité par la sortie du film, j'ai eu envie de me lancer dans la lecture de l'autobiographie de Romain Gary. J'ai aimé son style dès le début, mais le fil rouge permanent m'a dérangée : sa mère et son désir permanent et intarissable de succès. Je n'ai donc pas poursuivi ma lecture, passant sans doute à côté d'un beau roman... Mais je ne le sentais pas, et avait autre chose à lire. 

Un roman dévoré

Amélie Nothomb me surprendra toujours ! Soit je déteste, soit je lis d'une traite. C'est ce qui est arrivé avec les deux derniers romans que j'ai lus d'elle : Frappe-toi le coeur et La Nostalgie Heureuse. Dans ce dernier, elle évoque son passé au Japon, ses fiançailles avec un jeune nippon, et les souvenirs que cela a laissé en elle. Ce côté introspectif m'a beaucoup plu et emballée. Je me souviendrai longtemps de cette lecture d'avant réveillon du Nouvel An :). 


Et enfin des coups de coeur !

J'ai eu trois coups de coeur ces dernières semaines. Je passerai rapidement sur deux d'entre eux qui bénéficieront d'un article en particulier, et m'appesantirai sur le plus fort d'entre eux...


Un Service Presse des plus touchants 

J'ai adoré lire ce roman jeunesse qui traite de sujets délicats tout en finesse. Je publierai bientôt mon article le concernant, comme il sort début février.




Un début de saga qui dépote !

Je crois que je vous n'en avais pas encore parlé... mais j'ai découvert la saga Le Puits des Mémoires de Gabriel Katz, que j'adore depuis la duologie Aeternia. J'ai lu les deux premiers tomes... et je suis fan !! J'en parlerai plus longuement quand j'aurai lu les trois tomes, mais je peux vous dire qu'avec cet auteur, on ne s'ennuie jamais. L'écriture est fluide, c'est plein de rebondissements, bref, un page-turner avec des changements de points de vue comme je les aime. J'adore !!

Et enfin le coup de coeur ultime !!


Wendy est une jeune adolescente en proie aux désirs et déplaisirs de son âge : 13 ans. Quelle tenue porter? Quoi dire pour être intégrée ? Comment convaincre sa mère de la laisser partir voir son père ? Bref, une ado. Jusqu'au 11 septembre 2001, quand sa maman ne revient pas à la maison. Le chaos s'est emparé des rues de New-York mais surtout de l'appartement où elle vit avec son petit frère et son beau-père Josh. Rien ne sera plus jamais comme avant.

Avec beaucoup de douceur et de style, Joyce Maynard traite le sujet délicat de la résilience adolescente après un tel drame. Wendy est un personnage hyper attachant, pas du tout superficielle, forte, déterminée, intelligente. Suite au drame, elle décide de partir en Californie vivre avec son père biologique, qu'elle connait à peine. Elle en profite pour découvrir la vie, les gens, les autres, avec leurs drames aussi. J'ai adoré sa rencontre avec le bibliothécaire papa d'un enfant autiste, ou encore avec Violet la trop jeune maman. J'ai dévoré ce roman d'une traite ou presque, malgré sa belle densité (plus de 500 pages). Je le recommande à tous, quelque soit l'âge : ado de 15 ans (avant, le style peu rebuter), adultes, retraités, ... tout le monde ne peut être que touché par ce livre fort, en bon équilibre. On n'est ni dans l'angélisme ni dans le réalisme trash. Tout est vu à travers le regard de Wendy, qui porte extrêmement bien son nom : encore une enfant, mais la plus grande et la plus mûre des enfants d'un pays imaginaire où le danger peut être partout, mais où elle parvient à trouver une forme de bonheur. 


Ma lecture du moment
Un roman familial et psychologique étonnant, dans l'Amérique des années 45 à 70.




mercredi 10 janvier 2018

Vivant, Roland Fuentes

Vivant, Roland Fuentes
Collection Syros
Parution le 11 janvier 2018
192 pages

Huit étudiants passent leurs vacances ensemble. L'un d'eux invite un jeune inconnu, manoeuvre sur un chantier, qui cristallise aussitôt tous les regards. 

Imaginez une course-poursuite effrénée entre deux garçons sur la route qui relie Marseille et Cassis, à travers le massif des calanques. la poursuivi avance à une vitesse prodigieuse, d'une foulée longue et fluide, porté par sa volonté de fuir. Le poursuivant est lui aussi un coureur d'exception, qui tient dans sa main un couteau. Lui, il est porté par le besoin viscéral d'éliminer l'autre. A certains moments il parvient à réduire la distance entre eux. Cent soixante-dix mètres. cent soixante. Jamais moins. Car alors son souffle devient saccadé, et de nouveau la distance augmente. Nul n'aurait pu prévoir que le séjour entre potes qui s'annonçait si bien - sport, révisions, détente- tournerait en un combat à la vie, à la mort. A moins que la haine de l'autre, de "l'étranger", n'ait été là, en germe, dès le premier instant. C'est ce que nous racontent Camille, Lucas, Salomé, Eva et Johann. 

Ce récit polyphonique est prenant et pousse à réfléchir. En effet on suit les quelques jours de vacances de plusieurs adolescents, venus se retrouver au calme dans une maison des calanques pour réviser et faire du sport. Un esprit sain dans un corps sain. Mais quelqu'un vient brouiller la belle harmonie de la bande : Elias, un jeune étranger, manoeuvre sur un chantier, invité par Lucas à se joindre au groupe. Toujours souriant, toujours partant, Elias inspire la sympathie mais aussi la méfiance... Surtout à Mattéo, le leader de la bande. Ce gars là ne lui revient pas... Il est bon à la course, comme lui, et puis il semble plaire à Salomé, celle qui l'attire depuis plusieurs mois. Pour toutes ces raisons, et d'autres plus sombres, les deux jeunes gens finissent par se défier.

Le roman débute avec cette course poursuite dont on ne connait pas l'issue. usante, angoissante, épuisante, elle mène les jeunes gens aux bouts de leurs limites. Mais cela, on ne le découvre qu'à la fin du roman. Le reste permet de poser le cadre, de raconter ces quelques journées de baignade et de sport avant la course fatidique. J'ai beaucoup aimé cette ambiance "colo" dans une vieille maison, trop peu développée à mon goût d'ailleurs. La course-poursuite en elle-même est beaucoup décrite, elle tient le lecteur en haleine, tout comme les poursuivants. Mais je n'ai pas été totalement emportée. J'ai bien aimé ma lecture, j'ai d'ailleurs lu ce court roman d'une traite, mais il m'a manqué un petit quelque chose pour que la magie opère. 
Néanmoins je conseille largement ce roman, qui permet de faire réfléchir les ados aux questions de tolérance, d'inclusion, d'acceptation de la différence. 

Merci aux Editions Syros pour ce deuxième livre de la rentrée 2018 !!

vendredi 29 décembre 2017

Libérez l'ours en vous, Carole Trébor

Libérez l'ours en vous, Carole Trébor
Editions Syros
432 pages
17,95 euros
Parution le 4 janvier 2018

Kolia, Lisa, Cyril, Etgan, Samia... font partie du même club de théâtre depuis le collège. Alors qu'ils entrent en classe de Première, leur prof de théâtre, Patricia Valente, leur annonce qu'elle est très malade et ne pourra pas les coacher cette année. Ils vont devoir se débrouiller sans elle qui compte tant pour eux, sans son regard aiguisé et bienveillant qui leur permet d'oser et de se sentir libres sur scène. Christophe, le jeune remplaçant choisi par Patricia, est loin d'avoir sa gentillesse. Certains parents acceptent mal que leurs ados dédient tant de temps au théâtre l'année du bac de Français. Mais pour Kolia, Lisa et tous les autres, travailler un rôle, jouer ensemble, rêver à leur avenir de comédien, sont autant d'exigences vitales.

J'ai bien aimé ce roman, qui mêle théâtre et histoires d'ados. Carole Trébor a réussi à mettre en relief cette pièce de théâtre qu'elle avait écrite il y a quelques années. Les passages sur la vie des jeunes et les extraits de la pièce s'entrecroisent et ne laissent pas de temps morts. J'ai bien aimé suivre Kolia sans ses peines de jeune russe contraint de vivre en France et d'accepter la grossesse de la nouvelle femme de son père. Le thème de la Russie revient encore une fois dans un roman de l'autrice, ce que j'ai découvert avec ce lirve. Elle a en effet réalisé des documentaires sur les auteurs russes en exil, et ces thèmes lui tiennent particulièrement à coeur. 
En revanche j'ai trouvé que la pièce de théâtre était un peu ennuyante bien qu'amusante par moments. Cette histoire d'ours échappé d'un zoo m'a fait penser à la BD "les carnets de Cerise". Ceux qui connaissent comprendront :p. Par ailleurs j'ai trouvé que les jeunes acteurs, pour des ados de 16 ans, avaient des réflexions très mûres sur leur art, au point d'engager la crédibilité de l'ensemble. Certes ils sont passionnés, mais restent des ados. Par conséquent je ne suis pas certaine que ce roman plairait totalement à des lycéens, sauf des Premières qui s'intéressent au théâtre et à la littérature. En tant que professeur de Français je serais encline à le conseiller à des élèves, mais peut-être davantage pour amorcer une réflexion sur le théâtre que pour prendre plaisir à lire un roman ado. 

Malgré ces quelques remarques un peu mitigées, j'appuie le fait que j'ai passé un très bon moment de lecture, que j'ai lu ce pavé très rapidement, avide de découvrir la suite des événements. Enfin c'est un roman original, qui aborde un thème peu commun dans la littérature jeunesse, avec en plus cette pièce de théâtre qui s'entremêle. 

Merci aux Editions Syros pour cette découverte, la première d'une série qui commence très bien pour le début de l'année 2018 ! 

dimanche 10 décembre 2017

Le bilan du dimanche ! Qu'est-ce qu'on a lu sous le plaid ces derniers jours ?

Hello à tous !
J'ai beaucoup de mal à trouver du temps et de l'énergie pour le blog ces derniers mois. Mais tout de même, un bilan toutes les deux semaines, j'y tiens ! Surtout que j'ai pas mal lu, et de bons voire très bons livres.

Un coup de coeur


Six of Crows de Leight Bardugo
J'ai adoré découvrir les aventures des six bandits, sous l'égide de Kaz. Ces jeunes gens sans peur et loin d'être sans reproches se voient confier une mission quasiment impossible : délivrer l'inventeur d'une drogue surpuissante et terrible au sein de l'île la plus sécurisée de la région. J'ai aimé découvrir les portraits des divers protagonistes, d'autant que les points de vue alternent au fil des chapitres. J'ai beaucoup aimé Inej, celle qui se déplace sans bruit, ou encore les relations tumultueuses entre Matthias le chasseur de "sorcière" et Nina, une Grisha aux grands pouvoirs. Finalement les flash back réguliers qui nous donnent des indices de plus en plus précis sur les personnages sont aussi palpitants que l'intrigue principale; ce qui fait que ce roman avec ses 600 pages plutôt denses se lit plutôt rapidement. Je lisais sans voir le temps passer, sans compter les pages, et ça c'est extrêmement positif. Je me suis attachée aux personnages et à leurs relations. Et j'ai envie de connaître la suite. Je crois que tout cela cumulé annonce bien un coup de coeur :).

Néanmoins deux bémols m'ont gênée au début de la lecture : comme j'ai pu le lire dans beaucoup de critiques, rentrer dans l'univers de Ketterman et du quartier du Barrel, avec tous ses personnages, ses us et coutumes et les multiples nationalités, n'est pas évident. D'autant que les indications données au début de l'ouvrage sont surtout utiles pour la suite, alors qu'on a déjà commencé à être bien familier de l'univers. Et l'autre bémol concerne l'âge présumé des personnages : ils sont censés avoir entre 16 et 17 ans, mais leur manière de parler, leur comportement et leur lourd passé crapuleux ne rend pas cette caractéristique crédible. Heureusement on l'oublie vite comme l'auteur ne le rappelle pas trop souvent. 

C'est un roman que je conseille aux ados mais aussi aux adultes amateurs d'histoires de gang et de fantasy. 

Une belle lecture commune



J'ai enfin lu le troisième tome de La Passe-Miroir, en lecture commune avec Whalzz. Je n'en dirai pas beaucoup ici car j'envisage un article plus développé. En tout cas je peux vous dire que j'ai aimé cette lecture. La Mémoire de Babel est centré presque essentiellement sur Ophélie. Elle s'est encore une fois fourrée dans des histoires pas possibles, et endosse un nouveau costume pour essayer de retrouver Thorn. Dans le tome précédent, j'avais adoré les passages où Ophélie était dans la peau d'un jeune page; ici elle découvre la vie sur une autre arche, ainsi que les nombreux devoirs d'une étudiante. Certains ont pu dire que ce tome ne faisait pas tellement avancer l'action, ce qui est loin d'être faux; mais j'ai adoré ce tome pour ça, consacré à la description d'un nouvel univers.

Ma toute dernière lecture, que j'attendais depuis longtemps



Nos âmes plurielles de Samantha Bailly
J'avais hâte de découvrir ce dernier tome des aventures de Lou et Sonia. Encore une fois je l'ai lu très vite et avec avidité. On découvre ce qui arrive aux deux amies alors qu'elles devenues colocataires, étudiantes et indépendantes à Paris. Pour Lou, la prépa Gobelins n'est pas toujours une sinécure. Pour Sonia, la fac de philo n'est pas un frein à sa véritable passion, l'écriture. Les deux amies vivent encore des bouleversements, découvrent l'autonomie avec ses joies et ses coups durs, travaillent, s'amusent, font des rencontres. Une jolie illustration de la vie estudiantine mais aussi de la genèse de jeunes artistes. On sent que l'auteur s'inspire de sa propre expérience d'écrivain pour décrire les atermoiements et les joies de Sonia, et c'est très chouette à découvrir. 

Une lecture intéressante mais sans plus



Ce roman s'inspire du journal de Leslie, qui a vraisemblablement vraiment existé. Elle a été victime de violences et de harcèlement au sein de son couple, alors qu'elle n'avait que quinze ans. Le thème est très fort, le garçon vraiment violent. Le récit reste très évasif concernant les actes en eux-mêmes; en revanche on en apprend beaucoup sur les ressentis de Leslie, et c'est très touchant. Ne cherchez pas un livre extrêmement travaillé niveau style; on le comprend quand on sait que l'auteur s'est inspiré d'un journal intime. 
Une lecture que je conseille aux ados, qui leur permettra de prendre conscience que certains actes au sein de leur couple ne sont pas acceptables. 

Ma lecture presque en cours (je vais la commencer peu après avoir posté cet article !)  J'ai hâte !!!!


dimanche 26 novembre 2017

TAG : réponses aux questions du Liebester Award de Vague Culturelle

Hello à tous ! 
Enfin je reviens pour un TAG. J'ai été nommée par Emma de Vague Culturelle il y a quelques temps, mais je n'avais pas eu le temps de répondre. Et le temps qu'on a pour le blog, c'est justement un peu le thème de ses questions. Donc je vais me faire un plaisir d'y répondre :).

Quel type d'article préfères-tu écrire ? 
Alors contrairement à certains d'entre vous, dont Emma (qui écrit des articles très complets et très culturels, bravo à elle au passage :p), j'écris des articles presque uniquement sur les livres que je lis. Il m'est arrivé de faire des articles sur notre voyage en Corée, sur quelques loisirs ou encore sur l'Art, mais globalement je me contente de parler de mes lectures. Et le type d'article que je préfère écrire sont les bilans. J'adore mes bilans du dimanche car je peux parler de plusieurs livres en une seule fois, sans trop approfondir sur chacun, car comme je vais l'expliquer après, je n'ai plus tellement le temps et surtout l'envie de développer mes avis. Sauf quand il s'agit de faire des articles pour des Services de Presse : là je développe a minima. 

Combien de temps en moyenne passes-tu à rédiger tes chroniques ? 
J'y passe un peu plus d'une heure à chaque fois. Je ne reviens que peu sur ce que j'ai rédigé. Je me relis, je mets les images des couvertures, des passages en couleur et hop. Je suis un peu une impatiente dans l'âme, j'aime que les choses aillent vite et ne pas m'attarder sur ce qui n'est pas essentiel. Ce que je préfère, c'est écrire; le reste est un peu une corvée, j'aimerais avoir une baguette magique pour que la mise en page se fasse toute seule ^^. 

Quel article rêves-tu d'écrire ? 
Depuis que je suis sur la blogo, je rêve d'écrire un article profond et surtout rédigé avec une plume à la fois juste et fluide. J'admire certains blogueurs qui y parviennent, comme Lilly et ses Livres que j'admire depuis mes débuts. 

As-tu des chroniques en retard ? 
Tout le temps pourrais-je dire, puisque je ne fais des bilans que le dimanche. Et en ce moment c'est encore pire car je m'y mets tous les 15 jours... Donc j'ai à chaque fois 3 ou 4 chroniques en retard minimum. Mais heureusement avec Instagram que j'utilise depuis un mois, je me souviens facilement de mes livres. Le revers de la médaille c'est que je ne me souviens plus assez des détails de ma lecture pour faire une chronique poussée. Mais tant pis !

A l'inverse, en prépares-tu à l'avance ? 
Cela peut m'arriver quand j'ai plusieurs Service de Presse en même temps, mais que leur date de sortie est un peu lointaine. Dans ce cas je rédige après ma lecture et poste plus tard. Sinon j'ai pu avoir des chroniques en avance de temps en temps quand j'avais vraiment envie de consacrer un article sur un seul livre, sur lequel j'avais particulièrement envie de m'épancher. Mais en ce moment, je n'ai plus l'énergie. Heureusement, j'ai toujours l'énergie de lire, et même parfois de dévorer !

Depuis quand blogues-tu ? 
J'ai ouvert mon premier blog en Juin 2010; cela fera donc 7 ans ! Le temps passe vite !
Mais mes habitudes ont bien évolué depuis ces années. Au début je rédigeais des articles sur les livres que je lisais pour mes études (pour le plaisir mais aussi ma culture du coup). J'essayais donc de faire des articles assez documentés, avec une vraie réflexion littéraire. J'ai plus ou moins abandonné cela une fois que j'ai été dans le monde du travail, puisque j'ai changé de types de lectures, peu à peu. Je suis passée de "les classiques ou rien" à "c'est pas si mal la littérature de jeunesse, et puis ça détend". Et quand je rédigeais des articles jeunesse, je développais bien moins mes réflexions. 

Qu'est-ce que le blogging t'apporte ? 
J'aime bien échanger sur mes lectures, et en garder une trace. Et surtout, ça permet de connaître des gens, et ça j'adore. J'ai d'ailleurs fait de super rencontres via le blog : Emma, Whalzz, Accalia, Ludo (les fidèles !), d'autres qui sont partis, d'autres que j'oublie, et puis Céline Theeuws, qui vient d'ailleurs de sortir son deuxième roman, et enfin les Services Presse avec Syros et Helium. Une très belle expérience, qui continue. Et le blogging me permet aussi de nourrir le fond du CDI du lycée grâce aux découvertes que je fais. Et ça, pour une enseignante de Lettres, c'est l'idéal : échanger avec les élèves sur des livres qu'ils aiment !
Je crois que je ne pourrais pas ne plus parler d'un livre que j'ai lu, même en quelques lignes : je me dis que ça peut toujours donner envie à au moins une personne de découvrir le livre en question, et lui permettre de passer un bon moment. 

Ecris-tu toujours tes articles à un moment particulier ? 
Depuis quelques mois maintenant, c'est le dimanche, et de préférence le dimanche matin. C'est là que j'ai du temps, et que je trouve le courage de me lancer. Depuis quelques temps, je crois que les corrections de copies, les préparations de cours et autres appréciations et préparations de conseil me pompent mon énergie, et revenir sur l'ordinateur est un peu un supplice. Mais je m'y mets avec plaisir, surtout quand je vois le résultat final et les retours par commentaires. 

As-tu un endroit préféré pour écrire ? 
Sur la table de la salle à manger ^^. Avant c'était à mon bureau. Mais je dois être bien installée pour être bien concentrée. 

Sur quel(s) autre(s) sujet(s) aurais-tu pu écrire ? 
J'adore les blogs et les chaîne YouTube de cuisine vegan ou étrangère. Je pense que dans une autre vie je pourrais écrire des articles sur les restos ou les recettes que je découvre. 

Qu'est-ce qui a changé depuis que tu blogues, au niveau de tes habitudes par exemple ? 
Pas grand chose sur ma manière de lire : je ne prends que très très rarement des notes sur mes lectures, j'écris selon ce dont je me souviens et qui m'a marquée. En revanche je me suis clairement ouverte à d'autres types de lectures, comme le Young Adult, le polar ou même dernièrement la Fantasy. 

Merci à Emma pour ces questions, auxquelles j'ai adoré répondre :)