vendredi 23 octobre 2015

Petites pauses lecture

Ces temps-ci, le temps nous est compté. Alors la lecture, ce n'est pas si souvent. Mais pour me détendre, rien de tel qu'un bon livre :)
A très vite les amis !!



samedi 10 octobre 2015

Les Classiques, ma vie et moi

La Liseuse, Fragonard 

Chers tous, 
Un nouvel article que je médite depuis quelques jours, après en avoir vu le thème chez Eniaa (blabla1 : Les classiques... et moi) et avoir eu envie d'en parler moi aussi. A force d'y réfléchir, je me suis rendue compte que plusieurs raisons me poussaient à évoquer cela ici : non seulement les classiques ont eu une grande place dans mon parcours de lectrice, mais aussi, ils font partie d'une catégorie que chaque lecteur a forcément côtoyé un jour dans sa vie. Dévoiler quelque chose de personnel tout en parlant à tous, voilà bien le genre de sujet qui me plait. C'est d'ailleurs ce que je fais un peu tout le temps via les articles : parler de moi tout en parlant des livres. Bref, merci Eniaa :)
Il y a aussi une autre raison qui m'a poussée à aller plus avant dans ce sujet : mon métier. Je suis en effet amenée, chaque jour ou presque, à conduire des jeunes gens vers la littérature, et particulièrement vers les classiques. Et je réalise que je ne m'interroge sans doute pas assez sur ces livres que je leur fais (ou non) lire. D'accord c'est ce qu'impose le programme. Mais c'est tout de même moi qui choisis QUELS romans ou ouvrages classiques je vais leur demander de lire, à mes lycéens ! Pourquoi est-ce que j'ai choisi cette année Les Fables de La Fontaine, Phèdre de Racine, Candide et enfin Thérèse Raquin ? Pour tout vous dire, pour beaucoup, c'est pour leur pertinence d'un point de vue pédagogique. Candide est un incontournable. Les Fables sont déjà un terrain un peu connu, et on approfondit (ce n'est pas si simple que ça, il y a plusieurs niveaux de lecture, et c'est ça qui fait un classique). Pour Phèdre c'est par goût personnel. Et puis Thérèse Raquin... c'est non seulement parce qu'il est court, mais aussi parce qu'il est trash... et j'adore provoquer un peu mes élèves. Les faire réagir. Et leur montrer que les classiques, une fois les barrières du style et de la langue tombées, n'ont rien à envier à certains de leurs films préférés. Ils sont même parfois plus terribles !! 
Les classiques, c'est le fondement de notre culture, de toutes nos conceptions du monde, de tous nos scénario. Racine et Zola contiennent toutes les horreurs et les bonheurs humains. Game of Thrones et autres thrillers n'ont rien inventé. Le problème c'est que c'est vieux, verbeux, complexe, avec des fioritures, du style et de la beauté. Un classique n'est pas immédiat. Il faut le comprendre, et presque le mériter - comme nous le fait sentir Balzac au début de ses romans, avec ses longues descriptions. Un classique, c'est de la vie en barre, mais il faut creuser un peu, mettre les mains dans le cambouis, démonter les rouages complexes qui cachent en fait des trucs tout simples. Il faut OSER. Et une fois qu'on a compris que ce n'est pas si compliqué que ça, et bien on peut avoir accès à tout le plaisir que contient la littérature, et les classiques en particulier. Bon d'accord, peut-être pas tous les classiques... il y en a qui sont vraiment ch*** (genre certains Balzac par exemple...). Mais la plupart, comme Les Liaisons Dangereuses, ou encore Nana de Zola, sont de vraies pépites. Enfin tout ça, c'est assez personnel comme avis...
Le Verrou, Fragonard (aussi)

Venons-en à nos moutons : mon parcours avec les classiques.
Je lis depuis que je suis toute petite (comme beaucoup d'entre nous je pense). J'ai commencé avec la Bibliothèque Rose. Pas complètement des classiques, mais pas complètement pas non plus. La Comtesse de Ségur, on peut dire que c'est un classique de littérature jeunesse. J'ai continué comme ça, tranquillement, mais avec très peu de romans contemporains. Je piochais allègrement dans la bibliothèque d'enfance de ma maman. Jusqu'au jour où je n'ai plus eu envie de me contenter de celle de l'enfance. Je suis allée chercher ces livres plus gros, plus beaux parfois, dont je regardais sans cesse les titres sans les comprendre :  Madame Bovary, François le Champi, Les Misérables (que je n'ai finalement encore jamais lus !!), L'Etranger, ... et je ne sais plus quels autres. Je savais que c'étaient des livres particuliers. Déjà ils étaient gros, et écrits tout petits. Mais définitivement, il n'y avait pas à tortiller, je n'y comprenais rien.  Alors je me suis mise à ne vouloir lire que des livres épais et écrits tout petit, mais un peu plus adaptés à mon âge. Je me suis lancée vers 13 ans dans le Seigneur des Anneaux. C'est gros et écrit tout petit. J'ai bien aimé, même si je ne retenais pas tout. Mais ça avait le mérite d'être gros. Et puis, arrivée à la fin du collège (où j'ai sûrement lu des classiques d'ailleurs, mais impossible de m'en souvenir...), je me suis dit que j'allais entrer au lycée, et sûrement avoir des livres plus "recherchés" à lire. J'ai donc choisi mon premier vrai classique : Le Blé en herbe, de Colette. Et je n'ai rien compris. Tout petit pourtant, et écrit gros. Mais rien. Je lisais sans comprendre. Mais je lisais ! Je lisais un classique ! Et de là s'établit ma première relation à la littérature : une sorte de sacralisation de l'objet, magnifique mais inatteignable, sublime mais incompréhensible. Je ne pouvais pas comprendre ce que ces romans voulaient dire, parce qu'ils recelaient forcément quelque chose de sacré, quelque chose de bien plus haut, bien plus subtile ce que moi, simple enfant mortel et ignare, pouvais comprendre. J'ai donc enchaîné ainsi pas mal de classiques, des Mots de Jean-Paul Sartre à Germinal de Zola, en passant par Les Fleurs du Mal de Baudelaire. Surtout au lycée. J'alternais ces titres ronflants et connus avec d'autres lectures plus distrayantes. D'autant que quand je lisais les classiques, c'était toujours avec cette impression de lire quelque chose de magnifique mais avec retenue, ce qui rendait ma lecture superficielle. Je pensais tellement fort qu'ils recelaient un secret, un mystère qui n'étaient accessibles qu'aux grands initiés, que je m'empêchais presque de comprendre qu'en réalité, c'était d'abord une histoire qui était racontée. L'affaire s'est corsée quand j'ai compris que je voulais faire des études littéraires. Je crois que tout s'est confirmé avec Proust. Vers 16 ans je suis devenue férue de réflexion philosophique, et je me voyais déjà prof de Philo. Mais j'aimais aussi tellement lire que quelqu'un m'a dit une fois : " Mais toi, ce qui te botte vraiment, c'est la littérature". Et Proust est venu confirmer cela. Quelle claque ça a été pour moi de finalement comprendre un roman classique. Parce que Proust, avant de raconter une histoire, parle de l'âme humaine; de ce qu'on perçoit, de ce qu'on ressent. La prose de Proust était complexe, alambiquée, et finalement elle incarnait ce que je croyais voir dans les autres romans : une sorte de mystère incarné, mais que je comprenais. Finalement, tout ça n'est pas de l'ordre de la prétention. C'est simplement que j'ai retrouvé chez Proust ce que je cherchais partout : une complexité, un mystère à résoudre. Chez les autres auteurs, je voulais voir de la complexité derrière chaque mot, alors qu'il n'y avait avant tout qu'une histoire sur laquelle méditer (et un beau style c'est vrai). Alors que chez Proust, c'est le style qui sert l'histoire; ce sont "les anneaux nécessaires d'un beau style" qui font pour lui l'essentiel d'un texte, puisqu'ils sont pour lui le support de la vérité. Proust m'a touché pour ça : pour lui, il n'y a pas de vérité sans subjectivité.  Il ne décrit pas seulement des choses ou des faits : il y mêle les souvenirs, l'expérience, la subjectivité humaine. Et c'était ça que je cherchais dans tous ces romans : la réalité de ce qui se passe dans la tête des auteurs, et sans doute, par corollaire, dans celle des gens.

Je ne pensais pas passer autant de temps sur le tournant qu'a été Proust pour moi, mais ça m'a permis d'y voir plus clair. Je n'avais finalement jamais vraiment compris pourquoi j'aime tant cet auteur et pourquoi il a été si important, mais ça commence à s'éclairer ! Merci Eniaa pour cette idée, encore une fois ! Je fais des découvertes plutôt intéressantes. 

Ensuite est venu le temps des études de Lettres, les sérieuses et grandes études de Lettres. Grandes surtout parce que j'ai eu un Bac S... donc assez peu de littérature à l'école, après m'en être gobergée en 1ère (entre deux révisions de maths que je m'imposais, oh supplice...). Etudes en hypokhâgne donc, puis en khâgne Lettres Modernes et là... après une première année riche en lectures plus personnelles, l'option Lettres Modernes fut une véritable révélation. Enfin on me donnait des clés pour accéder aux grands textes. Pour autant je n'ai pas réussi à toutes les utiliser dès cette année; les textes me semblaient encore nimbés d'un épais mystère. Mais je savais que j'allais pouvoir le percer. Et c'est une fois arrivée à la Fac de Lettres Modernes que j'ai compris que j'avais, sans m'en rendre totalement compte d'ailleurs, réussi à en fendre la première épaisseur. A Rebours de Huysmans a marqué ce premier accomplissement; j'ai vraiment aimé ce roman, assez obscur pourtant. Je crois que c'est ce qui m'a plu; j'aimais quand les textes n'étaient pas limpides, qu'il fallait réfléchir, peser chaque mot, penser chaque tournure, analyser pour comprendre. Autant vous dire que je ne lisais alors plus que de "vieux auteurs", chez lesquels je savais pouvoir trouver autre chose qu'une simple histoire (triste constat d'ailleurs : je ne parvenais pas à comprendre tout simplement une histoire, donc pas ou peu de livres plaisir, puisque je cherchais surtout à décortiquer (le style mais aussi ce qu'avait pu penser l'auteur)). Mon ancien blog est la preuve de cette boulimie de Classiques : je commençais à comprendre que le mystère de ces textes pouvait être infiltré, alors je m'en donnais à coeur joie. Classiques "anciens" mais aussi plus contemporains, ils me donnaient à réfléchir à la littérature, et ce fut une période faste intellectuellement parlant. J'ai d'ailleurs eu mon concours en grande partie grâce à cet engouement. Une bouquinerie de la ville où j'étudiais m'a aussi permis d'assouvir mon besoin de classiques, et la bibliothèque que j'ai chez mes parents regorge de ces vieux livres jaunis payés 3 euros. 3 euros le mystère ultime et sublime, j'aurais dû me douter qu'il y avait quelque chose de pas net...
C'est finalement quand je suis devenue enseignante que j'ai compris que le mystère n'existait finalement que dans mon esprit, puisque je pouvais le percer et même plus, en donner les clés à d'autres. Chouette ! Du coup, depuis, je ne lis quasiment plus de classiques classiques... mais je lis des romans qui pourraient le devenir, plus tard. Que ce soit pour les adultes ou pour les jeunes. Ce qui se fait aujourd'hui me fascine. Mais pour en arriver là, il m'a fallu remonter jusqu'aux classiques. Comme si j'avais besoin de connaître bien ce qui avait été fait avant, pour bien comprendre le monde d'aujourd'hui. Et c'est sans doute pour ça que lire les Classiques est essentiel- à condition de bien les choisir.

Ahlàlà je vous en ai fait des tartines... mais ça m'a permis de réfléchir à plein de choses. Si j'ai pu susciter en vous une réflexion, vous m'en verrez ravie. Si ça vous a rappelé des souvenirs d'expériences de lecture, c'est encore mieux.
Petit mot sur les deux tableaux : Ahlàlà que je suis sérieuse dans cet article ! Que je suis pompeuse ! Mais j'avais envie de mettre ces deux images : celle d'une lectrice concentrée, que je voyais sur un mur chez mes parents et qui m'a toujours plu (je m'y retrouvais sans doute, et peut-être bien que Margaud aussi :p) et Le Verrou, du même peintre. Il figure sur la couverture de mon exemplaire des Liaisons Dangereuses (roman qui représentait un super mystère pour moi !). Et puis un dernier de lui que j'aime bien intitulé "Les Hasards heureux de l'escarpolette". Sympa. 

Reste une (deux...) question :
  Quels sont vos classiques préférés ? Pourquoi ? 
Quels sont les classiques que vous auriez rêvé d'étudier à l'école ?
Mes futurs élèves pourraient vous en être reconnaissants ! 

mardi 6 octobre 2015

La Maison d'à Côté (encore un thriller ??!!)

La Maison d'à Côté, Lisa Gardner

Chers tous, comme vous avez pu le constater, je ne suis plus très présente ces derniers temps sur les blogs... Le boulot est passionnant mais prenant (traduire du latin, ça ne s'invente pas!) et nous sommes en pleine préparation d'un évènement plus que particulier (certains savent exactement de quoi je parle, à suivre pour les autres :p). Par conséquent, rythme de lecture ralenti, ainsi que fréquence et longueur des articles, mais aussi présence sur les blogs. Je reviens pourtant cette semaine avec un petit bilan sur ma dernière lecture, et une sorte de TAG inspiré de chez ma chère Eniaa (à venir).

Je viens tout juste de terminer, ce matin, le 3ème thriller de cette période de rentrée (autant parler de période de rentrée, parce que j'ai tellement peu lu en septembre que ce n'était pas la peine de faire un bilan...). Etrange ce soudain engouement pour les thrillers... Mais j'ai eu envie de lectures plus adultes, sans qu'elles soient pour autant prise de tête, et je trouve que c'est un bon compromis. Toutefois je pense que bientôt je retournerai vers des valeurs sûres pour le moral : le YA et la litté jeunesse (j'ai plein de livres VO qui m'attendent !). 
C'est Millenium qui m'a donné envie de poursuivre dans une veine thriller. J'ai vraiment adoré le premier tome de la saga, et j'avais envie de continuer dans cette atmosphère, sans pour autant démarrer tout de suite le tome 2. J'ai donc enchaîné avec un Maxime Chattam très trash (j'en ai encore des visions cauchemardesques la nuit, pour dire...), puis avec ce roman, La Maison d'à Côté, que j'ai trouvé j'ai un bouquiniste de ma ville. La couverture m'a intriguée (mais elle est finalement beaucoup plus angoissante que l'intrigue elle-même !), et puis le fait qu'il ait reçu le prix des Lectrices de Elles en 2009 m'a confortée dans l'idée que ça devait être un thriller à lire. J'avais plutôt aimé Les Apparences de Gillian Flynn (enfin, surtout le film...) et qui avait aussi reçu ce prix, alors je l'ai acheté.

J'ai commencé ma lecture il y a exactement une semaine. Il fait environ 500 pages, c'est vous dire que mon rythme est bien ralenti. Mais ce n'est pas grave, je n'ai pas tellement souffert de cette lenteur, du moins jusqu'aux 100 dernières pages (j'ai toujours envie de savoir la fin rapidement et de passer à une autre lecture). J'ai aimé retrouver chaque soir l'histoire de ces personnages aux noms tout droit sortis d'une pièce de Beckett et de Mrs Dalloway. Quels secrets cachent Mr. Jones, Mr Smith le chat, Sandy et leur fille Clarissa ? Le soir où la mère de l'enfant disparaît, l'inspecteur D.D. est sur les dents. Que lui est-il arrivé ? Pourquoi ce père semble-t-il si insensible ? 
On découvre peu à peu la vie de cette famille un peu particulière, où la mère s'occupe de Ree (surnom de Clarissa) le soir, et le père dans la journée. Où ce dernier passe ses soirées à pianoter sur son ordinateur. Où la mère fait parfois des escapades torrides avec l'accord de son mari. Qu'est-ce qui se trame dans cette maison, dans cette famille ? 

J'ai beaucoup aimé le fait que l'auteur nous donne le point de vue de la jeune femme disparue. Elle nous raconte son passé, et on comprend peu à peu des choses. J'ai aussi apprécié suivre Mr. Jones et sa fille. Ree est un personnage fascinant, un peu comme Clarissa dans le roman de Virginia Woolf. Elle capte toutes les attentions, condense tous les regards, et est vraiment mignonne. Qautre ans, précoce, fan de Barbies et du Petit Dinosaure (^^), moi j'ai adhéré. Elle est entourée de parents un peu tarés mais sinon tout va bien. Du point de vue de la psychologie, de l'onomastique (choix des noms des perso), j'ai vraiment passé un bon moment. Toutefois, niveau intrigue... c'est un peu expédié vers la fin, selon moi. Sinon, jusqu'à 400 pages, ce fut vraiment un plaisir. Avec un vrai suspense sur les questions d'ordinateurs, de sites cachés, de photos compromettantes etc.
On suit aussi en parallèle l'histoire d'un jeune garçon pédophile repenti, qu'on soupçonne mais qu'on plaint à la fois. Un peu comme Spetimus Warren Smith dans Mrs Dalloway, il a subi des chocs et est un peu fou lui aussi. D'ailleurs il y a un Warren dans le roman tiens ! L'auteur s'est vraiment inspiré de Mrs Dalloway. Jusqu'à quel point je ne saurais dire, je ne connais pas assez le roman de Virginia Woolf, mais c'est vraiment sensible (et l'inspecteur D.D. qui n'est qu'initiales, c'est étrange aussi).
Après une petite recherche : le titre vient sans doute aussi de Mrs Dalloway ! Dans l'incipit il est dit, entre parenthèses "qui la connaissait, comme on connaît, à Westminster, les gens qui habitent la maison d'à côté". Et c'est tellement ça ! La question du voisin qu'on ne connaît pas (c'est le cas du jeune garçon pédophile), ou même de son voisin de lit, ce mari que Sandra ne connaît finalement pas si bien... J'adore comme ça trouver de l'intertextualité, des échos à d'autres textes dans les romans; ça leur donne une plus-value à mes yeux. 

Bref, je n'ai pas tellement le temps de m'attarder, mais tout ça pour vous dire que : c'est un bon roman, pas forcément un excellent thriller. Les personnages sont intéressants, amusants pour certains, touchants pour d'autres, et on a envie de savoir ce qui leur est arrivé. Il y a du suspense, mais la fin m'a déçue. Finalement, je l'ai davantage lu comme un bon roman. 

Et vous, connaissiez-vous ce titre sorti en 2009 ? 

lundi 28 septembre 2015

Mon premier Chattam

Voilà, ce matin j'ai tourné la dernière page de mon premier Maxime Chattam. 
Je ne sais pas pourquoi je fais tant d'emphase, puisqu'il y a encore moins d'un an je ne connaissais même pas cet auteur de nom. Mais depuis ce temps, j'ai entendu de plus en plus parler de lui, par une élève d'abord, puis avec la série Autre Monde. Finalement ce n'est pas avec celle-ci que j'ai commencé, mais avec un de ses thrillers les plus connus : L'âme du Mal

L'amie qui me l'a prêté m'avait dit que c'était crade... et bien c'est presque un euphémisme. Je crois que ce que je retiens en premier, c'est l'abondance de détails dégueux... Mon vocabulaire est bien pauvre, mais c'est ce qui me semble le plus approprié pour qualifier ce qu'on nous montre dans ce livre. Des corps en décomposition, des membres découpés, des brûlures d'acide, des mouches en tout genre, et le pire, les autopsie décrites avec moult détails. Certains doivent y prendre plaisir, parce que qu'il semble que ce genre de thriller fonctionne bien. A vrai dire ça ne m'a pas dérangée, mais je n'ai pas envie d'en relire un du genre de si tôt. A force c'est vraiment écoeurant. Heureusement que tous ces détails sordides sont mêlés à diverses intrigues : un tueur en série psychopathe, un inspecteur ancien élève du FBI plutôt attachant, une histoire d'amour entre lui et une ex-victime et une enquête plutôt rebondissante. 
J'ai apprécié cette lecture. J'y ai mis un peu de temps, comme souvent maintenant en semaine, mais j'étais contente de retrouver ce roman chaque soir pendant une semaine. Je n'en ai pas fait de cauchemar. J'ai essayé de m'attacher davantage à l'intrigue amoureuse et le suspense de l'enquête. Je comprends pourquoi il rencontre ce succès. Toutefois c'est un genre bien particulier, qui ne peut sans doute pas plaire à tout le monde.
NB : la couverture que je montre ici n'est pas celle de l'édition que j'ai, mais je la trouve beaucoup plus jolie... en tout cas beaucoup moins glauque...

Et vous, êtes vous adeptes des thrillers ultra-glauques ? 

mercredi 23 septembre 2015

Millenium #1, enfin !

Je viens enfin de trouver le temps d'écrire ma chronique, sur un livre que je viens enfin de terminer (dimanche) et que je viens enfin de lire. Beaucoup de enfin, mais enfin je sais pourquoi cette série a eu un tel succès. Ce roman est simplement génial !
L'intrigue, sous ses aspects un peu jargonnants, n'est pas si complexe que cela. Je craignais de ne pas bien suivre mais finalement il n'en a rien été. Mises à part quelques longueurs concernant les histoires financières et autres arnaques, je n'ai rien à reprocher à ce roman, bien au contraire.
Les personnages sont géniaux, et terriblement attachants. J'ai autant apprécié suivre Mickael Blomkvist que Lisbeth Salander. J'ai aimé la manière dont l'auteur nous a distillé des éléments de leur vie, peu à peu au fil des pages. L'enquête ne porte finalement pas seulement sur Harriette, mais aussi sur les personnages eux-mêmes, et le tout sans qu'on s'y perde un seul instant. Du grand art.
L'intrigue principale, qui concerne la recherche d'Harriette, est elle aussi au top. J'ai vraiment apprécié découvrir ce qui lui était arrivé, même si la vérité fait froid dans le dos. Mickael enquête comme un chef, et les rebondissements vont bon train. Encore une fois, on ne s'ennuie pas un instant. 
Les histoires de Lisbeth avec son tuteur sont tout aussi impressionnantes que dans les films, et là aussi ça a de quoi glacer le sang. Et plus on apprend à la découvrir, plus on comprend ses douleurs. 

En résumé, j'ai vraiment adoré cette lecture. Elle m'a pris du temps (trop de temps, rentrée, cours, copies obligent) mais d'un autre côté le livre est long, et les rebondissements multiples. Je l'ai lu en deux semaines, qui m'en ont parues une. C'est seulement arrivée au bout de l'enquête concernant Harriette que j'ai eu envie de passer à autre chose. Avant, les pages ont défilé, lentement mais sûrement.
Je suis surprise de ne pas trouver davantage à dire... Je crois que c'est parce que j'ai vraiment aimé, et que j'ai envie de laisser à chacun découvrir la maestria de l'auteur. Encore une fois, j'ai apprécié le fait de lire le livre après en avoir vu l'adaptation. Cela m'a permis d'ajouter des détails aux images que j'avais déjà en tête, et à chaque fois, c'est un phénomène que j'apprécie grandement. 
Merci à Ludo et Accalia de m'avoir encouragée à le lire. Je me demande comment j'ai pu hésiter à l'ouvrir un aussi grand nombre de fois. Mais finalement il semble que j'aie choisi le bon moment, et je garde un excellent souvenir de ma lecture. Seul regret... ne pas encore avoir le tome 2 sous la main ! Mais ça ne saurait tarder.

Et vous qui l'avez lu, qu'en aviez-vous pensé ? 

mercredi 9 septembre 2015

Animale, ou la malédiction d'une lectrice

La Malédiction de Boucle d'or, Victor Dixen

Enfin j'ai terminé Animale de Victor Dixen... 
Un article qui commence de cette manière, ce n'est pas un très bon présage me direz-vous... Et bien vous auriez raison; bien que peut-être pas totalement. Ce livre m'a fait passer par tellement d'états que je ne me suis pas sûre moi-même de savoir si je l'ai aimé ou pas... 
Là est surtout le souci : j'ai pu ne pas l'aimer. Etant données les avis plutôt positifs voire très positifs sur ce roman (je pense en particulier à l'article de Margaud, qui l'a classé parmi ses coups de coeur), il est délicat d'émettre un avis plutôt opposé. Mais place à l'honnêteté.

Les premières pages du roman m'ont captivée : je me suis demandée comment est-ce que cet auteur au style si bien pesé, agréable sans être simpliste, usant de jolis termes...avait pu écrire Phobos. Si vous vous souvenez, ce roman ne m'avait pas tellement plu. J'avais trouvé l'intrigue formidable mais pas assez exploitée, et le style m'avait laissé de marbre (voire ennuyée). Or avec Animale, l'auteur nous plonge dans un univers 19ème, dans un couvent, avec une énigmatique jeune fille aux cheveux dorés. Un jour elle reçoit un étrange dossier. Dans celui-ci figurent des feuillets qui lui racontent l'histoire d'une étrange jeune femme blonde et de trois créatures singulières... (vous aurez reconnu le conte en question bien sûr). L'atmosphère du couvent est vraiment bien rendue, le style est captivant, les mots semblent choisis avec soin. On est happé par le mystère qui plane sur cette Gabrielle dont Blonde (notre héroïne) découvre l'histoire avec une avidité certaine. Jusque là, pur plaisir, et très agréable surprise. Je ne m'attendais pas à tant. 
Mais c'est après que ça se gatte. Dès que Blonde s'enfuit du couvent, après sa promesse de mariage avec Gaspard, j'ai été déçue. J'ai trouvé que sa métamorphose était soit trop rapide soit trop lente (ça dépendait des moments), que l'histoire de Gabrielle finissait un peu tirée par les cheveux, que le manichéisme devenait trop présent. J'ai du mal à vraiment comprendre et surtout à exprimer ce qui m'a déplu. Je crois que j'ai trouvé ça trop enfantin. En même temps, il s'agit d'une réécriture de conte, j'aurais du m'y attendre, mais tout de même. Pour tout vous avouer, j'ai même failli abandonner le roman à la moitié. Je trouvais l'ensemble plat. Il est vrai que chaque page apportait son lot d'évènements, mais il m'a semblé que tout se répétait. En tout cas une chose est sûre : je ne me suis pas vraiment attachée à Blonde. Le seul passage ensuite qui m'a donné envie de continuer (et là j'ai pensé fort à Margaud, je me suis dit : allez, continue, elle a adoré, c'est que ça ne doit pas être si pénible tout le temps !) est celui dans le cirque. La suite est pleine de rebondissements, c'est vrai, mais tellement prévisibles pour le plupart ! Bref, encore une fois j'ai un peu l'impression que l'auteur a voulu beaucoup en dire, tout en tournant autour des mêmes idées. L'alternance des points de vue permet une variété appréciable, mais j'ai encore une fois l'impression qu'il n'a pas exploité les possibilités à fond.
Ok, qui suis-je pour juger ? Malheureuse lectrice, blogueuse à ses heures, je ne peux rien reprocher à un auteur. Finalement c'est surtout parce que je m'en veux de ne pas avoir totalement aimé que j'essaie de trouver toutes ces excuses je crois. Mettre le doigt sur la petite bête pou justifier quelque chose qui tient surtout de l'impression personnelle, de l'émotion, du fait d'avoir été touchée ou pas par une histoire, des personnages. Ici le charme du conte n'a pas opéré sur moi jusqu'au bout. J'ai adoré l'histoire de Gabrielle; j'ai adoré voir Blonde au couvent; j'ai été conquise par le style de l'auteur dans ces passages. A l'inverse de Phobos, j'ai trouvé le style épatant...mais l'intrigue moins palpitante. 

Avis en demi-teinte donc, avec un sérieux penchant pour la déception.
Ceci étant, n'hésitez pas à vous laisser tenter. Ce roman est  bien écrit, et l'histoire est captivante (sauf si comme moi vous avez du mal avec les contes... parce que c'est peut-être tout simplement ça le problème...). Et surtout, je suis quand même triste de ne pas avoir aimé un coup de coeur de Margaud...

mercredi 2 septembre 2015

Bilan de mi-parcours

Vous me manquiez trop, j'ai craqué.
Arrivée que je suis à la moitié du Harry Potter 5 (pas moins de 400 pages en Anglais, écrit tout petit), je me suis dit que je pouvais me permettre un petit article. D'autant que j'hésite même à faire une petite pause potteresque pour lire un peu en Français. Rien n'est décidé encore, mais ça me taraude depuis toute à l'heure.
Non pas que je n'aime pas ma lecture, oh que non. Harry Potter 5 est mon tome préféré, et je comprends encore une fois pourquoi. La maison de Sirius, d'abord. J'adore l'ambiance qui émane de ses murs, même si elle est sombre. J'adore le fait que Harry, Ron, Hermione et les autres vivent ensemble, comme dans une sorte de maison de famille (pas aussi joyeuse que le Terrier, c'est vrai...). Bref, je ne sais pas trop pourquoi, mais j'aime beaucoup ce passage. Quoi que...il m'a semblé un peu long au bout d'un moment. Comme Harry, j'étais contente de retrouver Poudlard. Et en période de rentrée scolaire, c'était vraiment la lecture IDEALE ! Je crois que je suis devenue prof en partie à cause d'Harry Potter. Dans ce tome, il est question des examens, les cours sont abondamment décrits, Ombrage vient inspecter les profs, bref, l'école est à l'honneur et ces moments ont toujours été mes préférés dans la saga. Dans L'Ordre du Phénix, ils sont vraiment très nombreux et les perspectives sont démultipliées; je comprends complètement pourquoi je l'avais adoré dès ma première lecture, il y a une quinzaine d'années maintenant (ouch). 

Et puis je garde des souvenirs impérissables de ma première lecture de ce livre. Je l'attendais avec impatience. Je me souviens que mon grand-père était allé me le chercher à la librairie le jour de sa sortie et qu'il me l'avait donné aussitôt rentrée de l'école. Direct je l'avais commencé, tournant religieusement les pages; malgré son épaisseur (pas moins de 900 pages en grand format), j'avais tellement peur de le finir trop vite ! Je dégustais véritablement chaque page, chaque chapitre. Je lisais même à table (et ce n'est pas pour filer la métaphore!). Je me revois avec mes pains au lait au petit déjeuner en train de le lire du bout des doigts, pour ne pas le salir ! Des souvenirs bien mignons en tout cas.

J'avais donc une hâte particulière à l'idée de commencer ce tome. D'ailleurs j'avais hésité à le commander en premier, avant les autres, mais finalement j'ai eu envie de faire les choses dans l'ordre et ai commencé par le 3 (dans l'ordre j'avais dit?). J'ai mis du temps à me lancer, mais j'attendais vraiment le bon moment. Et je ne suis pas déçue, j'ai fait le bon choix en attendant la période de la rentrée scolaire, puisque c'est exactement ce dont j'avais besoin. Les cours, les exams, les inspections d'Ombrage...l'identification à plein tubes ! Même si je n'enseigne pas avec une baguette magique... ni une baguette tout court d'ailleurs. J'apprécie aussi de voir l'idylle entre Ron et Hermione se profiler doucement. Je n'aurais pas aimé qu'elle tombe sous le charme d'Harry, ça aurait été trop facile. Là c'est tellement électrique !
Bref, ce tome répond vraiment à mes espérances. Toutefois je ne suis pas transcendée comme je pensais l'être. Je crois que j'ai juste grandi... Snif... Mais quoi qu'il en soit, la lecture en VO est toujours aussi plaisante et l'écriture de l'auteure aussi fluide. Je n'ai en aucun cas été fatiguée, et n'ai eu aucun mal à comprendre l'ensemble (même si certains termes m'échappent encore). Harry Potter, je le répète, un bon moyen pour commencer à lire en VO. 

Je profite aussi de cet interlude pour faire un petit bilan du mois d'août. Je ne comptais pas en rédiger un spécifiquement puisque je n'ai pas énormément lu (seulement 5 livres) et que la lecture du Harry Potter chevauche le mois de septembre...Mon mois d'août a été moins fructueux que juillet. J'ai lu un livre en VO, deux thrillers, ai fait deux lectures communes, dont l'une a été une excellente surprise (L'Assassin Royal) et l'autre une déception (Phobos). Finalement ce n'est pas si mal quand j'y pense...
Et quand je regarde bien, le mois d'août a été riche en réflexions sur la lecture et les livres, avec pas mal de TAG, un article sur les livres VO et un sur les lectures d'enfance. Le TAG sur les problèmes de lecteurs (piqué chez Ludo, ainsi que celui sur les livres de la PAL, merci Ludo !) a été l'occasion d'une intense réflexion et de beaucoup d'échanges avec Margaud, qui d'ailleurs me cite dans un de ses vidéo et dans un de ses articles (j'étais un peu fière, autant vous dire :p). Ces échanges avec elle me font toujours super plaisir, merci à elle :), et vive les PAUSES DE LECTURE !!

Un mois très riche en échanges et en diversité, plus qu'en lecture (même si 5 livres, ça reste très correct. Je trouve qu'un par semaine, c'est déjà pas mal). Et cette dizaine de jours en compagnie d'Harry Potter m'a fait un bien fou. C'était l'instant T par excellence. Mais le temps est venu d'un petit interlude... et d'une petite question pour terminer l'article :

Et vous, quels sont vos souvenirs d'enfance avec Harry Potter ? 

jeudi 27 août 2015

Allure ralentie

Chers lecteurs, lectrices,

Je tiens à m'excuser par avance du ralentissement de mon blog. C'est la rentrée, beaucoup de préparations de cours en perspective, et surtout, dans deux mois à peine, la plus belle fête de notre vie. Autant vous dire que je vais être TRES occupée !
Je suis en plein dans la lecture d'Harry Potter et l'Ordre du Phénix et autant vous dire que j'adore...mais que ça va avance très lentement. Pas moins de 800 pages en anglais, et écrit tout petit. Je ne vais pas re-poster de si tôt. Mais j'espère que vous continuerez à passer par ici, et moi j'irai faire un tour chez vous bien sûr !

A très bientôt et belles lectures ! 

lundi 24 août 2015

Le gigantesque TAG des livres à lire

J'ai longtemps hésité à me lancer dans ce TAG proposé par Ludo... tout simplement parce qu'il est gigantesque ! J'ai l'impression que je vais y passer des heures. Mais d'un autre côté, il me fait envie parce qu'il permet de faire un point sur les livres qui sont à lire dans ma bibliothèque. Je n'ai pas de PAL à proprement parler, puisque les livres lus ou non sont mélangés dans ma bibliothèque. J'aime bien pouvoir maintenant les y classer, maintenant que j'en ai une :pJ'ai donc passé un petit moment (appareil photo à la main !) face à ma bibliothèque, et voici ce que ça donne.

Un livre dont je ne sais pas de quoi il parle 
La chaîne d'amour, Daphné du Maurier
Je l'ai acheté en bouquinerie, juste pour avoir un livre de cette auteur après mon coup de coeur pour Rebecca.

Un livre que j'ai depuis plus d'un an 
J'en ai plusieurs, mais j'ai choisi le tome 1 de Millenium, puisque ça doit faire plus d'un an que je le sors et le range, sans jamais finir par le lire. 

Un livre qui me fait très envie 
Le dernier tome de la série des Charlotte Lavigne, sorti en Poche 

Un livre que je garde pour une période précise 
Harry Potter et l'Ordre du Phénix, que je garde vraiment pour quand je voudrais me détendre (et cette période va arriver très vite !)

Un classique
Oui, une superbe édition de Salambô de Flaubert, que je me promets de relire depuis une éternité !

Un roman fantastique
L'alliance des Trois de Maxime Chattam

Une dystopie
Le tome 3 d'Hunger Games, que je vais bientôt commander.

Un thriller
Les Lieux sombres de Gyllian Flynn, que Margaud avait bien vendu.

Un livre de poche (et qui me fait très envie) 
Animale de Victor Dixen. Il vient tout juste de sortir en poche et j'étais tellement contente de tomber dessus par hasard en librairie !
Margaud l'avait classé parmi ses coups de coeur, donc je n'ai pas hésité, même si j'avais été déçue par Phobos...


Une suite de série
Le tome 2 d'A la Croisée des Mondes, dont j'avais entrepris la relecture en VO.


Un livre à la tranche rouge (et même deux !)
Oui, la preuve en image.

Une romance...

qui est aussi une suite de série Barely Breathing. J'attends avec impatience le bon moment pour conti
nuer et connaître la suite des malheurs et bonheurs d'Emma. Mais ce n'est pas un thème facile, donc j'attends vraiment d'en avoir envie.

Un livre conseillé
Même deux : Animale et le tome 1 de Millenium. J'ai vraiment eu de bons échos de la part de mes blogueurs préférés ! Je peux également classer ce dernier dans les livres pour qui je crains une déception.

Je vais m'arrêter là, il y en a que je n'ai pas fait mais ils ne me tentaient pas. Encore une fois je déroge un peu aux
règles... vous ne m'en voulez pas ?
En tout cas j'ai apprécié de mettre mes livres en scène, et finalement cet article m'a pris moins de temps que d'autres. Comme quoi, préjugé !

vendredi 21 août 2015

Deux polars / thrillers... très glauques !

Samedi soir dernier, une amie m'a prêté quelques livres, dont des thrillers : deux du fameux Pierre Lemaître, et un qui a fait du bruit lors de sa sortie au cinéma l'an dernier. Je vous en dis plus.

J'ai eu envie de découvrir Pierre Lemaître et sa Robe de Marié (attention, sans -e !). Je me suis donc lancée avec enthousiasme, mais dès les premières pages...j'ai ressenti un grand malaise. Déjà qu'en ce moment ce n'est pas la forme olympique (stress divers,...), alors là je ne me facilitais pas la tâche. J'ai donc failli abandonner. J'avais besoin de quelque chose qui me remonte le moral, qui me distraie vraiment. Mais finalement, j'y suis revenu. J'avais envie de savoir ce qu'il allait arriver à Sophie, une femme folle, détraquée, pénible même au premier abord, et qui s'avère en réalité être une victime. Une fois les 125 premières pages passées, dans lesquelles on nous raconte les malheurs de Sophie (trop facile), ses meurtres (oui oui), ses hallucinations, on découvre le point de vue de Franck, un type complètement taré (lui l'est vraiment) qui ne se remet pas de la mort de sa mère. 
On apprend que Franck manipule Sophie, ce qui explique ses absences, ses oublis, bref, tout ce qui ne tourne pas rond dans sa vie. Je n'en dirai pas plus, parce que je trouve que je spoile un peu quand même. Je n'avais lu aucun résumé, je ne m'attendais donc à rien, et j'ai vraiment été surprise. Je pensais qu'il serait question de mariage (bizarrement je suis sensible à ce genre de sujet ces derniers temps ^^) mais en fait pas du tout. Et j'ai surtout bien fait de poursuivre ma lecture. Finalement je l'ai fini en à peine deux jours. J'avais vraiment envie de connaître la suite, et je n'ai pas été déçue. C'est bien mené, surprenant, effrayant même. Le personnage de Franck est un génie du mal et de la perversion. Un manipulateur hors-pair, le genre de type qui vous pourrit la vie en silence. Et on se dit que ça peut vraiment arriver...

J'ai donc côtoyé de près la folie humaine, et je peux vous dire que ce n'est pas joli joli...
Mais étrangement, je me suis surprise à en redemander. Je me suis intéressée de près à Avant d'aller dormir, dont j'avais entendu parler sur les blogs suite à la sortie du film (avec de très bons acteurs, soit dit en passant ! J'ai été surprise en jetant un oeil à la bande annonce : Collin Firth et Nicole Kidman, rien que ça !). J'ai vu que ça parlait d'amnésie, et j'ai donc pensé que ça allait ressembler à La vie d'une autre de Frédérique Degelt, que j'avais bien aimé. Mais finalement, pas grand chose à voir...
On suit la vie de Christine (encore un nom vieillot, vraiment, les victimes sont toutes désignées ^^), une femme de 46 ans qui a perdu la mémoire depuis de nombreuses années. Chaque matin elle se réveille comme si elle était une jeune femme de 20 ans, et ne sait plus où elle se trouve. Surtout, elle ne reconnait pas l'homme qui dort à ses côté et qui lui dit chaque matin être son mari...
Son cas d'amnésie est extrêmement rare, et un médecin s'intéresse de près à son cas. Il va également l'aider en travaillant avec elle régulièrement, et surtout en lui suggérant d'écrire un journal. Chaque jour, Christine va noter les informations sur sa vie qu'elle aura glanées auprès de son mari. Et peu à peu, en relisant et écrivant chaque jour ce journal, elle va faire des découvertes assez folles...

J'ai aimé cette histoire. L'intrigue est maligne, captivante. On a toujours envie d'en savoir plus. Mais j'ai trouvé que c'était trop délayé. J'ai lu les 100 dernières pages en diagonale et j'ai tout compris. Le début est bien, il n'y a pas grand chose de trop, mais après, j'ai eu envie que ça avance plus vite
Faire porter l'enquête sur la vie de Chris elle-même, avec elle-même aussi dans le rôle de l'enquêteur, était assez sympa. Mais je trouve la fin un peu tirée par les cheveux, elle est arrivée un peu vite. Pour faire court, j'ai bien aimé mais j'ai trouvé ça long et surtout déprimant (mais ça c'est normal ^^).

Ce qui est surprenant, ce sont les similitudes entre les deux livres (c'est pour ça que je les présente dans une même chronique). Deux femmes au bord de la folie, avec des pertes de mémoire, qui se font manipuler (je n'irai pas plus loin, risque de spoil !). Un fou qui passe pour un sain d'esprit, la manipulation, les déséquilibres psychiques... Et surtout l'immersion dans l'esprit d'une femme qui ne sait pas si elle peut se faire confiance à elle-même.
Angoissant... je crois que je dois être un peu maso de m'être mise à ces lectures, mais finalement j'y ai pris un certain plaisir. En plus je me disais que je lisais peut-être trop de romans jeunesse ces derniers temps, alors un petit retour dans le monde adulte n'était pas si mal. Mais en tout cas, ça m'a fait prendre conscience d'une chose (que je sentais mais n'avais pas réellement réalisé avec preuve à l'appui) : le livre qu'on lit a forcément une influence sur notre humeur (ok je n'invente rien, mais je vous explique). J'aurais sans doute été moins angoissée si j'avais lu mon Harry Potter. Lire des livres jeunesse et YA, ce n'est peut-être pas tant retomber dans l'enfance que d'essayer de garder un part de douceur, de sérénité, de magie ou même de fantastique dans notre vie. Avec les infos, la crise, le détraquement du climat, les moeurs déroutantes, le pessimisme ambiant et j'en oublie, on a besoin de voir autre chose... et la littérature permet cela. 

Merci les livres jeunesse, de chick-lit, de fantasy et autres. Moi qui vous boudais avant, je crois que vous avez rendu ma vie plus douce. 
Donc à partir d'aujourd'hui, plus de thriller psychologique, j'ai eu ma dose :p. 

dimanche 16 août 2015

Mes livres VO

Cela fait un certain temps que j'avais l'idée de faire un article à ce sujet. Les livres VO ont pris une grande place dans ma bibliothèque depuis quelques mois; il m'a donc semblé qu'un petit article à leur propos ne serait pas superflu. 
En réalité je lis de la VO depuis longtemps, depuis que j'ai été en prépa en fait, et que je maîtrise pas trop mal l'anglais. Quand j'allais en Ecosse il y a deux ans j'en ai achetés quelques-uns, et j'en demandais souvent à Noël. Mais c'est depuis que j'ai lu FanGirl que je ne me suis plus arrêtée ! J'ai lu une douzaine de romans VO depuis le mois de mars. J'avais envie de découvrir ces histoires dans leur version originelle, et aussi le fait de relire Harry Potter ou Hunger Games en VO ajoute un petit quelques chose que n'aurait pas une relecture en VF (que je n'aurais sans doute pas faite d'ailleurs). Et enfin, comme je dois me remettre au latin depuis quelques temps (pour la rentrée qui arrive), lire dans une autre langue m'a un peu redonné courage. J'ai constaté les progrès, je me suis améliorée, je lis maintenant sans dictionnaire. Il y a encore énormément de mots que je ne connais pas, mais je parviens à les déduire grâce au contexte.
Lire en VO m'a aussi incitée à m'intéresser aux nouveautés YA. J'avais envie de lire ce genre de livres en anglais, car je me disais que le style serait plus abordable (ce qui est assez vrai) et que ça me permettait de lire ces romans jeunesse avec un petit truc en plus. J'ai donc regardé et écouté de près Justine de FairyNeverland, qui a d'ailleurs fait une vidéo sur la lecture en VO  dans laquelle elle donne quelques conseils. J'ai glané quelques idées, et les commandes ont abondé. 
De ce fait je donne aussi pas mal de travail à Amazon... Il est vrai que ça peut faire du tord aux petites librairies, mais les livres en VO sont tout de même vraiment moins chers. En plus, j'ai énormément apprécié le fait de recevoir des colis assez régulièrement. A chaque fois je les attendais avec impatience (et mon lapin aussi; il adore le carton des colis Amazon...). 

Bref, la lecture VO a donné une nouvelle impulsion à ma vie de lectrice et à mon blog. Les couvertures sont superbes en plus, très colorées. Les formats sont sympa et la police d'écriture vraiment agréable. Que des bons points ! Je suis d'ailleurs actuellement en train de mettre dans ma Wish List Amazon mes futures commandes (que deux idées pour le moment... et surtout des suites de saga).

Un petit mot sur mon étagère VO


Déjà vous pourrez remarquer que les titres sur les tranches sont écrits à l'inverse des livres Français : on les lit de droite à gauche. C'est d'autant plus notable quand on regarde l'étagère du dessous. Et j'ai mis assez longtemps à m'en rendre compte ^^.
Les tranches sont aussi très colorées; j'ai mis ces livres au milieu de la bibliothèque en partie pour ça. Je trouve que ça égaie bien l'ensemble. 
Parmi ces livres, il y en a plusieurs que je n'ai pas encore lus : Harry Potter tome 5, les tomes 2 des sagas de Pullman et de Rebecca Donovan, et Aristotle and Dante. Je les garde pour quand je serais prête, et ça fait du bien de savoir qu'ils sont là. Ce sont des valeurs sûres. Il y a aussi ceux que je n'ai pas terminés : la saga Divergent (sur laquelle j'ai de gros doutes et que pourtant j'avais acquise dès le début, avec FanGirl. J'avais hésité avec Hunger Games, me disant que je connaissais déjà l'histoire et que ce n'était pas le cas de Divergent... grave erreur ! Mais je me rattrape.) Il y a aussi Anna and the French Kiss que je n'ai pas terminé. L'histoire est sympa mais je n'ai pas adhéré au style américain... Je pense le reprendre un jour en tout cas.

Voilà, je crois que c'est tout ce que je peux vous dire sur mes lectures VO... 
Pour les curieux, un petit zoom vers le bas et vous aurez un aperçu de mes autres livres (dont certains non lus également...). J'en dirai sans doute plus dans un prochain TAG, n'est-ce pas Ludo !

Et pour finir, une chronique sur ma dernière lecture... en VO 

J'écris cette chronique à la suite puisqu'elle ne sera pas bien longue.
Je viens de terminer le tome 2 de Hunger Games (Catching Fire) et j'ai vraiment aimé. Malgré quelques longueurs à partir d'une centaine de pages (une fois Katniss revenue chez elle), tout a décollé au moment de l'annonce des nouveaux jeux (Quart Quell). J'avais hâte de voir comment ils allaient se débrouiller à nouveau dans l'arène, et aussi de voir évoluer la relation Katniss-Pita. 

La difficulté de lecture de cette saga est moyenne. Encore une fois il y a plein de mots techniques et de noms d'objets que je n'ai pas complètement saisis, mais on comprend plus que l'essentiel. De plus je ne me souvenais plus trop du film, donc rien n'a gâché mon plaisir.
En dépit des déceptions concernant le tome 3, je vais bientôt le commander je pense, et je serai contente de découvrir la suite. 

mercredi 12 août 2015

Phobos : lecture commune en apesanteur

Phobos, Victor Dixen

Au début, avec Ludo, on ne savait vraiment pas quel livre choisir pour notre lecture commune. On a tâtonné pas mal et puis finalement, Ludo a proposé deux titres du moment : The Book of Ivy et Phobos. Je suis allée voir les critiques, j'ai vu que Margaud (ma référence ultime, vous l'aurez compris !) avait aimé ce dernier, et surtout, je me suis intéressé aux synopsis. C'est finalement ce qui a fait pencher la balance (et tant mieux !). J'ai été très intriguée par Phobos. Des jeunes gens dans l'espace, des speed-dating, de la télé-réalité... Très moderne tout ça ! Assez novateur finalement en littérature, et en plus Victor Dixen a bien fait parler de lui avec Animale.
Je l'ai trouvé en librairie, acheté avec un bon d'achat (c'était l'occasion, parce qu'il était pas donné non plus !) et, d'un commun accord avec Ludo, on l'a commencé (et j'ai gardé le suspense en laissant Hunger Games dans fenêtre "lecture du moment".)

J'ai tout de suite accroché à l'intrigue, mais avec beaucoup de bémols.
Comme je l'avais supposé, la force du livre vient de son intrigue : l'espace, les rencontres, l'amour,... mais aussi ce qu'on ne devine qu'au bout d'une cinquantaine de pages (et que je ne spoilerai pas).  Mais... 
Les personnages, à part Léonor et encore, ne sont pas attachants. Ils sont trop nombreux, et c'est comme à la télé : on ne les connait que par ce qu'on veut bien nous montrer d'eux, c'est à dire bien peu. Certes l'effet télé-réalité est là, mais c'est tout de même un peu frustrant. Léonor est une jeune fille pleine de feu (jusqu'aux racines de cheveux), qui décide de fixer ses propres règles du jeu. Mais j'ai trouvé qu'elle aurait pu aller encore plus loin... Ce qui l'en empêche sont ses blessures d'enfance. En cela elle est finalement très humaine, sans que j'ai pour autant totalement adhéré. Je suis plus sensible à Katniss par exemple, plus fougueuse et réfléchie (sans doute parce qu'on connaît vraiment toutes ses pensées dans les Hunger Games). 
Je n'ai pas non plus totalement adhéré à la construction du roman (qui empêche justement de connaître plus profondément l'héroïne). On alterne entre plusieurs points de vue ou bien plusieurs lieux. La salle de contrôle de l'émission, le vaisseau des filles (et jamais des garçons), le point de vue du fils d'un des organisateurs, et je crois que j'en oublie. Il est vrai que ça permet de balayer le champ de l'intrigue, mais c'était souvent trop rapide, ou parfois trop long...Il y avait aussi des longueurs dans ce livre, surtout au début m'a-t-il semblé (et à Ludo aussi). Ce qui me faisait tourner les pages, c'était l'envie de savoir ce qui allait se passer, et surtout la curiosité de connaître ce qui se dirait dans les speed-dating. Mais là aussi j'ai été déçue. Ils ne durent que 6 minutes, ce qui est très court, et ce qui est échangé est souvent au-delà du niais. Dommage... Sans doute qu'à la télé ça peut fonctionner, mais sur le papier c'est décevant. 
Il y a aussi de nombreuses ellipses temporelles qui empiètent un peu sur le suspense amoureux (on ne nous communique pas l'avancée des classements des Listes de coeur au fur et à mesure, comme ce le serait à la télé). J'ai l'impression que l'auteur a été partagé par l'envie de nous faire lire un livre à la manière d'une émission télé, et celle d'exercer son pouvoir d'omniscience en nous faisant voir toutes les facettes de l'affaire. Et en tant que lectrice, j'aurais voulu avoir les deux, complètement. Mais c'était impossible. Et pourtant je parle de longueurs...

L'enjeu que s'est fixé Victor Dixen était donc alléchant mais délicat à réaliser. Qui trop embrasse, mal étreint. L'intrigue est très bonne, les idées et les rebondissements très intéressants, mais peut-être que la construction laisse à désirer... Mais j'ai sans doute eu des attentes inadaptées également, sachant que c'est une série. En effet, dans le premier tome, il ne peut pas se contenter de nous exposer la dimension télévisuelle de l'affaire. Il faut qu'il pose les jalons de ce qui tiendra l'intrigue principale de la saga (que je ne vous dévoile pas ici). Un seul livre aurait suffit s'il s'était agi de simples speed-dating et de vie sur Mars (moi aussi ça m'aurait suffit). Mais il y a un enjeu bien plus épique, qui bien sûr tient en haleine et en suspens pour la suite... et ça c'est réussi.
J'ai d'ailleurs très envie de connaître la suite de leurs aventures, mais je n'achèterai pas le tome 2. Trop onéreux pour ce que c'est. Un livre qui a eu des notes exceptionnelles un peu partout, dont tout le monde parle... N'ayez pas non plus des attentes démesurées. On passe un bon moment, mais ce n'est pas le livre du siècle, malgré une idée de base assez géniale. 

Merci à Ludo pour cette lecture commune. Sa première :). 
Je vous conseille de vous rendre chez lui, c'est sympathique et très diversifié. Et pour un début sur la blogo, il commence à plein tubes.
D'ailleurs son article et son avis ressemble beaucoup au mien, en plus clair. Allez-donc !

jeudi 6 août 2015

TAG problèmes de lecteur (revisité)

Depuis que je suis sur la blogo, j'ai toujours adoré lire des avis qui concernent les pratiques de lecture. Certains en parlent dans leurs vidéo (mais pas assez je trouve...snif), et sinon il y a les TAG. Beaucoup concernent les habitudes de lecture, et à chaque fois je lis tout ça avidement. 
Suite à une discussion avec Margaud sur "est-ce qu'on est des machines à lire ? Comment on gère une panne de lecture ?" et après avoir vu ce TAG chez Ludo, j'ai eu envie d'y répondre (et me suis permis de reformuler un peu les questions, d'enlever celle sur le challenge Good Reads, et de le faire sans me faire nommer. Bouhh c'est mal ! Mais finalement, c'est mon blog, et je fais ce que je veux :p). Et si vous voulez reprendre l'idée / les questions / le TAG entier revisité, vous êtes libres, et j'en serais heureuse :). 

Venons-en aux questions à peu près identiques à celle du TAG d'origine

Comment choisis-tu ta prochaine lecture ?
Souvent je sais, quand je termine un livre, lequel je voudrais lire après. Parfois j'y pense même pendant la lecture du bouquin du moment, ce qui est un peu gênant... mais je m'en empêche difficilement. Ceci dit, depuis que j'ai une bibliothèque et un seul chez nous, je me pose moins la question et vais simplement regarder dans mes étagères. Toutefois j'ai souvent fait une pré-sélection parfois inconsciente avant...
Bref, je vous envie, vous qui prenez un livre juste selon l'envie du moment ! Je me projette beaucoup dans ma future lecture, et parfois ça gâche le plaisir de la présente. Mais ça va mieux, je me soigne à coup de montage de bibliothèque Confo !

D'où viennent les livres que tu lis ?
Depuis quelques temps (mars précisément, depuis que j'ai découvert les chaînes littéraires (le lien est pas forcément super clair...)) j'achète beaucoup de romans VO sur Amazone. Cela me permet de me remettre à l'Anglais (et comme je vais enseigner le latin, ça me permet de pratiquer une autre langue (le lien est pas encore super évident... les raisonnements de mon cerveau sont un peu obscurs...même pour moi-même je dois dire...) mais aussi d'avoir des livres récents à moindre coup (les rainbow Rowell par exemple, ou autres du genre Young Adult, ne sortent pas en Poche en France et la version VO coûte à peine plus que le prix d'un Poche, donc...). J'ai une jolie étagère remplie de ces livres VO, et le nombre commence à être important (je les prendrai en photo un jour). En plus les couvertures sont tellement belles en général !
Sinon j'emprunte pas mal de livres dans le CDI du collège et du lycée (souvent que j'ai conseillé d'acheter, grâce au avis des blogueuses et booktubeuses !), ou bien je les pique à ma maman, qui lit beaucoup aussi. J'achète finalement assez peu de livres en VF.

Tu as lu la moitié d'un livre et ne l'aimes pas. Tu abandonnes ou continues ?
J'abandonnes, même si c'est au bout de 50 ou 100 pages. Je me dis qu'il y a tellement à lire que je ne vais pas me forcer. Et qui sait, peut-être que j'y reviendrai un jour (mais il me semble que ça n'est encore jamais arrivé.)

Les couvertures d'une saga ou d'une série que tu aimes ne se ressemblent pas. Quelle est ta réaction ?
Peu importe, même si j'avoue apprécier par exemple avoir la même collection pour la nouvelle version des Harry Potter en VO, ou bien, a contrario, je suis un peu déçue de ne pas avoir trouvé la même édition pour les Hunger Games. Le tome 2 a une couverture bleue un peu criarde, alors que mon tome 1 était tout doux et élégant...

Tout le monde aime un livre que toi tu n'aimes pas. A qui en parles-tu et comment réagis-tu ?
J'en parle sur mon blog et j'essaie surtout d'expliquer pourquoi je n'ai pas aimé. J'essaie aussi de comprendre ce qui a pu plaire aux autres. 

Tu es en train de lire dans un lieu public et tu sens que tu vas te mettre à pleurer. Que fais-tu ?
Je pleure rarement, et si c'est le cas (de plus en plus d'ailleurs), j'ai seulement les yeux mouillés donc ça passe. Et puis je ne lis pas souvent ailleurs que chez moi (je ne prends pas les transports en commun, c'est sans doute en grande partie pour ça). En revanche il m'arrive de me mettre à rire, et là et bien... j'essaie de ne pas déranger le voisin (et si c'est mon chéri, je lui raconte). 

La suite d'un livre que tu aimes viens de sortir. Que fais-tu ? Tu relis le précédent ?
Non, je pense que je vais voir des résumés ou bien je feuillette le tome 1 (si je l'ai) pour me souvenir de l'essentiel. Mais en général je trouve que c'est assez précis dans les suites pour qu'on s'y retrouve assez bien. 

Prêtes-tu tes livres ?
J'aimerais le faire plus...mais c'est difficile pour moi, surtout pour mes livres en VO. Je ne casse généralement pas la tranche quand je lis (tout simplement parce que ça ne rend pas mal lecture plus confortable), et il y a souvent des personnes qui le font. Après c'est assez désagréable au toucher, et moins joli sur l'étagère. 
Sinon je prête parfois des livres de poche à mes élèves, et eux m'en prêtent aussi. C'est vraiment agréable et ça permet de les connaître mieux. 

Comment gères-tu les pannes  PAUSES de lecture ?
Grande question. Je cite souvent Sartre pour éclairer cette affaire : "La lecture est comme une sucrerie. Périodes de boulimie et lentes siestes digestives." Je crois que c'est dans Les Mots, mais je ne parviens jamais à la retrouver... si quelqu'un la reconnait !
C'est exactement ça. Parfois on va lire un livre très vite, plusieurs livres en peu de temps, on dévore (c'est le cas de le dire). Et puis parfois on est quelques jours, quelques heures, quelques semaines ou plus, sans lire... ou alors on traîne tout le temps le même livre. J'en ai connu beaucoup des pannes de lecture depuis que je dévore les livres. Dont une de plusieurs mois (il suffit de regarder l'historique de mes blogs). Mais je ne m'en rendais pas compte. La vie avait pris le dessus, pour des moments tristes ou gais. Je n'avais pas besoin de couper, ou bien je n'arrivais tout simplement pas à me détendre. 
Je crois que la seule solution est la patience. Il faut attendre que ça passe. Et je crois qu'après, on est encore plus heureux de s'y remettre. C'est comme quand on part en vacances : après quelques jours hors de chez soi, on est heureux de s'y retrouver.
Comme le dit Sartre, il faut digérer non seulement ses lectures, mais aussi l'acte de lecture. Nous reposer, faire autre chose. Et après on est encore plus contents de s'y remettre. Genre "je ne me souvenais plus que c'était si agréable de lire un bon bouquin."

Margaud vient justement de faire une vidéo à ce sujet :). 

Combien de livres achètes-tu par mois ?
Comme je l'évoquais précédemment, ce sont surtout des livres VO. ça dépend, mais en moyenne deux ou trois par mois. Parfois moins, parfois plus. 

Combien de temps tes livres restent-ils dans ta PAL ?
Cela dépend aussi. Mais les livres VO ne dépassent pas 3 mois en général.
Pour les autres, ça peut être TRRREESS longs. Surtout pour ceux de ma période bouquineries et brocantes. 

Quelques autres questions sur mes habitudes de lecture :

Mes moments préférés pour lire : le soir avant de dormir, depuis toujours. Sinon, j'aime bien lire après le repas, tout en digérant, ou alors au soleil depuis qu'on a une terrasse ! (mais pas toujours le soleil...)

Qu'est-ce que j'attends de la lecture en général : j'attends que ça m'apaise, que je me pose, que je pense à autre chose. Que ça m'endorme aussi, quand c'est le soir (mais pas parce que ma lecture m'ennuie !). Quand j'étais étudiante, j'attendais aussi d'apprendre des choses et de me constituer une culture littéraire. Et maintenant que j'ai un blog, je suis contente de faire des découvertes, de voir par moi-même pourquoi certains livres ont tant de succès. Et ce que j'aime plus que tout, c'est échanger avec d'autres personnes (ce que je préfère je crois !) et donner des conseils, que ce soit à travers mes avis ou de bouche à oreille avec mes amis ou collègues. 

La lecture au quotidien : Depuis toujours je lis toujours un peu chaque jour. Même en panne de lecture, je feuillette au moins un magazine. Mais en période de boulimie, je peux lire jusqu'à 200 pages par jour (rarement plus) ce qui équivaut à un peu plus de trois heures de lecture. Parfois, même en semaine alors que j'allais au travail, j'arrivais à lire plusieurs heures dans la journée, après manger, avant de dormir et parfois au réveil. Je regarde de moins en moins la télé, ce qui me laisse davantage de temps. Mais une chose est sûre : j'essaie vraiment de lire quand j'en ressens l'envie. 


Les livres d'enfance

Quelques mot sur les livres d'enfance...et sur mon challenge qui n'a pas abouti.

Bonjour tout le monde !
Ceci ne sera pas une chronique de livre, mais un article un peu à part.
J'avais dans l'idée depuis la semaine dernière de faire une sorte de challenge "lecture d'enfance et d'adolescence". L'idée m'est simplement venue du fait que je devais aller chez mes grands-parents deux jours en vacances, et que j'allais y retrouver ma bibliothèque d'enfant et d'ado. 
Comme prévu j'ai retrouvé plein de livres, j'étais contente de les feuilleter et j'en ai même sélectionné 3 pour mon challenge :

- Les Fourmis, Bernard Werber
- Dix Petits Nègres, Agatha Christie
- Les neuf vies du magicien, Diana Wyne Jones (j'ai appris qu'en fait c'était le préquel de Ma soeur est une sorcière, dont j'ai entendu parler mais que je n'ai jamais lu). 

Sinon je n'ai PAS DU TOUT lu depuis lundi matin, et ça m'a fait du bien. Je n'ai pas eu le temps, j'ai profité de faire des choses avec ma grand-mère, et je n'y ai même pas pensé. Une bonne sieste digestive littéraire après avoir avalé aussi vite l'Assassin Royal. Je me suis surprise moi-même d'ailleurs à n'avoir aucun scrupule à ne pas ouvrir un livre. 

Hier soir en rentrant j'ai eu envie de continuer un peu ma plongée dans le passé en ouvrant un des trois livres, et j'ai commencé Les Fourmis. J'ai lu une cinquantaine de pages, j'ai plutôt apprécié, mais finalement ce matin je n'ai pas envie de le continuer. J'ai envie d'aller de l'avant, de lire quelque chose que je ne connais pas, et de ne plus regarder le passé. Ce n'est pas que ce soit douloureux, mais la nostalgie n'est pas une émotion très énergétique je trouve...
Mon challenge passe donc à la trappe, heureusement que je n'avais entraîné personne dans mon sillage !

Pour finir, quelques lignes sur mes lectures d'enfance
J'en profite pour vous parler ici des livres que j'avais lus, relus et vraiment appréciés dans mon enfance. Les premiers que j'ai lus sont tous les tomes de La Famille Tant Mieux. J'étais en CP / CE1. J'adorais ça, leurs aventures en roulotte me faisaient rêver.
Ensuite j'ai lu et relus les Malheurs de Sophie, les Petites Filles Modèles et la suite. J'aimais énormément ces livres. Mais je me suis rendue compte, en les feuilletant, à quel point c'était moralisateur et extrêmement bien pensant. Limite effrayant. La soeur qui se prive de manger parce que son autre soeur est punie, parce qu'elle-même a voulu éviter que Sophie subisse les châtiments corporels de sa belle-mère. Sympa les vacances entre copines ! Mais je ne me rendais pas compte de ça plus jeune, et j'aimais ces livres.

J'ai aussi de très bons souvenirs de La petite Princesse, de Sans Famille ou encore du Petit Lord Fantleroy. Je ne sais pas si j'ai lu ces livres avant ou après avoir vu les dessins animés, mais en tout cas j'aimais les deux. Ce qui me surprend, c'est la difficulté des mots employés dans ces bouquins jeunesse... je lisais ça à 9 ou 10 ans, et ne devais pas tout comprendre. Sans doute en partie de ça que je tiens ma passion pour le sens et l'origine des mots !
En tout cas cette plongée dans le passé, bien qu'un peu délicate, me laisse de bonnes perspectives.

Et vous, que lisiez-vous quand vous étiez petits ?


lundi 3 août 2015

L'Assassin Royal : L'apprenti Assassin

Challenge réussi pour l'Assassin Royal !

Nous nous sommes lancées dans cette saga (ou du moins son premier tome, pour le moment je n'ai pas décidé si j'allais poursuivre cette IMMENSE saga ...!) en lecture commune avec Accalia, et voilà sa chronique ! Bourrée de préjugés, j'avais l'impression d'avoir besoin de soutien pour m'investir dans cette lecture... Je pensais que ce serait très fantasy, très ennuyeux... et en fait je me suis bien bien trompée. La preuve, j'ai réussi mon challenge personnel : le finir en un week-end (les 30 dernières pages ce matin, lundi...bon, d'accord...) ! Je voulais me faire un mini week-end à 1000 moi aussi, pour être en phase avec les copines Accalia et Eniaa qui s'étaient lancées (et ont brillamment réussi d'ailleurs !).

J'ai donc beaucoup aimé ce premier tome de la saga, sur laquelle j'avais pas mal de préjugés.
Je pensais que ça allait être long : FAUX !
Oui c'est écrit petit, oui c'est écrit serré, oui l'encre bave parfois, et je me faisais peur par moments en ouvrant le livre : Comment je fais pour lire ça ??!! Et puis je posais mes yeux sur les premières phrases de la page où j'en étais, et tout de suite j'étais emportée, les pages se tournaient toutes seules (ou presque, parce qu'avec mon challenge, j'avais quand même hâte de finir !)

C'est du fantasy donc il n'y a pas de style : FAUX !
Le roman est vraiment bien écrit, et bien traduit. J'ai apprécié le parler de l'époque, les fidélités aux termes anciens bref, c'est fluide sans être du tout simpliste.

J'allais forcément m'ennuyer avec des histoires politiques de clans, de rivalités, etc... et j'allais décrocher. En grande partie FAUX.
Bien entendu il est question de clans, d'assassinats, de jalousies, de luttes intestines à la cour. Il faut s'accrocher un peu par moments mais pas trop, d'autant qu'il y a assez peu de personnages finalement. En plus l'histoire nous est racontée du point de vue de Fitz, et le jeune garçon arrive au château à l'âge de six ans seulement. Il a donc lui aussi tout à apprendre, et nous avec lui. 
Je me suis tout de même un peu ennuyée sur quelques pages de description, mais elles sont assez rares (descriptions des paysages ou des plans de lutte contre les fameux Pirates). Mais beaucoup beaucoup moins que ce que j'aurais imaginé. L'histoire étant centrée sur Fitz, le bâtard de Chevalerie, fils du roi Subtil des Six-Duchés (petit clin d'oeil à Accalia, oui les noms sont bizarres, mais c'est expliqué au début d'un chapitre : souvent les noms étaient donnés en fonction des qualités des individus. Chevalerie est un peu ridicule, c'est vrai, mais je trouve que ça lui correspond bien. Idem pour Royal et Vérité. Mais il nous a manqué Charmant...). J'ai adoré suivre ce personnage. Hypersensible, il communique d'une façon unique avec les animaux et aime apprendre. Il va être pris en charge par de nombreux maîtres, et j'ai beaucoup aimé découvrir cet univers mystérieux. J'ai aussi adoré son attachement aux animaux.; ça apportait beaucoup de douceur à l'histoire. 

Je pensais que c'était un livre de mecs et de geeks : FAUX ! Même s'il y a beaucoup de personnages masculins, il y a quelques femmes dont le rôle sera essentiel. En plus le personnage principal est tellement sensible et il rencontre tellement de barrières sur son chemin qu'on ne peut que s'y attacher. Celui qui s'occupe de lui, Bourrich, est particulièrement profond, complexe et finalement sympathique. Comme me le disait Accalia, c'est vrai que les personnages sont plutôt fouillés (et on n'en est qu'au premier tome !) Normal tout ça, l'auteur est une femme ! Je n'en revenais pas quand je l'ai découvert je ne sais comment en achetant le livre. C'est une Robin comme dans How I Met your Mother. Pas un Robin des Bois ! Depuis le temps que je vois les livres de HOBB partout en librairie, j'étais sûre que c'était un homme (surtout pour écrire des histoires pareilles...). Encore une fois : PREJUGE...

Vous l'aurez compris, j'avais plein d'attentes négatives envers ce livre et finalement... j'ai beaucoup aimé et ai dévoré le roman. Je ne sais pas si je vais me lancer dans le tome 2, mais la balance penche plutôt du côté d'un VRAI !

Je comprends vraiment l'engouement qu'a suscité  ce roman et ensuite cette saga (les premiers ont 
20 ans), engouement qu'elle suscite encore d'ailleurs. 
Et vous, avez-vous lu l'Assassin Royal ?