samedi 5 janvier 2013

Un goût de thriller

Ces derniers temps, à force de regarder la série Dexter, je me suis mise à apprécier le frisson. Je me suis donc dit que lire pour frissonner un peu ne serait pas une mauvaise idée. Voilà les premiers résultats.


Un oiseau blanc dans le blizzard, Laura Kasischte

En résumé, c’est l’histoire d’une mère qui disparaît sans laisser de traces. Alors, comme on s’en doute, sa fille et son mari se retrouvent seuls. Sa fille avec des problèmes de poids, de couple, de vie d’ados, et son mari avec ses responsabilités d’homme au foyer. Pendant trois ans on suit la vie de ces deux personnages, principalement celle de la jeune fille qui, lors de la disparition de sa mère, est au lycée, puis arrive à la fac. Tout au long du récit, on découvre des éléments inquiétants sur les rapports qu’entretenaient la jeune fille et sa mère, mais aussi sa mère et son père, et enfin sa mère et son petit-copain… Une femme inquiétante dont on découvre le portrait en filigrane. Un portrait glacial et glaçant d’ailleurs, un peu comme ce qui lui est arrivé… Mais je n’en dirai pas plus !
Ce roman, qui a un côté thriller édulcoré, tient en haleine. En outre, l’auteur décrit avec beaucoup de vérité les émois adolescents, même les plus intimes. Un bon roman !

Jusqu’à la folie, Jesse Kellerman

Le roman commence par des descriptions sanglantes d’hôpital et d’opérations. Evidemment, puisque notre personnage principal (Jonah) est étudiant en médecine. Période de stage pour être exacte. On le suit dans sa soirée marathon, puis dehors, alors qu’il rentre chez lui, et c’est là que tout arrive : il tombe nez à nez avec une femme en pleine agression. Ni une ni deux, il se jette sur l’agresseur et, comme tout bon médecin l’aurait sans doute fait (…) il lui tranche la gorge. Propre, net, et sans préméditations.
Dès cet instant, sa vie se met à changer. Procès en vue, prison peut-être… Mais pourtant, tout ceci n’est pas le pire. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, la folie ne vient pas à cause de remarques incessantes de collègues (il se fait appeler Superman et est régulièrement rédiculisé), ni du spectre de la punition à venir, ni des blessures de l’affrontement héroïque. La folie a pour source … une femme. La jolie jeune femme qu’il a sauvée. Au début tout se passe bien, même très bien. Ils finissent amants, comme vous vous en doutez. Rien de bien palpitant (pour les lecteurs en tout cas), jusqu’au jour où cette gentille jeune fille révèle sa nature sado-masochiste. Dès lors elle rend Jonah fou en le poursuivant partout, tel un gnome effrayant. L’histoire commence alors vraiment, Jonah cherchant par tous les moyens à échapper à ce démon qu’il a lui-même introduit dans sa vie. En outre, le lourd passé amoureux de Jonah ne simplifie pas l’affaire, et pimente considérablement cette histoire.
On est tour à tour effrayé, galvanisé, ému et même parfois amusé. Un bon roman de vacances !

Sinon j'ai également lu Les Rivières Pourpres de Grangé. J'écrirai peut-être un article à ce propos.  

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