samedi 24 septembre 2016

Défi Babelio

Chers tous, 
Il est temps que je me confesse... depuis quelques temps je lis beaucoup, et beaucoup de romans jeunesse. Depuis quelques temps aussi je vous parle des livres que j'emprunte au CDI de mon établissement. Et depuis quelques semaines, j'évoque parfois Babelio... alors voilà...En fait, je vais participer avec mes élèves au Défi Babelio 2016-2017 :) !! Il s'agira de lire le maximum de livres parmi les 40 de la sélection (un bon paquet ! voyez vous-même, et que de très bonnes critiques à chaque fois, donc que du bonheur) et d'en faire des chroniques, des quizz, des vidéo, des book trailers, des book face et que sais-je d'autres, afin d'être les plus originaux et pertinents possibles. Les élèves n'ont pas encore commencé, mais avec ma collègue du CDI nous nous sommes attelées à la tâche plus qu'agréable (bien que titanesque !) de lire un maximum de livres de la sélection. Et pour l'instant, ça marche plutôt bien. Pour preuve, voilà les 5 derniers que j'ai lus : 

Si vous cliquez sur les titres, vous accédez à la page Babelio du roman ! 

Ce premier tome de la série m'a particulièrement plu. Je ne pensais pas accrocher à ce gros pavé, lourd et dense. Mais finalement c'est un livre super et superbe; un bel objet aussi. Il raconte l'histoire de Jacob, un jeune garçon qui voit des monstres et ne comprend pas pourquoi, jusqu'au jour où son grand-père meurt et lui intime de retrouver Miss Peregrine. Il part alors sur les traces de la jeunesse de son grand-père et ce qu'il découvre va changer sa vie...
L'écriture est agréable, le style travaillé, et les photos superbes. Elles permettent vraiment de se faire une idée d'à quoi devaient ressembler ces enfants étranges. Un très bon moment de lecture en somme, même si j'ai trouvé que les enfants n'étaient pas assez décrits et qu'il n'était presque pas question des événements historiques de la Seconde Guerre Mondiale. Ce que j'ai préféré en fait est la quête initiale du héros, autrement dit les 150 premières pages. Je ne sais pas si j'apprécierai le second tome mais je compte bien m'y plonger. 


Nous les menteurs, E. Lockhart 
Ce roman m'a beaucoup fait penser à L'été où je suis devenue jolie, qui a été un coup de coeur. Il est encore question de vacances d'été, des cousins qu'on retrouve et puis d'amour. Sauf que là, tout est moins net et moins joli. Les mamans se déchirent, le grand-père s'affaiblit et Cadence essaie de recouvrer la mémoire... Rien n'est si simple qu'on le croit dans ce roman, dont la fin est extrêmement surprenante. J'ai versé des larmes (rare quand je lis un roman, fréquent devant des films ou séries (oui oui ^^)), je ne m'y attendais pas et j'ai été très déçue... Mais c'était bien vu de la part de l'auteur ! Un livre qui fait vivre plein d'émotions et que j'ai particulièrement apprécié. 

Journal d'un vampire en pyjama, Mathias Malzieu 
Dans ce roman assez rapide à lire, Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dionysos, raconte jour après jour ou presque l'évolution de sa maladie et son combat. C'est assez glauque parfois, triste souvent, mais l'auteur a su enrober tout ça d'humour et de jolies métaphores. Je l'avoue j'ai trouvé ça lourd à lire, au sens propre du terme. Le sujet n'est pas évident, la manière de le traiter n'est pas tellement mon genre (un peu mièvre parfois, enfin ça reste mon avis, et puis c'est le genre un peu poétique de l'auteur, je m'en rends compte en écoutant quelques chansons...). Un moment pas désagréable, mais j'avoue que ça m'a un peu plombé le moral... Toutefois c'est un roman qui sensibilise bien à la maladie, au combat qu'elle implique et à la force du moral. 
Et puis j'adore la couverture :p


Oublier Camille, Gaël Aymon
Encore un court roman, dans le même esprit que Ma Réputation et Blog, que j'avais beaucoup appréciés. Dans celui-ci Yanis raconte quelques jours de sa vie, alors qu'il a le sentiment d'avoir perdu son amoureuse, Camille. Il l'aime depuis trois ans, mais rien n'est très clair... Au cours de ces quelques 70 pages, il va réfléchir, s'enrichir, évoluer, jusqu'à découvrir le théâtre, les beaux mots de la littérature, et peut-être réussir à parler à Camille. 
Un joli livre, agréable à lire, court mais dense dans les thèmes abordés. Idéal pour les petits lecteurs... et les autres ! 

Le Labyrinthe, tome 1 : L'épreuve, de James Dashner 
Contre toute attente, j'ai beaucoup apprécié ce premier tome d'une saga que je compte poursuivre car la suite m'intrigue beaucoup. Je vous écris alors qu'il me reste encore une 50taine de pages à lire et il me tarde de m'y replonger. J'avais lu quelque part que c'était un page-turner, et c'est vrai ! Je ne pensais pas arriver au bout aussi vite, et surtout avec autant de plaisir. J'ai aimé suivre les aventures de Thomas, qui arrive un beau jour au Bloc, sans savoir où il se trouve ni ce qui se passe. Peu à peu il comprend le fonctionnement de ce monde masculin, où la vie s'est efficacement organisée depuis deux ans. Ceux qui l'intriguent le plus sont les Coureurs, qui chaque jour épuisent leurs forces dans le labyrinthe qui les entoure pour essayer d'y trouver une éventuelle sortie. Il finit par devenir l'un d'eux mais pas pour longtemps : le réveil de la jeune fille mystérieuse, la seule présente dans leur "monde", va accélérer les choses.
Cette dystopie m'a semblé assez originale, sans être une copie des Hunger Games et surtout bien plus intriguante que Divergente (que j'avais laissé tomber au bout de 100 pages). Déjà le héros est un jeune garçon, ce qui change de d'habitude. Pas d'histoire d'amour immédiate, pas de niaiseries sentimentales, tout est fait pour faire avancer le récit. Certes les personnages ne sont pas très fouillés, mais on prend plaisir à suivre leurs péripéties. Vous l'avez compris, j'ai passé de bons moments de lecture avec ce roman, et suis prête à lire la suite dès que j'en aurai l'occasion. 


La bonne surprise du défi : certains des livres sélectionnés sont des bandes-dessinées ! C'est très agréable et plutôt rapide à lire. Pour moi qui ne suis pas habituée, ce fut une bonne surprise. 
Dans cet ouvrage l'auteur raconte son expérience de la paternité et du handicap. Au fil des pages, il raconte tout des débuts de la grossesse de sa femme aux deux ans de Julia, sa petite fille trisomique. C'est très bien fait et émouvant. Cette BD a d'ailleurs reçu de nombreux prix. 








Petit bilan de mon propre défi à partir des livres de la sélection : 
J'ai lu 10 livres sur 40. Un bon début, même s'il m'en reste encore beaucoup. J'ai déjà évoqué les 4 autres lectures dans le blog : il s'agit de The Book Of Ivy, des Petites Reines, de Stephane de la série U4 et de Frangine. 

A suivre donc ! 


dimanche 18 septembre 2016

Titus n'aimait pas Bérénice, mais Racine, oui !

Titus n'aimait pas Bérénice, Nathalie Azoulai
Après avoir vu ce titre sur le blog de Eden, et surtout lu combien elle avait aimé, je n'ai pas hésité longtemps. J'ai acheté et lu dans la foulée ce roman qui me faisait envie depuis plusieurs mois. Pourquoi ? Parce que j'adore Bérénice, j'aime de nombreuses pièces de Racine, et j'adore les réécritures de ce genre. J'avais aimé Aurélien d'Aragon, parce que la première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. J'aime Bérénice de Racine que le jour recommence ou que le jour finisse. Et j'aime plus que tous les livres qui évoquent les écrivains et leur travail. Ce roman était fait pour moi. 
Pourtant je n'ai pas été transportée aussi fort que je l'aurais voulu. Certes l'auteur nous raconte avec une poésie particulière l'enfance studieuse de Racine à Port-Royal, mêlée de contrition, de versions latines et de grammaire. On découvre comment il s'est mis à écrire, d'où lui est venue cette passion pour l'alexandrin, pour le minimalisme dans la langue, les fameux 800 mots des tragédies, et l'expression particulière de son vers. Sa manière de comparer le Latin et le Français, sa recherche de la langue la plus juste et la plus grande, tout cela m'a touchée particulièrement, et j'ai aimé suivre ses réflexions - bien que tout ne m'eut pas semblé extrêmement clair à travers le style de l'auteur. 
On comprend aussi pourquoi Phèdre est si sombre, Néron si fou et Bérénice si malheureuse. Et aussi pourquoi, finalement, ce sont aussi de grands personnages, partagés entre deux éthos. Phèdre est très sombre, c'est un monstre elle le dit, mais elle lutte à cause de l'amour. L'amour qui est d'ailleurs au centre des réflexions de notre auteur : peut-on raconter ce qu'on n'a pas (encore) vécu ? Et quand on le connaît, le sentiment est-il semblable pour tous, universel ? Il va jusqu'à interroger plusieurs femmes pour parfaire sa propre carte du tendre et mieux mettre en scène les âmes passionnées dans ses pièces. Un amour qui s'oppose aux valeurs cornéliennes, qui remplit tout, cause tout, et souvent le pire.
Par ailleurs, et c'est ce que j'ai particulièrement apprécié, ce roman illustre parfaitement la chronologie de la production de Racine : d'abord de grandes tragédies assez ordinaires, puis Andromaque pour le sujet antique, Bérénice comme un ovni, enfin Phèdre, le choc suprême, et puis Britannicus pour lutter contre Corneille. A la fin c'est encore Dieu qui semble triompher, avec les tragédies sacrées commandées par Madame de Maintenon. Il est très plaisant aussi de le voir graviter autour de ces noms si connus que son Molière, Corneille, La Fontaine et Boileau. Qu'on connait de nom finalement, mais qui là prennent vie, consistance, dans leurs qualités mais surtout dans leurs défauts. Il en va de même pour Racine, qu'on appelle ici Jean : les auteurs, qu'on porte au pinacle aujourd'hui, ont été avant tout des hommes, avec leurs aspirations, leurs désirs, leur cupidité, leur ambition. Et c'est tout cela qu'on découvre dans ce roman, mais de façon un peu elliptique. Peut-être était-ce le désir de l'auteur que de se rapprocher d'un style particulier, comme l'a fait Racine... Pour approfondir tous ces sujets, je vous invite à lire la chronique d'Eden, si bien faite, si intelligente, si pertinente (comme toujours !). Elle me rappelle ce que j'essayais de faire au début du blog, quand j'étais étudiante. Et je peux te dire que tu y arrives plus que bien, mieux que moi au même âge et même plus !

Pour ma part, je vous disais que quelque chose avait manqué... C'est justement ce petit quelque chose qui fait qu'à chaque fois j'adore les romans qui évoquent le parcours d'un écrivain, sa manière de se mettre au travail, comment il vit au quotidien. Mais là c'était souvent trop elliptique, trop sibyllin parfois... Bref, je n'ai pas été totalement transportée et ai même eu l'impression parfois de peiner à comprendre ce que cherchais à dire l'auteur. Sans doute n'avais-je pas non plus le bagage nécessaire pour comprendre toutes les allusions mais quand même, j'ai étudié en profondeur trois des grandes tragédies de Racine. Alors pour ceux qui n'ont lu que pour le plaisir, les messages "codés"  du roman ne doivent pas être une mince affaire ! 
Malgré tout ce furent de bons moments de lecture, qui se sont un peu éternisés. Je reste ceci dit contente d'avoir acquis ce roman, et il m'a donné envie de me plonger ou replonger dans certaines de ses tragédies. Un bon bilan donc, malgré tout :). 

dimanche 11 septembre 2016

La Sixième Corde, 96, tome 1


Me voilà enfin en train de rédiger mon article. Cet article que je dois faire depuis si longtemps. Et surtout, ce roman que j'avais promis de lire depuis plusieurs mois, sans y parvenir. Mais m'y voilà. 
Maintenant, je vous explique : Benjamin Karo m'a contactée sur la page du blog pour me demander si je serais intéressée pour lire son roman, La Sixième corde. Bien entendu j'ai dit oui, j'aime beaucoup découvrir de nouveaux romans, et surtout gratuitement (sauf quand il s'agit de SF... désolé ^^). Mais un obstacle de taille s'est imposé : il s'agissait d'un roman en format PDF ou Epub... et ça, j'ai du mal. Vraiment du mal. J'ai essayé, j'ai bien aimé le début, mais je n'y arrivais pas. La luminosité, la taille des caractères, pas de liseuse, tout ça a fait que j'ai abandonné. Toutefois je n'ai pas caché ces difficultés à l'auteur, avec lequel j'ai pas mal correspondu. Et lui a cru en moi, alors que j'allais le lâcher. Il a fait en sorte que je ne passe pas à côté d'un bon moment de lecture, et je l'en remercie. Et il y a quelques jours, j'ai reçu un paquet dans ma boîte aux lettres. Bonheur. Et d'ailleurs maintenant il existe en format broché :)

Donc j'ai lu. Pas tout, je l'avoue. Ce n'est pas le genre de style d'écriture que j'affectionne. Mais j'ai passé de très bons moments. 
Pourquoi ? Parce que l'histoire est sympa et le narrateur attachant. Arnaud souhaite se marier avec Emma, une artiste comme lui. Afin de tourner la page du passé une bonne fois pour toutes, ils décident de retourner sur les traces de leurs ex respectifs. Mais Arnaud ne va pas partir seul : il organise un véritable road trip avec ses meilleurs amis, qui n'a rien à envier aux plus célèbres lurons américains. Very bad trip ? Je vous laisse découvrir ça en lisant le roman de Benjamin et Caroline Karo, un frère et une soeur pleins d'énergie et à la plume sûre.

J'ai aimé aussi le choix du héros. Pour une fois, les histoires de coeur ne sont pas celles d'une fille. Arnaud nous raconte ses aventures passées avec beaucoup de sincérité mais sans mièvreries, et sans bons sentiments inutiles. Certaines de ses ex sont vraiment des garces !
En plus les tons du romans sont variés : on passe de dialogues riches en images et en familiarités à des descriptions quasie poétiques des pensées et souvenirs du narrateur. C'est cette alternance que j'ai aimée, même si j'ai surtout lu les passages introspectifs.
Enfin la fin est surprenante, et nous donne vraiment envie de connaître le second tome.

En résumé, une lecture plutôt agréable même si j'ai sauté de nombreux dialogues. Un style prometteur, chatoyant et nuancé, et un concept super : road trip, amours et souvenirs. Je comprends le bon accueil que ce roman (disponible pour le moment uniquement en Ebook)

dimanche 4 septembre 2016

Bilan hebdomadaire #1

Mes chers,
Ces derniers temps, je ne sais pourquoi, je lis beaucoup. Des romans assez courts certes, mais plus d'un par semaine. Que se passe-t-il ?!! Je ne sais... En tout cas, je lis plus et n'ai pas assez de temps pour le blog... Par conséquent je vais assez souvent (si je continue comme ça !) publier des bilans... Tout ça pour vous expliquer le titre de l'article et le numéro (je mets rarement de numéro). Bref bref, passons aux choses sérieuses : les livres ! Et cette semaine j'en ai lu 3 !


La Vie épicée de Charlotte Lavigne, tome 3, Nathalie ROY
Après avoir adoré le tome 1 et encore plus aimé le tome 2, me voilà enfin parvenue au moment tant attendu : l'envie de lire en entier le tome 3 ! Je l'avais commencé il y a plus d'un an, quand il était sorti, mais ça n'était pas ce dont j'avais envie au moment. Je suis comme ça souvent, il faut que je sois dans l'humeur de lire certains livres. Là c'est du léger, mais il faut croire que pourtant je n'en avais pas envie...Me voilà donc qui recommence ma lecture... et lis le roman en deux jours ! J'ai passé mon dimanche dernier après-midi dedans, et j'ai vraiment passé de bons moments. Pour ceux qui ne connaissent pas, Charlotte est une jeune femme québécoise de 34 ans qui adore cuisiner (d'où le titre), mais telle une Bridget canadienne ou une Accro du Shopping du pays des caribous, elle a une vie bien remplie. Les amis, le job de présentatrice télé, les petits plats et surtout les amours... Ahlàlà ceux-là ils ne la laissent que rarement en paix. En tout cas, dans ce nouvel opus, c'est plus compliqué que jamais pour Charlotte, entre les tentations au travail, Maxou qu'elle ne parvient pas à oublier, et son désir de maternité...
Pourquoi j'adore Charlotte Lavigne en plus de tout ça ? A cause de la manière dont ce roman est écrit. La focalisation est interne, c'est Charlotte qui nous raconte son histoire. Par conséquent, l'accent québécois est rendu, ainsi que toutes les petites expressions savoureuses qui vont avec : le chum, les "ouich" et autres cris, en plus des mots anglais. So cutttteee !!  Parfois les libertés prises avec le Français sont grandes, mais c'est ce que j'adore. Un très bon moment de lecture donc, pour moult raisons. 

Amours, Léonore de Récondo
Ce petit roman, primé les libraires et RTL en 2015, est une pépite. Il se lit rapidement, mais il est dense en émotions. Tout ou presque se passe dans la demeure de riches bourgeois. Victoire et son mari vivent dans l'ennui. Le pire étant que la jeune femme ne parvient pas à avoir d'enfant... C'est sans compter sur la libido de son mari, qui monte régulièrement chez les bonnes assouvir ses désirs. 
Cette attitude cavalière mais courante est toutefois d'un grand secours pour Victoire, puisque Céleste, la jeune bonne, tombe enceinte. Et elle va lui demander son bébé...
On pourrait croire que l'histoire s'arrête là. Mais non ! Alors attention, SPOIL ! Victoire peine à ressentir de l'amour pour cet enfant qu'elle n'a pas porté. Privé d'affection, le bébé se laisse mourir, jusqu'au jour où Céleste, n'y tenant plus, l'emmène dans sa chambre et lui redonne vie... mais pas au bébé seulement ! Victoire les rejoint et elle aussi revit au contact du corps de Céleste...
Vous l'aurez compris, comme le laisse entendre le titre, il s'agit d'histoires d'amours, et pas uniquement de celles dont on a l'habitude. Un roman très émouvant et très bien construit. 

The Book of Ivy, Amy Engel
Je me suis enfin décidée à me lancer dans ce roman dont j'entends parler depuis longtemps (n'est-ce pas Ludo ??!!) mais que je ne sentais pas tellement... J'avais peur d'être déçue comme avec Divergente. Finalement j'ai commencé ma lecture... et ne l'ai pas lâché. En fait je l'ai lu en à peine deux jours. J'ai été plutôt captivée par l'histoire d'amour qui naît entre Ivy et Bishop. Ce qui m'intriguait surtout au début était le fait qu'elle doive tuer Bishop, qu'elle a du épouser de force. Finalement ça n'est pas cela qui est véritablement au centre de l'intrigue, mais plutôt son amour pour lui. Un peu déçue donc par le fait d'avoir affaire à une romance déguisée en dystopie, mais je ne vais pas jeter la pierre au concept puisque j'ai passé un bon moment. En revanche je trouve que les événements s'enchaînent un peu rapidement, sans être trop développés, et l'intrigue politique manque de consistance. Toutefois ça n'était pas pour me déplaire, puisque ça n'est pas ce qui m'intéresse le plus. En résumé un bon roman d'amour jeunesse, qui se laisse lire tranquillement. 

dimanche 28 août 2016

Le bonheur des petits livres

Nous sommes dimanche, le jour des articles
Et oui je me rends compte que je rédige majoritairement mes chroniques le dimanche, tranquillement, sans pression de timing. Par conséquent, dans les périodes fastes, il peut y avoir plusieurs livres évoqués dans un même article, et dans les périodes plus creuses et bien... rien... . J'aimerais aussi me remettre à commenter des tableaux, mais l'envie n'y est pas vraiment pour le moment. ça reviendra ! 
Nous sommes aujourd'hui un dimanche faste, celui d'une semaine de lecture particulièrement opulente. Quoi que...
Cette semaine, j'ai lu 3 romans. C'est beaucoup n'est-ce pas ?!! Mais attention... Ces romans étaient constitués en moyenne de 200 pages chacun. Donc moyen l'exploit :p. Toutefois cela n'enlève rien au plaisir que j'ai eu à les enchaîner, au contraire. J'ai même adoré ça. Et en plus j'ai eu 3 super lectures, donc un quasi coup de coeur. 

Tout d'abord, j'ai lu Grossir le Ciel de Franck Bouysse, conseillé par maman. Ce court polar est très étonnant, de par sa taille mais aussi de par son intrigue. De prime abord rien à voir avec les romans policiers dont nous pouvons avoir l'habitude. Celui-ce se passe dans quasi huis-clos, avec deux personnages principaux et surtout, pas d'enquête policière. Mais l'intrigue nous happe très rapidement...
Gus vit seul dans une ferme isolée, avec pour seul voici Abel, lui aussi fermier. Les deux hommes ne se côtoient que rarement et vivent leur solitude avec stoïcisme. Jusqu'au jour où Gus découvre des traces de sang dans la neige. 
Le roman est court, on se doute donc que le dénouement arrivera rapidement. On ne s'ennuie pas un instant, malgré le rythme qui peut sembler lent parfois, mais qui confère au roman cette atmosphère mystérieuse, un peu oppressante. J'ai beaucoup aimé évoluer dans l'univers des deux agriculteurs, avec leurs travaux, leurs souvenirs, leurs peines. Ce roman m'a fait penser au roman scandinave La Ferme des Neshov d'Anne B. Ragde, que j'avais adoré. Un coup de maître pour ce petit polar hors du commun, à découvrir ! 

Ensuite j'ai enchaîné avec Le Collier Rouge de Jean-Christophe Ruffin, classique contemporain que je n'avais toujours pas ouvert. J'ai beaucoup aimé cette touchante histoire, qui reprend des thèmes rebattus (la Seconde Guerre, la collaboration, les débâcles etc) mais sous un regard nouveau. Les deux héros, l'homme et son chien, sont attachants, ainsi que le juge qui les suit. Un roman de qualité, qui se lit vite et bien. 

Enfin j'ai ouvert Darling de Jean Teulé, et comme souvent avec cet auteur, j'ai passé un très bon moment. Catherine, alias Darling, est une enfant puis une jeune fille à laquelle la vie n'a pas fait de cadeau. Pour vous dresser le tableau : avant même sa naissance elle est à l'origine d'un grave accident à la foire, et à 3 ans, la pauvre petite assiste à la mort du curé à l'église... La poisse quoi. Elle habite avec ses parents et ses deux frères aux bords de la RN13 en Normandie (c'est chez nous !) et est fascinée par les camions qui passent devant chez elle, tout en bruit et en lumières. Son rêve : épouser un routier. Et c'est ce qui lui arrive. Mais souvenez-vous, elle a la poisse ! Donc rien ne tourne comme elle veut, et c'est avec un courage hors du commun qu'elle se sort de situations plus terribles les unes que les autres. Il y a du sang, du sexe et des larmes dans Darling. C'est cru, mais très poignant. Quand on habite en plus en Normandie, on ne peut être que touché et sensibilisé à la condition des ruraux, qui nous est dépeinte sans fioritures... A ne pas conseiller aux plus jeunes mais pour les autres, allez-y !

3 courts romans donc, mais encore plus de plaisir, puisque j'ai vraiment aimé enchaîner ainsi les histoires. Et un très bon bilan en ce mois d'août, avec 8 livres lus, et une quinzaine en tout pendant les vacances. Vive les petits romans et la littérature jeunesse ! 

dimanche 21 août 2016

Mes lectures de vacances

De retour de presque deux semaines de vacances en famille dans le Sud, je vous ramène ici le soleil et surtout un petit bilan de mes lectures. J'ai beaucoup lu ces derniers temps, j'en suis ravie. Je n'ai pas tellement eu l'impression d'y passer beaucoup de temps, mais comme j'en avais beaucoup, du temps, ça m'a semblé peu. Bref, vous me comprenez (ou pas ^^). En deux semaines, j'ai lu 5 romans !! L'équivalent de ce que je lis habituellement en un mois. Il est vrai que deux de ces romans sont très courts, mais quand même. Beaucoup de littérature de jeunesse, j'ai d'ailleurs épuisé la pile que je m'étais constituée au CDI. Je ne pensais pas en venir à bout si vite, mais j'ai adoré. Maintenant très de blabla, je vous présente mes lectures. 

Tout d'abord je me suis attaquée à un roman qui m'a fait très envie quand j'ai découvert qu'il venait de sortir en Français : Another Day, de David Levithan. Il s'agit en quelque sorte de la suite de A comme Aujourd'hui, roman que j'avais plus qu'aimé. Je me suis donc empressée de le commander en VO (il était temps, j'aurais pu le faire il y a un an maintenant !) et il me tardait de le recevoir. Je n'ai d'ailleurs pas été déçue, et ai passé d'excellents moments avec ce livre. Pour ceux qui ne connaissent pas A comme Aujourd'hui, il s'agit de l'histoire de A, un ado (ou une, on ne sait pas) qui change de corps tous les jours. Chaque matin, il / elle se réveille dans le corps d'un ado, qui n'a rien demandé. A. essaie alors de vivre la vie de cet ado sans trop le/la bouleverser. Jusqu'au jour où il rencontre Rihannon... 
Another Day est l'histoire de Rihannon, qui rencontre A. un jour, en la personne de son petit ami. Elle pense que celui-ci a changé, qu'il est tout à coup devenu romantique, doux et compréhensif. Mais le lendemain, quelque chose cloche : il n'a pas l'air de se souvenir de ce qui s'est passé, alors qu'une inconnue qu'elle rencontre dans les couloirs du lycée, elle, s'en souvient... S'ensuit alors une succession de rencontres étranges, inattendues, avec des garçons beaux, laids, athlétiques ou geeks, ou encore avec des filles magnifiques, insignifiantes, noires, blondes, maigres et j'en passe. Rihannon en voit de toutes sortes mais à chaque fois, c'est A. Difficile pour la jeune fille de s'y retrouver et pourtant, elle n'abandonne pas.
Comme A comme Aujourd'hui, Another Day est certes une romance adorable, mais aussi une forme d'apologue. Les thèmes comme l'amour, la différence, l'amour homosexuel, l'importance du physique et de la beauté intérieure sont extrêmement bien traités. Sans en faire trop, avec justesse, l'auteur a trouvé une intrigue qui permet d'évoquer tout cela à la fois, avec beaucoup de naturel. Je le conseille, et même plus. Un roman inoubliable. 

Ensuite je me suis lancée dans un roman loin des thèmes de la jeunesse : Joujou, d'Eve de Castro. J'ai beaucoup aimé découvrir les histoires rocambolesques de ce Liliputien d'à peine 90 centimètres, trimballé de cour en cour et de pays en pays, pour le plaisir des Grands. Racontée de manière picaresque, un peu à la manière des romans du 17ème siècle, ses aventures sont le plus souvent affligeantes et pathétiques. Lui est courageux, volontaire et très sensible; mais les autres autour de lui sont de vrais vautours, qui profitent de la grande humanité de ce jouet humain, de ce petit monstre...
Un roman que je conseillerais plutôt, sans parler de coup de coeur. 

Ensuite j'ai plongé avec plaisir dans Les Petites Reines, de Clémentine Beauvais. J'ai aimé suivre les aventures des trois jeunes filles (les "trois boudins"), de leur ville de campagne à Paris. C'est touchant, rafraîchissant comme on dit (même si je trouve l'expression un peu étrange pour un livre...), le ton est léger, frais (ok...) et plein d'humour. Parfois l'expression laisse à désirer alors que dans certains passages, les termes sont très recherchés. Mais je pense que cela tient au point de vue interne choisi par l'auteur, celui de Mireille, une jeune fille un peu enrobée, fille de prof de Philo. Elle est à la fois très réfléchie et très simple, et cela se ressent dans l'écriture. 
Je comprends l'engouement qu'a pu susciter ce livre, primé en 2015, et le conseille à tous. Surtout aux jeunes d'ailleurs

Ensuite, pour finir la pile de romans jeunesse empruntés au CDI, j'ai entamé avec plaisir deux courts ouvrages : Blog de Jean-Philippe Blondel et Ma réputation de Gaël Aymon. A peine 100 pages chacun, mais pourtant très riches. Ces romans de la collection Actes Sud Junior s'adressent à un public de "petits" lecteurs, mais proposent des thèmes et des ouvrages de grande qualité. 
Le premier, Blog, aborde la question de l'intimité sur Internet, mais surtout les relations père/fils, avec une plongée dans le passé qui m'a beaucoup touchée. J'ai passé un très bon moment, presque trop court. Mais malgré sa brièveté, il ne manque rien à cette jolie histoire. En plus l'écriture est très agréable, auteur oblige :). 
Ma Réputation est différent, plus moderne dans l'écriture, mais plus bouleversant dans son thème. Il s'agit d'exclusion, de harcèlement, de la difficulté à trouver qui on est quand on a 16 ans. Je ne sais que vous dire de plus, en tout cas ce fut une bonne lecture.

Je terminerai cet article en évoquant une lecture que j'ai faite il y a plus d'un mois, mais dont je n'avais pas pris le temps de parler : un autre tome de la série U4, Koridwen. Je crois que c'est mon tome préféré. Il m'en manque encore un avant de me prononcer, mais j'ai vraiment apprécié cet opus. KOridwen est une jeune fille touchante, en quête identitaire, à laquelle les ados peuvent facilement s'identifier. En plus j'ai trouvé que l'intervention du merveilleux dans cette affaire était ce qu'il y avait finalement de plus réaliste. La fin m'a également beaucoup plu. C'est celui que je conseille à ceux qui veulent commencer ou du moins découvrir la saga. 

De bonnes voire de très bonnes lectures cet été ! Et pour vous, le soleil était-il aussi au rendez-vous entre les pages ? 

dimanche 7 août 2016

... pic et pic et colégram

Bonjour à tous ! Avec Ludo, nous venons de terminer notre deuxième lecture commune (la première était il y a tout juste un an). Cette fois nous avons opté pour son genre de prédilection : un polar. En regardant dans sa wish list, j'ai trouvé Am Stram Gram, qui me faisait envie depuis longtemps (je ne sais plus pourquoi...). On s'est donc lancés dès qu'on l'a chacun trouvé, et ce fut une plutôt bonne lecture.

Dans ce polar, il y a du gore, du trash et du glaçant. Un même scénario se répète plusieurs fois : deux personnes qui se connaissent plus ou moins intimement sont enlevées et séquestrées dans un lieu clos et sombre (piscine, scillo agricole et j'en passe), avec pour seul compagnon un pistolet chargé. Pour espérer sortir de ce tombeau, un de des occupants doit tuer l'autre...
Pic nic douille c'est toi l'andouille, ou plutôt ici ça sera toi qui mou(ri)ras !
Hélène Grace, la policière en charge de l'enquête, va devoir se confronter à une psychopathe de forte trempe, qui donne du fil à retordre. Ajoutez à cela des coéquipiers ripoux et tout se complique encore. Les histoires de chacun se mêlent, dans de courts chapitres, au récit du calvaires des séquestrés. Tout s'enchaîne très vite, et le dénouement est plutôt riches en rebondissements.

Mon avis maintenant...
Mitigé dirons-nous. J'ai adoré le début, l'auteur nous plonge dans une histoire qui glace le sang, on est horrifié par ce qu'une personne dérangée peut inventer pour faire souffrir son prochain. Les victimes qui s'en sortent sont affaiblies physiquement et surtout choquées à vie. A jamais elles vivront avec le remords. Et là on se dit que vraiment, il y a des gens tordus... Cela c'était pour la dimension positive. 
Pour le reste, j'ai été un peu déçue. Par le milieu du roman surtout : il est surtout question des intrigues entre policiers, et j'ai trouvé que c'était superflu, d'autant que la psychologie des personnages n'était pas énormément fouillée. Il y a beaucoup de clichés sur les différents profils d'enquêteurs, tout s'enchaîne vite et sans forcément de lien, bref, j'ai trouvé cela un peu too much. L'auteur a comme regroupé tous les codes du polar dans une histoire qui aurait suffi à elle-même par l'originalité de sa cruauté (enfin elle m'a en tout cas semblé originale à moi, qui ne suis pas une grande adepte de polars). Sinon la fin m'a beaucoup plu : elle est riche en rebondissements et on ne s'ennuie pas un instant, jusqu'à la dernière page (il n'y a pas d'épilogue, sans doute attend-t-on une suite). 

Une lecture commune agréable avec Ludo (vous trouverez son avis ici), même si nous n'avons pas eu le même rythme de lecture tout du long. A refaire, avec un polar encore, et on a peut-être déjà une idée :). 

dimanche 31 juillet 2016

Emotions

Comme ce sont les vacances je lis beaucoup plus, comme je l'avais déjà dit; et j'ai donc plein d'articles en retard. Aujourd'hui je vais vous parler de deux romans jeunesse que j'ai empruntés pour les vacances au CDI, et que j'ai adorés. Vraiment adorés. 

Tout d'abord j'ai découvert Kill all enemies de Melvin Burgess.  Ce roman raconte l'histoire de trois jeunes, Billie, Rob et Chris : tous les trois ont des difficultés à s'adapter aux règles, à l'école et à l'autorité. Mais ce ne sont pas des délinquants pour autant. On comprend grâce à ce roman ce que peuvent ressentir les ados en difficultés, qu'elles soient tout simplement scolaires ou bien familiales.  Vivre à la maison est très difficile pour eux : Billie passe de famille d'accueil en famille d'accueil, Rob a un beau-père brutal et Chris des parents trop exigeants. Ils souffrent, et cette souffrance les rend violents. C'est donc dans un centre pour jeunes inadaptés qu'ils se retrouvent. Dans cet endroit, on cherche à les réconcilier avec les autres, l'école et eux-mêmes. Mais c'est à travers Metallica et la musique qu'ils vont finalement se rallier. 
Je vous en ai déjà dit beaucoup, je m'arrêterais donc là concernant le résumé. En tout cas ce livre m'a beaucoup touchée. Je l'ai lu assez vite. J'ai apprécié l'alternance des points de vue entre les trois personnages, et un dernier que je vous laisse découvrir. Ils sont attachants, sincères et leur souffrance nous fait mal. Toutefois ils s'en sortent, à leur manière. Et surtout j'ai aimé voir illustrée cette idée : l'école est un système certes ancestral, qui fait ses preuves chaque année, bien qu'il ait ses failles. Toutefois tout le monde ne s'y retrouve pas. C'est le cas certes d'une minorité mais tout de même, on ne peut pas attendre de tout le monde qu'il aime le poisson. Certains sont mêmes carrément allergiques ! Bon, passons cette comparaison un peu hasardeuse et venons-en au coeur du problème : certains ados ne peuvent pas se plier aux règles de l'école, tout simplement parce qu'ils ne le peuvent pas. Soit ils ont un handicap (dyslexie et autre), soit leur esprit est trop saturé par les angoisses de la vie familiale, qui peuvent même aller jusqu'à leur pomper toute énergie physique, soit encore ils sont dans l'incapacité de se plier à une quelconque autorité (et j'en oublie sans doute). En tout cas ce roman nous ouvre les yeux sur une réalité cruelle et pourtant trop souvent délibérément ignorée, et le fait de façon très crédible. On n'est ni dans l'angélisme ni dans le trash; l'auteur a su doser tout cela avec une grande justesse. Un roman que je recommande, aux ados comme aux adultes. 

Le second roman ado que j'ai lu m'a encore plus émue : il s'agit du Monde de Charlie de Stephen Chobsky. Je crois que je peux déjà le placer dans la liste de mes romans jeunesse préférés. C'est peut-être même mon préféré, car je n'ai jamais rien lu qui m'ait autant touchée. Pour vous dire, j'ai pris un temps fou pour le lire tellement je n'avais pas envie qu'il se termine...
Bon, trêve de blabla, venons-en aux faits : Le Monde de Charlie, Pas Raccord à l'origine, nous parle de Charlie, un garçon de 15 ans qui adore lire et ne voit pas toujours le monde comme les autres. Son amitié avec deux élèves de Terminale, Sam et Patrick, va changer sa vie et lui faire découvrir qui il est vraiment. Ce roman américain traite de sujets rebattus comme l'homosexualité, la discrimination scolaire, les premiers amours, ... mais à travers le regard d'un personnage particulièrement attachant. Charlie m'a vraiment émue. Au fil des lettres qu'il écrit à un anonyme et qui sont support de la narration, on découvre un garçon extrêmement sensible, qui souffre mais essaie d'avancer dans la vie. Je me suis énormément identifiée à lui, ce qui explique que j'aie autant aimé ce roman. J'aurais aimé le lire quand j'étais ado. Mais même aujourd'hui il m'a beaucoup remuée. La vision de la vie que communique l'auteur m'a profondément touchée.
Une superbe lecture, que je recommande, bien que je ne pense pas que tout le monde soit autant émue que je l'ai été. J'ai vraiment fait l'expérience de rencontrer un roman qui me parle directement au coeur, et c'est assez exceptionnel. Avez-vous déjà ressenti cela ? 

dimanche 24 juillet 2016

Nouvelle LC avec Eniaa : tout ce qu'on aime !

Bonjour bonjour !
Avec Eniaa on a encore fait une LC. Et oui, on ne s'en lasse pas et on a souvent de nouvelles idées (enfin là je crois qu'on est un peu à court ^^ ! A vos suggestions !) et la dernière en date était de lire un roman dont l'adaptation nous avait toutes les deux énormément marquées : 127 heures. L'histoire d'Aron Ralston ne vous est sans doute pas inconnue : pendant 127 heures, soit plus de 5 jours, le jeune homme de 27 ans est resté bloqué dans un canyon, le bras emprisonné par un rocher. Il a du finir par se couper lui-même le bras pour se libérer.Tout un programme n'est-ce pas ? 
Je suis une grande adepte des huis-clos plein de tension dans le genre d'ailleurs, et je crois que je classe facilement ce film dans mon top 3. C'est donc tout naturellement que j'ai eu envie de lire le livre qui l'a inspiré, et avec Eniaa, comme nous l'avions fait pour Seul sur Mars

J'avais vraiment hâte de commencer cette lecture. Je n'ai pas du tout été déçue par le premier chapitre. Comme on connait l'issue de sa randonnée, on en est presque à sursauter dès qu'on aperçoit l'ombre d'un canyon. Mais au deuxième chapitre j'ai un peu déchanté : en fait, Aron raconte, un chapitre sur deux, ses diverses expériences en tant que randonneur de l'extrême. Au début j'ai bien aimé, mais j'avoue que je me suis rapidement lassée des énumérations de lieux et autres nombres de kilomètres. Donc je le confesse... j'ai lu ces passages en diagonale... shame on me ? Non, enfin pas trop, parce que je suis du genre à abandonner un livre qui ne me plait pas sans souci, donc lire en diagonale c'est plutôt soft ! ^^. En plus j'avais tellement hâte d'arriver aux passages "fatidiques" que je n'avais pas non plus la patience d'entrer dans les autres détails de sa vie. Voilà, je crois que j'ai réussi à me justifier un peu... même si mes arguments ne sont pas tous hyper convaincants.
Ceci étant, je tiens tout de même à préciser que ces passages nous permettent de mieux cerner la personnalité d'Aron avant qu'il n'endure son supplice de cinq jours. Connaissant toutes les aventures qu'il a rencontrées et les catastrophes auxquelles il a réchappé, on se dit que ce qui lui arrive là est quand même la cerise sur le gâteau... et qu'il devrait s'en sortir en sur-homme !

Venons-en maintenant aux passages que j'attendais avec le plus d'impatience : les journées dans le canyon. Pour me mettre en jambes avant d'écrire cet article, j'ai eu la bonne idée de regarder des extraits du film... dont celui où il se coupe le bras. Que n'avais-je pas fait... M'enfin j'ai réussi à ne pas tourner de l'oeil et ai pu faire quelques petites comparaisons avec le film (avec l'aide d'Eniaa, bien plus calée que moi puisqu'elle a regardé plein de vidéo sur Aron. Je pense qu'elle vous en dira plus dans son article d'ailleurs). Alors d'abord, concernant la scène fatidique, le film est bien plus gore (forcément mais quand même, dans le livre il ne nous précise pas qu'il a du sang plein la bouche) et la douleur est énormément métaphorisée. Or justement, dans le roman, cette douleur est quasi absente; et je pense que c'est ce qu'il a vraiment ressenti pourrait-on dire, puisqu'à mon avis son esprit était trop préoccupé par ce qu'il avait à faire pour penser à la douleur (ou un truc du genre, je suis pas neurologue...). Sinon, concernant les jours de survie, il y a aussi des différences avec le film : dans ce dernier, l'accent est mis sur les visions, les hallucinations et les moments où il se filme, et on le voit rarement boire son urine. A contrario dans le roman il insiste beaucoup sur son état de déshydratation. En fait il se coince dans le canyon en ayant avec lui à peine un litre d'eau. La suite n'a donc pas été simple; avec ce qu'il raconte, on se rend compte à quel point la déshydratation peut affecter le corps mais aussi l'esprit. La souffrance psychique est souvent plus difficile à supporter que celle du corps, d'autant qu'il trouve d'astucieux moyens pour soulager sa posture. C'est là que son expérience des conditions extrêmes lui est d'une grande utilité. A croire que tout devait le mener dans ce traquenard. 
Pour finir ce qui m'a surprise à la fin est quand il raconte que le plus dur dans toute cette histoire ont été les mois qui ont suivi : convalescence, multiples opérations, complications, douleurs... Il était sorti de l'enfer mais la vraie vie n'était finalement pas si rose. Heureusement qu'il a une force de caractère à toutes épreuves, et parvient à recouvrer son éternel optimisme. Une jolie leçon en tout cas, et de bons moments de lecture (entre les passages zappés ^^ahlàlà je reviens sur le sujet qui fâche !).

Merci à Eniaa de l'avoir fait avec moi, sachant que j'ai fini plusieurs jours avant elle mais pour une bonne raison (même deux...) : j'ai lu vite vite parce que j'avais très envie de voir comment il allait s'en sortir (même si j'ai vu le film). Et la seconde raison, bien plus légitime, est qu'Eniaa a eu le courage de le lire en VO ! Le titre est d'ailleurs sympa : Between a rock and a hard place. J'avais longuement hésité à la suivre dans ce challenge, mais en feuilletant le roman sur Amazon, j'avais constaté que le vocabulaire allait être bien complexe... Donc je ne regrette pas d'avoir lu en Français, même si du coup notre LC n'a pas bénéficié d'échanges aussi dynamique que pour la précédente, avec Room. Toutefois ce fut encore une super expérience, et j'adore toujours échanger avec Eniaa. En plus on a pas mal de goûts en commun donc ça donne plein d'idées. 

Une idée pour notre prochaine LC ? Dans la veine aventure, huis-clos et suspense, ou totalement autre chose ? A vos avis ! 

vendredi 8 juillet 2016

Vous avez dit classiques ?


Me revoilà dans mon nouveau rythme presque effréné (j'ai bien dit presque, parce que ce sont les vacances quand même !), avec un nouvel article à vous proposer. J'ai eu envie il y a un mois maintenant de me lancer dans la lecture d'un roman classique, après avoir regardé Alceste à bicyclette à la télé. Dans ce film ils lisent Le Mysanthrope et je me suis dit qu'un petit bain de jouvence via une lecture d'étudiante serait sympa...
J'ai donc commencé Les Liaisons Dangereuses, roman que je souhaitais relire depuis longtemps. Au début je lisais quelques pages en parallèle d'un autre roman (le premier U4), parce que la langue du 18ème siècle, c'est ardu. En plus, les Lettres des libertins que sont Merteuil et Valmont sont écrites dans un style très complexe, plein de litotes, de périphrases et autres joyeusetés. Je peux vous dire qu'il faut se concentrer ! Ceci étant, j'ai pris un grand plaisir à relire ce roman, auquel je me suis consacrée entièrement (presque corps et âme, si on file la métaphore libertine...) à partir de la 100ème page, et que j'ai finalement lu relativement vite. J'ai aimé retrouver la perversité de la Comtesse de Merteuil, les nombreuses allusions littéraires dont sont truffées les lettres, les effets de style, ce qu'il faut lire entre les lignes, etc. Valmont quant à lui m'a touchée, selon moi il a renoncé à Madame de Tourvel à cause de la pression de Merteuil, alors qu'il l'aimait. C'est là que réside le génie de Laclos : avoir mis en scène un libertin amoureux, dont la conquête est normalement le combat de chaque instant, tout en nous faisant douter de la sincérité de ses sentiments. Les lettres ne permettent pas de savoir vraiment ce que pensent les personnages; c'est un jeu de dissimulation, à chaque fois. Ce roman épistolaire est d'ailleurs bien ficelé, puisque l'auteur lui-même dissimule la sincérité de son oeuvre en nous faisant croire qu'il a seulement publié des lettres découvertes dans un coffre... Genre ^^. Bref, j'ai énormément apprécié ma lecture. Je pourrai vous en dire encore plus, mais ça deviendrait un cours, et ce n'est pas le but ici. C'était un peu ce que je faisais aux débuts du blog, mais j'ai changé d'objectif. Maintenant je veux simplement me faire plaisir. Les autres considérations je les garde pour mes élèves :p

Forte de cette lecture, j'ai eu envie de poursuivre dans la veine des lectures classiques et j'ai choisi de relire un autre grand de la Littérature :  La Princesse de Clèves. La bonne idée que j'ai eue ! J'ai encore passé un très bon moment. L'écriture de Madame de la Fayette est un peu moins complexe que celle de Laclos,  bien que très éliptique et pleine de litotes; il y a aussi moins de références littéraires, le texte est plus net, il y a moins d'aspérités, peu d'intertexte. On sent que c'est c'est un roman assez unique, limpide, soigné. Chaque mot compte, rien n'est de trop, comme dans une tragédie racinienne. La seule chose qui m'a dérangée, ce sont les allusions historiques, un peu trop nombreuses à mon goût... Mais ça, c'est mon problème, je suis assez nulle en Histoire...
Alors pour ceux qui ne connaîtraient pas La Princesse de Clèves (ce que je peux comprendre puisque c'est un roman qui a profondément marqué l'Histoire Littéraire mais qui ne semble pas toujours facile d'accès...), en voici un petit résumé (avec quelques SPOIL attention !) : Madame de Clèves a épousé Monsieur de Clèves sans amour, alors que lui l'aime et l'aimera éperdument jusqu'à sa mort. Se contentant de ce mariage arrangé comme il y en a tant, Madame de Clèves mène une vie paisible à la cour d'Henri II. Jusqu'au jour où ... elle rencontre l'homme du monde le mieux fait et le plus beau, Monsieur de Nemours. Dès le premier regard tout a changé. Mais la Princesse est mariée, et ne peut renoncer à son statut. Bon, c'est jusqu'ici très banal me direz-vous... oui mais cette Princesse, elle n'est pas comme les autres ! Elle fait preuve d'une probité et d'une vertu hors-normes. Elle va jusqu'à avouer son amour pour le Duc de Nemours à son mari ! Celui-ci est très jaloux, mais face à l'attitude stoïque de sa femme, qui fait tout pour éviter son amant (celui qu'elle aime, littéralement), il accepte la situation. Le bel amant en revanche ne peut se passer du plaisir de la voir, et provoque sans cesse des occasions. Une torture pour la Princesse, qui ne peut oublier cette passion dévorante ! Je m'arrêterai là, mais attendez-vous à être plus que surpris de l'attitude de la jeune femme à la fin du roman...
NB : Le personnage de la Princesse me semble bien moins austère dans le roman que sur cette couverture :p

Et vous, quels sont vos classiques préférés, ceux que vous auriez envie de relire ? 

dimanche 3 juillet 2016

Je me remets à lire plus !

Voilà l'été qui arrive (enfin heureusement que le calendrier est là, parce que ça n'est pas le ciel qui pourrait nous l'apprendre...Bon, ces réflexions papymamiesques passées (j'adore mes papy et mamie, mais ils parlent tout le temps du temps qu'il fait), je reviens à ce qui nous intéresse tous : les livres. Maintenant que j'ai plus de temps, je me remets à lire VRAIMENT. C'est à dire au moins un livre par semaine, mais parfois deux, parfois trois, parfois un ou deux livres dans le week-end, bref, un vrai rythme de lectrice qui tient un blog Cette année j'avais un rythme très tranquille, pas de pression ni rien, mais pour tenir un blog, il faut tout de même avoir de quoi l'alimenter. Or parfois c'était limite. Je trouvais des parades (l'art, les TAG etc) mais bon... En tout cas là, une chose est sûre, j'ai de la matière. Je vais même pouvoir évoquer plusieurs livres dans un même article (ouahou ^^). J'ai toute une PAL d'été constituée majoritairement de romans jeunesse (merci le CDI). Je vous en dévoilerai peut-être un peu pus plus tard, je ne sais pas encore (ahah comment ménager du suspense !!).
s'en charge...
Aujourd'hui je vais vous parler de mes deux dernières lectures, sachant que j'en ai faites deux autres en juin dont je vous parlerai dans un prochain article, puisqu'elles n'ont rien à voir avec la littérature de jeunesse. Mes deux dernières lectures, elles, sont en plein dedans. Il s'agit d'un autre tome de la sérié U4, Jules de Carole Trébor, et de La Vérité sur Alice de Jennifer Mathieu. 


Jules, Carole Trébor 
Dans ce tome on découvre Jules, rencontré à la fin de Stéphane dans une scène plutôt mémorable... Ce jeune garçon un peu maladroit, un peu balourd, prend sous son aile Alicia, une petite fille ayant miraculeusement survécu au virus. Tous deux trouvent refuge au sein d'une petite communauté formée par d'autres jeunes, et ensemble ils tentent de survivre dans la jungle hostile qu'est devenue Paris. 
J'ai vraiment apprécié cet opus. J'ai trouvé que ce qui arrivaient à ces jeunes était plus touchant que dans Stéphane, moins politique, plus plausible. Ils ne sont pas traqués, ils essaient juste de survivre, des histoires d'amour simples et discrètes naissent entre les personnages, bref, c'était bien moins extraordinaire que chez Vincent Villeminot, et j'ai préféré. Ce qui leur arrive est déjà en soit très particulier (se retrouver esseulés dans un monde où tout le monde est mort sauf les ados...), alors pas la peine d'en rajouter des tonnes. La seule chose qui m'a un peu dérangée dans ce roman est les surnoms que les membres se donnaient, qui selon moi ne collent pas avec la maturité dont ils font preuve. Celui de la petite fille m'a même tapé sur le nerfs, à revenir presque à chaque fois. Il s'agit sûrement d'une intention de l'auteur d'adoucir ce monde de brutes et de rappeler que les héros sont encore des enfants, mais quand même, c'était énervant.Je n'ai lu que deux tomes de la saga pour le moment, mais sans hésitation, Jules est mon préféré. 

La Vérité sur Alice, Jennifer Mathieu
J'avais découvert ce roman à travers une vidéo de Youtubeuse  et il m'avait interpellée. J'en avais donc parlé à ma collègue du CDI et elle l'a acheté récemment. Je me suis donc empressée de le prendre dans ma PAL d'été et finalement je l'ai lu très vite. En trois heures à peine il était fini, et j'ai beaucoup aimé. 
Alice est une jeune fille qui, du jour au lendemain, passe de la popularité au harcèlement. D'emblée le ton est donné : on l'accuse d'avoir couché avec deux garçons lors d'une soirée, et d'être responsable de la mort de l'un d'eux quelques semaines plus tard... Avec ça, la pauvre Alice est rhabillée pour l'hiver... Là où le roman est vraiment bien fait, c'est dans l'alternance des points de vue. Tour à tour on connait celui de la fille la plus populaire du lycée, celui de son ex-meilleure amie et ceux de deux garçons. Chacun a sa vérité sur Alice, et nous en fait part. Peu à peu on découvre ce qui s'est véritablement passé, et on peut se faire notre propre vérité sur le personnage.
C'est un roman jeunesse vraiment bien pour sensibiliser les ados au harcèlement, au sexe, à l'avortement etc. Il m'a beaucoup fait penser à Wonder, de par sa construction mais aussi par les thèmes abordés (la différence, le rejet, etc...). 

vendredi 24 juin 2016

La saga des premiers

Cela faisait fort longtemps que j'avais envie de lire un tome de la série U4, cette saga spéciale composées de 4 livres, chacun rédigé par un auteur différent. A chaque fois que j'en voyais un, je me disais que je pourrais l'acheter, mais finalement j'ai attendu; et il s'avère que j'ai eu raison. 
Il y a quelques semaines a eu lieu dans ma ville le salon du Livre pour la jeunesse; j'y suis allée par hasard et devinez qui était là ?! Les 4 auteurs de la série !! Quelle meilleure occasion pour acheter un des tomes que d'en avoir un dédicacé ??!

La seule difficulté a alors été de savoir quel tome acheter... Comme on peut tous les lire dans l'ordre que l'on souhaite, le choix n'était pas simple. Une copine en a finalement acheté un, sa mère un autre, et moi, j'ai opté pour Stephane. La couverture m'intriguait depuis longtemps et l'auteur me semblait sympa. J'ai donc acheté mon bouquin et me suis avancée, un peu timide, pour la dédicace. J'ai dit à Vincent Villeminot que c'était la première fois que je me faisais dédicacer un livre et que c'était plutôt impressionnant. Après on a un peu parlé du roman, du principe intéressant de cette série. C'est l'idéal pour faire comprendre aux jeunes le principe des points de vue (ohhh jargon !), puisqu'il s'agit de la même histoire racontée du point de vue de quatre personnages différents. Bref, on a causé 3 minutes puis il m'a écrit ma dédicace... à laquelle je n'ai rien compris ! Je me disais qu'il avait matière à la personnaliser, étant donné tout ce dont nous avions parlé, mais finalement... Je vous laisse constater par vous-même ! (ahah et vous allez connaître mon prénom, attention ^^). 
Si vous avez des expériences de dédicaces à partager je suis preneuse, parce que sincèrement, ça m'a semblé bien étrange tout ça...

Parlons maintenant du roman en lui-même. J'ai passé des moments plutôt chouettes avec le personnage principal, dont je ne vous dirai pas trop pour ne pas vous spoiler. L'univers déployé est plutôt intéressant, même si c'est un peu rebattu : une situation apocalyptique dans les grandes villes, de nos jours. Stephane se passe à Lyon, puis à Paris. Tous les adultes et les enfants ont été décimés par une épidémie étrange. Seuls les adolescents ont survécu. Voilà le pitch, et la suite est assez prévisible pour qui est habitué de ce genre de dystopie (ce qui n'est pas complètement mon cas, donc j'ai quand même passé de bons moments). Il y a de grosses ficelles mais certaines situations sont tout de même intéressantes, comme la manière dont les jeunes s'organisent et gardent leur sang froid face à la population décimée et les nouvelles responsabilités qui leur incombent dès lors. Toutefois j'ai été vraiment déçue par un élément de l'intrigue : ATTENTION SPOIL : j'ai trouvé vraiment bizarre le moment où le personnage principal tombe amoureux d'un personnage au bout de 20 pages, et où le dit personnage meurt au bout de 20 autres... Très très étrange... En quoi cela sert-il vraiment l'intrigue et en quoi est-ce vraisemblable, je vous le demande !
Une lecture plutôt agréable, mais on est loin du chef-d'oeuvre. Je vais pouvoir lire un autre tome cet été, Jules. Il m'intrigue pas mal, vu qu'on le rencontre un peu dans le tome de Vincent Villeminot. Mais celui que j'ai le plus d'empressement à découvrir est Yannis (à bon entendeur ^^). 

Je profite de cet article pour vous parler de deux sujets qui n'ont rien à voir avec la lecture, ou presque : mon nouveau chaton et mes fleurs. Depuis un mois et une semaine maintenant nous avons un chaton à la maison ! Il s'appelle Bimbap (référence au bibimbap coréen :p) et il est adorable... mais souvent insupportable. Pour une fois il me laisse écrire mon article sans me sauter sur les doigts, quel progrès ! Il ronronne à côté de moi. Les photos que je vous montre datent d'il y a une semaine, et il a encore bien bien grandi. C'est impressionnant d'ailleurs à quel point il a de l'énergie pour faire le fou tout en grandissant. 
J'en profite aussi pour vous parler d'une des mes occupations favorites de l'année : mes orchidées. Depuis que nous avons emménagé dans notre appartement, il y a un an maintenant, les fleurs sont ravies ! Je n'en avais que deux là où j'étais avant, et pas dans un état extraordinaire. Mais depuis qu'elles sont ici, elles sont superbes et fleurissent même ! Idem pour les orchidées que nous avons eues au mariage, il y a huit mois aujourd'hui (aujourd'hui ??!!!). Deux des trois ont encore leurs fleurs (la première a perdu la dernière la semaine dernière) et elles font des tas de bourgeons ! Normalement une orchidée ça reste en fleurs deux mois environ, mais là... Alors vous allez me dire : mais comment tu faiiiiissss ?? Et bien je ne fais RIEN. Je les arrose un peu de temps en temps (en gros deux fois par semaine), je fais en sorte qu'elles ne soient pas noyées et surtout que l'eau ne stagne pas dans les racines en mettant un pot en dessous. Sinon elles sont toujours à la lumière puisqu'on ne ferme pas les volets là où elles sont, et on chauffe très peu. Donc elles doivent se plaire ! Je suis contente de les voir épanouies à chaque fois, et surtout de voir les bourgeons !


samedi 18 juin 2016

LC Coup au coeur


Bonjour chers lecteurs et lectrices ! 
Je viens aujourd'hui vous parler de la lecture commune que nous avons faite le week-end dernier avec Eniaa. Je n'ai pas eu le temps d'écrire cet article auparavant, mais les souvenirs de ce livre ne m'ont pas quittés depuis plusieurs jours. Plus qu'un coup de coeur, ce roman m'a fait un coup au coeur (notez la pertinence du jeu de mots ^^). 
Ce roman si prenant, qui me hante encore, c'est Room d'Emma Donoghue. Un film est sorti il y a peu, c'est pourquoi la couverture de l'édition poche a changé, mais je la voyais souvent sous son ancienne forme dans les librairies. J'hésitais souvent, mais je me disais que ça allait encore traiter de manière trop tragique et pathétique une histoire d'enfermement, de syndrome de Stockolm ou je ne sais quoi. Mais quand Eniaa m'a suggéré cette lecture en commun, j'ai eu très envie de découvrir ce roman avec elle; ce fut l'occasion rêvée.

               Room est un roman qui s'inspire d'un fait divers survenu en Autriche en 2008 (je viens de me renseigner, c'est assez horrible... Je vous mets le lien ici, pour ceux qui ont le coeur bien accroché...). Une jeune femme, enfermée depuis plusieurs années dans une cabane de jardin "aménagée", violée chaque jour, donne naissance à deux enfants, dont un seul a survécu : Jack. L'histoire commence le jour de ses cinq ans. On découvre alors, en point de vue interne, un petit garçon très mignon, heureux et qui semble véritablement s'épanouir dans ce minuscule univers. Chaque objet a un nom "Madame Table", "Monsieur Tapis", "Madame Plante", "Madame Télé" (heureusement qu'elle était là !)... et pour lui, cet univers est tout ce qui existe. Autour, c'est l'Espace. En tout cas c'est ce que sa maman lui a appris, pour le protéger. Mais maintenant qu'il a cinq ans, qu'il grandit et comprend de plus en plus de choses, tout change...
Je ne vous en dirai pas plus, car pour ma part j'ai adoré être surprise par la suite des événements. Avec Eniaa on a adoré notre lecture. On s'échangeait plein de messages, et on essayait de ne pas lire trop vite, car ce roman est véritablement addictif. On a toujours envie de tourner les pages pour connaître la suite de l'histoire de Jack et sa Maman. Le fait de traiter cette sombre histoire par le point de vue de l'enfant permet de mettre l'horreur à distance. Toutefois, nous avons été horrifiées par de nombreuses choses que nous n'avions pas envisagées, comme (ATTENTION SPOIL !) les carences liées à l'enfermement et la mauvaise nourriture, le manque de lumière, et le difficile retour à la réalité, que ce soit physiquement ou psychologiquement. 

J'ai quant à moi été épatée par le courage de cette maman, et surtout sa capacité à élever son enfant dans le bonheur, malgré des conditions de vie impensables. Elle parvient à entretenir l'illusion que cet espace minuscule est le monde, et partage tout avec son fils. Voir cela à travers les yeux de Jack permet d'occulter les aspects sordides que peut représenter cette séquestration pour elle, avec la visite chaque jour de "Grand Méchant Nick", les problèmes de santé (la maman souffre de problèmes dentaires terribles), le fait de voir son enfant évoluer dans un univers où ce qui passe à la télé est pour lui irréel, et l'avenir se réduire à 9m². 

J'ai également regardé le film, et une chose importante change : on VOIT la détresse de la jeune femme. Dans le livre, il est seulement questions des jours où "Maman est Ailleurs", des journées entières où elle ne se lève pas et pendant lesquelles Jack se débrouille tout seul dans la Chambre. Mais dans l'adaptation, cette détresse se lit sur le lisage de cette mère qui fait pourtant tout pour protéger autant que possible son enfant et l'éloigner de la terrifiante réalité.  Pour le reste le film est plutôt bon (l'actrice principale a d'ailleurs été très primée, mais Eniaa vous en parlera mieux que moi !), avec beaucoup de détails qui manquent évidemment, et des prises de liberté quant à la seconde partie de l'histoire, mais qui se justifient. Toutefois il y a pas mal de clichés concernant le monde "réel" et la réadaptation de Jack, mais bon, en à peine deux heures, il faut bien en arriver au happy end :p. 
Eniaa a lu ce roman en VO, et moi en Français. J'ai trouvé que la traduction était plutôt bonne. Malgré le point de vue enfantin, je n'ai pas trouvé les mots ridicules ou niais (bien moins que dans la version canadienne du film, vive les pirates ^^) et le choix de donner un genre aux objets (qui n'en ont pas en Anglais) ne m'a pas gênée. Il faut s'habituer au début à lire "Madame" et "Monsieur" pour les objets, mais ça vient très vite. Le style est suivi d'un bout à l'autre du roman, et on n'est plus surpris des erreurs de syntaxe, sciemment utilisées. C'est un point de vue interne parfaitement réalisé, alors qu'il n'est pas évident de se mettre dans la tête d'un enfant sans tomber dans la gagaterie ou la niaiserie. 

En résumé une lecture mémorable, décidément avec Eniaa on enchaîne les coups de coeur ! On a vraiment plein de goûts en commun et ça c'est trop chouette. On a d'ailleurs déjà une idée de notre prochaine LC :p

dimanche 12 juin 2016

TAG des Livres Séducteurs

Eniaa, ma chère baleine, m'a nommée pour ce TAG et j'ai trouvé le concept vraiment sympa. Les idées me sont venues rapidement donc je lui ai promis de le faire. Alors voilà, je me lance dans sa rédaction :).
NB : je vous laisse un lien à chaque fois vers la critique que j'avais faite sur le roman en question. A vous de trouver où le lien ce trouve :p

Phase 1 : Attraction initiale – Un livre que j’ai acheté pour sa couverture…
Les Outrepasseurs, tome 2, La Reine des Neiges, de Cindy Wilder
J'avais beaucoup aimé le tome 1 et j'avais envie de continuer. J'aurais pu attendre pour essayer de l'emprunter mais je l'ai trouvé dans une belle librairie à Bordeaux et me suis fait plaisir. La couverture est tellement belle ! Bleue et argentée, magnifique ! Toutefois j'ai été déçue par le roman... Je vous laisse aller voir ma critique ici

Phase 2 : Premières impressions – Un livre que j’ai acheté pour son résumé…
Wild de Cheryl Stayed
C'est Margaud, en en parlant sur sa chaîne et son blog, qui m'a donné envie de me lancer avec ce roman. Il est arrivé à point nommé, pendant une période un peu troublée. J'avais besoin d'aventure, de courage et de résilience. 

Phase 3 : Conversation agréable – Un livre avec une superbe écriture…
Forcément je ne peux pas ne pas évoquer Marcel. Marcel (Proust bien sûr !) a une écriture certes alambiquée, mais qui épouse parfaitement les méandres de la pensée. Et c'est ce que j'adore ! Je suis loin d'avoir tout lu de cet auteur, je reconnais qu'il faut s'accrocher parce que les phrases interminables ça devient fatiguant, mais ce sont des livres que je peux simplement feuilleter et rien que le style m'enchante. J'adore aussi sa façon de penser la littérature, la lecture, et tout et tout. J'adore le Contre Sainte-Beuve et son essai sur la lecture. 

Phase 4 : Premier rendez-vous – Le premier tome d’une saga qui m’a donné envie de lire le reste de la série…
Les Outrepasseurs, tome 1
Comme je l'évoquais précédemment, j'ai adoré le premier tome des Outrepasseurs (encore une fois, merci Margaud de me les avoir fait découvrir !). Mais j'ai malheureusement été déçue par le tome 2... et je ne compte pas lire le tome 3. En fait je ne suis pas très séries... Je peux tout de même en citer une autre : la série Twilight. J'ai aimé le tome 1 en VO, ai lu avidement le 2 et attends le bon moment pour lire le 3 (et sans doute le 4 !). 

Phase 5 : Appels jusque tard dans la nuit – Un livre qui m’a tenue éveillée toute la nuit…
Vango, Timothée de Fombelle
J'ai adoré les aventures de Vango. Je pense que c'est un dyptique qui est tombé au bon moment. Je ne sais pas si je le lirais avec le même engouement maintenant. Mais en tout cas, à l'époque, il m'avait pas mal tenue éveillée : quatre jours pour lire les deux tomes, c'est dire ! 
Sinon je suis en train de lire un roman en LC avec Eniaa, Room d'Emma Donoghue, et lui aussi il me tient bien bien éveillée :p. 

Phase 6 : Toujours dans ma tête – Un livre auquel je ne peux m’arrêter de penser…
Seul sur Mars de Weir Handy
J'ai vu ce film au cinéma, et dès le début je me suis dit : voilà le genre de film que j'aime. Alors quand j'ai su qu'il existait un roman, ni une ni deux je me suis lancée... et encore avec ma chère Eniaa ! Elle est partout ici, le TAG, les LC, et que des bonnes idées. On a donc commencé notre lecture et l'une comme l'autre on a été transportées. Je vous laisse le lien vers mon article ici. En tout cas ce roman m'a permis de bien cerner le genre de roman qui me tient en haleine : les romans inspirés de faits réels ou potentiellement réels, et qui racontent comment des personnes qui pourraient être réelles (vous suivez toujours ?) s'y prennent pour s'en sortir. Donc je pense toujours à ce roman, dans l'espoir d'en découvrir d'autres du même genre (et ma LC du moment, grâce à Eniaa, est de ce genre !!). En connaissez-vous d'autres d'ailleurs ?  

Phase 7 : Passage à l’acte – Un livre dont j’aime l’odeur, le toucher…
Fangirl de Rainbow Rowell, en édition anglaise
Ce livre a été une découverte et une expérience de dingue. Sur les conseils de Bouille du feu blog "et en plus elle lit", j'avais commandé ce roman en VO; un de mes premiers d'ailleurs. Et je n'ai pas du tout été déçue. Et en plus d'être un super roman, ce livre est un bel objet. Il est vrai que la couleur de la couverture peut sembler un peu hasardeuse, mais la matière est super douce. En plus la police des romans Anglais est toujours chouette, les pages grandes sans être du format de nos brochés à nous, et l'épaisseur est idéale. Un espèce de coussin de bonheur. Et qui en plus sens le bon papier dès qu'on l'ouvre !

Phase 8 : Rencontre avec la famille – Un livre que je recommanderais à ma famille, à mes amis…
Le Chuchoteur, Donato Carissi
J'ai adoré ce roman, encore une fois découvert grâce aux conseils de Margaud. Par conséquent je le conseille à tout le monde (même s'il vaut mieux vérifier que la personne aime les polars un peu glauques :p). 

Phase 9 : Penser au futur – Un livre que je relirai plusieurs fois…
Beauvoir in Love, Irène Frein
Ce livre a été une fabuleuse découverte, survenue en plus totalement par hasard, dans une librairie. Depuis longtemps j'apprécie beaucoup cette auteure, et en découvrir une biographie (alors qu'elle a écrit une immense autobiographie) était une aubaine. Je ne me suis pas trompée, et j'ai dévoré ce roman, très fin et juste. 

Voilà voilà, j'espère que ce TAG vous aura plu. En tout cas il m'a permis de me replonger dans mes meilleurs souvenirs livresques :).
Je nomme : Emma, Tiphanie et A-Meli-Melow, si elles ont envie de se lancer :p