samedi 18 février 2017

Pennac, Frain et Emma

Bonjour chers lecteurs !
Je reviens vers vous pour vous parler de deux lectures. J'aurais voulu ne poster que l'article concernant la Lecture Commune (vous savez avec qui !) mais je lis plus que je ne prends le temps de poster, donc je joints un autre roman à la chronique. J'espère que vous me pardonnerez cet éclectisme, calculé ceci étant :p

Marie Curie prend un amant, Irène Frain
Avec Emma, nous avons découvert par hasard que nous avions toutes les deux ce roman chez nous. Alors on s’est dit qu’on allait enfin faire une lecture commune ! Depuis le temps qu’on se connait, il était temps J
Et le livre était parfait, avant même de l’avoir lu. En effet, on avait toutes les deux adoré Beauvoir in Love de la même auteure, alors ça ne pouvait qu’être pas mal. Nous nous sommes donc lancées dès que nous avons toutes les deux été disponibles. Pour parfaire l’expérience, on a décidé de communiquer par texto puisque, je l’avoue, je ne vérifie pas toujours mes mails, par flemme d’attendre que l’ordinateur s’allume (je suis une impatiente, je sais… j’essaie de me soigner, surtout pour la musique … les silences et les blanches ne sont pas mes amis !). Bref, on s’est envoyé des textos pendant la lecture et c’était chouette !

Parlons un peu du roman maintenant. Comme le titre l’indique, il va s’agir de Marie Curie, l’éminente scientifique. L’auteur nous fait découvrir sa vie avec Pierre, ses recherches sur le radium, son acharnement au travail. Mais ce sur quoi elle va surtout insister, c’est sur le tournant de son existence après la mort accidentelle de Pierre, l’amour de sa vie. Après ça, elle va continuer ses recherches, obtenir un second prix Nobel et surtout, prendre un amant. Le choix du verbe dans le titre est étonnant d’ailleurs. Elle aurait pu écrire « a un amant », mais non ; elle « prend ». Et je trouve finalement que c’est assez représentatif du tempérament de la dame : une battante, qui ne se laisse pas dicter sa vie. Elle est le maître de son destin. Non pas qu’elle lui soit douce et facile cette vie ; elle doit lutter pendant cette période contre l’opinion, tous ces gens qui s’acharnent sur elle parce qu’elle est une femme, qu’elle obtient des titres réservés aux hommes et surtout, qu’elle est une veuve qui ne s’enlise pas dans le chagrin. Son adultère a défrayé la chronique ; on ne lui a pas pardonné cet égarement face aux « bonnes mœurs ». D’autant que Paul est un homme marié, avec des enfants, et plus jeune qu’elle. Et qu’il est un ancien élève de Pierre, même un ancien disciple.
Avec Emma on a beaucoup aimé découvrir l’enquête de l’auteur pour essayer de percer le mystère de l’engouement né autour de ce couple. Que recherchait Marie en Paul ? Un autre Pierre ? Un autre compagnon de recherche ? Une aventure pour pimenter la quarantaine ? Paul est un personnage étonnant d’ailleurs : battu par sa femme, il n’ose jamais la quitter, même pour sa passion avec Marie. Marie qui le « prend » presque littéralement, puisque lui est étonnamment passif dans cette histoire.
« Marie Curie prend un amant » aurait aussi pu être le titre d’un journal à scandale comme il en fleurissait à l’époque. ça sonne choc, ça heurte l’opinion, ça fait vendre. Etonnant donc tout ce tapage médiatique, qui est d’ailleurs ce qui a mené Irène Frain sur cette enquête. On a beaucoup aimé le ton employé par l’auteur, qui nous implique dans ses recherches. Ce que j’ai moins apprécié par moment, c’est l’aspect un peu catalogue de la succession des évènements de la vie de Marie ; mais c’était je pense un passage obligé, on ne pouvait cerner la femme sans cerner la science et les recherches.

J’ai passé de bons moments de lecture et surtout de très bons moments d’échanges avec Emma. A chaque fois c’est très riche, et je l’en remercie. Au plaisir d’en faire une prochaine ensemble J


Le cas Malaussène, tome 1, Daniel Pennac
« Ils m’ont menti »

Quand j’ai découvert par hasard en regardant la Grande Librairie que Pennac venait de sortir un nouveau roman, je me suis tout de suite dit que je le lirai. J’ai donc profité des chèques Livres qu’il me restait de Noël pour l’acquérir J et le lire, presque dans la foulée.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas la série des Malaussène (comment peut-on ne pas connaître ne serait-ce que la Fée Carabine ?!), je vous explique. Il s’agit d’une famille un peu étrange, dont l’aîné est Benjamin, bouc émissaire de son état. Il a plusieurs frères et sœurs, tous aux noms plus ou moins poétiques (Gervaise, Le Petit, C’est un Ange), un chien Julius, une femme Julie et des enfants (Monsieur Mallaussène, Verdun et d’autres). Ils vivaient à Belleville et ont vécu des aventures plus racambolesques les unes que les autres. Mais voilà maintenant Benjamin exilé à la campagne, dans le Vercors, et ses enfants partis aux quatre coins du monde. Il travaille toujours pour les éditions du Talion, avec la Reine Zabo, et produit des vévés : auteurs de Vérité Vraie. Dans tout ce mic-mac, voilà qu’apparaît le gérant de l’industrie LAVA (gestions des eaux usées), qui se fait enlever. Et c’est Verdun, juge de son état, qui est chargée de l’affaire.

Vous êtes un peu perdus ? Rien de plus normal. C’est tout le temps comme ça avec Pennac et Benjamin Malaussène. Et c’est ce qu’on aime : chercher le sens d’une expression, d’un nom, le lien d’un évènement avec le reste, ce qui lie les personnages, bref, on essaie de comprendre la logique souvent oulipienne de l’auteur. C’est ce que j’avais adoré ado, quand je lisais avec avidité les aventures de cette fratrie sans pareille : chercher le lien. Dans ce nouvel opus, mon avis est plus mitigé.

J’ai été heureuse de retrouver tous ces personnages dont je me suis surprise à ne pas avoir oublié les noms, à 10 ans d’écart. Pour nous aider, l’auteur nous laisse d’ailleurs un glossaire à la fin du livre. J’avais adoré Gervaise, Van Thian, Julius, Julie, C’est un Ange et les autres. Beaucoup de policiers aussi, dont je me souvenais des noms mais pas des fonctions. Mais disons-le, se référer au glossaire sans arrêt est un peu pénible. Heureusement que ça n’est pas nécessaire tout du long. Ensuite j’ai bien aimé les nouvelles aventures de la famille. Elles sont amusantes bien que tarabiscottées. La séquestration du chef d’entreprise est assez savoureuse, les recherches qui vont avec aussi. Et enfin j’ai adoré tout ce qui touchait à l’écrivain Alceste, détesté par sa famille pour avoir publié un livre racontant leur histoire aux éditions de la Reine Zabo. Pennac illustre avec ce cas, et avec beaucoup d’ironie, ce qu’est la biographie aujourd’hui, et la volonté de faire vrai. Le sous-titre du roman, « ils m’ont menti » est également celui du livre d’Alceste, qui accuse ses parents (qui se révèleront adoptifs) de lui avoir menti sur ses origines, en racontant à leurs enfants des tas d’histoires. Mais ce sous-titre a évidemment aussi un autre sens… !
Pennac c’est donc toujours un méta-texte, des romans qui parlent en creux de littérature et jouent avec elle, ce que j’adore. Mais j’ai moins accroché à l’histoire que je ne l’aurais cru. Je n’ai pas été embarquée avec Benjamin comme il y a dix ans. A quoi cela est-il du ? Je n’en sais rien, il faudrait que je relise les autres pour vous le dire ; ce que je ferai sans doute un jour. Ce roman a eu en effet ce beau mérite : me replonger dans un de mes meilleurs souvenirs de lecture !


samedi 11 février 2017

Derniers titres du défi Bablio et quasi coup de coeur

Cela fait longtemps que je ne vous en ai pas parlé, mais on continue bien le Défi Babelio avec les élèves. Il me restait deux ou trois romans à lire, et c'est chose faite (saif Aristote et Dante, que j'ai en VO dans ma bibliothèque depuis bientôt deux ans...  mais je ne m'y mets jamais, va savoir pourquoi !). Voilà les deux derniers que j'ai lus. 

Celle qui sentait venir l’orage, Yves Grevet

Ce roman a été une bonne surprise. Un des derniers qu’il me restait du Défi Babelio d’ailleurs, et que je tardais à commencer. Assez épais, d’un sujet qui ne me donnait pas tellement vie, il est longtemps resté dans ma PAL. Mais j’ia eu envie de l’en sortir, et j’ai eu bien raison. En à peine deux jours il était lu, et avec plaisir.

Frida est une jeune fille dont les parents ont été condamnés à mort. Suite à cette condamnation, elle est obligée de s’enfuir loin de chez elle pour éviter le lynchage populaire. Elle trouve refuge dans la maison d’un médecin un peu étrange, qui va alors lui faire subir une batterie de tests plus déroutants les uns que les autres…

Ce roman traite d’un sujet plutôt grave du 19ème siècle : la physiognomonie appliquée aux délinquants et meurtriers, et les projets eugénistes qui auraient pu en découler. Autrement dit, on découvre au fil du roman que le docteur en question participe à des recherches visant à déterminer la physionomie des meurtriers. Frida étant la fille de l’un d’eux, elle est le cobaye idéal.  Attention toutefois : on n’apprend cela qu’au fur et à mesure de l’intrigue. Ce qui est plaisant, c’est justement de découvrir les évènements à travers les yeux de Frida, qui ne comprend pas vraiment ce qui lui arrive. Elle subit les tests de celui qui l’héberge sans rien dire au début, puis sa fougue se réveille et elle essaie d’échapper au danger. Heureusement que des amis de son défunt père sont là pour l’aider.

L’intrigue est vivace, bien que parfois longue à démarrer, et le personnage principal attachant. Ce n’est pas un roman inoubliable mais le sujet a le mérite d’être original et l’intrigue alléchante. Un peu rapide peut-être sur la fin, j’ai eu d’ailleurs le sentiment que l’auteur avait peut-être eu envie de faire deux tomes, et qu’il avait renoncé. 


Le royaume des cercueils suspendusFlorence Aubry

Dans tout ça, c’est le défi Babelio qui a été suspendu depuis quelques semaines. Mais c’est parce qu’on a presque tout lu avec ma collègue. Presque 40 livres quand même ! (on n’a pas insisté sur les mangas ^^). Revoilà toutefois un des derniers romans de la sélection, que je craignais de lire étant donné le titre et le résumé, mais finalement, j’ai passé de bonnes petites heures de lecture.
On nous raconte l’histoire de quatre adolescents, deux garçons et deux filles, qui vivent dans une tribu reculée, dans un univers qui n’est pas le nôtre mais qui pourrait se passer dans les tribus d’Afrique d’il y a quelques années. Il est question d’amour, de traditions, de peur, de mort, de vengeance. Le tout dans une atmosphère séculaire que j’ai adorée, pleine de rites, d’interdits et de traditions étranges (comme le fait que le mari n’a pas le droit de toucher le ventre de sa femme avant qu’elle n’ait eu son premier enfant, ou qu’un nouveau-né est laissé seul pendant trois jours dès sa naissance, pour prouver sa vitalité (ça m’a choquée d’ailleurs, puisque je pense que ce genre de rituel initiatique existe peut-être…)). J’ai aussi beaucoup aimé la poésie du texte, et les histoires d’amour. Histoires qui sont finalement celles de tous les adolescents, quelle que soit l’époque ou la civilisation.
Un très beau texte, qui peut étonner, voire effrayer au premier abord, mais qui vaut vraiment le coup d’œil. A la frontière du conte et du roman initiatique, il m’a ravie. Toutefois je vais devoir me creuser les méninges pour trouver une manière efficace de le présenter aux élèves, et surtout pour leur donner envie de le lire. ça n’est pas ce dont is ont l’habitude de lire, en tout cas pour le plaisir. Mais je vais vraiment essayer, d’autant qu’il frôle pour moi le coup de cœur. 

Et enfin je voulais vous parler d'une "série" si on peut dire, composée de deux romans : Nos âmes jumelles et Nos âmes rebelles. Ils ne faisaient pas partie du Défi de cette année mais ils restent dans la veine des romans jeunesse. 

Ames jumelles, âmes rebelles, Samantha Bailly

Je me suis enfin lancée dans cette lecture dont j’entendais parler depuis longtemps. Margaud et d’autres avaient bien fait la pub de cette auteur. Quand ils sont arrivés dans le colis du CDI (comme c’est chouette d’ouvrir des cartons !) je les ai aussitôt empruntés. En une journée chacun, ils étaient lus. Inutile de cacher que j’ai donc passé de très très agréables moments avec ces romans. Parfaits moments cocooning le week-end sous la couette. C’est ce que je retiendrai de ces lectures : l’impression de regarder une série bien sympa, bien au chaud chez soi.
Les âmes jumelles ce sont Lou et Sonie, deux jeunes filles que tout oppose sauf une chose : la créativité. L’une écrit, l’autre dessine. A travers un forum elles font connaissance et finissent par collaborer pour créer une bande-dessinée à leur image.
Ces deux romans sont très modernes. Le sujet des rencontres par Internet, la Japan Expo, les échanges par texto. L’auteur alterne les histoires des deux jeunes filles, mois après mois. Cette forme donne un dynamisme certain au roman, en s’attardant surtout sur les moments forts. Ce sont aussi des romans très girly, avec des histoires de garçons, plutôt réalistes et pas trop mièvres. Sonia est une tombeuse passionnée qui a du mal avec l’amour, le vrai ; Lou est une grande timide qui n’a jamais embrassé de garçon. Quand je vous disais que tout les oppose ! J’ai aussi beaucoup apprécié les histoires d’amour de Matthieu, le meilleur ami de Sonia, et l’amitié qui les lie. Tout est vraiment adorable dans ces romans, ça sonne juste et la relation entre Lou et Sonia est vraiment belle.
En tout cas, ce sont les livres parfait pour les lycéennes, d’autant qu’elles passent le Bac nos jeunes filles. Rien de tel pour s’identifier. L’écriture est simple, fluide, facile. Un vrai bonheur, sans prise de tête. Je comprends ceux qui évoquent le manque de profondeur de l’histoire, mais en même temps, c’est ce qui les rend si attachants. Je les conseille donc très très fortement à toutes les ados, et aux (jeunes) adultes pas encore sorties des souvenirs des émois de cet âge, ou du moins qui aiment s’y replonger.
J’hésite… est-ce un coup de cœur pour moi ? Je crois que oui, et que j’aurais adoré qu’ils existent quand j’avais l’âge des deux ados. 

dimanche 5 février 2017

TAG de A à Z

Depuis le temps... voilà enfin un petit TAG. Et pas n'importe lequel : celui que Accalia avait mis en ligne il y a déjà quelques mois, et pour lequel elle m'avait nommée. Il m'avait plu, alors je m'étais promis de le faire. Et le voilà, ENFIN ! 

A- Auteur dont tu as lu le plus de livres : Je pense que c’est Modiano. J’adore son style, et ses romans sont assez courts. Mais peut-être est-ce Paul Auster dont j’ai lu le plus de titres…

B- Best : la meilleure suite de série : J’ai adoré la série de Nathalie Roy, Charlotte Lavigne. Je les ai trouvés aussi bien les uns que les autres.

C- Current : lecture en cours : Ames rebelles, le deuxième tome de la saga que j’ai beaucoup aimée, et que je viendrai chroniquer prochainement. Et depuis, une lecture commune avec Emma de Vague Culturelle : Marie Curie prend un amant, d'Irène Frain. 

D- Drink : la boisson qui accompagne mes lectures : Je ne bois pas beaucoup en lisant, ni ne mange d’ailleurs (quelle horreur de trouver des traces de chocolat ou pire sur les pages !), mais si je devais en choisir une ça serait le thé vert, de préférence au citron.

E- E-Book : roman papier ou liseuse ? Roman papier. Je ne me fais définitivement pas à la lecture sur écran. ça viendra peut-être. Déjà, depuis peu, je me suis mis aux livres audio et en balade solitaire ou entre deux courses, c’est un bonheur.

F- Fictif : un personnage fictif avec lequel tu serais sortie au lycée : Ron Weasley. Je l’ai toujours trouvé adorable, et j’ai un petit côté Hermione. Sinon Lévi dans Fan Girl, celui qui sort avec Cath. (mettre le lien)

G- Glad : un roman auquel je suis contente d’avoir donné une chance : Récemment, j’ai eu une belle surprise avec Prête à tout de Joyce Maynard. Je ne savais pas à quoi m’attendre, et j’ai finalement été happée par le récit.

H- Hidden : un roman que tu considères comme un joyau caché : Je vais encore parler de la même série, mais c’est mon coup de cœur de ces dernières années : les Charlotte Lavigne. C’est vraiment une lecture savoureuse, bien que loin du grand style littéraire ; mais le parler québécois est une expérience à ne pas manquer !

I- Important : un moment important dans ma vie de lectrice : le début des partenariats. C’est en ce moment que ça se passe surtout. Depuis Novembre dernier je me suis décidée, après m’être rendue compte que j’adore la littérature de jeunesse. J’ai envoyé des mails, attendu, et finalement j’ai reçu des réponses positives ! Je suis maintenant partenaire Hélium (lien), et Syros, maison pour laquelle je viens juste de faire ma première chronique.

J- Just : le roman que je viens juste de finir : Justement Power Club, l’apprentissage, aux éditions Syros. Un beau pavé et de bons moments de lecture. Et quel plaisir d’attendre un paquet !

K- Kind : le genre de roman que je ne lirai jamais : sûrement la science-fiction. Je n’y arrive vraiment pas.

L- Long : le roman le plus long que j’aie jamais lu : la saga du Seigneur des Anneaux, quand j’étais plus jeune… Je prenais des notes pour ne pas me perdre dans ma lecture !

M- Major : le roman qui m’a fait un tel effet que je ne pouvais plus rien lire après : Sans hésiter FanGirl de Rainbow Rowell. Ce livre représente pour moi des souvenirs géniaux.

N- Nombre : le nombre de bibliothèques que je possède : assez peu en fait. J’en ai une surtout. Mais dans notre nouvelle maison, peut-être bientôt davantage ;)

O- One : un roman que tu as lu plusieurs fois : Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan, que je viens de relire justement

P- Préféré : mon endroit préféré pour lire : dans l’ordre mon lit, mon canapé et mon fauteuil de lecture. Avec toujours un plaid et un coussin sous le livre.
Q- Quote : une citation d’un livre qui me fait ressentir plein d’émotions : "Il n'y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré." C'est une citation de Proust dans Sur la lecture, que j'adore plus que tout et qui me parle plus que tout. 

R- Regret : un regret de lecteur : ne plus réussir autant qu’avant à prendre du plaisir à lire des classiques, surtout sur la durée. Mais au moins, je me suis ouverte à la littérature de jeunesse !

S- Série : une série jamais finie : Il y en a beaucoup… Il faut vraiment que j’accroche pour continuer. Mais celle qui me vient à l’esprit, et que j’aurais envie de continuer, c’est L’Assassin Royal.

T- Trois : trois de mes livres préférés de tous les temps : Pour moi, un livre préféré de tous les temps c'est un livre qu'on pourrait lire et relire sans se lasser, et surtout dont la relecture nous plongerait dans un état de bien-être inégalé. Un livre aussi qui nous rappelle de bons moments de notre vie. Alors je dirais Combray, premier tome d'A la Recherche du Temps Perdu de Marcel Proust, Dix Petits Nègres d'Agatha Christie (que je devrais relire d'ailleurs) et peut-être bien Beauvoir in Love d'Irène Frain, que j'avais vraiment aimé. Et puis évidemment les Harry Potter, ça c'est le bonheur assuré. Et oui, ça fait 4 je sais, mais j'ai toujours du mal à me décider ^^. 

U- Unapologetic : non, je n’ai pas honte d’être fan de… romans et romances pour ado. J’adore, ça me détend plus qu’un film.

V- Very : un roman dont j’attends la sortie avec impatience. Prise sur le vif, je dirais la suite des aventures d’Anna du Power Club. Mais sinon, j’attends avec impatience mes futurs partenariats !

W- Worst : ma pire habitude livresque : j’abandonne sans scrupule des livres qui ne m’accrochent pas, au risque de passer à côté d’une pépite. Mais d’un autre côté, ça me permet de gagner du temps en en découvrant d’autres.

X- Projet X : je ne peux pas trop le faire, mes livres sont encore en cartons pour beaucoup...

Y- Your : Mon dernier livre acheté : le dernier Pennac J

Z- ZzZZz : le livre qui me l’a volé, mon sommeil ! Dernièrement ce sont les aventures de Sonia et Lou que je n’avais pas envie de lâcher, dans Ames Jumelles, Ames Rebelles.

dimanche 29 janvier 2017

Power Club, l'apprentissage

Power Club, L’apprentissage (tome 1) Alain Gagnol
Paru le 5 janvier 2017

En 2038, devenir un super-héros est un privilège de riches. Privilège que connaît Anna, l’héroïne de la série, et surtout la super-héroïne vedette du Power-Club. Pour ses 17 ans, ses parents lui offre un bon d’adhésion au club sélect des super-héros. Une exclusivité qui est pour elle un cadeau aussi grandiose que stupéfiant. Elle va devenir membre de l’équipe la plus en vue des Etats-Unis et du monde – qui ne connait pas Bobby Mulligan, Jason Baker ou encore Kristen Monroe, les super-héros idoles de tous ?- et pourtant, ses futurs acolytes lui tapent déjà sur les nerfs. Toute cette médiatisation, très peu pour elle. Mais elle n’a pas le choix si elle veut recevoir les boosters qui lui permettront de voler et de sauver des vies avec sa force surhumaine. Anna se prête donc avec élan à l’expérience. Après quelques jours d’entraînement, elle maîtrise sa force et ses boosters, prête à aller sauver le monde…

Jusque-là, j’ai surtout eu le sentiment d’avoir affaire à un roman d’anticipation un peu ingénu sur les super-héros de demain. Mais en avançant dans le roman, on comprend que les choses ne sont pas si simples. Comme Alain Gagnon le précise dans une interview, il a voulu écrire cette histoire « comme un feuilleton », avec beaucoup de naïveté au début, des rebondissements à gogo ensuite et « une évolution constante du récit ». J’ai beaucoup apprécié ce mouvement. Le récit se transforme peu à peu en réflexion sur la société de consommation et des médias, là où il n’y avait qu’une simple histoire de jeune fille prête à sauver le monde (ce qui en soit n’eut pas été une mauvaise idée, mais pour un public plus jeune). Pourquoi une satyre sociale ? Parce que les jeunes gens du Power Club sont davantage des idoles modernes, des peoples ultra connectés, plutôt que de vrais héros. Ils passent plus de temps en soirée ou à se faire prendre en photos pour des campagnes de pubs qu’à aider la veuve et l’orphelin. Et ça, Anna n’en revient pas. Quand elle découvre l’envers du décor, elle ne peut s’empêcher d’être extrêmement déçue ; ce qui ne l’empêche pas de réagir, et de mettre ses vraies valeurs d’héroïne au service de ce qui est juste.

Une jolie métaphore de notre société ultra connectée, fascinée par le pouvoir (que ce soit celui de l’argent ou les super-pouvoirs, qui sont intimement liés ici), et hypnotisée par les images. Le Power Club c’est tout cela : une image qui ne tient pas toutes ses promesses, de la pub glamour et pourtant mensongère, et des jeunes gens corrompus malgré eux. Il est beaucoup question de contrats, d’argent, de droit et de devoirs dans ce roman. Je trouve que c’est un bon moyen de sensibiliser les jeunes, qui peuvent se laisser aisément avoir quand on leur jette de la jolie poudre pailletée dans les yeux. Le dessous des choses n’est pas souvent reluisant, mieux vaut lire les petites lignes des contrats pour savoir à quoi s’attendre.

Un autre point que j’ai énormément apprécié dans ce roman concerne Anna : non seulement elle est attachante et a une amie très amusante, mais elle est aussi très sensible et courageuse. J’ai particulièrement aimé la relation particulière qu’elle entretient avec les boosters, ces petites nano-biotechnologies, crées à partir de son ADN, et qui lui permettent de voler ou d’écraser un rocher d’une pression de la main. Ils lui parlent dans un langage « primaire mais très poétique », ressentent ses émotions, s’animent à la moindre sollicitation. Il me tarde de savoir ce qu’il va advenir d’eux dans la suite de la série !


Merci aux éditions Syros pour ce premier envoi. J’ai passé de très bons moments de lecture au cours de ces 500 pages, qu’on ne voit pas passer. La couverture du roman est elle aussi très chouette. Vivement la suite en Juin :). 

mercredi 25 janvier 2017

Le der des der ?

J’ai lu le dernier Harry Potter… et je vous le dis tout de suite, je n’ai pas aimé. Pas aimé du tout ou presque. Le seul personnage que j’ai aimé est Scorpius, le fils de Drago. Les autres sont, selon moi, trop clichés. Bon, avant d’aller plus loin, mettons-nous d’accord : je parle comme une fan du premier jour, qui a découvert le premier Harry Potter en 6ème et a grandi avec lui. Il y a donc pas mal d’affects qui entrent en jeu ; je ne vais donc pas être tendre, étant donnée ma déception. Toutefois, je tenais tout de même à l’exprimer. Et attention aussi, je risque de spoiler.
Donc, comme je le disais, j’ai été énormément déçue par ce livre. Non pas, comme j’aurais pu le croire, parce qu’il s’agit d’une pièce de théâtre. Finalement, je me suis habituée et ça ne m’a pas trop dérangée (à par les expressions convenues qui sonnaient mal à mes oreilles, mais bon). Les didascalies sont finalement assez nombreuses pour nous donner des détails. Le changement de support, je valide. Mais concernant le reste, il n’en est pas de même. Pour faire simple, j’ai eu le sentiment de lire une bonne fan fiction. On retrouve en effet tous les personnages, mais je les ai trouvés très stéréotypés. Le manichéisme est de rigueur, et les enfants des uns et des autres ont des caractères évidemment opposés à ceux de leurs parents. En plus de ça ils ont des prénoms qui me font hérisser le poil (Albus, référence à Dumbledore, forcément… je crois qu’on doit verser une larme non ? Non mais sérieusement, donner le prénom d’une personne respectée à un enfant juste pour perpétrer sa mémoire ou se complaire dans une nostalgie un peu malsaine… je trouve ça horrible. Enfin passons.) Et Ron et Hermione… le choc ! Ils passent pour un couple complètement débile, avec Ron qui fait concrètement n’importe quoi (il tient un magasin de farces et attrapes !) et une Hermione attendrie mais ferme. S’il est vrai que Ron n’a jamais été très malin… son image adulte est tellement dégradante que j’ai eu du mal à ne pas abandonner le livre à cause de ça… J’ai eu franchement de la peine à accepter le stéréotype des caractères. Ceci étant, l’intrigue n’est pas si mal, mais elle sent le prétexte pour revenir sur tous les évènements marquants de la saga. Une saga terminée d’ailleurs. Il a donc fallu que les auteurs inventent des évènements probables, en revenant dans le passé. On voit bien que JK Rowling n’avait sans doute pas prévu de suite (même si la connaissance du Fourche Langue par Harry trouve une justification ici. Enfin il me semble ; je ne suis pas assez experte pour savoir si l’explication avait déjà été donnée… ou alors c’est à cause du lien qui unit Harry et Voldemort, tout simplement ? )

Bref, je vais arrêter ici le carnage, parce que ça ne sert à rien finalement. Il faut le reconnaître, on a tous été heureux de retrouver Harry. Et on a sans doute tous été déçus de retrouver un Harry plus âgé. Et un Ron et une Hermione parents eux aussi, avec des caractères qui n’avaient pas évolués en 19 ans. L’exercice auquel s’est attelé le dramaturge n’était clairement pas évident. Plus qu’un exercice de style, c’était carrément une gageure que de ressusciter, même sur une scène de théâtre, le Harry de notre enfance. Alors, malgré toutes ces critiques, malgré toutes ces déceptions… merci de nous avoir permis de le retrouver (petite larme ^^ ??)

mercredi 18 janvier 2017

Songe à la douceur

Songe à la douceur,Clémentine Beauvais 

Depuis le temps que j’entendais parler de ce roman… il me fallait tout de même m’y attaquer ! En plus je l’avais conseillé comme achat au CDI du lycée, après l’avoir vu dans les chroniques d’Audrey du Souffle des Mots.  Et quand ma chère collègue prof doc m’a dit l’avoir adoré, je me suis dit qu’il était temps. Enfin, comme si je n’avais pas eu assez d’arguments pour le commencer, Clémentine Beauvais est passée à la Grande Librairie pour présenter justement CE roman ! Bref, je n’avais plus le choix, et n’avais qu’une envie…

Au premier abord, ce livre peut dérouter. Il est en effet entièrement rédigé en vers. Des vers libres certes, mais des vers quand même. La surprise passée, on s’habitue finalement assez vite, et on se laisse porter par cette histoire d’amour en deux temps. D’abord en 2016, lorsque Tatiana et Eugène se rencontrent par hasard dans le métro. Ils se reconnaissent immédiatement et tout leur passé remonte alors à la surface. Les deux jeunes gens se sont aimés une dizaine d’années auparavant, et ils réalisent qu’ils ne se sont pas oubliés. S’ensuit un flash-back dans lequel l’auteur raconte les premières rencontres entre Tatiana et Eugène. Puis retour en  2016 , pour qu’elle nous raconte l’histoire de leur nouvelle romance.
J’ai beaucoup aimé ce roman. Tout d’abord à cause de l’histoire d’amour : Tatiana et Eugène ont à peu près mon âge dans leur présent, ce qui facilite l’identification. La jeune fille m’a d’ailleurs fait penser à une amie à moi, elle aussi étudiante en lettres. Et puis, même si leur histoire est assez classique et surtout pleine de lieux communs littéraires, leur revisite moderne m’a énormément plu. J’ai eu parfois l’impression d’être dans un monde à la Boris Vian, très poétique et en même temps extrêmement tragique. Roméo et Juliette 2.0, les personnages m’ont beaucoup touchée, et l’écriture a sublimé le tout. L’auteur mélange d’ailleurs plusieurs supports, comme les textos, les mails, les lettres d’amour, pour un résultat qui sonne juste, sans qu’on sente l’exagération ou l’exercice de style.

Je conseillerais vivement ce roman aux ados et surtout aux jeunes adultes, pour qui l’identification sera aisée. Les adultes peuvent évidemment s’y complaire, mais ma maman l’a lu aussi, et a été plutôt sceptique quant à la beauté du livre. Je pense donc que la sensibilité à cette lecture dépendra de chacun.  Un très beau livre en tout cas, dont la magnifique couverture ne gâche en rien le plaisir d’ailleurs ! 

lundi 16 janvier 2017

De la bonne humeur à ne pas manquer

La Vie Epicée de Charlotte Lavigne, tome 4
Nathalie Roy

A la fin du dernier tome, on avait laissé Charlotte enceinte, et amoureuse plus que jamais de Maxou. On la retrouve ici un peu plus de deux ans plus tard, maman comblée mais débordée, et épouse heureuse… si ça n’était cette libido émoustillée dès qu’un jeune homme agréable à l’œil croise sa route. La jeune femme qu’on adore se pose alors des questions, interroge ses meilleurs amis (qu’on adore aussi, à savoir Ugo et Marianne), et va jusqu’à consulter la psy la plus déjantée du PAF. Autant vous dire que les choses ne sont pas aussi simples qu’on l’aurait cru à la fin du dernier opus, et que P-O n’est pas un souvenir si lointain ;).
Encore une fois j’ai passé de supers moments avec Charlotte. 500 pages ou presque de parler québécois, de questions de filles, ou plutôt de femme mariée (notre héroïne a tout de même un peu gagné en maturité !), mais aussi de coming-out et d’aventures en tous genres. Clairement, dans ce tome, on ne s’ennuie pas un seul instant. La vie de notre héroïne est pleine de rebondissements, de rencontres, que ce soit pour le travail ou avec sa famille. On retrouve presque tous les personnages déjà rencontrés, dans une succession joyeuse de faits hauts en couleur, dont l’enchaînement reste pourtant naturel. C’est ce que j’ai apprécié ; les évènements remplissent la vie de Charlotte, mais on y croit. Dans ce tome 4 elle cuisine moins aussi notre Charlotte Lavigne, et consacre davantage de temps à ses proches et à ses relations. J’ai vraiment aimé ce roman, pour toutes ces raisons (et d’autres encore, dont je parle déjà dans mes autres articles (disponibles ici, ici et ici.) Le seul bémol, que je vais partager avec ceux qui ont le cœur bien accroché, c’est que …. ce tome est le dernier des aventures de Charlotte.                    Je vous laisse digérer l’information… Pour ma part, j’étais profondément triste, surtout que je n’avais pas été prévenue. Je l’ai découvert à la fin seulement. Toutefois, ma peine a été un peu apaisée quand j’ai lu que Charlotte a eu une fille (je vous laisse découvrir avec qui !) et que Nathalie Roy avait écrit les aventures sucrées de Juliette …… . Je ne sais pas si je m’y plongerai, j’ai un peu peur d’être déçue mais bon, ça m’a consolé. Un peu.

Je ne sais pas si vous comprendrez tout ce que je viens de vous dire, car j’ai l’impression que peu de monde sur a blogo connaît Charlotte Lavigne, ou du moins on en parle très peu. Pourtant c’est de la Chick Litt de qualité, avec les expressions québécoises en prime (c’est ce que j’aime le plus je crois !!). Le personnage est super attachant en plus de ça. Bref, je serais vraiment contente si mes chroniques donnaient l’idée à quelques-uns d’essayer ces romans, publiés au Livre de Poche. Je sais déjà que Ludo a des vues sur cette série, et cela me ravit J

Une petite liste pour essayer de vous convaincre : POURQUOI LIRE CHARLOTTE LAVIGNE

·       C’est une héroïne de Chick-Litt qui n’a rien à envier à l’Accro du Shopping
·       Les expressions québécoises sont savoureuses.
·       Charlotte fait beaucoup de cuisine, et on peut apprendre choses !
·       Ses meilleurs amis sont homo, belle leçon de tolérance !
·       Elle tombe amoureuse d’un Français, ce qui permet de voir les clichés les uns des autres.
·       Elle est un peu folle mais mature malgré tout, et très attachante.
·       Elle n’est pas obsédée de mode (mais de miam miam ^^).

·       Elle n’est pas super jeune, super mince et belle comme un ovni : elle a plus de trente ans, a des rondeurs (normal, elle aime trop manger !) et est d’une beauté télégénique (et pas ovnique).
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Bref… elle ne demande qu’à être aimée J

lundi 9 janvier 2017

Lectures de vacances

Bonjour mes chers !
Je suis désolée de cette absence prolongée, mais j'ai déménagé et nous n'avons pas encore de connexion internet... J'espère qu'elle va arriver bientôt, mais avec la nouvelle année c'est compliqué !
Quoi qu'il en soit je continue à vous lire (dès que possible) et à lire (beaucoup, faute de temps passé sur les réseaux ^^)
Voilà les chroniques de quelques belles lectures.

Ce que le jour doit à la nuit, Delphine de Vigan

Après avoir lu D’après une histoire vraie (ma chronique ici) je m’étais dit que je relirais volontiers le roman de l’auteur qui avait fait tant parler et qui était à l’origine de nombre de traumatismes et inquiétudes qu’elle évoque dans ce dernier ouvrage. Et c’est avec plaisir que pendant les vacances de Noël, j’ai trouvé le temps et l’envie de m’y replonger. Certes c’est loin d’être le roman le plus joyeux à lire en période de fêtes ; mais c’est pourtant la lecture qui m’a semblée incontournable. Je l’ai d’ailleurs grandement appréciée.

Pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas encore ce roman : Delphine de Vigan y raconte sa mère, une femme qui a d’abord été une enfant et une jeune fille, dans une famille nombreuses aux blessures complexes. L’auteur nous raconte l’histoire de cette famille trop de fois endeuillée, abîmée. Ce qu’elle raconte est souvent dur, brutal. On y est parfois un peu préparé en amont, l’auteur jette des pierres ici et là, qui nous mettent la puce à l’oreille. Et on se demande quand est-ce que le pire va arriver, et comment le pire est arrivé.
Si la jeunesse de la maman de l’auteur a été percluse de trop de douleurs (en dépit de quelques rayons de soleil liés à sa beauté), sa vie de femme l’est peut-être encore davantage. Sous le regard de ses deux filles, elle est sujette à des accès de folie, qui se révéleront les symptômes d’un syndrome de bipolarité. La vie n’est donc pas rose, elle est semée de peurs et d’angoisses. A travers sa mère, l’auteur se raconte par bribes, et nous donne à voir ce qui a fait d’elle un peu de ce qu’elle est.

Ce qui est plaisant dans ce roman, en dehors du fait qu’on découvre les joies et les peines d’une grande famille du milieu du siècle dernier (ça fait très vieux dit comme ça, mais en fait je vous parle des années 50 !), c’est sa dimension méta-littéraire très riche. L’auteur évoque sans cesse les difficultés de cette entreprise d’écriture, les impasses auxquelles elle se heurte – qu’elles soient littéraire ou humaines-, les processus de l’écriture avec ses exigences et ses imprécations permanentes. Elle raconte aussi les documents qu’elle utilise pour écrire, pour raconter sa mère au plus juste : des enregistrements audio, des carnets, des témoignages. Elle procède à un travail minutieux et de longue haleine, éreintant tant physiquement qu’émotionnellement.

C’est un roman dur, âpre mais très profond. Raconter sa mère est peut-être plus difficile encore que de se raconter soi uniquement : on réveille des souvenirs enfoui, on parle beaucoup des autres, et surtout on parle d’une personne qui n’est pas nous et pourtant…
Je comprends les colères et discussions que ce roman a pu soulever. Delphine de Vigan met à jour un passé plutôt sombre et triste. Mais le résultat littéraire est très beau, en plus d’avoir été pour elle une forme de libération (même si les choses ne se sont pas vraiment arrangées, si l’on en croit son dernier roman). Une lecture très inspirante donc.


Chanson douce, Leïla Slimani

Je n’achète pas toujours les romans primés, mais là, l’intrigue m’a plu et l’obtention du Goncourt m’a fait me dire que ça devait être de la qualité. Je l’ai donc demandé au Papa Noël, qui me l’a gentiment apporté.
J’ai beaucoup apprécié ma lecture. On peut être un peu dérouté d’abord par le début, qui dévoile la fin. On sait que les enfants vont mourir. Sympa… Mais la question est : comment est-ce possible ? Comment est-ce que des enfants en bas-âge peuvent être tués dans leur baignoire ? Très vite, l’intrigue se concentre sur la nounou. Une nounou formidable, sans reproches, qui se donne corps et âme à ce qu’elle fait. Qui peu à peu prend une place importante dans la famille, se rend indispensable, pour le meilleur mais pas que. Au bout d’un moment, une nounou qui s’immisce dans votre vie, ça peut être pesant. Au début les bons petits plats préparés, le ménage toujours impeccable, les enfants bien occupés, c’est super ; toutefois, après un certain temps, la dépendance pèse.
Leïla Slimani nous emmène dans les rouages complexes des relations humaines, et surtout de leurs faiblesses. Louise (que ce nom est doux d'ailleurs...) est une nounou particulière, tant parfaite que dangereuse. Elle vit seule, a perdu son mari et a une fille qu’elle ne voit jamais. Tout cela, les parents des enfants ne le savent pas, pour leur plus grand malheur d’ailleurs. On peut en effet supposer que c’est cette instabilité qui est à l’origine de son acte meurtrier, même si rien ne nous le prouve. Tout nous mène à penser cela, du début à la fin, mais rien ne nous l’assure. Peut-être que ça n’est pas la nounou qui a tué les enfants. Ou alors, ce qui l’a poussé à le faire m’est resté très obscure. Je pense que c’est un peu tout l’intérêt de ce roman à la limite du polar et du thriller psychologique. On doute jusqu’au bout, comme les parents, qui ne comprennent pas comment une telle chose a pu arriver, avec une nounou si douce…

Un très bon moment de lecture. C’est le genre de roman qu’on n’a pas envie de lâcher, parce qu’on veut comprendre comment ce meurtre a pu arriver. Le thème n’est pas simple, je comprends que certains puissent être inquiets de se lancer dans une lecture de ce genre, surtout si on est parents. Enfin pour ma part, ça a été une bonne expérience. 

lundi 26 décembre 2016

Winter Girls

Je suis une fille de l'hiver, Laurie Halse Anderson

J'ai pour la première fois entendu parler de cette auteur grâce à son roman Vous parler de ça (que je n'ai pas lu d'ailleurs), et plus récemment sur la chaîne YouTube d'une jeune fille très connue (hé oui, on a tous nos vices cachés ^^). J'ai eu envie de découvrir ce roman qui évoque un sujet sensible, l'anorexie chez les adolescentes. Je me suis aussi dit que pour changer un peu, j'allais le commander en VO. Je n'ai pas regretté parce que la couverture est plutôt chouette. Celle de la VF est particulière aussi, puisqu'elle est cartonnée, ce que j'aime bien, même si ça peut être étrange lors de la lecture. 

De quoi ça parle ? 
Cassie et Lia sont deux adolescentes d'à peine 18 ans, amies depuis toujours. Mais on apprend, dès le début du livre, que Cassie est morte, seule dans une chambre d'hôtel. On ne comprend pas tout de suite ce qui lui est arrivé; des indices nous sont laissés au fur et à mesure de l'histoire. Ce qu'on comprend d'abord, c'est que Lia a de sérieux problèmes avec la nourriture. Elle se restreint, mange très peu ou pas du tout, saute des repas et triche sur la balance. Elle ne veut pas être renvoyée dans le centre qui traite les troubles alimentaires, dans lequel elle a déjà séjourné deux fois. Pour compliquer le tout, ses parents sont divorcés et elle vit avec sa belle-mère, son père et leur fille de 8 ans. Pas facile de cacher des problèmes alimentaires dans ces conditions, surtout quand elle revoit sa mère, qui elle est chirurgienne cardiaque. Bref, un environnement familial qui cherche à l'aider, qui met même tout en place pour le faire, mais Lia a trouvé des stratégies pour continuer à maigrir. Elle veut tenir la promesse qu'elle a fait à Cassie : être la plus maigre des deux. 
Au fil des pages on comprend ce qui unissait les deux jeunes filles : une amitié très forte, et un défi mortifère : être la plus maigre. Alors que Lia s'affame, Cassie s'emplit et se vide. Deux moyens terribles de dire m**** à la vie, de rejeter ce qui nous permet de tenir debout. Pour chercher quoi ? On ne sait pas.

Mon avis 
J'ai trouvé la manière dont ce sujet délicat a été traité très juste. Sans trop en faire, l'auteur nous plonge dans les atermoiements de la jeune fille, qui fait tout pour perdre du poids. J'ai eu un peu peur au début du roman : on ne comprend pas bien ce qu'il se passe. Lia apprend que son amie est morte, elle en a reçu des coups de fil auxquels elle n'a pas répondu, et à cela s'entremêlent des souvenirs. C'était un peu confus. Mais peu à peu on prend le plis, on comprend ce qui se passe et on voit qu'elle se bat. Pour Lia, s'affamer et tenir est un combat, une question de volonté et de courage. Maigrir, c'est réussir. Grâce à ce roman on comprend vraiment ce que ressentent les adolescentes qui souffrent d'un tel trouble. Sans cesse elle compte les calories, sans cesse elle calcule ce à quoi elle devra renoncer au prochain repas si elle mange plus à un autre. J'ai craint au début que le roman ne soit qu'une succession de repas avec les calories entre parenthèses, comme le premier repas du roman. Mais finalement non, et heureusement. Tout cela est assez justement dosé, et nous offre un regard sans concession sur cette maladie... avec toujours des notes d'espoir. 

Pour qui ? 
Pour tous, vraiment. Les jeunes filles, les jeunes garçons, qui subissent la maladie, la connaissent, connaissent quelqu'un qui... et pour les parents, les adultes, les profs. Ce roman aide vraiment à comprendre ce qui se passe. Que la minceur est une manière de contrôler, de réussir quelque chose; que c'est une lutte de tous les instants, dont les jeunes gens sont heureux de ressortir vainqueurs. Mais on comprend surtout que ces victoires n'ont qu'une issue, la mort. Presque indispensable donc; d'une grande justesse et très abordable, malgré la gravité du sujet. 

lundi 19 décembre 2016

Un peu de philosophie...

7 façons d’être heureux, Luc Ferry

Il y a un peu plus de 10 ans, j’avais adoré lire l’ouvrages de Luc Ferry sur la philo à destination des jeunes : Apprendre à Vivre. Je prenais des notes, je l’ai lu au moins deux fois, j’étais une fan absolue. Je découvrais grâce à lui la Philo pour la première fois, et pour mon plus grand plaisir. Depuis la fin de mes années de classes prépa, j’avoue ne plus m’être penchée sur ces sujets, même si j’ai toujours aimé réfléchir sur la vie. Depuis quelques années c’est plutôt le versant psychologie qui m’intéressait, avec les blessures d’âmes, l’enfance, les objectifs de vie… et plus récemment le bonheur. Comment être heureux ? Comment méditer, être moins stressé, etc. Je ne vous raconte pas le nombre de vidéo que j’ai regardées sur le développement personnel, et les quelques livres que j’ai pu acheter sur le sujet. Je n’en parlais d’ailleurs jamais sur le blog, preuve que je n’y trouvais pas vraiment de réponse, et surtout que je ne les lisais jamais entièrement ! 

Mais avec cet ouvrage, ça a été autre chose. Quand je l'ai vu présenté dans la Grande Librairie, j'ai pensé deux choses : chouette, je vais avoir du grain à moudre dans ma quête de la sérénité, et aussi chouette, je vais retrouver la plume d'un auteur que j'aimais beaucoup. Je l'ai donc acheté, sans trop savoir ce que j'allais découvrir...

 Bien sûr je me suis un peu fait avoir par le titre : 7 façons d’être heureux…ou les paradoxes du bonheur. Tout un programme ! Mais le sous-titre le laisse entendre, et l’auteur l’explique bien dès le début : il ne s’agira pas de donner les clés d’une vie éternellement sereine et heureuse, Graal tant recherché. Il va surtout s’agir, justement, de déconstruire les illusions qui sont de plus en plus présentes aujourd’hui sur le sujet du bonheur, et dont j’ai été moi-même cliente. Trouver le bonheur en soi, méditer, manger mieux, être optimiste, tout cela permet d’améliorer sa qualité de vie. Toutefois, il y a des jours où je suis moins heureuse que d’autres. Il y a des jours où j’ai l’impression que cet optimisme chèrement acquis à coup de méditation, de pleine conscience et de gratitude n’existe plus… et là je culpabilise. Pourquoi n’ai-je pas réussi à maintenir un état de bonheur plein et régulier ? Luc Ferry nous aide, par des réflexions tout simplement lucides, à trouver des réponses à l’impossibilité d’un bonheur humain éternel et constant. 

Tout d’abord, si on y réfléchit, cette quête effrénée du bonheur peut être la cause même de notre malheur. On se fatigue à courir après une vie saine, ouverte, optimiste, épanouie et que sais-je. On culpabilise si certains jours on est moins heureux, qu’on a le cafard, mal au dos et envie de manger des frites. Mais c’est pourtant ça la vie. Des hauts et des bas, les derniers étant vraiment plus difficiles à accepter, surtout quand on parvient à un degré de bonheur relativement élevé les autres jours. Là, Luc Ferry relativise en disant que le vrai bonheur (et je suis assez d’accord avec lui) ne se matérialise en réalité que par des instants de bonheur, des joies plus ou moins durables. Le bonheur permanent et éternel est impossible. 

Par ailleurs, il est difficile de définir vraiment le bonheur : qu’est-ce qui me rend vraiment heureux ? Qu’est-ce qui me permet d’être vraiment épanoui ? Est-ce la réussite, l’argent, l’amour ?

 Enfin, et c’est là que Luc Ferry pousse la réflexion là où je n’avais pas été, ni moi ni les « marchands de bonheur » d’ailleurs, tout en ayant recours à une idée simple : peut-on être heureux dans un monde où d’autres sont malheureux ? Dans un monde qui va mal ? Peut-on être pleinement heureux si nos proches sont malades, en peine, malheureux ? Seuls les ermites peuvent espérer être pleinement heureux, coupés du monde. Mais est-ce un choix si simple ? 

J’ai trouvé ces réflexions extrêmement tangibles et rassurantes. Humains, trop humains, mais humains avant tout. Pas la peine de culpabiliser. Pas la peine non plus d’arrêter les exercices d’optimisme et de méditation ! Ce que j’ai compris en tout cas, c’est que ça n’est pas grave de ne pas être au top tout le temps ; c’est simplement humain. Et j’avoue qu’écrire cet article et repenser à ma lecture, avide au début, comme si je trouvais enfin les mots sur ce que j’avais pressenti sans l’énoncer, apporte ce matin ses kilos de bonheur, grâce à la lucidité. 

La suite du livre est moins heureuse, bien que fort intéressante : Luc Ferry développe les fameuses « façons d’être heureux » à travers des concepts comme l’amour, l’admiration, l’action, la connaissance, etc. Il a recours à la philosophie antique, mais aussi à Kant, Nietzsche ou Hégel, et aussi à la littérature. Ulysse et Don Juan lui permettent d’illustrer quelques concepts, et j’avoue y avoir pris un certain plaisir en tant que prof de Lettres. Je n’ai pas tout retenu de ma lecture, mais ai passé de bons moments sur de nombreux chapitres. D’autres, un peu plus politiques, m’ont laissé un peu froide. 
J’ai aimé sa réflexion sur le mariage chrétien, le seul qui permette d’échapper à la peur de la finitude, ou bien encore ses réflexions sur le bonheur d’apprendre, ou encore sur l’avenir de l’école (enfin c’est à ce niveau-là que j’adhère moins à la pensée du monsieur…). En résumé, Luc Ferry sait me toucher par des mots simples, une pensée non pas simplifiée mais accessible, et des références que je reconnais ou apprends à reconnaître (je me souviens de cette première lecture il y a plus de 10 ans, la réminiscence est une chouette expérience !). 
Forte de ce regain d’intérêt pour la réflexion et la Philo, encore une fois grâce à monsieur Luc Ferry, je me suis lancée dans la lecture du pavé Qu’est-ce qu’une vie réussie. J’en lis un peu de temps en temps, et c’est extrêmement plaisant (mais long !)

Et vous, aimez-vous lire des livres qui vous font réfléchir ? 

Etes-vous aussi sensibles à cette question du bonheur qui habite nos sociétés modernes ? 

Votre avis m'intéresse, ça change de la littérature mais pourquoi pas ?

lundi 5 décembre 2016

Mes dernières lectures #2

Me revoilà comme promis avec la suite de mes lectures ! (oui oui il faudra regarder plus bas !!)

Pause Babelio

Comme j'étais en panne de lecture, j'ai essayé de lire un roman qui change de d'habitude et voilà que je tombe sur la PAL made in maman (maman me donne toujours des romans à lire, ceux qu'elle pense que je pourrais aimer). Je farfouille et pof, je tombe sur un Joyce Maynard dont j'avais parlé avec mes collègues. Ni une ni deux je me lance... et ne peux plus le lâcher ! 

Prête à tout, Joyce Maynard

C'est quoi ? L'histoire d'une nana hyper ambitieuse, qui veut faire de la télé. Elle se marie, devient présentatrice météo puis se lance dans un reportage sur les ados pour espérer percer.

Pourquoi ça m'a plu ? 
Parce que c'est addictif, on a envie de savoir ce qu'elle a fait cette madame Parfaite, et surtout pourquoi son mari est mort...
Parce que plein de points de vue alternent : ceux de la nana en question, mais aussi de son mari, de ses parents, des jeunes qu'elle interview etc... Les chapitres sont courts et s'enchaînent très vite. 
Inspirée d'un fait divers, cette histoire est complètement addictive ! 

Un très bon moment de lecture donc. Ce roman date à l'origine des 1995 mais Joyce Maynard l'a ressorti en 2015. Pourquoi, je ne sais pas vraiment, mais en tout cas c'est pour notre plus grand plaisir ! Et il est vrai que ce roman est encore tout à fait moderne. 

Retour du défi Babelio ! 

Des petits livres qui en disent long

Le bureau des objets perdus, Catherine Grive  Défi Babelio 

L'héroïne se présente d'emblée : je suis la fille qui perd tout. Tout le temps.
Effectivement, la jeune fille que nous allons suivre pendant une grosse centaine de pages est tête en l'air, et perd tout. Ses crayons, ses sacs, ses livres... elle a l'habitude, et en fait part à tout le monde, tout le temps. Jusqu'au jour où elle perd son blouson fétiche. Ce blouson qui a vécu tant d'aventures et avec lequel elle se sent si bien. Commence alors une sorte de quête, qui mêle réseaux sociaux, disputes parentales et lieux étranges. C'est ce que j'ai aimé dans ce roman : l'ajout d'une touche de fantastique poétique à l'univers habituel de l'adolescence. La découverte d'un espèce de ministère des objets perdus nous emmène dans un monde étrange, dans une atmosphère un peu surannée. C'est vraiment très appréciable, et ça change des réseaux, boulot, parents des ados. 
Une lecture étonnante, dans le bon sens. Et qui a eu le mérite de me sortir de ma panne de lecture :)


Comment je me suis débarrassé de ma mère, Gilles Abier  Défi Babelio

Ce petit livre composé de 5 nouvelles a été déroutant. On y croise cinq adolescents, filles et garçons, qui soit détestent leur mère, soit font tout pour s'en débarrasser. Le premier ado a sa mère sur le dos en permanence, et tout ne tourne pas rond chez elle. La seconde est championne de tennis et sa coach n'est autre que... sa mère. L'angoisse. Bref, des mères pénibles, étranges, parfois vraiment mesquines sont le lot commun de ces ados. Et l'auteur n'est pas tendre, ça en est même parfois "malaisant" comme disent les jeunes d'aujourd'hui (sic...). Je ne comprends pas vraiment pourquoi ce roman fait partie de la sélection Babelio. Je préviens bien les élèves à l'avance en leur disant de prendre les choses avec des pincettes. Mais c'est un point de vue intéressant. L'auteur flirte avec l'interdit, avec ce choix de sujet éminemment dramatique. On n'a pas le droit de détester sa mère quand on est ado. Et pourtant...En complément une courte interview de l'auteur que j'ai trouvé sur le site d'Actes Sud. 

Presque un coup de coeur 

Le Domaine, Jo Witek   Défi Babelio 

Dans un manoir à l'atmosphère un peu désuète, Gabriel et sa mère arrivent pour les deux mois d'été. Elle pour se mettre au service de la famille, lui pour l'accompagner. Dès le début l'atmosphère est étrange, mais ça sera pire encore quand les petits-enfants vont débarquer. Et surtout quand Gabriel va croiser le regard d'Eléonore...
Un roman psychologique dans un univers anachronique, un ado passionné d'oiseaux et pétri d'amour, un meurtre étrange. Tout est réuni pour nous plaire. Le seul bémol est la fin, mais je vous laisse la découvrir. 

Si j'ai le temps je ferai une chronique vocale de ce roman qui m'a beaucoup marquée et que j'ai lu plutôt rapidement. Ma collègue a elle aussi beaucoup beaucoup aimé :). 


Allez voir plus bas, il y a le début !!!

dimanche 4 décembre 2016

Mes dernières lectures #1

Coucou à tous ! Me revoilà enfin, 200 copies plus tard ou presque, pour chroniquer mes dernières lectures. Si je n'ai pas eu le temps d'écrire ici, il en est tout autre pour la lecture. J'ai encore pas mal lu, pour mon plus grand plaisir et ma plus grande détente. Comme j'ai un certain nombre de romans à vous présenter, je vais chiper son idée à Accalia et faire des catégories :

Lectures abandonnées 

  

Rose sous les bombes, Elizabeth Wein  Défi Babelio

Ce roman raconte l'histoire de Rose, une jeune femme pilote d'avions engagée malgré elle dans la guerre. Je ne saurais vous en dire plus, j'ai à peine lu le roman. Prometteur pourtant, avec fond historique, histoire d'amour et une héroïne pilote et poète. Mais je n'ai pas accroché. J'étais dans une petite période de panne de lecture, je pensais que ce roman allait m'en sortir mais ça n'a pas été le cas... Je pense pourtant que c'est un bon livre, riche et intelligent pour les jeunes. 


Virus 57 , Christophe Lambert (pas l'acteur hein ^^) Défi Babelio

Aujourd'hui, quelque part dans le monde. Il fait chaud, il fait beau. Le paradis. Et pourtant, tout est réuni pour que la vie de 57 jeunes gens devienne un enfer. Tous nés de fécondation in-vitro, d'un même père, ces adolescents risquent à tout moment de mourir, si la température atteint 45 degrés. Alléchant non ? Et bien en fait, ce que je pensais être une énième dystopie s'est avéré être un polar. Bien mené, plutôt palpitant, mais les polars ne sont pas ma tasse de thé et j'ai abandonné aux deux tiers. Avis aux amateurs de polars sur fond apocalyptique donc :)


Lectures agréables... et intelligentes !

Bouche cousue, Marion Muller-Collard  Défi Babelio

Ce petit roman est très bien écrit, émouvant, tout en retenue. A travers une lettre à son neveu qui aime les garçons, Amande nous livre son expérience douloureuse : à 15 ans, dans les années 90, elle est tombée amoureuse d'une fille.
Le regard porté sur l'homosexualité est très beau, posé, sincère. J'ai trouvé ce témoignage extrêmement émouvant. La jeune fille se sent rejetée par sa famille. Sa mère se doute de quelque chose mais ne dit rien. Incomprise, Amande trouve refuge chez un couple gay. Les deux hommes l'aident à s'accepter, et à accepter ce que pensent les autres. Une très jolie histoire, à mettre entre les mains des jeunes et des moins jeunes. 

Jimi-X, Louis Atangana  Défi Babelio

Ce roman retrace l'histoire de Jimy Hendrix, de sa naissance aux débuts de sa carrière. J'ai été déroutée au début par le ton du roman, un peu enfantin, avec des alternances de style, comme ce passage que j'ai beaucoup aimé : Jimmy raccompagna Carmen chez elle et, avant de se quitter, pris par l'évidence et la simplicité de ce premier amour, ils se retrouvèrent collés l'un à l'autre, s'embrassant avec la maladresse et l'élan de leur âge. Ils ne se quittèrent plus les jours suivants, scotchés comme deux tranches de sandwich.
Cela dépassé, j'ai adoré ma lecture. J'ai pris un plaisir immense à suivre la vie de Jimi, entouré de frères et de soeurs plus ou moins désirés, d'une mère alcoolique et d'un père fainéant. La deuxième partie du roman, quand il découvre la guitare, m'a encore plus passionnée. C'est un très bon et beau roman, qui nous fait découvrir ce musicien mort trop jeune. Mais quand on connaît son histoire, on comprend l'attrait des paradis artificiels dans dans une vie loin d'être douce comme un rythme de blues...

Lecture agréable et addictive

Ne t'arrête pas, Expérience Noa Torson, tome 1 Défi Babelio

Noa se réveille un jour sur une table d'opération. Elle ne sait pas ce qui lui arrivé. La seule chose dont elle est certaine, c'est qu'elle doit courir...Tout au long du roman, Noa fuit. Quoi, on ne le sait pas au début. Mais peu à peu l'intrigue se dévoile autour des hackers et d'une mystérieuse maladie qui touche les jeunes. J'ai vraiment aimé le personnage de Noa, qui m'a fait penser à Lisbeth Salander dans Millenium. Comme elle c'est une hackeuse, qui vit seule, attachée à rien, mais n'a que seize ans (difficile à croire d'ailleurs quand on lit le roman !). Elle rencontre un jeune garçon lui aussi adepte de la bidouille, et tous les deux essaient de percer le mystère de la cicatrice qui traverse le buste de Noa. 
Le monde des hackers est très abordable, il y a très peu de jargon. L'auteur sait maintenir le suspense et donner envie de connaître la suite, en dévoilant des informations par petites touches. J'ai d'ailleurs bien envie de lire les deux autres tomes ! 
Un roman haletant, prenant et bien mené. 


Lectures déroutantes, dans le bon sens 

La suite demain !!!!