lundi 16 janvier 2017

De la bonne humeur à ne pas manquer

La Vie Epicée de Charlotte Lavigne, tome 4
Nathalie Roy

A la fin du dernier tome, on avait laissé Charlotte enceinte, et amoureuse plus que jamais de Maxou. On la retrouve ici un peu plus de deux ans plus tard, maman comblée mais débordée, et épouse heureuse… si ça n’était cette libido émoustillée dès qu’un jeune homme agréable à l’œil croise sa route. La jeune femme qu’on adore se pose alors des questions, interroge ses meilleurs amis (qu’on adore aussi, à savoir Ugo et Marianne), et va jusqu’à consulter la psy la plus déjantée du PAF. Autant vous dire que les choses ne sont pas aussi simples qu’on l’aurait cru à la fin du dernier opus, et que P-O n’est pas un souvenir si lointain ;).
Encore une fois j’ai passé de supers moments avec Charlotte. 500 pages ou presque de parler québécois, de questions de filles, ou plutôt de femme mariée (notre héroïne a tout de même un peu gagné en maturité !), mais aussi de coming-out et d’aventures en tous genres. Clairement, dans ce tome, on ne s’ennuie pas un seul instant. La vie de notre héroïne est pleine de rebondissements, de rencontres, que ce soit pour le travail ou avec sa famille. On retrouve presque tous les personnages déjà rencontrés, dans une succession joyeuse de faits hauts en couleur, dont l’enchaînement reste pourtant naturel. C’est ce que j’ai apprécié ; les évènements remplissent la vie de Charlotte, mais on y croit. Dans ce tome 4 elle cuisine moins aussi notre Charlotte Lavigne, et consacre davantage de temps à ses proches et à ses relations. J’ai vraiment aimé ce roman, pour toutes ces raisons (et d’autres encore, dont je parle déjà dans mes autres articles (disponibles ici, ici et ici.) Le seul bémol, que je vais partager avec ceux qui ont le cœur bien accroché, c’est que …. ce tome est le dernier des aventures de Charlotte.                    Je vous laisse digérer l’information… Pour ma part, j’étais profondément triste, surtout que je n’avais pas été prévenue. Je l’ai découvert à la fin seulement. Toutefois, ma peine a été un peu apaisée quand j’ai lu que Charlotte a eu une fille (je vous laisse découvrir avec qui !) et que Nathalie Roy avait écrit les aventures sucrées de Juliette …… . Je ne sais pas si je m’y plongerai, j’ai un peu peur d’être déçue mais bon, ça m’a consolé. Un peu.

Je ne sais pas si vous comprendrez tout ce que je viens de vous dire, car j’ai l’impression que peu de monde sur a blogo connaît Charlotte Lavigne, ou du moins on en parle très peu. Pourtant c’est de la Chick Litt de qualité, avec les expressions québécoises en prime (c’est ce que j’aime le plus je crois !!). Le personnage est super attachant en plus de ça. Bref, je serais vraiment contente si mes chroniques donnaient l’idée à quelques-uns d’essayer ces romans, publiés au Livre de Poche. Je sais déjà que Ludo a des vues sur cette série, et cela me ravit J

Une petite liste pour essayer de vous convaincre : POURQUOI LIRE CHARLOTTE LAVIGNE

-      -  C’est une héroïne de Chick-Litt qui n’a rien à envier à l’Accro du Shopping
-     -    Les expressions québécoises sont savoureuses.
-     -  Charlotte fait beaucoup de cuisine, et on peut apprendre choses !
-      -  Ses meilleurs amis sont homo, belle leçon de tolérance !
-       -  Elle tombe amoureuse d’un Français, ce qui permet de voir les clichés les uns des autres.
-      -   Elle est un peu folle mais mature malgré tout, et très attachante.
-       -  Elle n’est pas obsédée de mode (mais de miam miam ^^).
-   -  Elle n’est pas super jeune, super mince et belle comme un ovni : elle a plus de trente ans, a des rondeurs (normal, elle aime trop manger !) et est d’une beauté télégénique (et pas ovnique).


Bref… elle ne demande qu’à être aimée J

lundi 9 janvier 2017

Lectures de vacances

Bonjour mes chers !
Je suis désolée de cette absence prolongée, mais j'ai déménagé et nous n'avons pas encore de connexion internet... J'espère qu'elle va arriver bientôt, mais avec la nouvelle année c'est compliqué !
Quoi qu'il en soit je continue à vous lire (dès que possible) et à lire (beaucoup, faute de temps passé sur les réseaux ^^)
Voilà les chroniques de quelques belles lectures.

Ce que le jour doit à la nuit, Delphine de Vigan

Après avoir lu D’après une histoire vraie (ma chronique ici) je m’étais dit que je relirais volontiers le roman de l’auteur qui avait fait tant parler et qui était à l’origine de nombre de traumatismes et inquiétudes qu’elle évoque dans ce dernier ouvrage. Et c’est avec plaisir que pendant les vacances de Noël, j’ai trouvé le temps et l’envie de m’y replonger. Certes c’est loin d’être le roman le plus joyeux à lire en période de fêtes ; mais c’est pourtant la lecture qui m’a semblée incontournable. Je l’ai d’ailleurs grandement appréciée.

Pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas encore ce roman : Delphine de Vigan y raconte sa mère, une femme qui a d’abord été une enfant et une jeune fille, dans une famille nombreuses aux blessures complexes. L’auteur nous raconte l’histoire de cette famille trop de fois endeuillée, abîmée. Ce qu’elle raconte est souvent dur, brutal. On y est parfois un peu préparé en amont, l’auteur jette des pierres ici et là, qui nous mettent la puce à l’oreille. Et on se demande quand est-ce que le pire va arriver, et comment le pire est arrivé.
Si la jeunesse de la maman de l’auteur a été percluse de trop de douleurs (en dépit de quelques rayons de soleil liés à sa beauté), sa vie de femme l’est peut-être encore davantage. Sous le regard de ses deux filles, elle est sujette à des accès de folie, qui se révéleront les symptômes d’un syndrome de bipolarité. La vie n’est donc pas rose, elle est semée de peurs et d’angoisses. A travers sa mère, l’auteur se raconte par bribes, et nous donne à voir ce qui a fait d’elle un peu de ce qu’elle est.

Ce qui est plaisant dans ce roman, en dehors du fait qu’on découvre les joies et les peines d’une grande famille du milieu du siècle dernier (ça fait très vieux dit comme ça, mais en fait je vous parle des années 50 !), c’est sa dimension méta-littéraire très riche. L’auteur évoque sans cesse les difficultés de cette entreprise d’écriture, les impasses auxquelles elle se heurte – qu’elles soient littéraire ou humaines-, les processus de l’écriture avec ses exigences et ses imprécations permanentes. Elle raconte aussi les documents qu’elle utilise pour écrire, pour raconter sa mère au plus juste : des enregistrements audio, des carnets, des témoignages. Elle procède à un travail minutieux et de longue haleine, éreintant tant physiquement qu’émotionnellement.

C’est un roman dur, âpre mais très profond. Raconter sa mère est peut-être plus difficile encore que de se raconter soi uniquement : on réveille des souvenirs enfoui, on parle beaucoup des autres, et surtout on parle d’une personne qui n’est pas nous et pourtant…
Je comprends les colères et discussions que ce roman a pu soulever. Delphine de Vigan met à jour un passé plutôt sombre et triste. Mais le résultat littéraire est très beau, en plus d’avoir été pour elle une forme de libération (même si les choses ne se sont pas vraiment arrangées, si l’on en croit son dernier roman). Une lecture très inspirante donc.


Chanson douce, Leïla Slimani

Je n’achète pas toujours les romans primés, mais là, l’intrigue m’a plu et l’obtention du Goncourt m’a fait me dire que ça devait être de la qualité. Je l’ai donc demandé au Papa Noël, qui me l’a gentiment apporté.
J’ai beaucoup apprécié ma lecture. On peut être un peu dérouté d’abord par le début, qui dévoile la fin. On sait que les enfants vont mourir. Sympa… Mais la question est : comment est-ce possible ? Comment est-ce que des enfants en bas-âge peuvent être tués dans leur baignoire ? Très vite, l’intrigue se concentre sur la nounou. Une nounou formidable, sans reproches, qui se donne corps et âme à ce qu’elle fait. Qui peu à peu prend une place importante dans la famille, se rend indispensable, pour le meilleur mais pas que. Au bout d’un moment, une nounou qui s’immisce dans votre vie, ça peut être pesant. Au début les bons petits plats préparés, le ménage toujours impeccable, les enfants bien occupés, c’est super ; toutefois, après un certain temps, la dépendance pèse.
Leïla Slimani nous emmène dans les rouages complexes des relations humaines, et surtout de leurs faiblesses. Louise (que ce nom est doux d'ailleurs...) est une nounou particulière, tant parfaite que dangereuse. Elle vit seule, a perdu son mari et a une fille qu’elle ne voit jamais. Tout cela, les parents des enfants ne le savent pas, pour leur plus grand malheur d’ailleurs. On peut en effet supposer que c’est cette instabilité qui est à l’origine de son acte meurtrier, même si rien ne nous le prouve. Tout nous mène à penser cela, du début à la fin, mais rien ne nous l’assure. Peut-être que ça n’est pas la nounou qui a tué les enfants. Ou alors, ce qui l’a poussé à le faire m’est resté très obscure. Je pense que c’est un peu tout l’intérêt de ce roman à la limite du polar et du thriller psychologique. On doute jusqu’au bout, comme les parents, qui ne comprennent pas comment une telle chose a pu arriver, avec une nounou si douce…

Un très bon moment de lecture. C’est le genre de roman qu’on n’a pas envie de lâcher, parce qu’on veut comprendre comment ce meurtre a pu arriver. Le thème n’est pas simple, je comprends que certains puissent être inquiets de se lancer dans une lecture de ce genre, surtout si on est parents. Enfin pour ma part, ça a été une bonne expérience. 

lundi 26 décembre 2016

Winter Girls

Je suis une fille de l'hiver, Laurie Halse Anderson

J'ai pour la première fois entendu parler de cette auteur grâce à son roman Vous parler de ça (que je n'ai pas lu d'ailleurs), et plus récemment sur la chaîne YouTube d'une jeune fille très connue (hé oui, on a tous nos vices cachés ^^). J'ai eu envie de découvrir ce roman qui évoque un sujet sensible, l'anorexie chez les adolescentes. Je me suis aussi dit que pour changer un peu, j'allais le commander en VO. Je n'ai pas regretté parce que la couverture est plutôt chouette. Celle de la VF est particulière aussi, puisqu'elle est cartonnée, ce que j'aime bien, même si ça peut être étrange lors de la lecture. 

De quoi ça parle ? 
Cassie et Lia sont deux adolescentes d'à peine 18 ans, amies depuis toujours. Mais on apprend, dès le début du livre, que Cassie est morte, seule dans une chambre d'hôtel. On ne comprend pas tout de suite ce qui lui est arrivé; des indices nous sont laissés au fur et à mesure de l'histoire. Ce qu'on comprend d'abord, c'est que Lia a de sérieux problèmes avec la nourriture. Elle se restreint, mange très peu ou pas du tout, saute des repas et triche sur la balance. Elle ne veut pas être renvoyée dans le centre qui traite les troubles alimentaires, dans lequel elle a déjà séjourné deux fois. Pour compliquer le tout, ses parents sont divorcés et elle vit avec sa belle-mère, son père et leur fille de 8 ans. Pas facile de cacher des problèmes alimentaires dans ces conditions, surtout quand elle revoit sa mère, qui elle est chirurgienne cardiaque. Bref, un environnement familial qui cherche à l'aider, qui met même tout en place pour le faire, mais Lia a trouvé des stratégies pour continuer à maigrir. Elle veut tenir la promesse qu'elle a fait à Cassie : être la plus maigre des deux. 
Au fil des pages on comprend ce qui unissait les deux jeunes filles : une amitié très forte, et un défi mortifère : être la plus maigre. Alors que Lia s'affame, Cassie s'emplit et se vide. Deux moyens terribles de dire m**** à la vie, de rejeter ce qui nous permet de tenir debout. Pour chercher quoi ? On ne sait pas.

Mon avis 
J'ai trouvé la manière dont ce sujet délicat a été traité très juste. Sans trop en faire, l'auteur nous plonge dans les atermoiements de la jeune fille, qui fait tout pour perdre du poids. J'ai eu un peu peur au début du roman : on ne comprend pas bien ce qu'il se passe. Lia apprend que son amie est morte, elle en a reçu des coups de fil auxquels elle n'a pas répondu, et à cela s'entremêlent des souvenirs. C'était un peu confus. Mais peu à peu on prend le plis, on comprend ce qui se passe et on voit qu'elle se bat. Pour Lia, s'affamer et tenir est un combat, une question de volonté et de courage. Maigrir, c'est réussir. Grâce à ce roman on comprend vraiment ce que ressentent les adolescentes qui souffrent d'un tel trouble. Sans cesse elle compte les calories, sans cesse elle calcule ce à quoi elle devra renoncer au prochain repas si elle mange plus à un autre. J'ai craint au début que le roman ne soit qu'une succession de repas avec les calories entre parenthèses, comme le premier repas du roman. Mais finalement non, et heureusement. Tout cela est assez justement dosé, et nous offre un regard sans concession sur cette maladie... avec toujours des notes d'espoir. 

Pour qui ? 
Pour tous, vraiment. Les jeunes filles, les jeunes garçons, qui subissent la maladie, la connaissent, connaissent quelqu'un qui... et pour les parents, les adultes, les profs. Ce roman aide vraiment à comprendre ce qui se passe. Que la minceur est une manière de contrôler, de réussir quelque chose; que c'est une lutte de tous les instants, dont les jeunes gens sont heureux de ressortir vainqueurs. Mais on comprend surtout que ces victoires n'ont qu'une issue, la mort. Presque indispensable donc; d'une grande justesse et très abordable, malgré la gravité du sujet. 

lundi 19 décembre 2016

Un peu de philosophie...

7 façons d’être heureux, Luc Ferry

Il y a un peu plus de 10 ans, j’avais adoré lire l’ouvrages de Luc Ferry sur la philo à destination des jeunes : Apprendre à Vivre. Je prenais des notes, je l’ai lu au moins deux fois, j’étais une fan absolue. Je découvrais grâce à lui la Philo pour la première fois, et pour mon plus grand plaisir. Depuis la fin de mes années de classes prépa, j’avoue ne plus m’être penchée sur ces sujets, même si j’ai toujours aimé réfléchir sur la vie. Depuis quelques années c’est plutôt le versant psychologie qui m’intéressait, avec les blessures d’âmes, l’enfance, les objectifs de vie… et plus récemment le bonheur. Comment être heureux ? Comment méditer, être moins stressé, etc. Je ne vous raconte pas le nombre de vidéo que j’ai regardées sur le développement personnel, et les quelques livres que j’ai pu acheter sur le sujet. Je n’en parlais d’ailleurs jamais sur le blog, preuve que je n’y trouvais pas vraiment de réponse, et surtout que je ne les lisais jamais entièrement ! 

Mais avec cet ouvrage, ça a été autre chose. Quand je l'ai vu présenté dans la Grande Librairie, j'ai pensé deux choses : chouette, je vais avoir du grain à moudre dans ma quête de la sérénité, et aussi chouette, je vais retrouver la plume d'un auteur que j'aimais beaucoup. Je l'ai donc acheté, sans trop savoir ce que j'allais découvrir...

 Bien sûr je me suis un peu fait avoir par le titre : 7 façons d’être heureux…ou les paradoxes du bonheur. Tout un programme ! Mais le sous-titre le laisse entendre, et l’auteur l’explique bien dès le début : il ne s’agira pas de donner les clés d’une vie éternellement sereine et heureuse, Graal tant recherché. Il va surtout s’agir, justement, de déconstruire les illusions qui sont de plus en plus présentes aujourd’hui sur le sujet du bonheur, et dont j’ai été moi-même cliente. Trouver le bonheur en soi, méditer, manger mieux, être optimiste, tout cela permet d’améliorer sa qualité de vie. Toutefois, il y a des jours où je suis moins heureuse que d’autres. Il y a des jours où j’ai l’impression que cet optimisme chèrement acquis à coup de méditation, de pleine conscience et de gratitude n’existe plus… et là je culpabilise. Pourquoi n’ai-je pas réussi à maintenir un état de bonheur plein et régulier ? Luc Ferry nous aide, par des réflexions tout simplement lucides, à trouver des réponses à l’impossibilité d’un bonheur humain éternel et constant. 

Tout d’abord, si on y réfléchit, cette quête effrénée du bonheur peut être la cause même de notre malheur. On se fatigue à courir après une vie saine, ouverte, optimiste, épanouie et que sais-je. On culpabilise si certains jours on est moins heureux, qu’on a le cafard, mal au dos et envie de manger des frites. Mais c’est pourtant ça la vie. Des hauts et des bas, les derniers étant vraiment plus difficiles à accepter, surtout quand on parvient à un degré de bonheur relativement élevé les autres jours. Là, Luc Ferry relativise en disant que le vrai bonheur (et je suis assez d’accord avec lui) ne se matérialise en réalité que par des instants de bonheur, des joies plus ou moins durables. Le bonheur permanent et éternel est impossible. 

Par ailleurs, il est difficile de définir vraiment le bonheur : qu’est-ce qui me rend vraiment heureux ? Qu’est-ce qui me permet d’être vraiment épanoui ? Est-ce la réussite, l’argent, l’amour ?

 Enfin, et c’est là que Luc Ferry pousse la réflexion là où je n’avais pas été, ni moi ni les « marchands de bonheur » d’ailleurs, tout en ayant recours à une idée simple : peut-on être heureux dans un monde où d’autres sont malheureux ? Dans un monde qui va mal ? Peut-on être pleinement heureux si nos proches sont malades, en peine, malheureux ? Seuls les ermites peuvent espérer être pleinement heureux, coupés du monde. Mais est-ce un choix si simple ? 

J’ai trouvé ces réflexions extrêmement tangibles et rassurantes. Humains, trop humains, mais humains avant tout. Pas la peine de culpabiliser. Pas la peine non plus d’arrêter les exercices d’optimisme et de méditation ! Ce que j’ai compris en tout cas, c’est que ça n’est pas grave de ne pas être au top tout le temps ; c’est simplement humain. Et j’avoue qu’écrire cet article et repenser à ma lecture, avide au début, comme si je trouvais enfin les mots sur ce que j’avais pressenti sans l’énoncer, apporte ce matin ses kilos de bonheur, grâce à la lucidité. 

La suite du livre est moins heureuse, bien que fort intéressante : Luc Ferry développe les fameuses « façons d’être heureux » à travers des concepts comme l’amour, l’admiration, l’action, la connaissance, etc. Il a recours à la philosophie antique, mais aussi à Kant, Nietzsche ou Hégel, et aussi à la littérature. Ulysse et Don Juan lui permettent d’illustrer quelques concepts, et j’avoue y avoir pris un certain plaisir en tant que prof de Lettres. Je n’ai pas tout retenu de ma lecture, mais ai passé de bons moments sur de nombreux chapitres. D’autres, un peu plus politiques, m’ont laissé un peu froide. 
J’ai aimé sa réflexion sur le mariage chrétien, le seul qui permette d’échapper à la peur de la finitude, ou bien encore ses réflexions sur le bonheur d’apprendre, ou encore sur l’avenir de l’école (enfin c’est à ce niveau-là que j’adhère moins à la pensée du monsieur…). En résumé, Luc Ferry sait me toucher par des mots simples, une pensée non pas simplifiée mais accessible, et des références que je reconnais ou apprends à reconnaître (je me souviens de cette première lecture il y a plus de 10 ans, la réminiscence est une chouette expérience !). 
Forte de ce regain d’intérêt pour la réflexion et la Philo, encore une fois grâce à monsieur Luc Ferry, je me suis lancée dans la lecture du pavé Qu’est-ce qu’une vie réussie. J’en lis un peu de temps en temps, et c’est extrêmement plaisant (mais long !)

Et vous, aimez-vous lire des livres qui vous font réfléchir ? 

Etes-vous aussi sensibles à cette question du bonheur qui habite nos sociétés modernes ? 

Votre avis m'intéresse, ça change de la littérature mais pourquoi pas ?

lundi 5 décembre 2016

Mes dernières lectures #2

Me revoilà comme promis avec la suite de mes lectures ! (oui oui il faudra regarder plus bas !!)

Pause Babelio

Comme j'étais en panne de lecture, j'ai essayé de lire un roman qui change de d'habitude et voilà que je tombe sur la PAL made in maman (maman me donne toujours des romans à lire, ceux qu'elle pense que je pourrais aimer). Je farfouille et pof, je tombe sur un Joyce Maynard dont j'avais parlé avec mes collègues. Ni une ni deux je me lance... et ne peux plus le lâcher ! 

Prête à tout, Joyce Maynard

C'est quoi ? L'histoire d'une nana hyper ambitieuse, qui veut faire de la télé. Elle se marie, devient présentatrice météo puis se lance dans un reportage sur les ados pour espérer percer.

Pourquoi ça m'a plu ? 
Parce que c'est addictif, on a envie de savoir ce qu'elle a fait cette madame Parfaite, et surtout pourquoi son mari est mort...
Parce que plein de points de vue alternent : ceux de la nana en question, mais aussi de son mari, de ses parents, des jeunes qu'elle interview etc... Les chapitres sont courts et s'enchaînent très vite. 
Inspirée d'un fait divers, cette histoire est complètement addictive ! 

Un très bon moment de lecture donc. Ce roman date à l'origine des 1995 mais Joyce Maynard l'a ressorti en 2015. Pourquoi, je ne sais pas vraiment, mais en tout cas c'est pour notre plus grand plaisir ! Et il est vrai que ce roman est encore tout à fait moderne. 

Retour du défi Babelio ! 

Des petits livres qui en disent long

Le bureau des objets perdus, Catherine Grive  Défi Babelio 

L'héroïne se présente d'emblée : je suis la fille qui perd tout. Tout le temps.
Effectivement, la jeune fille que nous allons suivre pendant une grosse centaine de pages est tête en l'air, et perd tout. Ses crayons, ses sacs, ses livres... elle a l'habitude, et en fait part à tout le monde, tout le temps. Jusqu'au jour où elle perd son blouson fétiche. Ce blouson qui a vécu tant d'aventures et avec lequel elle se sent si bien. Commence alors une sorte de quête, qui mêle réseaux sociaux, disputes parentales et lieux étranges. C'est ce que j'ai aimé dans ce roman : l'ajout d'une touche de fantastique poétique à l'univers habituel de l'adolescence. La découverte d'un espèce de ministère des objets perdus nous emmène dans un monde étrange, dans une atmosphère un peu surannée. C'est vraiment très appréciable, et ça change des réseaux, boulot, parents des ados. 
Une lecture étonnante, dans le bon sens. Et qui a eu le mérite de me sortir de ma panne de lecture :)


Comment je me suis débarrassé de ma mère, Gilles Abier  Défi Babelio

Ce petit livre composé de 5 nouvelles a été déroutant. On y croise cinq adolescents, filles et garçons, qui soit détestent leur mère, soit font tout pour s'en débarrasser. Le premier ado a sa mère sur le dos en permanence, et tout ne tourne pas rond chez elle. La seconde est championne de tennis et sa coach n'est autre que... sa mère. L'angoisse. Bref, des mères pénibles, étranges, parfois vraiment mesquines sont le lot commun de ces ados. Et l'auteur n'est pas tendre, ça en est même parfois "malaisant" comme disent les jeunes d'aujourd'hui (sic...). Je ne comprends pas vraiment pourquoi ce roman fait partie de la sélection Babelio. Je préviens bien les élèves à l'avance en leur disant de prendre les choses avec des pincettes. Mais c'est un point de vue intéressant. L'auteur flirte avec l'interdit, avec ce choix de sujet éminemment dramatique. On n'a pas le droit de détester sa mère quand on est ado. Et pourtant...En complément une courte interview de l'auteur que j'ai trouvé sur le site d'Actes Sud. 

Presque un coup de coeur 

Le Domaine, Jo Witek   Défi Babelio 

Dans un manoir à l'atmosphère un peu désuète, Gabriel et sa mère arrivent pour les deux mois d'été. Elle pour se mettre au service de la famille, lui pour l'accompagner. Dès le début l'atmosphère est étrange, mais ça sera pire encore quand les petits-enfants vont débarquer. Et surtout quand Gabriel va croiser le regard d'Eléonore...
Un roman psychologique dans un univers anachronique, un ado passionné d'oiseaux et pétri d'amour, un meurtre étrange. Tout est réuni pour nous plaire. Le seul bémol est la fin, mais je vous laisse la découvrir. 

Si j'ai le temps je ferai une chronique vocale de ce roman qui m'a beaucoup marquée et que j'ai lu plutôt rapidement. Ma collègue a elle aussi beaucoup beaucoup aimé :). 


Allez voir plus bas, il y a le début !!!

dimanche 4 décembre 2016

Mes dernières lectures #1

Coucou à tous ! Me revoilà enfin, 200 copies plus tard ou presque, pour chroniquer mes dernières lectures. Si je n'ai pas eu le temps d'écrire ici, il en est tout autre pour la lecture. J'ai encore pas mal lu, pour mon plus grand plaisir et ma plus grande détente. Comme j'ai un certain nombre de romans à vous présenter, je vais chiper son idée à Accalia et faire des catégories :

Lectures abandonnées 

  

Rose sous les bombes, Elizabeth Wein  Défi Babelio

Ce roman raconte l'histoire de Rose, une jeune femme pilote d'avions engagée malgré elle dans la guerre. Je ne saurais vous en dire plus, j'ai à peine lu le roman. Prometteur pourtant, avec fond historique, histoire d'amour et une héroïne pilote et poète. Mais je n'ai pas accroché. J'étais dans une petite période de panne de lecture, je pensais que ce roman allait m'en sortir mais ça n'a pas été le cas... Je pense pourtant que c'est un bon livre, riche et intelligent pour les jeunes. 


Virus 57 , Christophe Lambert (pas l'acteur hein ^^) Défi Babelio

Aujourd'hui, quelque part dans le monde. Il fait chaud, il fait beau. Le paradis. Et pourtant, tout est réuni pour que la vie de 57 jeunes gens devienne un enfer. Tous nés de fécondation in-vitro, d'un même père, ces adolescents risquent à tout moment de mourir, si la température atteint 45 degrés. Alléchant non ? Et bien en fait, ce que je pensais être une énième dystopie s'est avéré être un polar. Bien mené, plutôt palpitant, mais les polars ne sont pas ma tasse de thé et j'ai abandonné aux deux tiers. Avis aux amateurs de polars sur fond apocalyptique donc :)


Lectures agréables... et intelligentes !

Bouche cousue, Marion Muller-Collard  Défi Babelio

Ce petit roman est très bien écrit, émouvant, tout en retenue. A travers une lettre à son neveu qui aime les garçons, Amande nous livre son expérience douloureuse : à 15 ans, dans les années 90, elle est tombée amoureuse d'une fille.
Le regard porté sur l'homosexualité est très beau, posé, sincère. J'ai trouvé ce témoignage extrêmement émouvant. La jeune fille se sent rejetée par sa famille. Sa mère se doute de quelque chose mais ne dit rien. Incomprise, Amande trouve refuge chez un couple gay. Les deux hommes l'aident à s'accepter, et à accepter ce que pensent les autres. Une très jolie histoire, à mettre entre les mains des jeunes et des moins jeunes. 

Jimi-X, Louis Atangana  Défi Babelio

Ce roman retrace l'histoire de Jimy Hendrix, de sa naissance aux débuts de sa carrière. J'ai été déroutée au début par le ton du roman, un peu enfantin, avec des alternances de style, comme ce passage que j'ai beaucoup aimé : Jimmy raccompagna Carmen chez elle et, avant de se quitter, pris par l'évidence et la simplicité de ce premier amour, ils se retrouvèrent collés l'un à l'autre, s'embrassant avec la maladresse et l'élan de leur âge. Ils ne se quittèrent plus les jours suivants, scotchés comme deux tranches de sandwich.
Cela dépassé, j'ai adoré ma lecture. J'ai pris un plaisir immense à suivre la vie de Jimi, entouré de frères et de soeurs plus ou moins désirés, d'une mère alcoolique et d'un père fainéant. La deuxième partie du roman, quand il découvre la guitare, m'a encore plus passionnée. C'est un très bon et beau roman, qui nous fait découvrir ce musicien mort trop jeune. Mais quand on connaît son histoire, on comprend l'attrait des paradis artificiels dans dans une vie loin d'être douce comme un rythme de blues...

Lecture agréable et addictive

Ne t'arrête pas, Expérience Noa Torson, tome 1 Défi Babelio

Noa se réveille un jour sur une table d'opération. Elle ne sait pas ce qui lui arrivé. La seule chose dont elle est certaine, c'est qu'elle doit courir...Tout au long du roman, Noa fuit. Quoi, on ne le sait pas au début. Mais peu à peu l'intrigue se dévoile autour des hackers et d'une mystérieuse maladie qui touche les jeunes. J'ai vraiment aimé le personnage de Noa, qui m'a fait penser à Lisbeth Salander dans Millenium. Comme elle c'est une hackeuse, qui vit seule, attachée à rien, mais n'a que seize ans (difficile à croire d'ailleurs quand on lit le roman !). Elle rencontre un jeune garçon lui aussi adepte de la bidouille, et tous les deux essaient de percer le mystère de la cicatrice qui traverse le buste de Noa. 
Le monde des hackers est très abordable, il y a très peu de jargon. L'auteur sait maintenir le suspense et donner envie de connaître la suite, en dévoilant des informations par petites touches. J'ai d'ailleurs bien envie de lire les deux autres tomes ! 
Un roman haletant, prenant et bien mené. 


Lectures déroutantes, dans le bon sens 

La suite demain !!!!

lundi 14 novembre 2016

Florian Bates enquête : premier tome aux éditions Hélium

Florian Bates enquête : Alerte au musée (tome 1)
James Ponti
PPV : 13, 90 euros
EAN : 9782330065997
304 pages
Broché 14,5 x 20 cm

Je me suis lancée à tout hasard dans la recherche de partenariats pour parfaire mon envie d'échanger sur la littérature de jeunesse, et tout s'est passé comme dans un rêve. Une semaine plus tard, voici mon premier Service Presse en partenariat avec les éditions Hélium ! Je suis ravie. J'ai reçu ce livre très rapidement, et je peux vous le dire tout de suite, même s'il s'agit d'un roman pour 9 ans et plus, j'ai adoré ma lecture. 

Florian Bates, douze ans, élève de 5ème, est doté d'un sens de l'observation hors du commun qui lui permet d'aboutir à de très intéressantes conclusions en se focalisant sur des détails. Tout juste arrivé à Washingtown notre jeune Sherlock va faire la connaissance de Margaret, qui va devenir sa meilleure amie. Et surtout il va se retrouver confronté à bien des mystères...
Quand trois tableaux sont volés à la Nationale gallery, Florian et Margaret se mêlent à l'enquête dirigée par Marcus Rivers, agent du FBI. Grâce à ses dons d'observation et de déduction, Florian va faire avancer l'enquête très rapidement, mais tout n'est pas encore résolu. Le FBI et son agent sont néanmoins tellement impressionnés par les compétences du jeune garçon qu'ils font de lui un agent spécial. Florian est maintenant au coeur de l'enquête, et va chercher à découvrir quelle mafia se cache derrière l'affaire des tableaux. Il va être aidé en cela par Margaret, qui va parallèlement le lancer elle aussi sur la piste de ses parents biologiques. Florian parviendra-t-il à lui donner les réponses qu'elle attend ? 

Ce premier tome des aventures de Florian Bates par James Ponti m'a conquise, et j'espère qu'il y en aura d'autres ! L'auteur américain spécialisé en shows télévisé a su mettre une touche humoristique très appréciable à ce roman policier pour les jeunes. J'ai particulièrement aimé le personnage de Florian, plein d'auto-dérision, aux antipodes de l'arrogance malgré son don "gratiné" (ceux qui liront le roman comprendront), et surtout  je l'ai trouvé très attachant. Le duo qu'il forme avec Margaret est amusant, ils se taquinent beaucoup et ce pour notre plus grand plaisir. L'enquête en elle-même n'est pas trépidante mais les liens que parvient à faire Florian sont assez bluffants et nous tiennent en haleine. Les rebondissements s'enchaînent et ne se ressemblent pas. On passe de la Natinale Gallery et des tableaux de Monet au métro, en passant par un fourgon blindé et l’ambassade de Roumanie. Les jeunes lecteurs en prennent plein les yeux, et leur culture générale aussi. Seul petit bémol : la recherche des parents de Margaret aurait selon moi pu être approfondie, mais peut-être le sera-t-elle dans un autre tome ? 
En tout cas j'ai pris plaisir à cette lecture.  Le ton est léger sans être niais, tout est très bien dosé et j'ai beaucoup souri. Il n'y a pas de gaffes à proprement parler, tout tient à un humour intelligent, fin et subtil. En tant qu'adulte j'ai apprécié cette lecture destinée à la jeunesse. D'ailleurs il est à conseiller particulièrement aux bons lecteurs car le roman fait tout de même 300 pages. Le style est agréable, ce qui rend la lecture très fluide, sans être trop complexe pour des élèves arrivant au collège. Un très bon moment de lecture, et il me tarde de découvrir la suite des aventures de Florian ! 

Merci aux éditions Hélium pour ce premier échange :) !


mardi 8 novembre 2016

Twilight 3, une éclipse ?

Tiwilight, tome 3
Eclipse
Alors non, ce tome ne va pas éclipser les autres. Même si je l'ai beaucoup aimé, il n'en reste pas moins que j'ai quelques petits reproches à lui faire. Mais d'abord, parlons-en en bien. Déjà j'ai beaucoup aimé cette lecture que j'ai enfin entamée. Je crois que le roman était dans mes étagères depuis pas loin d'un an. Et surtout, je l'ai commencé sans préméditation, parce que c'est le seul que j'avais sous la main en vacances (en format PDF). Enfin j'étais d'autant plus ravie que j'ai renoué avec la lecture VO, que j'avais délaissée depuis un certain temps également. 
J'ai beaucoup aimé retrouver Bella et surtout Edward, qui est moins présent dans cet opus, "éclispé" par Jacob, évidement ! Et moi qui me pensais "Team Jacob", à cause du physique de l'acteur surtout, et bien oui je suis Team Jacob pour son physique, mais pas pour le personnage. Il m'a semblé assez insupportable, ne cessant de harceler Bella concernant son amour. Je l'ai trouvé extrêmement lourd, pas du tout gentleman, alors qu'Edward a des valeurs et des façons de faire certes un peu vieille France, mais tellement plus charmantes... (sauf quand Bella le décrit avec son sourire "crooked", ça m'agace à chaque fois, on dirait que c'est le mec le plus pince-sans-rire du monde alors qu'en fait il est surtout un bellâtre un peu figé. Enfin bon...). J'ai aussi aimé, dans ce tome, en apprendre davantage sur les légendes des Loups et des Vampires. Il y a de longs passages enchâssés où des personnages évoquent cette mythologie somme toute assez complexe, et ça m'a bien plu. Néanmoins j'ai pu déplorer quelques longueurs parfois, ce qui m'a un peu gênée, d'autant que ce roman est encore plus gros que les précédents (je ne sais encore ce qu'il en est du dernier). 
Pour revenir à la relation Bella-Jacob, je m'attendais à ce que l'hésitation (titre d'ailleurs de la VF) soit bien plus grande de la part de Bella. Or il s'avère, comme je le disais plus haut, que Jacob est très très lourd et entreprenant. Il va jusqu'à blesser Bella en l'embrassant de force, la presse sans cesse de lui avouer des sentiments qu'elle n'a pas, bref, il est pénible, pour ne pas dire pire. Je pensais aussi que Bella allait vraiment hésiter, sentir naître des sentiments pour Jacob, mais je n'ai rien senti de tout ça au fil des pages, malgré le point de vue centré sur Bella. Je n'ai d'ailleurs pas bien compris qu'à la fin, elle lui avoue son amour. Pour moi c'est arrivé trop tard, et ça en est devenu presque pas crédible. En plus, connaissant la fin de la saga grâce / à cause... des films, je savais que les sentiments de Jacob étaient moins profonds que ce qu'il croyait, et pourquoi est-ce qu'il n'était pas imprégné de Bella.  Du coup son acharnement m'a semblé presque dérangeant, connaissant la suite. Mais je ne vais pas vous spoiler, je me suis d'ailleurs suffisamment spoilée moi-même :p. 
La passion avec Edward est un peu laissée de côté, mais les moments qu'ils passent ensemble sont de plus en plus chauds. J'ai enfin véritablement compris en quoi 50 nuances de Grey était clairement inspiré de Twilight. Lisez quelques pages du dernier (n'importe où, ça n'est pas très varié niveau actions, seuls les instruments sont variés ^^) et les passages où Bella presse Edward de consommer leur future union. C'est presque du copier-coller, sans le dénouement. Rien que pour ça je suis contente d'avoir lu ce tome !

Bilan : J'ai bien apprécié ma lecture, ça a été une vraie détente pendant les vacances. Je l'ai lu assez vite malgré la VO, et ai compris pas mal de choses (puisque ce sont souvent les mêmes scènes avec les mêmes mots qui reviennent, ça aide :p). Et j'ai hâte d'acheter et de lire le tome 4 ! Enfin je me connais, il est possible que je ne le lise que dans un an... !

Pour renouer aussi avec de bonnes habitudes, je joints à ma critique un tableau. Cela fait aussi très longtemps que je ne l'avais pas fait, mais à chaque fois ce genre de roman, un peu sentimentale, m'inspire. Et il est vrai que la littérature de jeunesse semble moins bien se prêter à l'illustration par des tableaux classiques. 

Le Printemps, Botticelli, 1478
 Ce tableau italien de la Renaissance représente des dieux, des déesses et des nymphes qui se mêlent sur un décor champêtre. J'aime la dimension éthérée des Trois Grâces, et la présence d'Hermès sur le côté, en rouge. Ils m'ont fait penser aux personnages diaphanes que sont les vampires, qui brillent au soleil. Oui d'accord c'est un peu la honte de comparer Botticelli et Twilight mais bon, j'essaie de joindre la simple plaisir à la culture ! Dans le coin droit vous pouvez également voir un personnage bleuté voire noire, Zéphyr, qui enlève la nymphe Chloris pour la transformer en Flore, déesse du printemps. Il m'a fait penser aux "méchants" qui s'en prennent à la famille Cullen (j'ai honte ^^ mais on se cultive comme on peut :p). Et puis la robe de la déesse du printemps est pas mal ! Enfin Vénus, au centre, avec son ventre rond, symbolise le mariage, la grossesse et le myrte au-dessus d'elle suggère le désir sexuel, fortement présent dans ce dernier tome (dernière comparaison douteuse !).
Ce tableau est vraiment beau, je suis contente d'en avoir appris davantage sur lui et surtout de l'avoir partagé avec vous. 

mercredi 2 novembre 2016

Défi Babelio et renouveau : chroniques vocales, première !

Chers tous,
Me revoilà enfin, après avoir passé quelques jours sous le soleil (et la pluie...) portugaise. Je vous ferai peut-être un petit article sur Lisbonne, je ne sais pas encore. Mais pour le moment, j'ai plein d'autres projets pour le blog, comme le titre le laisse présager. Je vous laisse écouter ... !



En plus je suis contente de vous annoncer que j'en suis à 21 livres lus sur les 40 du défi. Youhou !! Aujourd'hui je vais vous parler des 6 derniers lus. 

 Ce roman m'a plutôt plu, bien qu'il soit je pense plutôt destiné à un public de collégiens. Le style est presque simpliste par moments, les personnages principaux ont 13 ans, et l'intérêt de ce qui leur arrive réside surtout dans la dimension historique et concerne le devoir de mémoire. En effet deux jeunes garçons se retrouvent en train de communiquer par lettres à un siècle d'intervalle, l'un en 1914, l'autre en 2014. Une boîte aux lettres "magique" (déjà ça ça m'a fait tiquer au début...) permet cet échange, dont ils ne remarquent pas tout de suite la dimension étrange. Mais au fut et à mesure, le roman prend de l'épaisseur en nous faisant découvrir des facettes de la vie quotidienne en campagne avant la guerre, et c'est plutôt bien fait. 


Le petit carnet jaune arrive direct du Portugal ! 



Cette courte BD quant à elle a été une très bonne expérience de lecture. Je n'ai pas tellement l'habitude des BD mais celle-ci a su me convaincre par la qualité du dessin d'abord, et ensuite par l'histoire qu'elle raconte. C'est un très bon moyen de faire réfléchir les jeunes sur le harcèlement, d'autant qu'elle se lit très vite. 

 Ce petit roman d'à peine 100 pages peut être une grosse claque de lecture pour certains (et surtout certaines !). Il est donc à recommander avec précaution.
Il raconte en effet l'histoire d'une jeune fille qui souhaite profiter au mieux de sa jeunesse l'été de ses quinze ans. Un soir elle rencontre un garçon, vit une expérience unique sur la plage... mais tombe de haut le lendemain, puisque le garçon ne veut plus d'elle. ça n'est déjà pas bien agréable, mais le pire reste à venir puisqu'elle va se rendre rapidement compte qu'elle est enceinte...
Ce roman est franc et sans réserve, le message est fort et le livre efficace.

Je vous laisse ici écouter ma chronique.





Ce dernier roman a été lu très rapidement, ce qui est un bon présage. Pour moi ça signifie que le style était agréable, et l'histoire sympa puisque j'avais envie de vite savoir la fin. De bons points donc. Cette uchronie se base sur un fait très actuel : les réseaux sociaux. Dans cet univers, le Réseau prend beaucoup de temps et de place. Les gens doivent sans cesse y être connectés et montrer qu'ils vont bien, qu'ils s'amusent, qu'ils ont des amis, sous la menace de subir une sorte de lavage de cerveau qui va annihiler la douleur. Et chaque fois qu'une personne subit ce genre de lobotomie, un point bleu (comme sur la couverture) apparaît sur son poignet. Vous imaginez les bienfaits que cela peut sembler avoir ? Plus de douleur, jamais d'angoisses, les gens sont zens. Mais à quel prix ! La plupart du temps de nombreux souvenirs partent avec la douleur, et les personnes oublient leurs proches, leurs émotions, ce qui les rend humains. Mais un jeune garçon et une jeune fille vont s'insurger contre ce système. 
Là où l'intrigue est bien agencée, c'est du fait qu'Astrid meurt au début du roman et que son amoureux Silas soit oblitéré (c'est le nom donné à la lobotomie). On prend conscience des limites de ce "traitement" et les choses vont peu à peu évoluer. Je ne vous en dirai pas plus au risque de vous spoiler (même si on se doute assez vite de ce qui va arriver). Et c'est peut-être là que le bas blesse : l'intrigue est un peu simple, et surtout se dénoue un peu vite et simplement. D'un côté j'étais contente que, pour une fois, il n'y ait pas de suite, ça change des dystopies habituelles. Mais d'un autre côté, l'intrigue était peut-être un peu mince. Ce qui permet il est vrai d'aller rapidement à l'essentiel, dans ce roman qui a une dimension didactique. Je le recommande fortement à tous, ados et adultes qui vivons dans un monde où le réseaux sociaux prennent de plus en plus de place. 

vendredi 14 octobre 2016

La littérature jeunesse, des amours de lectures

J'adore la littérature jeunesse. Voilà ce dont je me rends compte. Je ne lis que ça en ce moment, et j'adore. J'enchaîne les romans, la lecture est simple, sans prise de tête, et pourtant les sujets sont forts et le style est loin d'être simpliste. Merci au défi Babelio de me donner autant d'opportunités de bonnes lectures. J'appréhende même la fin du défi, quand je devrai choisir mes lectures moi-même (et d'ailleurs, je compte enfin m'inscrire à la bibliothèque de ma ville :p. Leur fond jeunesse est vraiment pas mal, d'après ce que j'ai pu en voir !). Je comprends maintenant les Youtubeuse et autres blogeuses que je trouvais frénétiques dans leurs lectures : en fait, j'enchaîne presque aussi vite qu'elles avec ces romans. J'en suis à deux ou trois livres par semaine, du jamais vu pour moi ! Je prends enfin un véritable plaisir de lecture, sans me prendre la tête sur ce que je veux lire, sachant d'avance que ça sera doux, léger, agréable. Pas de fioritures, pas de trop longues descriptions, rien que du plaisir. Je suis ravie de ce revirement dans ma vie de lectrice en tout cas.
Et vous, comment en êtes vous venus à lire de la littérature de jeunesse ? 
Soyons clairs, je parle surtout de littérature ados. Je lis les livres de la sélection Babelio pour 14 ans et plus, et je crois que des romans qui s'adressent aux collégiens me plairaient moins. Toutefois, je pourrais me laisser surprendre. Il y a 10 ans, jamais je ne me serais aventurées dans les rayons jeunesse des librairies; seuls les classiques m'intéressaient. Et voilà où j'en suis maintenant :). 
Après ce petit interlude révérencieux envers cette littérature trop souvent dénigrée par les profs de Français et autres adeptes de grands auteurs, voilà la critique de trois autres romans du défi.

Bluebird, Tristan Koëgel
J'appréhendais un peu la lecture de ce roman, qui me semblait épais et laborieux quant à son thème. Il est en effet question de la ségrégation aux Etats-Unis dans les années 40, de la vie des esclaves dans les plantations, et d'un amour impossible. Finalement il m'a fallu effectivement plus de temps pour lire ce roman que les autres de la sélection, mais j'ai aimé ma lecture. La ségrégation raciale est certes au centre de l'histoire, mais le thème est allégé grâce à l'univers de l'auteur. 
Minnie est une jeune fille noire qui sillonne les routes avec son papa pour chanter et jouer de la musique. Un jour qu'ils arrivent dans une plantation, la vie de Minnie et d'Edwin, le fils du propriétaire, va prendre un tournant inattendu et dangereux. Le fossé qui les sépare se creuse quand le KKK emporte Minnie très loin, malgré elle, dans la grande ville. Chacun de leur côté, les deux jeunes gens vont lutter contre leur classe, les préjugés et les autres. L'auteur a réussi à faire de cette histoire hors du commun une sorte de conte. En lisant ce livre, j'ai pensé au Coeur Cousu de Carole Martinez. C'est un peu cet univers où se mêle magie, Histoire et émotions. On a l'impression que la vie de Minnie est un conte, l'univers dans lequel elle évolue est âpre, violent, mais elle continue d'y croire, de chanter, de grandir. Dans la plantation, Edwin voit les choses changer, découvre la vraie facette des gens. J'éprouve des difficultés à vous rendre compte de ce que j'ai perçu de cet univers... une tranche de vie recouverte d'une couche un peu pastel, qui n'adoucit pas la rudesse des évènements inspirés de l'Histoire, mais leur donne justement une autre profondeur. Récit à la fois historique et allégorique, ce roman gagne vraiment à être connu. Une belle histoire d'amour, un bon témoignage historique. L'alternance des points de vue permet également de saisir toutes les facettes des évènements, de comprendre que tout, justement, n'est pas tout blanc ou tout noir, et que les nuances sont peut-être gages d'évolution. Un très beau roman, sérieux et poétique. Peut-être un des plus littéraires de la sélection.

  

L'élite, Joëlle Charbonneau
Encore une dystopie, style Hunger Games. Des jeunes de 16 ans, dans une ville préservée des dévastation, sélectionnés pour leurs qualités particulières. Cette élite est emmenée à la capitale pour passer un certain nombre de tests afin de devenir l'Elite des élites, les dirigeants de demain
Cia, notre héroïne (encore une fois une fille, encore une fois un point de vue interne) nous emmène avec elle dans cette expérience terrible et hors du commun. Beaucoup de clichés sont repris d'autres dystopies, comme la cérémonie de sélection au début du roman, l'histoire d'amour un peu niaise, les épreuves dans lesquelles les ados doivent faire des choix que les trois-quart des adultes ne sauraient faire. Toutefois j'ai pris plaisir à lire ce roman, notamment la partie sur les tests intellectuels. Je n'avais jamais lu ce genre de chose avant, et j'ai trouvé que c'était chouette d'intégrer une dimension scolaire dans ce type de roman. Ainsi les bons élèves deviennent de vrais héros. D'habitude ce sont plutôt des rebelles, qui préfèrent courir dans les bois que de rester sur les bancs de l'école. Là les personnages sont des intellos guerriers ; c'est un peu fort, un peu surréaliste (une vraie élite qui sait tout faire, un peu surjoué quand même...). L'auteur ne précise rien quand à la probabilité de la sportivité et de la résistance physique de son élite, qui semble pourtant avoir passé plus de temps sur des problèmes de maths que dans la nature (limitée d'ailleurs, puisque certaines parcelles de terre seulement ont été préservées de la pollution liée aux guerres). Mais bon... même si on ne peut pas totalement s'identifier à ces personnages trop parfaits, trop valeureux, j'ai trouvé l'histoire bien menée. Le premier tome pourrait presque se suffire à lui-même, d'ailleurs il n'est pas précisé sur le livre qu'il s'agit d'un premier tome (et pourtant il semble que c'en soit un...). Mais on sent qu'il peut il y avoir une suite. Je ne sais pas si je la lirai, en tout cas j'ai passé d'agréables moments, surtout à me demander comment l'auteur allait changer le goût de la tarte à la crème topping Hunger Games. 

La décision, Isabelle Pandazopoulos 
Ce roman est une vraie marmite d'émotions. Il faut avoir le coeur bien accroché dès le début. La première page tournée, on est au coeur du drame, celui de Louise, 16 ans, qui accouche seule dans les toilettes du lycée, sans rien avoir vu venir. Ses amis sont choqués, ses parents bouleversés, et elle, elle ne comprend pas. Elle ne se souvient de rien, peine à faire entendre aux autres qu'elle ne sait pas comment c'est arrivé. Mais son enfant est là, ça elle ne peut pas le refuser. Le déni de grossesse, avec ses limites, et surtout ses souffrances. Un sujet dur, traité avec une grande justesse de la part de l'auteur. Les points de vue s'alternent, le style suit, il y a de très beaux passages. Loin du voyeurisme, les choses sont dites sans détails mais rien n'est caché non plus de l'âpreté de la situation. On comprend au fur et à mesure du livre ce qui est arrivé à Louise, mais néant sur la période de sa grossesse, tout simplement parce qu'elle ne s'était vraiment rendu compte de rien. On essaie de deviner qui est le père, mais comme elle on en sait pas, on hésite, elle ne se souvient vraiment pas... et pour cause. A la fin on comprend, et la vérité est violente
Un très beau petit roman, petit par la taille mais très fort. Je préciserai bien ça aux élèves avant de le leur mettre entre les mains. Mais vous, n'hésitez pas un instant. 

dimanche 2 octobre 2016

Défi Babelio : deux livres et demi plus tard...

Bonjour à tous !
Je reviens vous donner des nouvelles de l'avancée de mon défi en lien avec le Défi Babelio, et je suis contente, ça avance bien. Deux romans et demi lus cette semaine :)

In the After, Demettria Lunetta 
Le début de cette dystopie m'a beaucoup plu. Amy est seule quand des espèces d'aliens débarquent sur Terre et déciment sa population. Dans sa maison écolo et hautement technologique, elle parvient à se mettre à l'abri des monstres. Et comme ils ont besoin de soleil pour vivre, elle peut sortir la nuit se ravitailler. Et c'est ainsi qu'elle va vivre pendant 3 ans, d'abord complètement seule, puis avec la compagnie de Baby, une petite fille qu'elle a trouvé perdue dans les rayons de la supérette. Elle ne sait pas parler, mais les deux jeunes filles communiquent en langage des signes et créent alors un lien très fort. Jusqu'au jour où elles sont emmenées dans une cité à l'abri du danger, New Hope. Et c'est là que les choses se gattent : pour les héros comme pour ma lecture...
J'ai adoré la première partie du livre. Même si l'idée de ces espèces de zombies plantes est rebattue et qu'ils sont carrément ridicules, la survie d'Amy m'a beaucoup intéressée. Mais à partir du moment où elle arrive à New Hope, j'ai été très déçue. ça devient alors une dystopie comme toutes les autres, avec les clichés habituels. Lesquels sont rendus encore plus ridicules du fait qu'ils sont traités en accéléré... Amy trouve l'amour évidemment, mais on en parle à peine, et elle devient la sauveuse du monde en un rien de temps... C'est vrai qu'il reste deux autres tomes (que je lirai si l'occasion se présente), mais on dirait que l'auteur a voulu laisser tous les indices à la fin du tome 1. Il y a aussi des prolepses un peu déroutantes dans la seconde partie du livre. En résumé, je n'ai été totalement conquise. 
Malgré tout ce fut une bonne lecture, avec une première partie qui m'a vraiment plue. Les personnages sont attachants et la relation entre Amy et Baby très mignonne. Une série à découvrir. 

Le second roman que j'ai commencé à lire est Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, de Nathalie Stragier. Ce roman, comme le laisse présager le titre, raconte l'histoire de deux jeunes filles qui n'auraient jamais du se rencontrer : Andrea, qui vit en 2019, et Pénélope, qui vient de 2187. Je m'attendais à ce que plein de "gags" s'enchaînent, qu'elle ne comprenne pas le mode de vie des habitants de ce que la fille du futur appelle le Moyen-Age, mais il n'y en avait pas tant que ça. J'ai trouvé l'action longue à se mettre en place, et Pénélope très "normale" dans son nouvel environnement. Le livre est plutôt épais, plus de 400 grandes pages, et je n'ai pas eu le courage de tout lire. Je me suis arrêtée à la page 140 et ai lu le reste en larges diagonales. La suite est sympa, mais il y a toujours des longueurs. Je pense que les élèves vont apprécier mais pour ma part, j'ai passé mon chemin...

Le dernier que je viens de lire, a contrario du précédent, a été un coup de coeurOn est tous faits de molécules, de Susin Nielsen, est un petit bonheur. Stewart, un jeune garçon précoce et adorable, a perdu sa maman il y a deux ans. Son père, Léonard, s'est remis en couple avec une jeune femme rencontrée au travail, Caroline. Celle-ci vient justement de se séparer de son mari, pour une raison que je vous laisse découvrir. Et elle aussi a un enfant, Ashley, une jeune fille de 14 ans passionnée de mode et de people. Le jour et la nuit avec Stewart. Mais le jour où Léonard et lui emménagent chez Caroline, les choses vont devoir s'arranger, dans un sens ou dans un autre...
J'ai beaucoup aimé cette lecture. Déjà le livre est agréable, d'un format un peu carré avec du papier recyclé. De plus les points de vue s'alternent : on a d'abord celui de Stewart, et ensuite celui d'Ashley. Comme tout les oppose, c'est plutôt amusant à lire. Et les deux personnages s'avèrent très attachants. Ils ont tous deux traversé des évènements délicats dans leurs vies, et s'en sortent. Plus ou moins facilement il est vrai, mais ils s'en sortent. Et Stewart a été la raison de mon coup de coeur. Ce jeune garçon un peu différent est adorable, amusant, spécial mais dans le bon sens. J'adorerais avoir un frère ou un garçon comme ça ! Plus que Nous les Menteurs dont on me parle beaucoup, c'est plutôt ce roman qui est mon premier gros coup de coeur de la sélection. 

BILAN : 13 livres lus / 40. On avance ! Même si je n'en suis même pas encore à la moitié... :p

samedi 24 septembre 2016

Défi Babelio

Chers tous, 
Il est temps que je me confesse... depuis quelques temps je lis beaucoup, et beaucoup de romans jeunesse. Depuis quelques temps aussi je vous parle des livres que j'emprunte au CDI de mon établissement. Et depuis quelques semaines, j'évoque parfois Babelio... alors voilà...En fait, je vais participer avec mes élèves au Défi Babelio 2016-2017 :) !! Il s'agira de lire le maximum de livres parmi les 40 de la sélection (un bon paquet ! voyez vous-même, et que de très bonnes critiques à chaque fois, donc que du bonheur) et d'en faire des chroniques, des quizz, des vidéo, des book trailers, des book face et que sais-je d'autres, afin d'être les plus originaux et pertinents possibles. Les élèves n'ont pas encore commencé, mais avec ma collègue du CDI nous nous sommes attelées à la tâche plus qu'agréable (bien que titanesque !) de lire un maximum de livres de la sélection. Et pour l'instant, ça marche plutôt bien. Pour preuve, voilà les 5 derniers que j'ai lus : 

Si vous cliquez sur les titres, vous accédez à la page Babelio du roman ! 

Ce premier tome de la série m'a particulièrement plu. Je ne pensais pas accrocher à ce gros pavé, lourd et dense. Mais finalement c'est un livre super et superbe; un bel objet aussi. Il raconte l'histoire de Jacob, un jeune garçon qui voit des monstres et ne comprend pas pourquoi, jusqu'au jour où son grand-père meurt et lui intime de retrouver Miss Peregrine. Il part alors sur les traces de la jeunesse de son grand-père et ce qu'il découvre va changer sa vie...
L'écriture est agréable, le style travaillé, et les photos superbes. Elles permettent vraiment de se faire une idée d'à quoi devaient ressembler ces enfants étranges. Un très bon moment de lecture en somme, même si j'ai trouvé que les enfants n'étaient pas assez décrits et qu'il n'était presque pas question des événements historiques de la Seconde Guerre Mondiale. Ce que j'ai préféré en fait est la quête initiale du héros, autrement dit les 150 premières pages. Je ne sais pas si j'apprécierai le second tome mais je compte bien m'y plonger. 


Nous les menteurs, E. Lockhart 
Ce roman m'a beaucoup fait penser à L'été où je suis devenue jolie, qui a été un coup de coeur. Il est encore question de vacances d'été, des cousins qu'on retrouve et puis d'amour. Sauf que là, tout est moins net et moins joli. Les mamans se déchirent, le grand-père s'affaiblit et Cadence essaie de recouvrer la mémoire... Rien n'est si simple qu'on le croit dans ce roman, dont la fin est extrêmement surprenante. J'ai versé des larmes (rare quand je lis un roman, fréquent devant des films ou séries (oui oui ^^)), je ne m'y attendais pas et j'ai été très déçue... Mais c'était bien vu de la part de l'auteur ! Un livre qui fait vivre plein d'émotions et que j'ai particulièrement apprécié. 

Journal d'un vampire en pyjama, Mathias Malzieu 
Dans ce roman assez rapide à lire, Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dionysos, raconte jour après jour ou presque l'évolution de sa maladie et son combat. C'est assez glauque parfois, triste souvent, mais l'auteur a su enrober tout ça d'humour et de jolies métaphores. Je l'avoue j'ai trouvé ça lourd à lire, au sens propre du terme. Le sujet n'est pas évident, la manière de le traiter n'est pas tellement mon genre (un peu mièvre parfois, enfin ça reste mon avis, et puis c'est le genre un peu poétique de l'auteur, je m'en rends compte en écoutant quelques chansons...). Un moment pas désagréable, mais j'avoue que ça m'a un peu plombé le moral... Toutefois c'est un roman qui sensibilise bien à la maladie, au combat qu'elle implique et à la force du moral. 
Et puis j'adore la couverture :p


Oublier Camille, Gaël Aymon
Encore un court roman, dans le même esprit que Ma Réputation et Blog, que j'avais beaucoup appréciés. Dans celui-ci Yanis raconte quelques jours de sa vie, alors qu'il a le sentiment d'avoir perdu son amoureuse, Camille. Il l'aime depuis trois ans, mais rien n'est très clair... Au cours de ces quelques 70 pages, il va réfléchir, s'enrichir, évoluer, jusqu'à découvrir le théâtre, les beaux mots de la littérature, et peut-être réussir à parler à Camille. 
Un joli livre, agréable à lire, court mais dense dans les thèmes abordés. Idéal pour les petits lecteurs... et les autres ! 

Le Labyrinthe, tome 1 : L'épreuve, de James Dashner 
Contre toute attente, j'ai beaucoup apprécié ce premier tome d'une saga que je compte poursuivre car la suite m'intrigue beaucoup. Je vous écris alors qu'il me reste encore une 50taine de pages à lire et il me tarde de m'y replonger. J'avais lu quelque part que c'était un page-turner, et c'est vrai ! Je ne pensais pas arriver au bout aussi vite, et surtout avec autant de plaisir. J'ai aimé suivre les aventures de Thomas, qui arrive un beau jour au Bloc, sans savoir où il se trouve ni ce qui se passe. Peu à peu il comprend le fonctionnement de ce monde masculin, où la vie s'est efficacement organisée depuis deux ans. Ceux qui l'intriguent le plus sont les Coureurs, qui chaque jour épuisent leurs forces dans le labyrinthe qui les entoure pour essayer d'y trouver une éventuelle sortie. Il finit par devenir l'un d'eux mais pas pour longtemps : le réveil de la jeune fille mystérieuse, la seule présente dans leur "monde", va accélérer les choses.
Cette dystopie m'a semblé assez originale, sans être une copie des Hunger Games et surtout bien plus intriguante que Divergente (que j'avais laissé tomber au bout de 100 pages). Déjà le héros est un jeune garçon, ce qui change de d'habitude. Pas d'histoire d'amour immédiate, pas de niaiseries sentimentales, tout est fait pour faire avancer le récit. Certes les personnages ne sont pas très fouillés, mais on prend plaisir à suivre leurs péripéties. Vous l'avez compris, j'ai passé de bons moments de lecture avec ce roman, et suis prête à lire la suite dès que j'en aurai l'occasion. 


La bonne surprise du défi : certains des livres sélectionnés sont des bandes-dessinées ! C'est très agréable et plutôt rapide à lire. Pour moi qui ne suis pas habituée, ce fut une bonne surprise. 
Dans cet ouvrage l'auteur raconte son expérience de la paternité et du handicap. Au fil des pages, il raconte tout des débuts de la grossesse de sa femme aux deux ans de Julia, sa petite fille trisomique. C'est très bien fait et émouvant. Cette BD a d'ailleurs reçu de nombreux prix. 








Petit bilan de mon propre défi à partir des livres de la sélection : 
J'ai lu 10 livres sur 40. Un bon début, même s'il m'en reste encore beaucoup. J'ai déjà évoqué les 4 autres lectures dans le blog : il s'agit de The Book Of Ivy, des Petites Reines, de Stephane de la série U4 et de Frangine. 

A suivre donc !