jeudi 18 janvier 2018

Même si on n'est pas dimanche... bilan de mes dernières lectures !

Pas mal de lectures ces derniers temps, comme on pu le voir ceux qui regardent mon compte Instagram :p



Un roman bof bof

Pour une fois que je me lance dans un Joyce Carol Oates, et bien je suis partiellement déçue. Certes j'ai aimé lire ce roman qui parle de la vie d'adolescentes dont l'une des leurs s'est suicidées. On suit le parcours de deux d'entre elles : l'une a des problèmes avec son corps et la nourriture, une autre des soucis d'attachement à la gent masculine. Ce n'est pas inintéressant mais sans gros plus... Par ailleurs ce roman était classé dans la catégorie "polar". Or rien de tout ça ! La couverture m'a également semblée assez mensongère... 
En résumé : une histoire intéressante, un style chouette qui montre qu'on a affaire à une grande autrice.. mais déception malgré tout. 

Un roman abandonné

Suite au tapage médiatique suscité par la sortie du film, j'ai eu envie de me lancer dans la lecture de l'autobiographie de Romain Gary. J'ai aimé son style dès le début, mais le fil rouge permanent m'a dérangée : sa mère et son désir permanent et intarissable de succès. Je n'ai donc pas poursuivi ma lecture, passant sans doute à côté d'un beau roman... Mais je ne le sentais pas, et avait autre chose à lire. 

Un roman dévoré

Amélie Nothomb me surprendra toujours ! Soit je déteste, soit je lis d'une traite. C'est ce qui est arrivé avec les deux derniers romans que j'ai lus d'elle : Frappe-toi le coeur et La Nostalgie Heureuse. Dans ce dernier, elle évoque son passé au Japon, ses fiançailles avec un jeune nippon, et les souvenirs que cela a laissé en elle. Ce côté introspectif m'a beaucoup plu et emballée. Je me souviendrai longtemps de cette lecture d'avant réveillon du Nouvel An :). 


Et enfin des coups de coeur !

J'ai eu trois coups de coeur ces dernières semaines. Je passerai rapidement sur deux d'entre eux qui bénéficieront d'un article en particulier, et m'appesantirai sur le plus fort d'entre eux...


Un Service Presse des plus touchants 

J'ai adoré lire ce roman jeunesse qui traite de sujets délicats tout en finesse. Je publierai bientôt mon article le concernant, comme il sort début février.




Un début de saga qui dépote !

Je crois que je vous n'en avais pas encore parlé... mais j'ai découvert la saga Le Puits des Mémoires de Gabriel Katz, que j'adore depuis la duologie Aeternia. J'ai lu les deux premiers tomes... et je suis fan !! J'en parlerai plus longuement quand j'aurai lu les trois tomes, mais je peux vous dire qu'avec cet auteur, on ne s'ennuie jamais. L'écriture est fluide, c'est plein de rebondissements, bref, un page-turner avec des changements de points de vue comme je les aime. J'adore !!

Et enfin le coup de coeur ultime !!


Wendy est une jeune adolescente en proie aux désirs et déplaisirs de son âge : 13 ans. Quelle tenue porter? Quoi dire pour être intégrée ? Comment convaincre sa mère de la laisser partir voir son père ? Bref, une ado. Jusqu'au 11 septembre 2001, quand sa maman ne revient pas à la maison. Le chaos s'est emparé des rues de New-York mais surtout de l'appartement où elle vit avec son petit frère et son beau-père Josh. Rien ne sera plus jamais comme avant.

Avec beaucoup de douceur et de style, Joyce Maynard traite le sujet délicat de la résilience adolescente après un tel drame. Wendy est un personnage hyper attachant, pas du tout superficielle, forte, déterminée, intelligente. Suite au drame, elle décide de partir en Californie vivre avec son père biologique, qu'elle connait à peine. Elle en profite pour découvrir la vie, les gens, les autres, avec leurs drames aussi. J'ai adoré sa rencontre avec le bibliothécaire papa d'un enfant autiste, ou encore avec Violet la trop jeune maman. J'ai dévoré ce roman d'une traite ou presque, malgré sa belle densité (plus de 500 pages). Je le recommande à tous, quelque soit l'âge : ado de 15 ans (avant, le style peu rebuter), adultes, retraités, ... tout le monde ne peut être que touché par ce livre fort, en bon équilibre. On n'est ni dans l'angélisme ni dans le réalisme trash. Tout est vu à travers le regard de Wendy, qui porte extrêmement bien son nom : encore une enfant, mais la plus grande et la plus mûre des enfants d'un pays imaginaire où le danger peut être partout, mais où elle parvient à trouver une forme de bonheur. 


Ma lecture du moment
Un roman familial et psychologique étonnant, dans l'Amérique des années 45 à 70.




mercredi 10 janvier 2018

Vivant, Roland Fuentes

Vivant, Roland Fuentes
Collection Syros
Parution le 11 janvier 2018
192 pages

Huit étudiants passent leurs vacances ensemble. L'un d'eux invite un jeune inconnu, manoeuvre sur un chantier, qui cristallise aussitôt tous les regards. 

Imaginez une course-poursuite effrénée entre deux garçons sur la route qui relie Marseille et Cassis, à travers le massif des calanques. la poursuivi avance à une vitesse prodigieuse, d'une foulée longue et fluide, porté par sa volonté de fuir. Le poursuivant est lui aussi un coureur d'exception, qui tient dans sa main un couteau. Lui, il est porté par le besoin viscéral d'éliminer l'autre. A certains moments il parvient à réduire la distance entre eux. Cent soixante-dix mètres. cent soixante. Jamais moins. Car alors son souffle devient saccadé, et de nouveau la distance augmente. Nul n'aurait pu prévoir que le séjour entre potes qui s'annonçait si bien - sport, révisions, détente- tournerait en un combat à la vie, à la mort. A moins que la haine de l'autre, de "l'étranger", n'ait été là, en germe, dès le premier instant. C'est ce que nous racontent Camille, Lucas, Salomé, Eva et Johann. 

Ce récit polyphonique est prenant et pousse à réfléchir. En effet on suit les quelques jours de vacances de plusieurs adolescents, venus se retrouver au calme dans une maison des calanques pour réviser et faire du sport. Un esprit sain dans un corps sain. Mais quelqu'un vient brouiller la belle harmonie de la bande : Elias, un jeune étranger, manoeuvre sur un chantier, invité par Lucas à se joindre au groupe. Toujours souriant, toujours partant, Elias inspire la sympathie mais aussi la méfiance... Surtout à Mattéo, le leader de la bande. Ce gars là ne lui revient pas... Il est bon à la course, comme lui, et puis il semble plaire à Salomé, celle qui l'attire depuis plusieurs mois. Pour toutes ces raisons, et d'autres plus sombres, les deux jeunes gens finissent par se défier.

Le roman débute avec cette course poursuite dont on ne connait pas l'issue. usante, angoissante, épuisante, elle mène les jeunes gens aux bouts de leurs limites. Mais cela, on ne le découvre qu'à la fin du roman. Le reste permet de poser le cadre, de raconter ces quelques journées de baignade et de sport avant la course fatidique. J'ai beaucoup aimé cette ambiance "colo" dans une vieille maison, trop peu développée à mon goût d'ailleurs. La course-poursuite en elle-même est beaucoup décrite, elle tient le lecteur en haleine, tout comme les poursuivants. Mais je n'ai pas été totalement emportée. J'ai bien aimé ma lecture, j'ai d'ailleurs lu ce court roman d'une traite, mais il m'a manqué un petit quelque chose pour que la magie opère. 
Néanmoins je conseille largement ce roman, qui permet de faire réfléchir les ados aux questions de tolérance, d'inclusion, d'acceptation de la différence. 

Merci aux Editions Syros pour ce deuxième livre de la rentrée 2018 !!

vendredi 29 décembre 2017

Libérez l'ours en vous, Carole Trébor

Libérez l'ours en vous, Carole Trébor
Editions Syros
432 pages
17,95 euros
Parution le 4 janvier 2018

Kolia, Lisa, Cyril, Etgan, Samia... font partie du même club de théâtre depuis le collège. Alors qu'ils entrent en classe de Première, leur prof de théâtre, Patricia Valente, leur annonce qu'elle est très malade et ne pourra pas les coacher cette année. Ils vont devoir se débrouiller sans elle qui compte tant pour eux, sans son regard aiguisé et bienveillant qui leur permet d'oser et de se sentir libres sur scène. Christophe, le jeune remplaçant choisi par Patricia, est loin d'avoir sa gentillesse. Certains parents acceptent mal que leurs ados dédient tant de temps au théâtre l'année du bac de Français. Mais pour Kolia, Lisa et tous les autres, travailler un rôle, jouer ensemble, rêver à leur avenir de comédien, sont autant d'exigences vitales.

J'ai bien aimé ce roman, qui mêle théâtre et histoires d'ados. Carole Trébor a réussi à mettre en relief cette pièce de théâtre qu'elle avait écrite il y a quelques années. Les passages sur la vie des jeunes et les extraits de la pièce s'entrecroisent et ne laissent pas de temps morts. J'ai bien aimé suivre Kolia sans ses peines de jeune russe contraint de vivre en France et d'accepter la grossesse de la nouvelle femme de son père. Le thème de la Russie revient encore une fois dans un roman de l'autrice, ce que j'ai découvert avec ce lirve. Elle a en effet réalisé des documentaires sur les auteurs russes en exil, et ces thèmes lui tiennent particulièrement à coeur. 
En revanche j'ai trouvé que la pièce de théâtre était un peu ennuyante bien qu'amusante par moments. Cette histoire d'ours échappé d'un zoo m'a fait penser à la BD "les carnets de Cerise". Ceux qui connaissent comprendront :p. Par ailleurs j'ai trouvé que les jeunes acteurs, pour des ados de 16 ans, avaient des réflexions très mûres sur leur art, au point d'engager la crédibilité de l'ensemble. Certes ils sont passionnés, mais restent des ados. Par conséquent je ne suis pas certaine que ce roman plairait totalement à des lycéens, sauf des Premières qui s'intéressent au théâtre et à la littérature. En tant que professeur de Français je serais encline à le conseiller à des élèves, mais peut-être davantage pour amorcer une réflexion sur le théâtre que pour prendre plaisir à lire un roman ado. 

Malgré ces quelques remarques un peu mitigées, j'appuie le fait que j'ai passé un très bon moment de lecture, que j'ai lu ce pavé très rapidement, avide de découvrir la suite des événements. Enfin c'est un roman original, qui aborde un thème peu commun dans la littérature jeunesse, avec en plus cette pièce de théâtre qui s'entremêle. 

Merci aux Editions Syros pour cette découverte, la première d'une série qui commence très bien pour le début de l'année 2018 ! 

dimanche 10 décembre 2017

Le bilan du dimanche ! Qu'est-ce qu'on a lu sous le plaid ces derniers jours ?

Hello à tous !
J'ai beaucoup de mal à trouver du temps et de l'énergie pour le blog ces derniers mois. Mais tout de même, un bilan toutes les deux semaines, j'y tiens ! Surtout que j'ai pas mal lu, et de bons voire très bons livres.

Un coup de coeur


Six of Crows de Leight Bardugo
J'ai adoré découvrir les aventures des six bandits, sous l'égide de Kaz. Ces jeunes gens sans peur et loin d'être sans reproches se voient confier une mission quasiment impossible : délivrer l'inventeur d'une drogue surpuissante et terrible au sein de l'île la plus sécurisée de la région. J'ai aimé découvrir les portraits des divers protagonistes, d'autant que les points de vue alternent au fil des chapitres. J'ai beaucoup aimé Inej, celle qui se déplace sans bruit, ou encore les relations tumultueuses entre Matthias le chasseur de "sorcière" et Nina, une Grisha aux grands pouvoirs. Finalement les flash back réguliers qui nous donnent des indices de plus en plus précis sur les personnages sont aussi palpitants que l'intrigue principale; ce qui fait que ce roman avec ses 600 pages plutôt denses se lit plutôt rapidement. Je lisais sans voir le temps passer, sans compter les pages, et ça c'est extrêmement positif. Je me suis attachée aux personnages et à leurs relations. Et j'ai envie de connaître la suite. Je crois que tout cela cumulé annonce bien un coup de coeur :).

Néanmoins deux bémols m'ont gênée au début de la lecture : comme j'ai pu le lire dans beaucoup de critiques, rentrer dans l'univers de Ketterman et du quartier du Barrel, avec tous ses personnages, ses us et coutumes et les multiples nationalités, n'est pas évident. D'autant que les indications données au début de l'ouvrage sont surtout utiles pour la suite, alors qu'on a déjà commencé à être bien familier de l'univers. Et l'autre bémol concerne l'âge présumé des personnages : ils sont censés avoir entre 16 et 17 ans, mais leur manière de parler, leur comportement et leur lourd passé crapuleux ne rend pas cette caractéristique crédible. Heureusement on l'oublie vite comme l'auteur ne le rappelle pas trop souvent. 

C'est un roman que je conseille aux ados mais aussi aux adultes amateurs d'histoires de gang et de fantasy. 

Une belle lecture commune



J'ai enfin lu le troisième tome de La Passe-Miroir, en lecture commune avec Whalzz. Je n'en dirai pas beaucoup ici car j'envisage un article plus développé. En tout cas je peux vous dire que j'ai aimé cette lecture. La Mémoire de Babel est centré presque essentiellement sur Ophélie. Elle s'est encore une fois fourrée dans des histoires pas possibles, et endosse un nouveau costume pour essayer de retrouver Thorn. Dans le tome précédent, j'avais adoré les passages où Ophélie était dans la peau d'un jeune page; ici elle découvre la vie sur une autre arche, ainsi que les nombreux devoirs d'une étudiante. Certains ont pu dire que ce tome ne faisait pas tellement avancer l'action, ce qui est loin d'être faux; mais j'ai adoré ce tome pour ça, consacré à la description d'un nouvel univers.

Ma toute dernière lecture, que j'attendais depuis longtemps



Nos âmes plurielles de Samantha Bailly
J'avais hâte de découvrir ce dernier tome des aventures de Lou et Sonia. Encore une fois je l'ai lu très vite et avec avidité. On découvre ce qui arrive aux deux amies alors qu'elles devenues colocataires, étudiantes et indépendantes à Paris. Pour Lou, la prépa Gobelins n'est pas toujours une sinécure. Pour Sonia, la fac de philo n'est pas un frein à sa véritable passion, l'écriture. Les deux amies vivent encore des bouleversements, découvrent l'autonomie avec ses joies et ses coups durs, travaillent, s'amusent, font des rencontres. Une jolie illustration de la vie estudiantine mais aussi de la genèse de jeunes artistes. On sent que l'auteur s'inspire de sa propre expérience d'écrivain pour décrire les atermoiements et les joies de Sonia, et c'est très chouette à découvrir. 

Une lecture intéressante mais sans plus



Ce roman s'inspire du journal de Leslie, qui a vraisemblablement vraiment existé. Elle a été victime de violences et de harcèlement au sein de son couple, alors qu'elle n'avait que quinze ans. Le thème est très fort, le garçon vraiment violent. Le récit reste très évasif concernant les actes en eux-mêmes; en revanche on en apprend beaucoup sur les ressentis de Leslie, et c'est très touchant. Ne cherchez pas un livre extrêmement travaillé niveau style; on le comprend quand on sait que l'auteur s'est inspiré d'un journal intime. 
Une lecture que je conseille aux ados, qui leur permettra de prendre conscience que certains actes au sein de leur couple ne sont pas acceptables. 

Ma lecture presque en cours (je vais la commencer peu après avoir posté cet article !)  J'ai hâte !!!!


dimanche 26 novembre 2017

TAG : réponses aux questions du Liebester Award de Vague Culturelle

Hello à tous ! 
Enfin je reviens pour un TAG. J'ai été nommée par Emma de Vague Culturelle il y a quelques temps, mais je n'avais pas eu le temps de répondre. Et le temps qu'on a pour le blog, c'est justement un peu le thème de ses questions. Donc je vais me faire un plaisir d'y répondre :).

Quel type d'article préfères-tu écrire ? 
Alors contrairement à certains d'entre vous, dont Emma (qui écrit des articles très complets et très culturels, bravo à elle au passage :p), j'écris des articles presque uniquement sur les livres que je lis. Il m'est arrivé de faire des articles sur notre voyage en Corée, sur quelques loisirs ou encore sur l'Art, mais globalement je me contente de parler de mes lectures. Et le type d'article que je préfère écrire sont les bilans. J'adore mes bilans du dimanche car je peux parler de plusieurs livres en une seule fois, sans trop approfondir sur chacun, car comme je vais l'expliquer après, je n'ai plus tellement le temps et surtout l'envie de développer mes avis. Sauf quand il s'agit de faire des articles pour des Services de Presse : là je développe a minima. 

Combien de temps en moyenne passes-tu à rédiger tes chroniques ? 
J'y passe un peu plus d'une heure à chaque fois. Je ne reviens que peu sur ce que j'ai rédigé. Je me relis, je mets les images des couvertures, des passages en couleur et hop. Je suis un peu une impatiente dans l'âme, j'aime que les choses aillent vite et ne pas m'attarder sur ce qui n'est pas essentiel. Ce que je préfère, c'est écrire; le reste est un peu une corvée, j'aimerais avoir une baguette magique pour que la mise en page se fasse toute seule ^^. 

Quel article rêves-tu d'écrire ? 
Depuis que je suis sur la blogo, je rêve d'écrire un article profond et surtout rédigé avec une plume à la fois juste et fluide. J'admire certains blogueurs qui y parviennent, comme Lilly et ses Livres que j'admire depuis mes débuts. 

As-tu des chroniques en retard ? 
Tout le temps pourrais-je dire, puisque je ne fais des bilans que le dimanche. Et en ce moment c'est encore pire car je m'y mets tous les 15 jours... Donc j'ai à chaque fois 3 ou 4 chroniques en retard minimum. Mais heureusement avec Instagram que j'utilise depuis un mois, je me souviens facilement de mes livres. Le revers de la médaille c'est que je ne me souviens plus assez des détails de ma lecture pour faire une chronique poussée. Mais tant pis !

A l'inverse, en prépares-tu à l'avance ? 
Cela peut m'arriver quand j'ai plusieurs Service de Presse en même temps, mais que leur date de sortie est un peu lointaine. Dans ce cas je rédige après ma lecture et poste plus tard. Sinon j'ai pu avoir des chroniques en avance de temps en temps quand j'avais vraiment envie de consacrer un article sur un seul livre, sur lequel j'avais particulièrement envie de m'épancher. Mais en ce moment, je n'ai plus l'énergie. Heureusement, j'ai toujours l'énergie de lire, et même parfois de dévorer !

Depuis quand blogues-tu ? 
J'ai ouvert mon premier blog en Juin 2010; cela fera donc 7 ans ! Le temps passe vite !
Mais mes habitudes ont bien évolué depuis ces années. Au début je rédigeais des articles sur les livres que je lisais pour mes études (pour le plaisir mais aussi ma culture du coup). J'essayais donc de faire des articles assez documentés, avec une vraie réflexion littéraire. J'ai plus ou moins abandonné cela une fois que j'ai été dans le monde du travail, puisque j'ai changé de types de lectures, peu à peu. Je suis passée de "les classiques ou rien" à "c'est pas si mal la littérature de jeunesse, et puis ça détend". Et quand je rédigeais des articles jeunesse, je développais bien moins mes réflexions. 

Qu'est-ce que le blogging t'apporte ? 
J'aime bien échanger sur mes lectures, et en garder une trace. Et surtout, ça permet de connaître des gens, et ça j'adore. J'ai d'ailleurs fait de super rencontres via le blog : Emma, Whalzz, Accalia, Ludo (les fidèles !), d'autres qui sont partis, d'autres que j'oublie, et puis Céline Theeuws, qui vient d'ailleurs de sortir son deuxième roman, et enfin les Services Presse avec Syros et Helium. Une très belle expérience, qui continue. Et le blogging me permet aussi de nourrir le fond du CDI du lycée grâce aux découvertes que je fais. Et ça, pour une enseignante de Lettres, c'est l'idéal : échanger avec les élèves sur des livres qu'ils aiment !
Je crois que je ne pourrais pas ne plus parler d'un livre que j'ai lu, même en quelques lignes : je me dis que ça peut toujours donner envie à au moins une personne de découvrir le livre en question, et lui permettre de passer un bon moment. 

Ecris-tu toujours tes articles à un moment particulier ? 
Depuis quelques mois maintenant, c'est le dimanche, et de préférence le dimanche matin. C'est là que j'ai du temps, et que je trouve le courage de me lancer. Depuis quelques temps, je crois que les corrections de copies, les préparations de cours et autres appréciations et préparations de conseil me pompent mon énergie, et revenir sur l'ordinateur est un peu un supplice. Mais je m'y mets avec plaisir, surtout quand je vois le résultat final et les retours par commentaires. 

As-tu un endroit préféré pour écrire ? 
Sur la table de la salle à manger ^^. Avant c'était à mon bureau. Mais je dois être bien installée pour être bien concentrée. 

Sur quel(s) autre(s) sujet(s) aurais-tu pu écrire ? 
J'adore les blogs et les chaîne YouTube de cuisine vegan ou étrangère. Je pense que dans une autre vie je pourrais écrire des articles sur les restos ou les recettes que je découvre. 

Qu'est-ce qui a changé depuis que tu blogues, au niveau de tes habitudes par exemple ? 
Pas grand chose sur ma manière de lire : je ne prends que très très rarement des notes sur mes lectures, j'écris selon ce dont je me souviens et qui m'a marquée. En revanche je me suis clairement ouverte à d'autres types de lectures, comme le Young Adult, le polar ou même dernièrement la Fantasy. 

Merci à Emma pour ces questions, auxquelles j'ai adoré répondre :)

dimanche 19 novembre 2017

C'est dimanche, l'heure du bilan !

Chers lecteurs !
Ces derniers temps j'ai été bien occupée par mon travail. Mais ça commence à se calmer, et je retrouve le temps de lire... et un peu de vous écrire ! Je vous fais donc le bilan de mes lectures de ces deux dernières semaines.

Un Service Presse qui frôle le coup de coeur : l'article est ICI.



Un roman que j'ai adoré


Ce dernier opus d'Amélie Nothomb m'a énormément plu. La manière dont elle traite le thème de la jalousie est tout à fait inattendue. La cruauté larvée des adultes envers les enfants est au centre de l'ouvrage. En effet Diane, l'héroïne du roman, qu'on suit de sa naissance à son âge de trente ans, a souffert toute sa vie de la jalousie nourrie par sa mère à son égard. Et une fois adulte, elle rencontre une femme avec qui elle va nouer de bien singuliers liens...
Un roman finalement assez indescriptible, addictif, qu'on a du mal à poser tellement les évènements s'enchaînent. Il faut le lire !

Un roman que je ne pensais pas aimer mais qui m'a fait changer d'avis



Flora est victime d'un syndrome rare : une amnésie antérograde. Depuis son âge de 10 ans, suite à une tumeur au cerveau, tout ce qui lui est arrivé deux heures auparavant s'efface de sa mémoire. Alors qu'elle a 17 ans, elle a l'impression d'en avoir 10, bloquée pour toujours dans des souvenirs d'enfant. Pour toujours, jusqu'à ce soir d'été où elle se souvient : elle a embrassé un garçon, l'ex de sa meilleure amie. Et ce garçon est parti dans les Fjords... Flora va alors entretenir une correspondance avec lui et même partir le retrouver là-bas. Un voyage semé d'embûches pour une jeune fille obligée de noter la moindre information sur des cahiers et de tatouer son prénom sur sa main.
Un beau programme de lecture déjà, n'est-ce pas ? Mais c'est sans compter le dernier tiers du roman ! Les deux premiers tiers sont touchants, Flora se sent enfin vivante, amoureuse, et ça m'a émue. Mais deux cents pages plus tard... quel chambardement ! Un retournement de situation fou, que je n'avais pas prévu. Je me suis crue dans un roman de Laura Kasischke, artiste de la chute inattendue et un peu effrayante. 
Comme l'indique le titre, je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce titre et finalement j'ai adoré ! Une très belle surprise. Après je comprends que certains puissent trouver qu'il y a des longueurs et des répétitions : comme Flora oublie tout, elle ressasse souvent les mêmes informations. Mais pour ma part cela ne m'a pas trop dérangée. 

Un livre qui a inspiré un film qui sort mercredi au cinéma 


J'ai beaucoup aimé ce roman, que j'ai depuis très longtemps dans ma PAL et que les actu ciné m'ont fait sortir. Je l'ai lu très vite (d'autant qu'il ne fait que 200 pages) et avec beaucoup d'intérêt. Edouard Louis y raconte son enfance difficile dans un petit village du Nord, et surtout les souffrances liées à son orientation sexuelle différente. Toute son enfance il a été tiraillé entre sa propre nature et les aspirations de sa classe. Lui le jeune garçon délicat, un peu efféminé, dans un monde où les hommes dominent, où il faut être un dur. Il évoque beaucoup ses préjugés de classe, montre l'influence de l'habitus social sur les pensées des gens de son village et sur sa propre mère. Il montre qu'il est possible d'échapper à ce déterminisme social, mais nous fait voir surtout à quel prix.
Un roman qui fait réfléchir, d'autant qu'Edouard Louis est juste un peu plus jeune que moi. Il est fou de voir comment sa famille d'ouvriers vivait au siècle d'Internet... On mesure clairement la fracture sociale. Et en plus d'être instructif, cette autobiographie thématique est passionnante et très bien écrite. A lire, et pourquoi pas à voir. Au ciné, le film s'intitule Marvin ou la belle éducation et sort le 22 Novembre. Attention, il me semble avoir compris que la réalisatrice en ait fait une interprétation assez éloignée du roman (et tant mieux, comme ça on peut lire et voir !). 


Ma lecture du moment



Découverte de ma collègue du CDI, je ne savais trop à quoi m'attendre. A priori une histoire de harcèlement... J'en ai lu 1/5 et pour le moment ça se lit très bien, malgré quelques menues incohérences au niveau de l'intrigue.

Et vous, que lisez-vous sous le plaid en ce dimanche ?

La fille qui avait bu la lune, Kelly Barnhill

La fille qui avait bu la lune, Kelly Branhill
Roman jeunesse de 10 à 99 ans
N°1 sur la liste des best-sellers du New York Times
Editions Anne Carrière
Sortie le 2 Novembre 2017

Merci tout d'abord à Sylvie Chabroux, grâce à qui j'ai pu découvrir ce roman totalement inattendu ! Je l'ai reçu dans ma boîte aux lettres puis commencé sans rien en connaître. Et ce fut une très belle surprise. 

Chaque année, les habitants du Protectorat abandonnent un bébé en sacrifice à la redoutée sorcière des bois. Ils espèrent ainsi détourner sa colère de leur ville prospère. Chaque année, Xan, la sorcière des bois, se voit contrainte de sauver le bébé que les fous du protectorat abandonnent sans qu'elle ait jamais compris pourquoi. 
Elle s'emploie à faire adopter ces enfants par des familles accueillantes dans les royaumes voisins. Mais cette année, le bébé sacrifié est différent des autres : la petite a un lien étrange avec la lune et un potentiel magique sans précédent. Contre son gré, Xan se voit obligée de la ramener chez elle et de persuader ses amis réticents - un monstre marin grincheux aussi vieux que le monde et un dragon nain à qui personne n'ose révéler qu'il ne grandira jamais- d'élever cette étrange, attachante et très turbulente petite fille. Ils la baptiseront Luna et ne tarderont pas à en devenir gâteux. 
Xan a trouvé comment contenir la magie qui grandit à l'intérieur de l'enfant depuis qu'elle a avalé des rayons de lune. Mais bientôt approche son seizième anniversaire, et ses pouvoirs vont se révéler...

De temps en temps un roman jeunesse a le don d'aborder des sujets complexes et universels avec la simplicité et la grâce du conte tout en embarquant ses lecteurs dans une grande aventure aux côtés de personnages inoubliables. Ces rares romans ont un charme à part, parce qu'ils s'adressent à l'enfant irréductible qui sommeille en chacun d'entre nous. 

Ce dernier paragraphe résume très bien ce que j'ai ressenti à cette lecture. Un conte comme on les aime, avec des personnages attachants et surtout qui aborde des thèmes délicats et pourtant nécessaires : l'adoption, l'amitié, la perte d'un enfant, l'adolescence, les origines du monde, le Bien et le Mal,... Bref, un vrai et beau conte. J'ai également apprécié le style de l'auteur, plutôt recherché pour un roman jeunesse. D'ailleurs mieux vaut de bons lecteurs pour s'y atteler entre 10 et 12 ans. Les personnages sont vraiment chouettes. J'ai adoré le petit dragon et le monstre du marais. Et puis il y a Antain, le jeune homme qui se révolte contre les traditions de sa ville. Suivre son évolution a été un vrai plaisir. Xan est également une sorcière émouvante, qui a vécu des siècles et sauvé des tas de bébés. Avec Luna elle tisse une relation particulière et devient sa grand-mère. 

J'ai eu l'impression, en lisant ce roman, de retrouver l'atmosphère onirique, un peu désuète et hors du temps du Domaine des Murmures et de La Terre qui penche de Carole Martinez. Et ça, ça montre que c'était un bon roman ! 
Je le conseille donc fortement à tous. Sans crier au coup de coeur, c'est un conte qui vaut la peine d'être découvert et qui peut apporter beaucoup aux jeunes générations. Je l'imagine bien être étudié en classe par exemple. 

dimanche 5 novembre 2017

C'est dimanche, l'heure du bilan !

Ahlàlà cela fait longtemps que je n'ai pas publié ici !! Mais avec les vacances et surtout mon nouveau compte Instagram (crée grâce à un nouveau téléphone qui fait ENFIN de bonnes photos !), je n'ai pas tellement publié ici... Mais on est dimanche, les vacances se terminent, alors le moment est venu... !!

Une lecture que je n'ai pas terminée 


Miss Alabama et ses petits secrets, Fannie Flagg
Le concept de ce roman est vraiment sympa : Maggie, 60 ans, agent immobilier coquette et surtout ancienne Miss Alabama, en a assez de cette vie. Elle projette donc d'y mettre fin, début Novembre. Mais plus la date approche, moins les choses se passent comme elle le pensait...
Depuis le temps que je l'avais dans ma PAL, je l'ai enfin sorti. J'ai bien aimé le concept, mais dès le début j'ai senti qu'il y aurait des longueurs. Chaque chapitre est consacré à un personnage différent : Maggie souvent, mais aussi ses copines, plus étonnantes les unes que les autres. L'une d'ellles m'a beaucoup plu en particulier, mais l'auteur ne revenait pas souvent sur ses histoires. Bref, je me suis lassée, et ai fini par lire en diagonale puis abandonner le roman. Peut-être suis-je trop jeune encore pour apprécier les vicissitudes de la vie de sexagénaires ? En tout cas je n'ai pas été touchée par ce personnage et son histoire. Et comme entre-temps j'ai trouvé un super livre à lire (allez voir la suite de l'article !), je n'ai pas hésité un instant à le laisser tomber. 

Des lectures agréables et prenantes 



L'homme de Lewis, Peter May
J'avais bien aimé le premier tome de la saga, L'île des chasseurs d'oiseaux. Et j'ai encore plus apprécié ce second opus. Un cadavre momifié dans la tourbe, et le passé du père de Marsailli, atteint de la maladie d’Alzheimer, resurgit. J'ai beaucoup aimé ces retours en arrière sur la jeunesse du vieil homme, qui a perdu ses parents et a été traîné d'internats en maisons d'accueil, jusqu'à ce qu'il soit confié à une famille sur l'île de Lewis. Plus de la moitié du roman est consacrée à ces remémorations du passé, ce qui a contribué à me faire aimer cette lecture. L'enquête sur l'identité du cadavre momifiée est secondaire, mais les flash backs permettent au lecteur de se faire une idée bien précise. Bref, j'ai passé de bons moments de lecture, avec une fin étonnante qui, chose rare, se déroule vraiment sur les 10 dernières pages. Je lirai avec plaisir le troisième opus je pense. 

Ellana, Le pacte des Marchombres, Pierre Bottero
Premier opus d'une saga, pas aussi dense que celle d'Ewilan mais presque. Encore une fois j'ai adoré le style de Pierre Bottero, si travaillé et fluide à la fois. L'histoire de la jeunesse d'Elana est véritablement touchante et prenante. En revanche, une fois qu'elle commence sa formation de Marchombre, j'ai trouvé que beaucoup de moments étaient surfaits et très attendus : elle réussit mieux que tout le monde, surpasse toutes les épreuves, s'oblige à n'avoir aucuns sentiments et fait des remarques sybillines, bien trop évoluées pour son âge. Je préfère Ewilan, même si Ellana enfant ma vraiment touchée. Je ne pense pas continuer la saga, contrairement à ce que je pensais jusqu'aux trois-quarts de ma lecture. 

Deux coups de coeur !




J'ai eu la chance de découvrir deux coups de coeur ces dernières semaines. Le premier n'est pas tellement une découverte finalement, mais confirme mon coup de coeur pour la trilogie. Il s'agit du tome 2 de Sauveur et Fils. J'ai adoré la place prépondérante que prennent les patients de Sauveur dans l'histoire, ainsi que les passages amusants avec les hamsters. Il est bien moins question de magie noire antillaise, ce qui rend l'ensemble plus crédible et réaliste. Par ailleurs j'ai aimé suivre les atermoiements de la relation entre Sauveur et sa nouvelle copine, maman de Paul, le meilleur ami de Lazarre. Tout m'a semblé très juste, on s'identifie facilement à certains personnages et certaines situations. L'ensemble forme un patchwork de la vie : pas toujours facile, avec des larmes, des peines, des peurs, et plein de moments sympa. 

Par hasard dans une librairie, en vacances, je suis tombée sur ce roman, dont j'avais beaucoup entendu parler et qui était resté dans un coin de ma tête : Les Stagiaires, de Samantha Bailly. J'avais cru voir quelque part qu'il était sorti en Poche  et me souviens m'être dit que je devrais le lire. Il m'était toutefois plus ou moins sorti de la tête jusqu'à ce que je tombe sur sa superbe couverture bleue. Je n'ai pas hésité un instant, surtout que c'est un coup de coeur de Margaud !
Les Stagiaires met en scène un ensemble de jeune gens fraîchement embauchés en tant que stagiaires justement, dans une boîte d'édition de jeux vidéo et autres mangas, Pixies. On suit alternativement les points de vue d'Ophélie, jeune fille travailleuse, consciencieuse et douce, et celui d'Arthur, jeune garçon de riche famille, adepte de la fête et de ses plaisirs psychédéliques. J'ai adoré cette manière de faire, comme dans la série des Ames Jumelles. En plus, alterner la perception d'un garçon et d'une fille qui tout oppose enrichit considérablement le roman. Au début centré sur les changements de vie et les accrocs du statut de stagiaire, le roman dévie rapidement sur les histoires de coeur (et de c***, il faut le dire !) pour notre plus grand plaisir. Le tout avec beaucoup de pudeur, attention ! Des couples inattendus se forment, des tensions naissent avec les ex ou autres soupirants; pas toujours facile de travailler dans ces conditions, mais les jeunes s'accrochent, ou alors changent de voie. En plus de nos deux héros, le roman nous donne à découvrir un panel de la jeunesse créative d'aujourd'hui, pour laquelle le monde du travail est complexe, dur, parfois sans pitié, d'autant plus sur Paris. Un très bon roman donc, qui allie plusieurs atouts : une réflexion sur la jeunesse moderne, une bonne intrigue et des histoires d'amour. De quoi contenter bon nombre de lecteurs ! Pour ma part j'ai été comblée et l'ai dévoré en trop peu de temps. A quand la suite ??!!!

Ma lecture du moment 


inattendue mais extrêmement prometteuse. Merci à Sylvie Chabroux qui a fait parvenir ce petit bijou dans ma boîte aux lettres ! 

samedi 21 octobre 2017

Florian Bates enquête : Mystères au collège

Florian Bates enquête : Mystères au collège
James Ponti
Editions Hélium
En librairie à partir du 6 septembre 2017
400 pages
14,50 auros
EAN : 9782330079383

Florian Bates, douze ans, est doté d'un sens de l'observation hors du commun qui lui permet, en se focalisant sur des détails, d'aboutit à de très intéressantes conclusions, à la manière de Sherlock Holmes. Il appelle ça le GRATIN. Le voici dépêché, aux côtés de sa meilleure amie Margaret, dans un collège huppé de Washington, qui compte parmi ses élèves la fille du président des Etats-Unis. Des événements mystérieux, qui perturbent la vie du collège et mettent en péril la sécurité de la fille du président, se sont produits dans l'établissement : casiers vandalisés, réseaux sociaux hors service...Florian et Margaret vont devoir redoubler de finesse et de stratagèmes pour enquêter et gagner la confiance des uns et des autres, et découvrir qui sème ainsi la pagaille au collège. 
Entre une société secrète et des rendez-vous à la Maison Blanche, les deux amis, missionnés en terrain inconnu, sont ainsi confrontés à leurs pairs et à leurs propres questionnements d'adolescents. Parviendront-ils à se faire des amis, et à faire la lumières sur tous ces mystères ? 

Une histoire très rythmée, soutenue par de multiples rebondissements et révélations !
Des personnages très attachants, un duo Holmes et Watson juvénile et drôle, à travers lesquels sont traitées des thématiques fortes (intégration, adoption,...)

Mon avis 

Merci aux éditions Hélium pour cet envoi ! J'ai aimé cette lecture, comme pour le premier volume des aventures de Florian Bates. Le personnage est sympathique, l'intrigue sans temps morts. Le style de James Ponti est fluide, pas du tout enfantin. Dans ce second tome les personnages ont mûri et c'est aussi très agréable. On les suit dans un univers adolescent qui m'a bien plu. Pourtant, j'ai trouvé que certains aspects intéressants ont été négligés au profit des enquêtes, qui finalement elles aussi tournent un peu court à mon goût... J'aurais aimé voir développés les thèmes de l'amitié, des relations entre ados, mieux connaître les personnages secondaires. Mais il est vrai que c'est d'abord un roman d'espionnage...J'espère que par la suite James Ponti laissera plus de place à l'évolution de ses héros ! 

En deux mots (ou un peu plus...!)
Une bonne lecture pour les très bons lecteurs à partir de 9 ans, et pour les bons lecteurs de 10 à 12 ans. Au-delà, ce n'est que pur plaisir !



dimanche 15 octobre 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit sous le plaid? Stephen King et Florian Bates

Dimanche oblige, voilà un bilan de mes lectures ! Mon rythme est également forcément ralenti par le travail, mais je trouve quand même le temps de lire. 

Ce que j'ai lu cette semaine



Marche ou crève, Stephen King

Après avoir visionné la vidéo de Lemon June, je n’avais qu’une envie, découvrir par moi-même cet étonnant roman de Stephen King. Je m’attendais à lire une version plus terrible des Hunger Games, avec une marche dans la jungle, dans des environnements hostiles etc. Finalement c’est sur des routes bitumées voire des autoroutes que les Marcheurs évoluent, jusqu’à en mourir. Le titre ne pouvait pas être plus explicite. Chaque « candidat » a droit à un bidon d’eau et à une ceinture de nourriture. Mais pour le reste… c’est marche ou crève.
On apprend peu à peu à connaître les autres Marcheurs qui entourent le personnage principal, Ray Garraty. On ne sait pas bien pourquoi il s’est engagé dans la Longue Marche ; il ne le sait pas vraiment lui-même. Tout ce qu’on sait, c’est que 99 des jeunes hommes engagés dans cette marche vont trouver la mort. Plus ou moins tôt, plus ou moins douloureusement : crampes, ampoules, épilepsie, hallucinations, tous les maux y passent. Et les soldats sont là pour donner le coup de grâce.
C’est une transhumance sans pitié qui se déroule sous nos yeux. Ils marchent sans trêve, sans issue sur le bitume qui martèle les pieds, résonne dans le crâne, s’étend indéfiniment. L’atmosphère du livre n’est pas pour autant sordide ou les personnages plein d’énergie pour s’enfuir. Ils avancent, tels des bêtes de somme, vers ce destin qu’ils savent tracé pour eux. Personne ne se révolte, et d’ailleurs personne ne le peut. C’est là que le titre est implacable : c’est marche ou crève.

Ce roman est davantage une réflexion sur la jeunesse, la vie, la mort, le suicide (même si les sujets ne sont pas abordés directement). Ce n’est pas, comme je le croyais au début, un roman où les jeunes, engagés dans un jeu impitoyable, font tout pour survivre. Là, ils subissent et ne luttent pas. Ils savent quel sera leur destin. Tout au long du chemin, ils se repassent le film de leur vie, parlent des filles qu’ils ont laissées mais qu’ils espèrent tout un peu retrouver. Parce que tout de même, certains ont un espoir : gagner. Etre le dernier de la Longue Marche. Survivre, arriver le dernier, dans quelque état que ce soit. C’est cet espoir que Garaty ne lâche pas d’une semelle, en entendant les balles qui achèvent un à un ses coéquipiers. Mais le peut-il, après une marche sans trêve de plusieurs jours, à avancer à plus de 6,5 km/heure, nuit et jour ?

J’ai apprécié cette lecture même si on attend beaucoup d’enfin savoir ce qu’il va se passer. Il y a finalement peu d’actions, et pas de rebondissements. On avance avec ces forçats de la mort, en quête d’on ne sait quoi : reconnaissance (la Marche est diffusée à la télévision), célébrité, ou simplement une issue ? En tout cas je suis contente d’avoir lu ce roman qui me semble peu connu de Stephen King (mais pas tant que ça sensiblement, puisque Ludo, Accalia et d’autres m’en ont parlé !)

Une lecture beaucoup plus cool : Florian Bates enquête : Mystères au collège. 


Le dernier Florian Bates, envoyé par les Editions Syros ! Je vous mettrai ici le lien de l'article qui sera publié prochainement. 

Qu’est-ce que je lis en ce moment



Je me suis lancée avec plaisir dans la suite des aventures de Fin, après L’Ile des Chasseurs d’Oiseaux, de Peter May. J’ai hâte de voir ce qu’il va lui arriver et comment vont évoluer ses relations avec le passé. A son histoire s’ajoute celle d’un mystérieux cadavre retrouvé conservé dans la tourbe… 

dimanche 8 octobre 2017

Le bilan du dimanche : Millenium 4 et nouvelle lecture

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

                                                       

Millenium 4, Ce qui ne me tue pas, David Lagercrantz

Comme le tome 5 vient de sortir, j'ai eu envie de découvrir le tome précédent, sorti chez Babel Noir de poche (vous connaissez ma préférence un tantinet radine pour les livres de Poche :p). Je l'ai acheté il y a un mois environ et ai un peu attendu avant de le commencer. Je craignais de mettre beaucoup de temps à le lire mais finalement je l'ai terminé en moins de 6 jours, pour plus de 500 pages écrites tout petit. La preuve que c'était plutôt un bon livre ! Ce roman a suscité pas mal de polémiques au sein de la communauté livresque, à cause du nouvel auteur. J'ai cherché beaucoup de critiques sur Internet et n'en ai pas tellement trouvé qui me satisfassent. Je vais donc essayer d'être aussi claire que possible sur mes ressentis suite à cette lecture. Notez bien, avant de commencer, que je ne suis absolument pas une experte des trois premiers opus, sachant que je crois ne même pas avoir fini le tome 3, que j'avais trouvé trop long. Mais je suis une grande fan de Lisbeth !

Les points forts 

L'intrigue de ce roman est plutôt chouette. En effet, on suit l'histoire d'un petit garçon de huit ans atteint d'autisme, et à qui on découvre de grands talents de dessinateur et de mathématicien. Son père n'est autre qu'un ponte de l'IA, et travaille en étroite collaboration avec des organismes comme la CIA. Je m'arrêterai là parce que je ne pense pas avoir tout compris des liens entre toutes ces sociétés informatiques aux gros sous. Toutefois ça ne sera pas un point faible car j'ai quand même réussi à suivre l'histoire.

Dans ce tout nouvel opus, l'auteur imite Stieg Larson en n'hésitant pas à faire de longues descriptions des situations des sociétés, que ce soit celle du journal Millénium ou d'autres encore. En cela on retrouve un peu de la patte des originaux. 

Les personnages sont nombreux et relativement fouillés, notamment les nouveaux. L'intrigue en devient complexe mais palpitante, et j'avais toujours envie de poursuivre ma lecture. 
Toutefois tout est loin d'être parfait, et des points faibles peuvent être soulignés...

Les points faibles 

Comme je le disais les personnages secondaires et nouveaux sont assez fouillés, on s'en fait une idée assez précise et l'auteur nous narre des éléments de leur histoire. Malheureusement j'ai eu l'impression de ne pas bien reconnaître nos personnages préférés. Mickaël apparaît finalement assez peu, fatigué au début et véritable héros à la fin (premières des larges ficelles), proche de l'affaire dans un but lucratif, celui de trouver du renouveau pour son journal. Et Lisbeth... parlons-en... On ne la voit presque pas au début, pas beaucoup par la suite, et quand elle apparaît c'est pour jouer l'héroïne dans tous ses poncifs : hackeuse de génie (ça encore on le savait), sang froid exemplaire, résistance à la douleur surhumaine, mais aussi empathie étonnante pour l'enfant autiste. Certes c'est sans doute parce que celui-ci réveille quelque chose chez elle; mais quand même. Par moments, on ne la reconnaît pas. Elle est trop : trop gentille, trop douce parfois, trop brusque d'autres fois. En bref, une caricature d'elle-même. Et elle ne voit jamais Mickaël de toute l'histoire ! En tout cas une chose est certaine : j'ai été déçue ! 

Autre point gênant : l'intrigue est parfois surfaite. Après de longues pages de descriptions, ce qui se passe nous ferait presque sursauter : Lisbeth se prend une balle, s'échappe, rencontre sa soeur,... Bon, je ne vais pas non plus cracher dans la soupe, on ne s'ennuie pas. Néanmoins il y a parfois de grosses ficelles. 

Le style est donc inégal : de très bons passages qui nous replongent bien dans l'univers Millénium, des personnages secondaires fouillés et attachants pour certains (un tantinet nombreux ceci dit), et d'autres passages sont simples, les dialogues un peu caricaturaux et les comportements surfaits. 

Un bon roman donc, mais qui n'est pas à la hauteur des précédents. Je tiens toutefois à modérer mes critiques, car j'ai quand même passé de bons moments de lecture. En résumé je dirais donc que je suppose que les adeptes de Larson sont et seront déçus, et que les lecteurs amateurs de bons page-turners (comme moi !) et curieux de connaître cette suite y trouveront leur compte. 


Ce que je lis en ce moment 

Une lecture totalement inattendue, conseillée par Lemon June dans une très bonne vidéo, qui donne carrément envie : 


C'est une lecture vraiment déroutante (j'en suis à peine à la moitié et en ai rêvé cette nuit !), inédite et prenante. Il y a des passages un peu longs mais je pense que ça tient au style de l'auteur. Je vous en reparlerai ! 

dimanche 1 octobre 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit au chaud ?

Voilà le bilan du dimanche et de la semaine !

La lecture inattendue de la semaine 


Loana Hoarau m'avait contactée via la page du blog en présentant ses livres. Je lui ai donc demandé si elle accepterait de m'en envoyer un par la poste, et elle a dit oui! Merci encore à elle. Elle m'a envoyé Buczko, son dernier roman sorti en 2015 et qui connaît un certain succès. Elle publie surtout sur Ebook, via la maison d'éditions ELP, maison d'éditions numérique. Elle a toutefois accepté de m'envoyer une version papier et je l'en sais grès ! Je ne parviens toujours pas à me mettre au numérique; mais ça, c'est une autre histoire ^^. 

Avant de recevoir le roman, j'avais lu non pas le résumé du roman mais les critiques sur Babelio, lesquelles sont plutôt très positives. J'avais aussi  compris qu'elle écrivait des romans d'horreur. C'est avec ces deux présupposés que j'ai commencé la lecture. Et quelle lecture ! Buczko est le nom du personnage principal, et pas n'importe lequel : c'est un pédophile de la pire espèce. Ceux que traquent tous les enquêteurs dans les bons polars. Ceux dont on découvre les victimes découpées et enterrées dans le jardin. De ceux qui ont une apparence d'ange et un coeur de démon. 
En tant que lecteur, on se demande vraiment ce qu'on est en train de faire. Pénétrer dans l'esprit d'un tueur, pervers qui plus est, est déroutant. Et ce qui l'est encore plus, c'est d'avoir envie de lire de plus en plus vite, pour savoir ce qu'il va advenir. Après avoir avalé les cinquante première page, happée, je me suis demandée si je n'étais pas folle, perverse moi-même, de lire un tel livre avec autant d'intérêt... Et puis j'ai réfléchi, et surtout parlé avec l'auteur. Via Facebook nous avons échangé et elle m'a confirmé que beaucoup de lecteurs avaient ressenti ce malaise, mais que l'idée était surtout de montrer que même un meurtrier est un être humain, empli de contrastes. C'est bel et bien le cas de Buczko, qu'on déteste au début mais auquel on finit par s'attacher. Sa pédophilie est quelque chose qui lui pèse, contre laquelle il lutte péniblement mais sans succès. Cumulé à la consommation de drogue, son vice lui échappe au point de blesser mortellement les petites filles qu'il enlève et qu'il aime... Avec sa dernière victime, la situation est complexe puisque ses sentiments envers elle sont extrêmement forts, plus forts que ceux qu'il développe pour les autres. Celles qu'il prête sans problème à Gabriel, le "mari-père de famille-exemplaire" et qu'ils "consomment" en quelques semaines. Avec Caroline, les choses sont différentes; plus complexes aussi. Comment gérer des pulsions destructrices et les sentiments qui l'animent ? 
Voilà pourquoi on peut non seulement prendre plaisir à une telle lecture, et s'attacher au meurtrier. On se rend compte qu'il souffre de la situation, que c'est complexe pour lui et très déstabilisant. Contrairement à ce qu'on peut penser, il ne fait pas tout cela de sang froid. 
L'auteur m'a confié avoir beaucoup souffert pendant l'écriture de ce roman, qu'elle a hésité à publier. A la fin de ce douloureux parcours elle s'est sentie soulagée et n'a plus écrit pendant plusieurs mois. Plonger ainsi de l'autre côté du miroir, outrepasser la bienséance et pénétrer l'esprit malade d'un tueur pédophile, c'était osé, délicat, dérangeant. Mais Loana Hoarau l'a fait avec talent, tout en pudeur, en retenue. Malgré les horreurs racontées, le plus souvent suggérées, on ne se sent pas voyeur, on ne se sent pas pervers. Aucun détail ne met totalement mal à l'aise, en tout cas pas plus que dans un Franck Thilliez ou un Maxime Chattam bien glauque. La différence est le point de vue : celui du malade, du fou, du dingue; qui plus est quelqu'un qui s'attaque aux enfants. Clairement, je conseille aux âmes sensibles de s'abstenir. Si je n'avais pas reçu ce roman à la maison, je ne l'aurais jamais ouvert. Mais je serais aussi passé à travers un roman étonnant, détonnant, et bouleversant.

Le roman que j'ai fini dimanche soir dernier



Je n'en écrirai pas davantage aujourd'hui, j'en ai déjà bien parlé auparavant !

Ce que je lis en ce moment


Maintenant que le tome 5 est sorti, je me lance dans le tome 4 ! Pour le moment je ne suis pas déçue, et ne sens pas la différence avec les romans de Stieg Larsson. Je ne suis certes pas assez experte en la matière pour en juger totalement objectivement, mais je retrouve bien les personnages tels que je les connais, et la précision chère au papa de la saga.  


mardi 26 septembre 2017

La Servante Ecarlate

La Servante Ecarlate de Margareth Atwood

J'en ai déjà parlé lors du dernier article, et vous proposait la lecture d'un article éclairant sur l'actualité de ce roman. Mais comme je l'ai fini dimanche soir, après avoir posté l'article, et que ce roman mérite vraiment qu'on s'y attarde, je vous en reparle aujourd'hui. 

Ce roman d'anticipation datant de 1985 est à placer dans la même veine que 1984 de Orwell ou encore Le Meilleur des Mondes de Huxley. Ces dystopies sont très réalistes, proches de ce qui pourrait réellement advenir si le monde tombait dans un excès quelconque. 
Dans La Servante Ecarlate, c'est un univers où les femmes sont reléguées au rang d'objet, pour la majorité d'entre elles. La scission entre les deux sexes n'est en effet pas totale puisque quelques femmes dominent les autres : ce sont les Tantes. Elles gouvernent, embrigadent et châtient. Les Epouses, elles, font parade avec les hommes. Et les Servantes portent les enfants des autres. Un statut plus enviable que celui des Non-Femmes envoyées travailler aux colonies, mais tout de même. Elles sont reléguées à leur fonction primaire : des entrailles fonctionnelles. 
Defred est l'une d'entre elle. Elle vit chez Serena Joy, une ancienne chanteuse devenue Epouse. Et son grand malheur est de n'être ni suffisamment jeune pour ne pas avoir connu le monde d'Avant, ni suffisamment âgée pour ne pas avoir eu à offrir les services de son corps. Son quotidien est rythmé par les courses, qu'elle effectue en couple avec une autre servante comme elles; deux ombres vêtues de rouge et de blanc, constamment surveillées. Et le soir, une semaine par mois environ, elle participe à la Cérémonie avec le Commandant et son Epouse. <Attention Spoil>Et oui, un élément terrible de cette histoire, est que le rituel se passe avec les trois à la fois : la Servante est couchée sur l'Epouse, et le Commandant fait ce qu'il a à faire... Dérangeant...
Je ne vous en dirai pas davantage concernant l'intrigue, sinon vous n'auriez plus de surprises. Mais je vais vous parler de mes sentiments pendant cette lecture

Au début j'ai trouvé le style très plat, très lent, très blanc. On a l'impression d'un univers totalement opaque, blanc, insonorisé, où seul le rouge se distingue. L'ambiance est posée, on est bien dans un monde contrôlé, privé de libertés. Même dans les chambres, les Servantes n'ont pas de lustres ni de fenêtre accessible, au cas où il leur prendrait l'idée de le quitter, ce monde. Bref, c'est très lent. Peu d'action; surtout des descriptions du quotidien. Puis il y a quelques flash back. On apprend des choses sur le passé de Defred. Je me suis surprise à ne pas m'y embrouiller; c'est assez fluide une fois qu'on a compris quelles étaient les deux lunes de son univers. Mais c'est toujours lent; page 200, 250, et toujours rien. Enfin on apprend des choses sur les relations entre les Servantes et les pères. Je pensais que l'héroïne allait tomber enceinte. Que neni. L'histoire porte sur autre chose : l'oppression, le conditionnement, les tentatives de résistance, ténues. Peu d'action, je vous l'ai dit. Et puis vers les deux tiers du roman, il se passe vraiment quelque chose, entre Defred et le Commandant. Et là j'ai adoré, ma lecture s'est accélérée. 

Malgré cette lenteur, je n'ai pas arrêté ma lecture. Le style, l'univers, tout m'interpellait, et me demandait de continuer pour en connaître l'évolution. J'ai aimé ce roman, cette histoire; je me suis malgré moi attachée aux personnages. Pendant plus de 5 jours - qui m'ont paru une éternité étant donné mon rythme de lecture habituel-, j'ai suivi Defred dans sa vie, son évolution, ses souvenirs. Et je ne suis pas sortie de cette lecture indemne. Je ne vous ferez pas une analyse politique, je ne suis pas assez au fait avec tout ça, mais une chose est certaine : j'ai aimé le style de ce roman, ses personnages, son intrigue. Je me suis accrochée, et j'ai dépassé mes préjugés. 
Un roman que je conseille à tous, et une série qui a l'air super.

dimanche 24 septembre 2017

C'est dimanche, qu'est-ce qu'on lit ptêt bien sous le soleil, ptêt bien sous un plaid ...!

Bonjour bonjour ! Nous sommes dimanche, c'est donc l'heure du bilan.
En ce week-end d'automne indien, on ne sait que trop choisir concernant les lieux de lecture. D'où mon titre,  normand sous toutes les coutures, vous l'aurez remarqué :p.

Ce que j'ai lu cette semaine



J'ai enfin lu le roman qui me faisait de l'oeil depuis longtemps, Celle dont j'ai toujours rêvé de Mérédith Russo. Je vous en fait un bref résumé : Amanda, il y a à peine un an, s'appelait encore Andrew.  Au désespoir de ses parents et armée d'un immense courage, elle a suivi le délicat protocole qui lui a permis de changer de sexe. Le roman débute alors qu'elle arrive dans un nouveau lycée, dans la ville de son père (un peu comme Bella dans Twilight, humhum) et sa vie change radicalement. Elle est belle et bien une fille, et tous les garçons tombent fous d'elle. Elle se fait également plein d'amies. Sa vie semble idylique, mais l'auteur ne nous leurre pas; Amanda doute beaucoup, est en permanence effrayée que son secret ne soit découvert. Toutefois l'histoire d'amour qu'elle vit avec Grant est très jolie, très douce et sincère. On a envie d'y croire, comme elle; mais son passé risque à tout moment de la rattraper. 

C'est un très beau livre sur le transgenre. Bien écrit, avec des rebondissements crédibles, sans m'as-tu vu ni détails inutiles. Une belle histoire d'amourS, avec une héroïne très courageuse. Les relations avec ses parents sont également bien présentes et crédibles, ce qui rend ce roman intéressant et accessible à tous les grands ados et autres lecteurs. 


Cette semaine j'ai aussi commencé La Servante Ecarlate de Margaret Atwood.
Cette dystopie m'a été conseillée par ma libraire, qui a beaucoup aimé la série sortie il y a peu. Je vous laisse lire cet article pour en savoir un peu plus, comme ça je ne vous ferez part que de mes impressions de lecture. 
Le style de l'auteur n'est pas évident : très lent, assez épuré. Elle nous fait part du quotidien de son héroïne de façon détaillée, avec peu de rebondissements. Il y a beaucoup de retours en arrière, sur le passé d'avant la dictature. Je suis surprise de ne pas m'emmêler les pinceaux parce qu'ils peuvent survenir d'un paragraphe à l'autre. Toutefois, comme avec Jane Austen, je me surprends à continuer, et à prendre plaisir à ce que je lis. Certes je n'avance pas vite, mais l'histoire est prenante malgré tout, on a envie de savoir ce qu'il va advenir de cette servante écarlate vouée à enfanter pour les autres. C'est très glauque d'ailleurs ces espèces de cérémonies de la Naissance, la manière dont le Commandant de la maison engrosse cette femme en présence de son Epouse, et comme tous vivent en conditionnement. Dans l'article que je vous invite à lire précédemment, il est question de l'actualité brûlante de la série aux Etats-Unis. Et j'avoue que c'est assez angoissant...

Ce que je compte lire après 

Je ne sais pas encore, peut-être un service de presse que je vais recevoir. Un roman déroutant d'après les avis que j'ai pu lire...